APUL
tiochc, Êphèse, Babylone ; pénétra jusque dans l'Inde. accompagné de Damis, «on disciple, puis se rendit à travers la Grèce en Italie, excitant partout l'admiration sur son passage et faisant des guéritons merveilleuses. Il fut chassé de Rome par Néron. A son retour en Orient, il se lia avec vespasien, dont il favorisa l'avènement, puis il établit à Ephèse pythagoricienne qui attira de nombreux Jn croit qu'il mourut dans cette ville, Van 97 de J.-C., dans un âge très avancé. Ses contemporains le regardaient comme un homme extraordinaire et lui accordaient le don de prédire l'avenir et de faire des miracles. Quelques Païens ne craignirent même pas de le mettre en parallèle avec le Christ. On raconte qu'au moment où Domitien périt à Rome, Apollonius , qui était alors à Ephèse où il faisait une leçon publique, s'arrêta tout à coup, et que s adressant au meurtrier, il s'écria : « Courage, Stephanus, tue le tyran.» Damis, le compagnon fidèle d'Apollonius, avait écrit sur son maître des mémoires qui furent remis longtemps après à Philostrate : celui-ci a rédigé une Yie d'Apollonius, qui est remplie de fables incroyables. Celte vie a été traduite en français par Castilhon, Berlin, 1774, avec une préface de Frédéric 11, et par Legrand d'Aussy, Paris, 1808. Ch. Blount en a donné une traduction anglaise, avec des notes remarquables par leur impiété. Apollonius avait composé plusieurs écrit* : Il ne reste de lui qu'une Apologie à Domitien, conservée par Philostrate, et 84 Lettres, pubUées par Commclin, 1601.
afollon i os dyscole, c.-a-d. Chagrin, grammairien d'Alexandrie, ainsi surnommé à cause de son humeur morose, Qorissait sous Adrien et Antonin, et fut père du grammair. Hérodien. 11 est le premier qui ait réduit la grammaire en système. Il nous reste
de lui 4 livres De syntaxi seu construetione, publiés avec la traduction latine d'vEmil. Portus par F. Sylburge, Francfort, 1590; c'est un des
vragesde ce genre que les anciens nous aient transmis. On lui attribue aussi un recueil d'i/ùforue cotnmentitiœ, Leyde, 1C20: Leips., 1792.— Un autre Ap. d'Alexandrie rédigea au 1" s. un Lexicon homericum (publ. par Villoison, 1773: Bekker, Berlin, 1833). APOSUS, À',>[ .f. aponi, v. d'Italie, auj. aba.no. APOTKES, Apostoti, c-à-d. envoyés, premiers disciples de Jésus, furent chargés de répandre la religion de N.-S. sur toute la terre. Ils étaient au nombre de 12, savoir: Pierre, André, frère de Pierre, Jean l'évangéliste , Philippe, Jacques-le-Majeur, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Simon, Thadée ou Jude, Jacques-le-Mineur , Judas l'iscariote, qui après sa trahison fut. remplacé par Mathias. On compte également saint Paul parmi les apôtres, et on le nomme plus spécialement Y apôtre des Gentils, parce qu'il répandit la religion parmi les natious paTennes [per génies). On v joint aussi Barnabé.
APPENKOIVE, village du Hanovre, à 4 kil. 0. d'Ilcfeld. Près de la est une fameuse grotte arliûcielle dite Kelle (la Cave).
APPENZELL, Abbatis cella, canton suisse, inclus dans celui de Su nt-Gall. II est divisé en 2 partie» indépendantes l'une de l'autre, lesRhode- intérieures et les Rhodes ultérieures. Celles-ci ont alternative tn. pour ch.-l. Trosren et Herisau ; celles-la ont pour capitale Appenzell.Pcp. de tout le canton, 52,000 ames, dont 36,000 réformes. Le canton d'Appenzell est fort montagneux; ses cimes principales sont le Sentis, le Geyrenspitx , le Kamor. Ce canton est le 13*; Il ne fut admis dans la confédération suisse qu'en 1513.— La ville d'Appenzell est sur laSilter, et n'a guère que 1 ,500 hab.
APPIEN, Appianus, historien grec, né à Alexandrie au commencement du u* siècle, vint de bonne heure à Rome, vécut sous Trajan, Adrien, Antonin, exerça avec distinction la profession d'avo-
cat, et fut surintendant des aJaires domestiques de» empereurs. 11 avait composé, sous le titre d'Histoire romaine, un grand ouvrage en 24 livres, qui s'étendait depuis la ruine de Troie jusqu'au règne de Trajan ; il y racontait séparément l'histoire de chacun des peuples qui ont été en relation avec Rome. II ne nous en reste qu'un petit nombre de livres entiers (savoir : 3 livres sur les guerres d'Espagne, d'Annibal et de Cartilage ; un sur celle de Mithridate, un sur ceUes d'Ulyrie, 5 livres sur les guerres civiles de Rome), et des extraits de la plupart des autres. Le tout a été publié par SchMreighauseT, Leipsick, 1785, 3.v. in-8, gr.-lat,, et par Dubuer, Pai is, Didot, 1840, gr. in-8 ; trad. en fr. par Seyssel, Lyon, 1544, par Odet-Desmares, Paris, 1659. Les cinq livres des guerres civiles (liv. XUlà XVII) ont été traduits à part par Corn bes- Duuutjus, Paris, 1808, 3 vol. in-8. L'histoire d'Appien jouit d'une grande autorité; elle contient d'ailleurs sur plusieurs époques de l'histoire romaine U1* seuls renseignements que nous possédions.
APPIEN. NE (voie), Vta Appia, Via etnsorina, une des plus belles routes romaines, partait de Rome, passait pur Capoue et se terminait à Brindes. Commencée par le censeur Appius Claudius Caecus vers 311 av. J.-C., continuée par César, elle fut terminée par Aususte. On la surnommait Reyina viarum.
APi'll pobum, auj. Bnrijo-Lomjo, clies les Volsques, i ."»."> kil. au S. de Rome, sur la voie Appienne. APPIUS CLAUDIUS. Voy. claudius.
APRAXINE (Fœdor-Matveiéviteh), contre-amiral russe, né en 1671, mort eu 1728, remporta plusieurs victoires sur les Suédois en Ingrie et en Esthonie, et devint ainsi un des principaux instruments de la gloire de Pierre-le-Crand ; ce prince l'éleva à la dignité de sénateur, d'amiral-général de Russie et de conseiller privé.
apraxine ( Etienne-Fœdorovitch , comte), feldmaréchal des armées russes, p.-lils du préc., combattit d'abord contre les Turcs sous les ordres du maréchal Munich, aida le vice-chancelier Bestouchefàsupplanter le comte l'Estocq, favori de l'impératrice Elisabeth, et engagea cette princesse dans la guerre de sept ans. Il s'empara de Siemel, battit les Prussiens à Grots-Jœgerndorf (1757), mais n« sut point mettre à profit sa victoire. Accusé de trahison pour ce fait, il fut rappelé à Saint-Pétersbourg et mourut pendant qu'on lui faisait son procès.
APR1ÊS, roi d Egypte, 595-570 av. J.-C., prit Sidon. Après un règne de 26 ans, il Tut détrôné et mis à mort par Amasis, un de ses sujets. On le trouve aussi nommé Enhrée ou llophra.
APS ou ALPS-EN-VIVARAIS, Alba Helviorutn, puis Alba Auçusta, village de l'Ardèche, à 11 kil. N. 0. de Viviers. Jadis capitale des Helviena, et siège d'un évêché qui fut transporté à Viviers en 411.
APT, Apio Julia, ch.-l. d'arrond. (Vaucluse), sur le Calavon, à 55 kil. E. d'Avignon: 5,707 hab. Bougies et confitures. Collège com. Jadis capitale des Vulgientes. — L'arr. d'Apt a 5 cantons ( Bonnleux, Cadenet, Cordes, Pertuls, plus Apt), 50 communes, et 99.012 hab.
APTA JULIA, cap. des Vulgientes dans la Gaule Narl>onnaise, auj. apt.
APUA ou APUANI, ville de l'Italie (Étrurie) ,
auj. PONTREMOLI.
APULÉE, Lucius Apuleius, écrivain latin et philosophe platonic.,néàMadaureen 1 14, m. en 190, vint à Rome, où U exerça avec succès la profession d'avocat. De retour dans sa patrie, il rétablit sa fortune, qu'il avait fort diminuée par de fréquenta voyages, en épousant une riche veuve. Accusé par les parents de cette femme d'avoir employé la magie pour s'en faire aimer, il se justifia en prononçant une éloquente apologie, qui nous a été conservée. On a d'Apulée la Métamorphose, vulgairement appelée l'Ane d'or, en 1 1 livres, roman ingénieux, dans lequel se trouve le la»