APOL
de Jupiter et de Latone, et frère jumeau de Diauo ou la Lune. 11 naquit dans l'Ile deDélos [Voy. latone i. A peine sorti du berceau, H tua de ses flèches le serpent Python, qui, à l'instigation de Junon, avait persécuté sa mère. Dans la suite, irrité de la mort Je son fils Eseulape, que Jupiter avait foudroyé, il tua les Cyclone* qui forgeaient la foudre. Le»maître des dieux, pour le punir, l'exila sur la terre. U y garda quelque temps les troupeaux d'Admète, roi de Th essai ie ; puis se mit au service de l^aomédon, pour lequel H bâtit, avec Neptune, exilé comme lui, les murs de Troie. Après avoir encore quelque temps erré sur la terre, il fut rappelé au ciel, et chargé par Jupiter de conduire le char du soleil. Apollon fut épris d'un grand nombre de nymphes et de mortelles. Les plus connues sont Daphné, qui fut insensible à ses vœux ; Cassandre, à laquelle il donna le don de prophétie; Coronis, dont il eut Eseulape; Clymène, qu'il rendit mère de Phaéton. On le représentait sous les traits d'un beau jeune homme, tenant à la main tantôt un arc, tantôt une lyre, 1s têle ornée d'une chevelure longue et flottante, et ceinte d'une auréole lumineuse. 11 dirigeait le chœur deji Muses et habitait avec elles sur le sommet du Parnasse, du Pinde ou de l'Hélicon. Apollon avait un grand nombre de temples et d'oracles, dont te plus c».li'bre est celui de Delphes. On célébrait en son honneur les jeux Pylhlques.
APOLLONI A, ville d'Afrique. Voy. amanahea.
APOLLONIE, Apollonia, nom de plusieurs villes grecques où se trouvaient des temples et des oracles d'Apollon. Les princip. sont : 1* en lilyrie, près de l'erab. de l'Aotls (Philippe V y fut battu par le préteur Lsevinus, 21 4 av. J.-C.i : ?«en Macédoine, au S.O.do Thcssalonique : c'est auj. Paleo-Chori ; 3* en Thrace, à l'entrée du golfe formé par le Pont-Euxin : on la nomma plus tard Sozopolis , d'où son nom moderne de Sizéboli; 4* dans la Cyrénaïque, auj. Marus- Souza, sur la mer, à quelques kil. au N. de Cyrène, à laquelle elle serrait de port : 5« dans l'Ile de Crète, nommée aussi Eleuthera, patrie du philosophe Diogène d'Apollon ie ; 6« en Bithynie, à PO., sur le lac Apollomates ; 7» en Palestine, près de Césaree, sur la mer : on croit que c'est auj. Arzouf.
APOLLONIE (sainte). Voy. Apolline.
APOLLONIUS de Perge , géomètre grec, natif de Perge en Pamphylle, né vers 244 av. J.-C., florissait à Alexandrie sous Ptolémée Philopator , 205 av. J.-C., et fut, avec Eucllde, Arehlmède et Diophante, un des créateurs des sciences mathématiques. On a de lui plusieurs écrits dont le plus remar-
Suable est un traité en 8 livres des Sections coniques, ont la meilleure édition est celle de Halley, Oxford 1710. Apollonius fut commenté chex les anciens par Pappus.
Apollonius de Rhodes, pofite grec, né à Alexandrie ou à Naucratis, t. 270, m. t. 196, élève de Callimaque, vint se ûxer à Rhodes (d'où son surnom) , enseigna dans cette ville avec distinction la rhétorique, puis fut rappelé dans Alexandrie et fut chargé de la direction de la fameuse bibliothèque. U avait composé de nombreux ouvrages ; il ne nous en reste qu'un poème sur l'expédition des Argonautes, ouvrage estimable et qui offre des beautés, mais qui est généralement froid. L'Argonautique a été publiée par IL Etienne, Genève, 1574; Shaw. Oxford, 1777; Bru nck. Strasbourg, 1780; par Beck, Leipsick, 1797 , avec traduction latine, et par A. Wellauer, Leipsick. 1828 , en grec seulement. Ce poème avait été imité chex les Romains par Valerius Flaeeus ; il a été traduit en français par M. Caussin, 1797, in-8».
apollonios de Tyane , philosophe et Uiaumaturge, né à Tyane en Cappadoee peu d'années après J -C., embrassa de bonne heure la doctrine de Pythagore, se soumit à toutes les austérités de cette secte, voya- , Tlsita la Cilicie. la Pamphyhe. An-
APPI