‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 79 sur 567 · ARAB · texte numérisé non relu

ARAB

Maskate, etc. L'Arabie n'a que très peu de mont., excepté au N. 0., où l'on trouve le mont Sinaî et le mont Horeb, et au S. 0., dans l'Yémen. Dans cette dernière région, coulent le Meldam et le Chabb, les seuls fleuves de l'Arabie qui aient un cours permanent. Le reste de l'Arabie n'ollre que d'immenses plaines sablonneuses et désertes, où règne continuellement le souffle ardent du rimoun ou vent du désert. Dans les parages maritimes la fertilité est très grande; on y cultive beaucoup de plantes aromatiques et d épices, le café Moka, l'aloès, le baume, le coton, le cocotier, le grenadier, le maïs, etc. On trouve en Arabie la plus belle race de chevaux qui existe, des chameaux, des tniffles, des moutons à grosse queue, etc. ; mais les déserts sont remplis d'animaux féroces et d'insectes malfaisants. Les Arabes appartiennent à la famille sémitique ; ils sont petits, maigres, basané?. Us sont d'un caractère grave, spirituels, souvent hospitaliers, mais toujours prêt* à piller les caravanes. Us mènent presque tous, surtout les Arabes Bédaouis ou Bédouins, une vie nomade, réunis en tribus et obéissantau gouvernement patriarcal de leurscAeiii ou vieillards. Les Arabes, au temps de leur puissance, ont cultivé avec le plus grand succès la poésie, la phiiosophie et les sciences mathématiques et naturelles. Leurs savants les plus célèbres sont Al-Kendi, Al-Farabi, Avicenne, Averrhoes, Algazel, etc. On leur attribue l'invention des chiffres, de l'algèbre; Uf avancèrent l'alchimie. Presque seuls au moyen âge, Us avaient conservé les connaissances de l'antiquité, et c'est en grande partie par eux qu'elles ont été transmises à l'Occident. Us sont, depuis longtemps, retombés dans leur Ignorance première. Méhémet-Ali a depuis quelques années fait d'heureux efforts pour les en tirer. ■ — L'Arabie a presque toujours été indépendante. Soas Trajan, les Romains en conquirent une très faible partie, celle qui fut depuis appelée Arabie-Pétrée, du nom de Pctra, son ch.-l. Au vu* siècle, Mahomet, fondateur de l'Ulamisme, crée l'empire arabe (622), qui grandit rapidement et s'accrut en suivant les progrès de la religion musulmane. 11 embrassa successivement l'Arabie enUère (624-632), la Syrie (632-638), 1 Égvpte (638-640), la Perse (636- 652), l'Afrique septentrionale (692-708), l'Espagne (710-714). La France même fut un instant menacée par l'invasion arabe (721-739). Mais dès 750 ce vaste empire perdit son unité. Bagdad vit s'élever, sur les ruines du califat desOmmiades, celui des Abbassides. Peu après, les Aglabitea à Kairwan (800), les Thoulouniaea (883), puis les Fatimites en Egypte (909), se rendirent indépendants, tandis que les califes de Cordoue, demie™ restes des Ommiades, se séparaient entièrement des califes d Orient. Ce morcellement continua jusqu'au xii* siècle environ. A celle époque, lee Maures en Espagne et en Afrique, les Turcs et lee Mongols en Orient, avaient enlevé aux Arabes toutes leurs conquêtes. L'Arabie elle-même avait déjà cessé depuis longtemps d'appartenir aux califes.- elle redevint alors indépendante. Les Arabes, par ht nature de leur vie nomade, résistèrent aux invasions mon-

Îiles et tartares, et aux attaques des Turcomans. u xvu» et au xvin* siècle une grande partie de l'Arabie fut soumise à la domination des Wahabites, tribu arabe, qui avait son berceau dans le Nedjed ; mais ce nouvel empire eut peu de durée : lee Wahabites ont été refoulés dans leurs premières limites par les armes du pacha d'Egypte, Méhémet- Ali, et de son fils Ibrahim (1818). Auj. l'IIedjaz et la Mecque reconnaissent l'autorité du sultan. Quant au reste de l'Arabie ,elle est tout à fait indépendante.Quoique la domination des Arabes ait depuis longtemps cessé, cependant leur langue se parle encore dans une grande partie de l'Asie et de l'Afrique, et ils forment dans ces pavs une portion notable de la population. ARABIQllE (mer ou golfe). Sinus Arabicut. Voy.

AKAG

ARA B- KIR , Arabraee, ville de la Turquie d'Asie (Asie-Mineure) , k 180 kil. S. E. de Siwaa ; ch.-l. d'un livah de même nom.

ARACAN, Tille de l'Inde transgangétique , jadis eapit. du roj. d'Aracan, auj. ch.-l. de la prov. de ce nom, par 90» 45' long. E., 20* 40" lat. N. : grande, mais réduite k l'étal le plus triste pendant la domination birmane, 1783, etc. C'est dans Aracan que fut prise la fameuse statue colossale de Goutama, placée dans le temple principal d'Amaraponra; Aracan aussi avait le fameux canon de 10 mètres de long. Environ 10,000 h.

aracan , prov. de l'Inde anglaise , s'étend le long de la cote E. du golfe de Bengale, des bords du Nauf jusqu'au cap Negrais, et a pour ch.-l. Aracan. Jadis roy. indépendant, souvent ravagé par les Mongols et les Pégouans; conquis par les Birmans, 1783, eten 1824 par les Anglais. La popul. s'élevait à 260,000 hab. environ , mais la guerre contre les Birmans et les émigrations ont dû réduire beaucoup ce chiffre. On trouve dan» l'Aracan une longue chaîne de mont, et plusieurs riv. Climat brûlant . insalubre. Ris, bois de construction. On y rencontre de l'or et de l'argent.

aracan, principale riv. du roy. de ce nom, se Jette dans le golfe de Bengale , au S. de la ville d'Aracan.

aracan (archipel d'),dans le golfe de Bengale, a l'E., sur les côtes de la prov. d'Aracan. Ses 2 îles les plus remarquables sont Ram ri et Tchedaba ; on y trouve des volcans qui vomissent de la vase.

ARACATY, villedu Brésil >, prov. de Céara), àl'cmbouchure du Jaguaribe ; 8,900 hab. C'est la plus peuplée et la plus commerçante de la province.

ARACHNÉ (c.-è-d. Araignée) , jeune femme de Colophon, qui travaillait avec tant de perfection à la broderie . qu'elle ne craignit point de proposer un déû i Minerve : elle l'emporta ; mais la déesse, irritée de sa défaite, frappa de sa navette la tète d'Araehné; celle-ci se pendit de désespoir, et fut changée en araignée.

ARACHOS1E , prov. de l'empire perse, au N. E. de la Gédrosie et à 10. de l'Inde ; avait pour ch.-l. Araehotia, appelée primitivement Copke, et dont on attribuait la fondation k Sémiramis. Cotte prov. fait auj. partie du roy. de Caboul sous le nom de Sci^taii.

ARAL», nom commun à 2 villes de Hongrie qu'on distingue en Vieil-Arad etNeuf-Arad, et qui donnent leur nom à un des 12eomitats au-delà de la Theis», situé à l'O. de la Transylvanie; elles sont sur le Marw, presque en face l'une de l'autre, l'une sur la rive droite, l'autre sur la rive gauche, à 40 kit. N. de Temeswar. Place forte, prise par les Antr.cn 1S19.

ARA DUS, Arek, Ile de la côte de Phénieie, jointe au continent par un pont, avait une ville de même nom (auj. Huarf). — Vis-;i-vis de l'Ile d'Ara lus étail la ville .l'Antaradus. batte sur le continent.

ARAFAT, mont, d Arabie, k 24 kil. S. de la Mecque, objet de haute vénération et de pèlerinage chez les Mahomélans.

ARAGON, gr. prov. d'Espagne, une des 12 capitaineries-générales du rov., est située entre celles de >ieille-Castille et de Navarre à l'O., de Catalogne à l'E., de Nouvelle-Castille au S., et touche a la France par la frontière sept. ; Saragosse en est la eapit. On la divise en 3 prov.t celles de Saragosuc, de Huesca et de Téruel. Etendue, 320 kil. sur 200 ; 665,000 hab. On y trouve des mont, au N. et à l'E., des plaines sablonneuses et arides au centre, et de nombreuses riv. ( Ebre, Gallego, Xalon, Guadalaviar, etc.). L' Aragon n'est qu une partie de l'anc. Tarraconaise , dont il a conservé le nom avec une légère altération , et répond à peu près à la Celtibérie des anciens. Il passa en 4 70 de ladomination des demain» sous celle des Goths, fui conquis par les Maures •n 714. leur fut repris par les rois de Navarre, et

forma un comté sou» leur dépendance jusqu'en 103$. A celle époque, la mort du roi d« Navarre, Sanche III (ou Sancnc-ie-Grand|, occasionna un partage entre )mté d'Arai

ses 4 fil»; le comté d'Aragon échut à Ram ire, l'on d'eux, et fut érigé en royaume. Le roy. d'Aragon était alors fort resserré ; H ne possédait rien au S. de l'Ebre : et même au N. , Saragosse, Barbastro, Huesca, et beaucoup d'autres villes , appartenaient aux Maure». Il s'agrandit par des conquêtes, 1096-1137, s'augmenta du comté de Barcelone par l'avènement de la dvnastie barcelonaise, 1137: acquit Montpellier, 1204; le» îles Baléares, 1229-1233, e* troii quart» du roy. de Valence, 1238 ; obtint, par échange avec saint Louis, la souveraineté du comté de Barcelone , 1258 ; fit en 1282 l'acquisition de la Sicile, qu'il perdit en 1294 ; acquit la Sardaigne en 1326; mais céda Montpellier à la France . 1 349 ; réunit definitivement la Sicile, 1409; acquit la couronne de Naples, 1436, et finit par s'unir k la Casti Ile .pour former la monarchie (l'Espagne. Cette union, préparée par le mariage de Ferdinand, héritier d'Aragon, et d'Isabelle, héritière deCastllIe, 1469; avancée par l'avènement de Ferdinand au trône d'Aragon, 1179; remise en question par la mort d'Isabelle, 1 504 , fut consommée par 1 avènement de Charles- Quint, 1516. Depuis ee temps, les couronnes d'Aragon et de Cas U Ile sont restées unies. La couronne d Aragon comprenait en 1516: !• en Espagne, l'Aragon , la Catalogne, le Roussillon (ces deux pan formaient l'ancien comté de Barcelone) , le roy. de Vafence, celui de Murcie; 2* hors de la les Baléares, la Sardaigne et les Deux-Sicile».

Les rois d'Aragon se sont succédé dan» l'o suivant

!• Dynastie de Navarre.

Ramire I.

Sanche-Ramire L Pèdre I.

Alphonse I.

Ramire II.

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lone.

Raymond.

Alphonse IL Pèdre IL Javme L Pèdre III.

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