ARAGON
1 196 riv. d'Espagne coule k 10., puis
Alphonse III. 1286 Jayme IL 1291 Alphonse IV. J32T Pèdre IV. 1336 Juan I. 1387 Martin. 1396 3° Dynastie de Castille.
Ferdinand I. 1412 Alphonse V. 1416 Juan II. 1458 Ferdinand IL 1479 Charles-Quint, roi de toute I Espagne. 1516 le au S.,
S. de»
arrose Jaca,
Gir-
Py rénées
Sanguesa, et tombe dans l'Ebre près d'Alfaro, après avoir traversé F Aragon et la Navarre. 135 kil. ; affluents, la riv. de Tafalla et l'Arga.
ARAGON A, ville de Sicile, k 12 kil. N. de gcnli, sur une colline; 6,000 hab.
ARAGUAY, riv. du Brésil, sort de la Serra Selada, reçoit par la droite le Claro Diamantino, le Vermelho de Govai, le Crixas ; par la gauche, le Das Mortes, le Farto, l'Aquiqui, et se jette dan» le Tocantin, après avoir formé la grande Ile Ste-Anna ou Rannanal. Cour» total, 1,600 kil.
ARAL (mer d'), grand lac de l'Asie centrale, dans le Turkestan.par 64*-59°long. E., 42°-4G» laL N., m 4 .0 kil. de long. 240 de large, et reçoit le Sir, l'Oudjani, l'Amou. Eau peu salée, côtes liasses. — Les anciens ignoraient l'existence de la mer d'Aral, et comme ils faisaient de l'Amou (Oxus) un tributaire de la mer Caspienne, on a prétendu que de leur temps les deux mers n'en faisaient qu'une. Suivant plusieurs modernes, la mer d'Aral serait ce qu'ils nommaient le lac Chorasmias (lac de hhovaresm).
ARALES, nom donné collectivement aux Uzbeks. aux Turoomana et aux Karakalpaks qui vivent i côte S. de la mer d'Aral et sur les bords de 17 il» forment une population de plu» d'an million dames; 11» professent le mahométisme, et parlent
i prolessenl le habitent un
ARAT
ARBE
. nom donné dans la Genèse à la Syrie, ■'étendait aussi à la Mésopotamie, à la Chaldée , à l'AftBjrie et à l'Elam ; i! dérivait d'Aram, S* fils de Sem, dont les descendants peuplèrent la Syrie et la Mésopotamie. On appelait Araméens les "habitants de ce pars. On nomme encore auj. langues araméennes les langues parlées dans l'ancien pays d'Aram , c.-à-d. le syriaque et le chaldéen.
ARA M (Eugène), savant anglais, né à Ramsgill, au comté d'Wk, vint en 1734 s'établir à Londres. Il travaillait à la composition d'un Dictionnaire comparé des langues celtique, anglaise, latine, grecque et hébraïque, et jouissait de l'estime générale, lorsqu'il fut arrêté en 1758, et convaincu d'avoir, 14 ans auparavant, assassiné Daniel Clark, cordonnier t il fut condamné et exécuté à York en 1*59. La jalousie lui avait fait commettre ce crime. ARAMÊKNS. Voy. aram.
ARAM1TZ, ch.-L de canton (B.-Pyrénées), à 12 kil. S. 0. d'Oloron; 1,250 hab.
ARAMON, ch,-l. de canton (Gard), sur le Rhône, à 27 kil. N. E. de Nîmes; 2,502 hab. Oliviers.
ARAN (val d*l, en Espagne, dans les Pyrénées, sur le versant N-, par 2° 20'-2» 40' long. E., 42° 25' - 42° 40' lat. N. La Noguera et la Garonne y prennent naissance 1 50 pas l'une de l'autre. Les habitants sont presque tous patres , bûcherons ou contrebandiers. — Le val d'Aran était jadis aux Convenu ou Garumni, peuple de la Gaule. 11 a ensuite fait partie du comté de Comminges. L'Espagne le possède depuis 1192. Ch.-l., Viella.
ARAN D A DE DUERO, Tille forte d'Espagne (Burgosl, à 66 kil. de Burgoe, surleDuero; 3,500 hab.
ARANDA (don abarca de uo: ex, comte d'), diplomate espagnol, né en 1719, mort en 1799. 11 suivit d'abord le parti des armes, puis devint ambassadeur de Charles 111 près d'Auguste III, roi de Pologne; il fut eusuite capitaine-général i Valence, peu après président du conseil de Castillc, 1766, enlin amhass. en France, d'où il revint en 1784. En 1792 il fut nommé premier ministre, mais il Tut bientôt remplacé par (.u-luï. Il av. en 1 767 fait bannir les Jésuites.
ARANJUKZ, Tille d'Espagne (Tolède), sur le Tage, rive gauche, i 44 kil. S. de Madrid: 9,000 hab. Superbe maison royale, séjour de la cour depuis Pâques jusqu'à la On de juin. Beaux palais des In Tan ta et de Médina-Céll. — Là eut lieu ^insurrection dite d'Aranjuei contre le prince de la Paix, Manuel Godol (1808); elle força Charles IV à abdiquer en faveur de son 01s Ferdinand.
ARANYOS, riv. de Transylvanie, sort dn mont Kalymiaaia, passe à Thorda, Aranyos-Cyèrcs. et se jette à Sl-Marton dans le Maros; cours, 130 kil. Elle roule des paillettes d'or (arany en hongrois). L'Aranyos donne son nom à une Petite juridiction enclavée eulre les comitats de Thorda et d'Albe-Jnférieure, et qui a 5,000 hab.
ARA PI LES (bataille des). Yoy. salamanqoe (bataille de).
ARA H ou ARARIS, riv. de Gaule, auj. la saone.
ARARAT, auj. Macis ou Agri Dagh, mont. d'Arménie, à 65 kil. S. 0. d'Erivan, par 42» 15' long. E., 39* 30' lat. N., est la plus haute mont, de l'Arménie. Elle dépasse 4,000 mètres, et son sommet est couvert de neiges éternelles. C'est sur cette mont., selon la Genèse (ch. Vlll. v. 4) et selon les traditions arménifim» s, que s'arrêta l'arche de Noé.
ARAS, Araxet, ri?. d'Asie, sort du mont Teekdagh , court au N. E., fertilise l'Erivan, le Mogan, le Chlrvan, et tombe dans le Kour près de Djabat, après un cours de 670 kil. L'Araxe était jadis un des fleuves les plus importants de l'Asie; il , était surtout remarquable par l'impétuosité de son cours ; ce qui a fait dire à Virgile : Pontem indignâtes Araxes (JEn. VIII, 728).
ARATOR, poète latin chrétien, né en Ligurie
vers l'an 490, mort en 556, était secrétaire et intendant des finances dAthalarie, roi des Goths. 11 a mis les Actes des Apôtres en vers. Ses poésies se trouvent dans la Bibliothèque des Pères ; elles ont été publiées àpartparOthon Artsenius. Zutphen, 1769, in-8.
ARATUS, général de la ligue Achéenne, né à Sicyone vers l'an 272 av. J -C., chassa le tyran Nicoclèi qui opprimait sa patrie, fit entrer Sicyone dans la ligue Achéenne et en fut nommé chef (251). Il prit Corinthe ( 243 ) , en chassa Antigone, roi de Macédoine, et remporta de grands avantages. 11 fnt cependant battu par Cléomènes, roi de S|«arte. Philippe V, roi de Macédoine, avec lequel il avait fait alliance, le fit empoisonner (213), après avoir séduit sa fille. Aratus avait composé une Histoire de la ligue Achéenne qui ne nous est pas parvenue.
aratus, poète et astronome, né à Soles en Cilicie, vers l'an 272 av. J. -('.., contemporain de Théocrile, vécut à la cour d' Antigone Gonatas, roi de Macédoine. Il a composé sur l'astronomie un poème intitulé les Phénomènes, que Cicéron, Gennanicus et Avienus ont traduit en vers latins, et qui a été commenté par Hipparque, Eratosthènes et Théon. La meilleure édition de ce poème est celle de Théodore Buhle, Leipaick, 1793-1801. Hugo Grotius a réuni, sous le titre de Syntagma Arateorum (Leyde, 1600;,
par les a
les traductions latines d'Aratus faites par I Pingré en a donné une traduction française à la suite des Astronomiques de Manilius, Paris, 1786, 2 vol. ln-8.
ARAU, ville de Suisse. Voy. aarao.
ARAUCAN1E, ou pays des ARAUCANS. contrée de l'Amérique du S., à 10. des Andes, au S. du Chili, entre le Biobio, le Valdivia et la mer, de 36° 44' à 39° 50' lat. S. Les Arancans, dont le vrai nom est Au cas ou Molouches , sont la principale nation indigène de la famille chilienne. Deux traits surtout les distinguaient : leur civilisation et leur haine implacable pour les Espagnols. De 1555 à 1773, ils ont fait rude guerre à ce peuple, et souvent ont été les agresseurs. Les Jésuites avaient tenté leur conversion : en 1720, une révolte générale mit ces tentativesau néant. Par un traité avec l'Espagne en 1773, ils obtinrent d'avoir un résident à Santiago. Les Araucans forment une confédération composée de 4 états qui se Fubdlvlsent eux-mêmes en 81 prov., et qui ont des chefs héréditaires : ils ont une constitution fort analogue au gouvernement féodal. Les Araucans sont les héros du poème épique de YAraucana, par Alonxo de Krcilla.
ARAUCO, ville et fort du Chili, à l'embouchure du Tucapcl, à 44 kil. S. de la Conception, a été bâtie pour arrêter les Incursions des Araucans. — On nomme aussi Arauco la partie mérid. du Chili, entre les Cordillières et la mer.
ARAURIS, riv. de Gaule, auj. I'hErault.
ARAUSIO, ville de Gaule, auj. orance.
ARAXE , H. de l'Asie ancienne, dans la Parthiène, auj. \'Arax. — Cap d'Achaïe , auj. halogria.
ARBACE, gouverneur des Mèdes sous Sardunpale, roi d'Assvrie, conspira contre ce prince efféminé avec le chaldéen Bélésis, partagea ses états avec les principaux conjurés, et obtint le royaume de» Mèdes, vers l'an 759 av. J.-C.
ARBE, Arba, tle des Etats autrichiens, sur la côte de Dalmatie. par 12» 31' long. E., 44» 47' lat. N. (20 kil. carrés); ch.-l. Arhe, évêché.
A R BÊLES , Arbelœ, auj. Erbil, dans le Kourdistan, ville d'Assyrie, à l'E. de Ninive, près du Lycus, a donné son nom à la victoire qu'Alexandre remporta sur Darius aux environs de cette ville, dans la plaine de Gaugamèle (331 av. J.-C.). Cette bataille porta le dernier coup à la monarchie persane : Darius, obligé de fuir, fut tué par itessus.
ARBERG ou aarberg, v. de Suisse (Berne), entn» deux bras de l'Aar, à 15 kil. N. 0. de Berne. Pont.