ARGE
Son Als, François Argellati, a publié des traités de jurisprudence, d'histoire, et des ouvrages d'agrément, entre autres un Dècamèron (Bologne, 1751), fait à l'imitation de celui de Boccacc, mais dans un genre plus sérieux.
ARGENS, Argenteus, petite riv. de France (Var), prend sa source à6 kil. de Saint-Maxlmln, reçoit plusieurs petits affluents, arrose Barjols, Vidauban, le Muy, Roquehrune, et tombe dans le golfe de Fréjus.
ARGENS (J.-B. boter, marquis d ), né en 1704 à Aix en Provence, fils d'un procureur-général, suivit la carrière des armes, et eut une jeunesse fort licencieuse, ce quf le ût déshériter par son père. Blessé devant Philipsbourg (1734), il quitta le service et se retira en Hollande, où il vécut du produit de sa plume. Il attira 1 attention du roi de Prusse par -es attaques contre la religion révélée : ce prince l'appela à sa cour, en ût son chambellan avee 3,000 fr. de traitement, et le nomma directeurgénéral de l'Académie. Après avoir vécu 25 ans dans l'intimité de Frédéric, d'Argens vint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix, et y mourut en 1771. Il avait une instruction très vaste et très variée, mais il fut un des ennemis les plus acharnés du christianisme. Ses principaux écrits sont : Lettres Juives, La Haye, 1754, 8 vol. In-12; Lettres Chinoises, 1755, 6 vol. in-12; Lettres Cabalistiques, 1769, 7 vol.; Philosophie du bon sais, 1768, 3 vol.; des traductions d'Ocelius Lucanus, du Tïmée, et du discours de l'empereur Julien contre les Chrétiens; des Mémoires secrets de la république des heures, 1744, 7 vol., et 1765 ; Mémoires du marquis d'Argens, 2* édition, I vol., 1807, et plusieurs romans.
ARGENSON (voter d' ). Celte famille, originaire de Touraine , a produit plusieurs hommes d'état, dont nous ne citerons que les plus connus :
argenson (René voter, seigneur d'), 1596-1651, d'abord magistrat au parlement de Paris , ensuite intendant d armée pendant le siège de la Rochelle,
1629, intendant de justice à l'armée du Dauphiné,
1630, surintendant du Poitou, ambassadeur, etc., fut chargé de diverses missions diplomatiques. Il avait reçu la prêtrise peu de jours avant sa mort. 11 mourut à Venise, ou il dirigeait sou fils aîné, ambassadeur près de cette république.
argenson (René voter, comte d ), fils du précédent, 1623-1700, seconda son père dans tous ses travaux et dans ses missions bous la régence d'Anne d'Autriche et sous Mazarin ; fut ambassadeur a Venise, 1651-56, et remplit encore diverses missions avec succès ; mais à son retour en France il déplut au roi par la sévérité de ses principes et de ses mœurs, et dès lors il alla vivre dans ses terres, 1670.
argenson (Marc-René voter d"), fil* du précédent, 1652-1721, oé à Venise, fut nommé en 1697 lieutenant-général de police, devint en 1715 président du conseil de l'intérieur, joignit les sceaux à c» titre, 1718, mais donna sa démission en 1720. U s'était très fortement opposé au système de Law. 11 créa la police politique . comme La Reynie avait créé la police civile : c'est lui qui introduisit l'usage des lettres de cachet. M.-R. d'Argcnson était membre titulaire de l'Académie Française et membre bon. de l'Académie des Sciences. 11 est père des deux suivants.
argenson (René-Louis voter, marquis d'), 1694- 1757, fut successivement magistrat au parlement, conseiller d'état, 1720, intendant du Hainaut et du Cambrésis, ministre des affaires étrangères, 1744— 1747. C'estle dernier ministrequi ait persévéré dans le système anti-autrichien. 11 avait beaucoup desavoir, de noblesse d'&me, de fermeté et de philanthropie. On l'accusait d ître trop favorable aux philosophes. Ou a de lui quelques ouvrages, entre autres, des Essais, dans le goût de ceux de Montaigne, Amsterdam, 1785. réimprimés sous le titre de Loisirs 'Cm mùùstre délai, Liège, 1787. 2 vol. in-8. On a
publié les Mémoires du marquis d'Argcnson, Paris, 1825, ln-8. Il avait été élevé, ainsi que son frèro (qui suit), au collège Louis-le-Grand, avec Voltaire, dont 11 resta toujours l'ami. Il eut pour fils le mar» quis de Paulmy, ambassadeur.
argenson (Marc-Pierre voter, comte d'), 1 696. 1764 , frère du précédent, remplaça, en 172U, comme lieutenant- général de police, son père , Marc-Réné d' Argenson; mais il perdit bientôt cette place à cause de son opposition au système de Law. Cependant le Régent lui donna un p"st-' élevé dans sa maison privée , et il y resta apt es la mort de ce prince, jusqu'à la retraite du nouveau duc d'Orléans à Sainte-Geneviève. 11 fut le collaborateur de d'Aguesseau pour ses célèbres ordonnances. Il rentra aux affaires en 1737 comme directeur de la librairie, et parvint au ministère de la guerre en 1743, pendant que son frère avait le portefeuille des affaires étrangères. Les succès de 1744 et I74â furent regardés comme étant en partie son ouvrage. En 1757, madame de Pompadour réussit à le faire disgracier. Le public ne lui reprochait guère que 6a sévérité contre les parlements lors des querelles de ces corps avec la cour. 11 était membre de l'Académie Française et de celle des Inscriptions. Il s'était toujours montré favorable aux gens de lettres et même aux philosophes. Les premiers volumes de l'Encyclopédie (1751) lui furent dédiés.
argenson (Antoine-René voyer d' ), dit le marquis de Paulmy, ois de René-Louis, ministre des aûaireiétrangères, né en 1722, fut conseiller au parlement dès l'Age de vingt ans, puis commissaire-général de» guerres ; jouit d une grande influence pendant le ministère de son oncle et de son père ( Voy. René-Louis et Marc-Pierre d' argenson) ; fut ambassadeur en Suisse en 1748, et après avoir été cinq ans (1751-56) secrétaire-général au département de la guerre, obtint ce dernier portefeuille en 1757 ; il le perdit au bout d'un an, mais remplit encore deux amhat» wules, l'une en Pologne (1762), l'autre à Venise (1766-70); il sollicita celle de Rome, mais n'ayant pu l'obtenir, il quitta les affaires et ne s'occupa plui que d'études littéraires. 11 mourut en 1787. 11 était de l'Académie Française, et membre honoraire de celles des Sciences et des Inscriptions. Sa superbe bibliothèque, achetée en 1781 par le comte d'Artois, porte auj. le nom de Biotiothêque de t Arsenal.
argenson (M.-R. d'), député. V. le Supplément.
ARGENT, ch.-l. de cant. (Cher), sur la Saudre . à 40 kil. N. 0. de Sancerre; 1,100 hab.
ARGENTAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 28 kil S. E. de Tulle ; 2.900 hab.
ARGENTAL (Ch.-Augustin ferriol , comte d ), né en 1700, mort en 1788, l'un des plus ardents admirateurs de Voltaire, entretint avec lui une correspondance suivie. Il était neveu de la fameuse madame de Tencin, et est , selon quelques-uns, le véritable auteur du Comte de Commingcs, qui parut sous te nom de cette dame.
ARGENTAN, ch.-l. d'arr. (Orne), sur l'Orne, à 44 kil. N. 0. d'Alençon; 6,500 hab. Fabrique de
G)int d'Alençon et de point d'Argentan. Coll. comni. • terav naq. près d'Ar^nian rà t.vj. — L '.ht. Rll (Briouz'c, Ecouché, Exmes, Gscé, la Ferté-Fresnel. le Merlerault, Mortrée, Putanges, Trun, Vlmoutiers, plus Argentan), 248 comm. et 113,233 hab.
ARGENTARO fmont), Orbetus, haute mont, qui fait partie de la chaîne du Balkan, entre la Servie orient, et la Macédoine, est située par 19» 56' long. E.( 42° 4' lat. N. Elle tire son nom du talc transparent dont elle eil composée et qui a l'apparence de l'argent.
ARGENTEA regio, c.-à-d. contrée d'argent, pays de l lnde à TE. do Gange, était peut-être le roy. d'Arakan actuel.
ARGENTEUIL, ch.-l. de cant. (Seine-«t-0
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