‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 83 sur 567 · AUGE · texte numérisé non relu

AUGE

^islative, puiR au conseil de» cinq-cents, se précipita sur Bonaparte au 1 8 brumaire, au moment où ce général chassait à main armée les représentants de la salle des séances, et fut sur le point, dit-on. de le frapper d'un coup de poignard. Bonaparte le fit comprendre sur une liste de déportés; mais il échappa par la fuile. Il a constamment nié le fait qu'on lui impute. Mort à Livourne en 1829.

ARENDAL, ville et port de Norvège, à, GO kil. N. E. de Christiansand.

ARENIS-DE-MAR, ville d'Espagne (Barcelone), à 35 kil. de Barcelone : 3,600 hab. Ecole de pilotage.

ARENSBKRG. petite ville des Etats prussiens (Weslphalie), à 68 kil. S. E. de Munster ; 3,000 hab. Ch.-l. d'un gouvernement de même nom. — Le gouvernement d'Arcnsberg se compose du duché de Westphalie, du comté de la Marck avec Dortmund, de la ville de Lippstadt, de la principauté de Siegen et des baronnies de Wittgenstein et Hohenlimbourg. Popul. 380.000 hab.

ARENSBOURG, ville do la Russie d'Europe (1,1 vonie), dan» 1 île d'OEsel, par 19° 68' long. E., 58° 15' Ut. N. Port peu profond. Elle appartenait d'abord au Danemarck; elle est aux Russes depuis 1710.

AREOPAGE, tribunal d'Athènes, chargé du jugement des affaires criminelles, et ainsi nommé parce que, primitivement, il tenait ses séances dans un lieu appelé collike de Mars (en grec Ariot pagos). il fut. dit-on, institué par Minerve pour le jugement d'Ores le, meurtrier de sa mère, et reconstitué en 694 av. J.-C. par Solon. On n'y permettait aucun artifice oratoire pour émouvoir ou attendrir les juges. Aussi l'Aréopage jouit-il longtemps d'une grande réputation d'impartialité ; mais il la perdit au temps de Périclès. époque de la corruption générale d'Athènes.

A R EQUIPA ville du Pérou, ch.-l. d'un des 7 dép. actuels du Pérou, k 40 kil. E. du Grand- ')céan, à 270 kil. S. 0. d* Cuioo; Tille grande et belle, commerçante, induatrieuse ; 30,000 hab. fondée par P narre en 1536. Manuf. d'étoffes de iaine et de coton, de tissus d'or et d'argent ; taille de pierres précieuses. Aux «mirons, se trouvent le 'juagua Pulina et l'Uvinas. volcans qui font partie de la chaîne des Andes, et dont les éruptions au xvi* siècle ont presque enseveli Arequipa.

ARES, nom grec de mars.

ARETEE, célèbre médecin grec, né enGappadoce, vivait, selon les uns, du temps de Néron, et un peu plus tard, selon d'autres. On a de lui un ouvrage très estimé, intitulé De morborum diuturnorum et acutorutn causis. signis et curatione, en 8 livres, dans lequel on trouve un talent d'observation digne d'Hippocrate. Ge médecin est le premier qui ait fait usage des cantharides en vésicaloire. Les meilleures éditions de l'ouvrage d'Arétéc sont celles de Vigan, Oxford, 1723; de Bocrliaave, Leyde, 1731, de Kûbn, Lcips.JW": d'Ermerins,«rr.-l., in-4\Utrecbt,1847.

ARETHON, petite riv. de Grèce, auj. I'arta.

ARÊTHUSE, nymphe d'Êlide, se baigna* un jour dans l'Alphée. inspira de l'amour au dieu de ce Qeuve. Pour échapper à sa poursuite, elle implora le secours de Diane, qui la changea en fontaine. L'Alphée mêla aussitôt ses eaux à celles d'Aréthuse, qui disparurent et vinrent jaillir k Ortygie, île voisine de Syracuse, où elles formèrent une claire fontaine. Yoy. ORTYGIE.

ARÉT1N (Pierre l'), fameux par ses poésies mordantes et licencieuses, né en 1492, k Xrezzo, était 111s naturel d'un gentilhomme de cette ville. Chassé de son pays pour avoir fait un sonnet contre les Indulgences, il se réfugia k Pérouse, puis à Rome, où il fut employé par les papes Léon X et Clément Vil : fut encore chassé de Rome pour des souneta obscènes, et trouva un asile à Milan auprès 'le Jean de Médicts. A la mort de ce seigneur (1537L n alla se Ûxcr à Venise, où il vécut du produit de

sa plume. Il n'épargnait point dans ses écrits satiriques les princes et les grands, ce qui le fit surnommer le Fléau des Princes ; la plupart, pour éviter les traits de sa satire, lui faisaient des présents considérables ; quelques-uns, cependant, ne le payèrent qu'avec le bâton. Impudent et vénal, il se mettait aux gages du plus offrait» . s'est ainsi qu'après avoir chante François I, il négligea ce prince pour Charles-Quint qui le paya plus largement. Indifférent sur les moyens de s'enrichir, il écrivait k la fois des livres obscènes et des ouvrages de piété. On dit que, trompé par sa feinte dévotion, Jules III fut sur le point de le faire cardinal. Plein de vanité,' il s'appelait lui-môme le divin Aritin. Il mourut k Venise, d'un fou rire, en 1557. Il avait été lié avec les hommes les plus distingués de son siècle, entre autres Michel -Ange, le Titien, Jules Romain. Il a laissé un grand nombre d'écrits en vers et en prose, les uns badins, les autres sérieux ; ils consistent dans des Dialogues, des Sonnets, des Stances, des Capitoli, des Comédies, et danB des ouvrages de piété; parmi ces derniers, on estime surtout sa Paraphrase des sept psaumes de la Pénitence (Venise 1534), deux fois traduite en français, et le traité Dt niumanité du fils de Dieu (Venise, 1535), traduit en français par Jean de Vauzelles. — Le nom d'Arétin, qui ne veut dire que natif d'Aretzo, a été porté par plusieurs autres personnages célèbres, entre autres par Guy, inventeur de la gamme ; Bernard Accolti, poète célèbre; François Accolti, jurisconsulte; Léonard Bruni, historien. Voy. ces noms.

A H Lis. roi de Sparte. Voy. sparts.

AREVALO, Areva, petite riv. d'Espagne, arrose la

Etrov. d'Aviia et se joint à l'Adaja {tour se jeter dans e Duero.

arevalo, ville d'Espagne, 50 kil. N. E. d'Aviia, surl'Arevalo et l'Adaja, k leur confluent; 4,700 hab.

AREVAQUES, Arevaci, peuple de 1 ancienne Espagne (Castille), au N. des Carpetani et au S. des Vaccari, habitait sur les bords de l'Areva, auj. Arevalo.

AREZZO, Arretium, ville de Toscane, k 74 kil. S. E. de Florence, dans la riche plaine de la Chiana; 8,000 liai). Citadelle. Magnifique portique sur la place du Marcbé; Cathédrale gothique. Ruines d'un amphithéâtre. Évôché. Patrie de Mécène, Pétrar-

Îue, Vasari, Guv d'Arezxo, de Pierre l'Arélin, de éonard Bruni, des Accolti, etc.; Michel-Ange naquit dans le voisinage. Collège LéopoLh, fondé en 1820.

ARGA, riv. d'Espagne, sort des Pyrénées, court au S. 0., traverse la prov. de Pampelune, et tombe dans l'Aragon k Villafranca, après un cours de 110 kil.

ARGvEL'S M0NS, auj. YArdjick-Dagh , un des

Joints culminants de 1 Asie-Mineure, k 13 kil. S. e Césarée de Cappadoce. On lui donne 3,800 mètres. ARGAMAS1LLA-DE-ALVA, bourg d Espagne (Tolède), k 75 kil. N. E. de Ciudad-Réal. On croit que c'est là que Cervantes a placé la résidence de don Quichotte.

ARGEE. roi de Macédoine. Voy. macédoine. ARGELÈS, ch.-l. d'arr. (II. -Pyrénées), sur le Gave d'Azun, à 2 kil. de sa jonction au Gave de Pau et k 29 kil. S. 0. de Tarlx*. dans un vallon qui porte son nom ; 1 ,350 hab. Collège. — I.'arr. comprend 5 cant. (Aucun, Lourdes, Lux, Saint-Pé, plus Argelès) . 102 comm., et 40,582 hab.

arcelès, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orien taies), k 19 kil. S. E. de Perpignan; 1,300 hab.

ARGELLATI (Philippe), savant italien, né k Bologne en 1685, mort en 1755, travailla avec Muratori k la publication des Scriptores rerum ùalicarum, qu'il fil Imprimer, ainsi que plusieurs autres grands ouvrages, à Milan, aux frais de la Société Palatine [Yoy. archinto). On lui doit encore Bibliotheca scriptorum mediolanensium, Milan, 1715: Biblioteca dei YolgarUtatori UaUani, 1707. etc. —

AKGE

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