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république qui ne joue qu'un rôle secondaire dans l'histoire (roy. ARGOLlDE). Les Romains s'en cmparèrent l'an 146 av. J.-C et en ûrent la capit. d'une province. Lors du partage de l'empire grec par le» Latins au xm* siècle. Argot reconnut pour maître Geoffroy M de Villehardoin, qui la donna en fief au duc d'Athènes, vers 1230. Après avoir été possédée par plusieurs maisons , elle fut prise d'assaut, en 1397, par Bajaiel, qui réduisit en esclavage 30,000 de ses habitants, et les remplaça par des Tartarts. Elle fut reprise par les Vénitiens en I C86, et devint alors le ch.-l. des possessions vénitiennes en Grèce; mais elle leur fut enlevée en 17 16 par les Turcs, et resta au pouvoir de ces derniers jusqu'en 1 825, époque où la Grèce recouvra son itidépeudance.
argos AHPHlLocaiUM, ville de l'Acarnanic sepL, sur Ir put IV d'Auibracte, fut fondée par Amphiloque,
xacos hippium, ville d'Apulie. Voy. ami. ABGOSTULI , ch.-l. de l île Céphalonie , avec un port : 5,000 hab. Evêché. Bon vin muscaL ARCOUN. Voy. arguoun.
AHGOV1E, Aargau des Suisses, cant. suisse, entre Zurich, Zug, Luoernc, Soleure, Berne, Baie ; 53 kil. sur 35 ; 199,850 h.,dont 107,000 protestants et 1 JbW juifs; ch.-l. Aarau. Des chaînons du Jura en occupent la partie N. 0. Il est arrosé par l' Aar, la Reusf , laLimmat. Vins, céréales; soieries et étoffes do coton. L'Argovie n'aie litre de canton quedepuis 1798: jusque-là. ce pays était en partie sujet de Berne, en partie dos 8 anecan tous. La basse Argo v ie ,avec le com té de Baden, le Kellerampt et le Frickthal,a formé le eau ton actueL ARGUEIL, ch.-l. de canL (Seine-lof.), à 17 kil. N. O. de Gournay : 300 hab.
ARGL'IN (Ile d). dans ïOcéan Atlantique , par 18» 67' long. 0., 20» 37' lut. N,, au S. E. du cap lllanc ; 6 kil. de tour. Ile d'un abord dangereux. Découverte par les Portugais en 1 4 52. On croit que c est l'ancienne Cerné.
ARGL'S, descendant d Inachus, fut le quatrième roi d'Argos, de 1866 à 1846 av. J.-C., et succéda au roi Apis qui avait été massacré par les Telchines de Sicyone et dont il vengea la mort sur les coupables. Il eut pour femme Evadné, et fut père de Griasus et ue F nomas qui régnèrent après un.
argus, surnommé Panoptit (c-à-d. qui voit tout), prinee argien, petit-flls du précédent, avait, suivant la fable, cent yeux, dont cinquante étaient ouverts, pendant que ie sommeil fermait les cinq^aute autres. Junon lui cou lia la garde d lo, qu'elle venait de changer en vache ; mais Mercure l'endormit au son de sa flûte, et lui eoupa la tète. Junon prit ses
yeux, et les répandit sur la queue du paon, ou le métamorphosa en eet oiseau. La fable d Argus peut fctre un symbole de la vigilance. — On cite
plusieurs autres Argus; mais ils sont peu connus.
ARGYLE, comté d'Ecosse, entre ceux d' hivernes*, Perth, Dumbarton, la baie de la Glyde, la mer d'Irlande et l'océan Atlantique ; ch.-l. Inverary ; 101.400 hab. Ge comté est en grande partie composé d'îles (Islay, Mull, Coll. Jura, Colousay. loolmkill, etc.). Plomb, cuivre, fer, beau marbre, bouille, ardoises.
ARGYLE (Archibald, comte d ), seigneur écossais, de la secte des Indépendants , fut I ami de Cromwell, prit part k ta condamnation de Charles I et fut décapité après la restauration, en 1661. — Son fils, Archibald 11, conspira contre Jacques 11, dans la première année de son règne, tenta sans succès une Invasion en Ecosse , fut pris k Dumbarton et exécuté, 1 685. — Le tlls de celui-ci fut tait duc après ta révolution de 1688, combattit les Jacobites, se distingua en Flandre sous Marlborough, et fut gouverneur de M inorque et de Gibraltar.
ARGYRIPPE. ville d Apnlie. Voy. ARM.
AKGYROI'ULO (Jean), savant grec, né k Consvlntdès l43UPadoue,v ewelg. la philos.
[ fut appelé en 1456 à Florence parCdme deMédicis, enseigna le grec au fils et au neveu de ce seigneur, se rendit à Rome en 1480, et y professa la philosophie d'Aristote. 11 a traduit en latin la Physique et la Morale de ce philosophe, Rome, 1652, In-fol.
ARIANE, Art ai m, province d'Asie. Voy. sait.
ARIANE, Ariadnc, 011e de Mines et de Pasiphaé, courut de l'amour pour Thésée qui avait été envoyé en Crète pour être livré au Minotaure, et le tira d labyrinthe, en lui donnant un pelolon de fil qui lu permit de retrouver son chemin. Thésée, en sortan de Grêle, l'emmena avec lui; mais il l'abandonna bientôt dans l'île de Naxos. Bacchua eut pitié d'elle et l'épousa.
ajuane, princesse grecque, fille de l'empereur Léon 1 , épousa Zénon , qui monta sur le trône en 474. Dégoûtée des cruautés de ton époux, elle le fit, dit-on, eiitcrrer pend, qu'il était ivre, ctép. Anastase qu'elle plaça sur le trône. Elle mourut en 51 5. ARIANISML, hérésie d'Arius. Voy. as lus. ARIANO , ville .du roy. de Naples (Principauté ultérieure), à 26 kil. N. !.. de Monteruseo; 12,000 hab. Evêché. Les Latin* lanomm. Equotuiicus.
AR1ARATHE. Ce nom fut porté par 10 princes qui régnèrent en Cappadoco de l'an 370 k l'an 92 av. J.-C., et dont les règnes n'offrent guère que des crimes et des assassinats. Les derniers s'allièrent avec les Romains, qui finirent par réduire leurs étafc en province romaine. Voy. cawadocx.
ARIBERT, fils de Clotaire II, roi de France, et frère de Dagobcrt I, eut le roy. d'Aquitaine, et te fil couronner k Toulouse vers 628 ; Il mourut en 630, ne laissant qu'un fils qui le suivit bientôt.
aribert l, roi des Lombards, succéda en 653 à Rcdoald et abolit l'arianisme, 660. Il mourut en 661 cl partagea son royaume entre Pcrtharite et Gondeberl, ses deux fils.
arisert il, roi des Lombards en 701, était fils de Ragimbert,ducde Turin, qui avait usurpé la Lombardie. 11 se rignala par le meurtre de Luitpert,, que son père avait dépouillé, et de Rotharis, ton allié ; il fut détrôné en 712 par Ansprand.
ARIGA, ville maritime du Pérou (Aréqulpa), à 295 kil. S. E. d Ar équipa; 29,000 hab. Petit port; territoire fertile.
ARICI1 (el), lihinocolura des anciens, fort de la B.-Egypte, k 280 kil. N. E. du Caire, par 31» 28 long. E., 31° 6' laL N. Pris par les Français en 1799; en 1800 ils y signèrent une déplorable capitulation.
ARIC1E, princesse athénienne de la famille des Pallantides, qui avaient été détrônés par Thésée, était aimée d' Hippolyte, qui l'épousa lorsqu'Esculape l'eut ressuscité. Elle donna son nom , selon la fable, à une petite ville et k une forêt du Latium où elle se cacha avec Hippolyte. Voy. l'art, tuiv.
ARIC1E, Ariàa, auj. ta Riccia, ville du Latium. à 15 kil. au S. de Rome, la première qu'on trouvait sur la voie Appiennc. Aux environs étaient un boi* célèbre et un temple de Diane Aricinc; le prêtre de ce temple, dit roi d Aride, était toujours un esclave fugitif; tout esclave fugitif qui le tuait le remphu çait jusqu'k ce qu'il subit à son tour le même sort. I .a tradition donnait Hippolyte comme fondateur du temple et du culte d Aride. C'est dans la forêt d'Aricie qu'Egéric apparaissait à Numa.
ARIDEE (Philippe). Voy. ARRHioéE.
ARIE, Aria, prov. de l'ancien empire perse, bornée au N. par la Ractriane, au S. par la Dranpriane, k I E. par ta Paropamisie, à 10. par la Parthie Ch.-l. Aria, auj. lierai. Elle correspond au Scdjistan actuel et i la partie orientale du Khorassan. — On étendait quelquefois le nom d'Arie ou d'Ariane à toute la contrée situés entre la Perse et l'Inde, et alors elle comprenait, outre l'Arie propre, les 2 Carra ala Gédrosie. l'Arachosie. la Dranciane, la Pela Choarcne. etc.
ARIO
ARIS
AR1ÉGK, Aurigera, riv. de France, prend M source dans les Pyrénées, coule du S. an N., passe à Cintegabelle, Pamlers, Yillcfranche, et tombe dans la Garonne à Pinsaguel, après un cours de 140 kil. Elle roule un peu a or dans ses eaux : d'où sen nom à' Aurigera, et par corruption Ariége.
ariége (dép. de 1'), dép. de la France, sur la frontière d Espagne, entre la H. -Garonne à 10. et les Pyrénées-Orient, à l'E. ; S.690 kil. carrés; 260,536 hab.; ch.-l. Folx. I! est formé du comté de Foix, du Couserans, d'un fragment du Languedoc. Forêts au S.; lacs poissonneux; un peu d'or dans l'Ariége et le Salât. Fer, marbres, ardoises, albâtre, plâtre, grès à paver, etc. Forges à la catalane, martinets; gros draps, bonneterie, étoffe de coton, de laine; tanneries, faïenceries, verreries. Commerce en liège, résine, jayet ouvré, ouvrages de corne, de buis, etc. — Ce dép. forme 3 arr. (Foix, Pamiers. SMîirons). 20 cant. et 336 cornm. Il appartient à la ll« division militaire, e««t dans le dioe. de Pamiers et ressortit à la cour impériale de Toulouse.
ARIK.NS, hérétiques. Voy. ARIOS.
ARIG1SE I, duc de Bénévent, succéda à Zotton en 591, enleva Crolone aux Grecs en 596, et mourut en 641.
arigise il, duc de Bénévent , succéda en 758 à Luitprand, lutta 13 ans contre Charîemagne, qui le soumit enfin en 787 ; il mourut cette même année. Il avait pris en 774 le titre de prince de Bénévent.
ARIMANE, Ahrimcn, principe du mal chex les anciens Perses, était opposé à Oromaie (Ormuid), principe du bien, et était représenté par les ténèbres.
ARIMASPES, Arimaxpi, peuple Imaginaire de l'Asie, dont les Grecs faisaient des Cyclopea qui disputaient aux griffons l*or du fleuve Arimaspius.
AmIM ATM'K, nnr tUIp de Svrle. Vou. RAMA.
ARIMINUM, ville d Italie: auj. bimini.
ARINTHOD, ch.-l. de cant. (Jura), à 35 kil. de Lons-le-Saulnier : 1,300 hab. Bâti sur les ruines d'un temple gaulois dédié à Mars.
AR10BARZANE, nom de trois rois de Cappadoce.
foy. CAPPADOCE.
ARION, poêle et musicien grec, né à Méthymnc, dans l'île de Lesbos, florissait vers l'an 620 av. J.-C. H vécut longtemps à la cour de Périandre, roi de Connthe, et ût avec ce prince un voyage en Italie, où il amassa de grandes richesses. A "son retour, «-s compagnons de voyage résolurent de le tuer, afin de se partager ses dépouilles; mais Arion, connaissant leurs desseins, leur demanda la permission de toucher une dernière fois de la lyre, puis il s'élança dans les flots; on raconte qu'alors un dauphin, que sa mélodie avait attiré près du vaisseau , le reçut et le porta au cap de Ténare en Laconie. Le dauphin qui avait sauvé le poète fut rangé parmi les constellations. On regarde Arion comme l'inventeur du dithyrambe.
ARIOSTE (Ludovteo ariosto, dit Y), célèbre poète Italien, né en 1474, à Rcggio (duché de Modène), de N'icolo Ariosto, gouverneur de Reggio, annonça dès sa première enfance des talents poétiques, et fut de bonne heure apprécié par les ducs de Ferrure, qui le fixèrent à leur cour et l'admirent dans leur intimité ; il passa sa vie auprès d'eux, partageant son temps entre la poésie et les affaires. En 1512, il fut député par le due Alphonse auprès du pape Jules H ; en 1521 , il fut chargé d'étouffer des troubles qui s étalent élevés dans une province infestée de brigands. On raconte qu'il tomba entre leurs mains, mais qu'en apprenant son nom , ils le laissèrent partir en le comblant de marques d'honneur. 11 employa dix années à composer l'ouvrage uni l'a immortalisé , le Roland furieux. Oriando furiose, qui forme le pendant du Roland amoureux de BoTardo. 11 y raconte les exploits des paladins, mêlant avec un art inimitable le plaisant et le sérieux,
le gracieux et le terrible, et faisant marcher de front une foule d'actions diverses auxquelles il sait également intéresser. 11 publia son poème pour la premier» fois en 1516, en 40 chants ; il ne cessa depuis de le retoucher, et il en donna en 1532 une édition fort perfectionnée et augmentée de six chants, ce qui en fil comme un nouvel ouvrage. 11 mourut peu aprèr en 1533, d'une maladie de vessie. 11 joignait anavantages de la figure et de la taille un esprit aimable, un caractère doux et affectueux; il eut pour sa mère le plus tendre attachement. L'Ariosîa laissé, outre Bon grand poème, des satires, derimes ou poésies diverses, quelques comédies et des vers latins. Ses œuvres complètes ont été publiée , à Venise, 1766, par les soin? de J.-A. Rarotti, en 6 vol. in-12. Il a été fait un grand nombre d'éditions du Roland furieux; les plus estimées, apriles éditions originales de 1516 et 1532 données pal'autcur même à Ferrare, sont celles de France*-!. . à Venise, 1584 et 1603, accompagnée d'argument et de notes; de Baskcrville à Birmingham, I77i de Molini. Paris, 1788; do Bodonl à Parme, et de Mussi à Milan, 1812. Le Roland a été traduit en français par J.-B. Mirabaud, 1741 ; d'Ussieux, 1775 . Trcssan, 1780 ; par Panckoucke et Framery, avec le texte en regard (traduction fidèle, mais senile,, et plus récemment par A. Mazuy, avec une vie de l'Arioste et des éclaircissements, 1 839, 3 v, in-8 ; par M. A. Delatour, 1842, 2 v. in-8, et par V. Philipon de la Madeleine, IS»3, in-8. Creuzé de Lesser et M. Duvau de Chavagne Pont mis en vers. La vie de l'Arioste a été écrite par J.-B. Pigna et par Garofalo (dans l'édit. de Venise. 1584}.
AR10V1STE, roi des Suève», appelé en Gaule par lesSéquanes contre les Educns, battit ceux-ci à Amagetobria, 63 ans av. J.-C., el bientôt opprima ses propres alliés. Il voulut s'opposer aux conquêtes de César, après avoir feint d'être l'ami des Romains; mais il fut complètement défait près de Vèiauih, 58. Solnn Iph trad. Il se retira sur le mont Taunt
ARIPERT, rot des Lomnards. Voy. aribert.
ARISPE, ville du Mexique (Sonora), à 570 kit N. de Sinaloa; 7,000 hab. Ancienne résidence d'un, intendant.
ARISTARQUE, astronome et mathématicien grée natif de Samos, florissail vers 2HO av. J.-C. Il est un des premiers qui aient soupçonné que la terre tourne sur son axe et autour du soleil ; il fut accusé, pour celte opinion, de troubler le repos des dieux. On a de lui un Traité de la grandeur et de l'éloignant mt du soleil et de la lune , publié par Wallis, Oxford, 1688, grec- latin ; traduit en français par M. de Fortia, Paris, 1810.
aristarque, critique et grammairien célèbre, n» dans la Samolhrace , vers 180 av. J.-C., discipl d'Aristophane de Ryxancc, vint de bonne heure a Alexandrie, fut chargé de r éducation des fils de Ptolémée Philométor, et m. dan* l'ik de Chypre 72 ans. Aristarque est surtout célèbre pour ses travaux sur Homère ; il soumit Y Iliade et Y Odyssée à la critique la plus rigoureuse et en donna une édilior nouvelle qui jouit du plus grand crédit chex le» anciens; cependant on Vaccuse d'avoir arbitrairement changé ou rejeté un grand nombre de vers. Il avait également travaillé sur Pindare, A rat us et plusieurs autres poètes. Aristarque était un censeur sévère, mais d'un goût sûr, et son nom est rest • comme le type du critique. Villoisoo a donné dar.« son édition de Y Iliade les corrections d' Aristarque.
ARISTEE, Aristœus. berger célèbre , fils d'Apollon et de la nymphe Cyrène, fille du fleuve Pénée. était né dans la Libye (Cyrénaïque). Il apprit au\ hommes l'art de soigner les troupeaux, de faire rai. 1er le lait et d'élever las abeilles. Il épousa Autonoé, princesse deThèbes, de laquelle il eut Actéoc. Désespéré de la mort de son ills. qui fut déchiré •
ARIS
ARIS
la chasse par ses chien», il quitta la Grèce, .>as*a à i Cos. de là en Sardaigne, pals en Thrace , ou Bacchas l'initia aux mystère* des orgies, et fixa enfin son séjour sur le mont Hémus ; mais il en fut enlevé et disparut tout à coup. Virgile en fait, dans ses Giorgiques (iv« livre), l'amant d'Eurydice, et le montre faisant sortir des flancs d'un taureau immolé d'innombrables essaims d'abeilles.
aristée, ArisUù», officier de Ptoléméc Phlladclphe, fut, selon une tradition douteuse, chargé d'aller en Judée pour y chercher les livre» saints : il ramena avec lui 70 savants pour les traduire, et fit faire à «on retour la version dite des Septante. On a sous !e nom d'Aristée une Histoire de la traduction des Septante , qui paraît apocryphe, mais qui n'en est pas moins fort ancienne. Elle a été imprimée à Oxford, 1692, grec-latin.
ARiSTÉNËTE, écrivain grec et auteur d'un roman en forme de lettres, dans lequel on trouve des détails curieux sur les mœurs de son temps. Il était né à Nicée vers 300, et périt, dit-on, dans le tremblement de terre qui renversa Nicomédie en 358. Il /'tait contemporain et ami de Libanius. Les Lettres d'Aristénetc ont été publiées à Anvers, 1566; à Utrecht , grec-latin , avec des notes de Pauw , 1737; et à Paris, 1823, par M. Boissonade, édit. préférable à toutes les autres. Elles ont été traduites ou imitées en français, par Cyrc-Foucault, 1597; Lesage, 1695: Moreau, 1752; F. Nogaret, 1797.
ARISTIDE, Aristides, Athénien célèbre par ses vertus civiles et militaires , eut une grande part à l'administration de la république, et reçut du peuple le surnom de Juste. Il est un de ceux qui commandaient à la bataille de Marathon. Thémistocle, son rival , jaloux de son crédit, le fit bannir par l'ostracisme, 483 ans av. J.-C. Rappelé lors de l'invasion de Xerxès, il contribua aux succès de Salamine et de Platée, et fut chargé , après l'expulsion des Perses, d'administrer le trésor commun de toute la Grèce. M m. dans un âge avancé (469), et si pauvre, que l'état fut obligé de pourvoir à ses funérailles et de doter bcs filles. Cornélius et Plutarque ont écrit sa vie.
Aristide (saint), philosophe athénien, se convertit au christianisme, et présenta à Adrien, l'an 125, une Apologie pour les Chrétiens, que nous n'avons plus. On place sa fête au 31 août.
Aristide (.-Ellus), orateur grec , né en Bithynie vers l'an 129 de J.-C., se fixa aSmyrne. où il enseigna la rhétorique avec un grand éclat. Smyrne ayant été renversée par un tremblement de terre l'an 178, Il détermina par son éloquence l'empereur Marc-Aurèle à la rebâtir. H reste de lui 54 Discours et quelques autres écrits. Samuel Jebb, savant anglais, en a donné une édition gr.-lat., Oxford, 1722, 2 vol. ln-4, avec des notes. G. Dindorfl* a publié en 1829, à Leipsick, une nouvelle édition en 3 vol, qui renferme quelques morceaux récemment découverts.
Aristide (Qulntlllen), auteur grec qui paraît avoir vécu dans les premiers siècles de notre ère et dont il nous reste un traité important sur la musique ancienne. Meibomlus l'a inséré dans la collection des Auctores septem antiquœ musicœ, Amsterdam, 1652, 2 vol. in-4.
AR1STION, sophiste d'Athènes, fit déclarer cette ville en faveur de Mithridate, contre les Romains, et y usurpa un instant le souverain pouvoir. Sylla, Vêtant rendu maître d'Athènes, le mit à mort, 87 ans av. J.-C.
AR1ST1PPE, philosophe grec de la secte dite eyrénalque , ne à Cyrène vert 435 av. J-.C. , d'une famille riche, vint à Athènes étudier sous Soc rate, et fonda lui-même une école dans laquelle 11 dénatura la morale de son maître ; il proposait pour but unique de la vie la recherche du plaisir ; toutefois il proscrivait le* excès et voulait que 1 homme possédât la
volupté sans se laisser posséder par elle. Il mit cette doctrine en pratique , et passa ses plus belles années à la cour de Denys-le-Tyran dans Ut mollesse et Ici délices. Aristippe avait la répartie flne et l'esprit brillant; l'on cite delui beaucoup d'heureuse* saillies. Il eut une fille nommée Arété, et un petit-flls nommé aussi Aristippe, qui enseignèrent sa philosophie.
ARISTOBULE I, surnommé Philheltcne , c.-à-d. Ami des Grecs, prince juif, succéda à son père. Jean Hyrcan, comme grand-prCtre, l'an 107 av. J.-C., et prit le titre de roi. Son règne ne dura qu'un an, tt fut souillé de crimes.
ARISTOBULE il , (ils d'Alexandre Jannée . détrôna son frère Hyrcan II, et devint roi de Judée l'an o av. J.-C. Assiégé par Arétas, prince arabe, il fut délivré par les Romains qu'il avait appelés à son xcours; puis il se brouilla avec eux. fut assiégé dai Jérusalem , pris par Pompée (63), et env. a Rome, t j il mourut eu prison, 45 ans av. J.-C.
ARISTOCLES, péripaléticien dui!«steclede J.-C.. né à Messène, composa une Histoire des philosopht . et de leurs opinions, dans laquelle il combattait le scepticisme d /Enésidèmc. Eusèbe en a conservé des fragments dans sa Préparation évangélique.
AR ISTOCR ATE, nom de deux rois d' Arcadle : le t « régna l'an 720 av. J.-C.; le 2« vers l'an 680. Celui-ci trahit les Messéniens , ses alliés; le peuple indigné le lapida et aliolit la royauté, en 671 ou 668.
ARISTOCRATES (du mot grec unstocrateia , gouvernement des meilleurs ou des plus puissants), dénomination sous laquelle on désigna dés le commencement de la révolution française les anciens nobles et qui s'étendit dans la suite à tous ceux oui m montraient opposée aux doctrines révolutionnaires i : partisans de l'ancien régime.
AR1STODÉME, un des Héraclides qui, à la téta des Doriens, vinrent conquérir le Péloponèse, régn^ à Sparte, de 1190 à 1186, et fut père de Proclès 1 1 d'EuryBthène, chefs de deux branches qui après Ici régnèrent conjointement à Sparte.
aristodème, roi de Messénie, 744 av. J.-C, soutint de 7 44 à 724 la guerre la plus opiniâtre contre lr ^ Spartiates, les battit à Ithome et prit leur roi Théc pompe. On raconte que, sur la foi d'un oracle , il sacrifi i sa fille pour le succès de la guerre, et qu'ensuite, pour obéir à un nouvel oracle, il se pi rçadesonéjiéi
AR1STOGIT0N, Athénien qui, avec son ami Ilaimodius, projeta de délivrer Athènes de la tyrann • d'Hippias et d'HIpparque. Harmodius fut tué apr< i s'être défait d'HIpparque. On se saisit d'Aristogltcn. et on le mit à la question pour lui faire déclarer Kl complices. 11 nomma tous les amis du tyran, qu. furent aussitôt mis à mort. Interrogé s'il n'en resta 11 pas d'autres , il répondit qu'il n'y avait plus qu'Hiipias qui méritât de mourir. Le tyran le Ut aussi'.ôi conduire au supplice. Après l'expulsion d Hippia (509) , une statue et des fêtes publiques consacrèren t la mémoire de ces deux généreux citoyens.
AR1STOMÊNE , roi et général des Messénlem vers 684 av. J.-C., souleva ses compatriotes contre les iAcédémoniens, et excita la deuxième guerre de. Messénie. Deux fols il fut Tait prisonnier, et chaque rois il s'échappa de la manière la plus merveilleuse. 11 remporta de grands avantages et soutint dans Ira an siège de 11 ans (682-671 av. J.-C), mais ne put empêcher l'asservissement de sa patrie. Vaincu, il se retira en Arcadie avec une partie de? Messéniens , tandis que les autres allaient en Sicile.
ARISTONIC, flls naturel d'Eumène 11, roi de Pcrgame, voulut enlever aux Romains le royaume de Pergame qu'Attale III leur avait l&mé en mourant, 132 av. J.-C II fut accueilli avec transport par la nation, et remporta d'abord d'assex grands avantages; mais enfin il fut vaincu et pris par le consulPerpenna ; on. le fit étrangler en prison (1291.
ARISTOPHANE, ceiébre poète comique grec, u*