‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 87 sur 567 · AK1S · texte numérisé non relu

AK1S

ARIS

vers l'an 4S0 av. J.-C., à Athènes selon lot un*, dans l lle de Rhodes ou dans celle d'Egine selon (1 autre», commença à se faire connaître l an 42", et ût représenter sur le théâtre d Athènes un grand nombre de comédies dans 1 («quelles il attaquait uns ménagement les philosophes, les hommes d'é- Ut, les poètes, le peuple d Athènes et les dieux eux-mêmes. Il porta si loin la licence que I on fut obligé, vers l'an 588, de rendre une loi qui défendait de représenter et de nommer sur la scène aucun personnage vivant: ce qui mit On a ce que l'on appelle Yancunne comédie. Ceux qu'il poursuivit a\ ec le plus de violence furent Socrate, contre lequel Il Ût la comédie des Nuées (vers l'an 423); (iéon, qu'il attaqua dans les Chevaliers; Euripide, qu'il (Il figurer dans les Acharmens, les Femmes à ta fête de Céres et les Grenouilles. De M pièces qu'avait composes Aristophane, il n'en reste que II: Piulus, Lysistrate, les Nuées, les Grenouilles, les Chevaliers, les Acharmens, les Guêpes (imitées par Racine dans les Plaideurs), les Oiseaux, la Pau, les Harangueuses, les Femmes à (a féte de Céres. Les allusions, le* personnalité, le* jeux de mots dont elles sont remplies, les rendent fort difficiles à entendre: en outre, on est souvent choqué de 1» grossièreté des plaisauterieset de la bizarrerie de» idées; mai» on ne trouve nulle part plus de sel et de causticité. Les meilleure» édition» d'Aristophane sont celles de Kustcr, gm-latin, 1710, Amsterdam, info!.: de Berglcr, 17W), Leyde ; de Ltrunck , Strasbourg, 1781, 3 vol. in-8°: d' Invendu, avec coin nnnUircMieli.ck. Lcip»., 13vol., 17 94-1 826; celle de G.Din.lorf.Par..lR3J,frr.iM-8.cl.ezF. Ihdol (avec les Schotics. I8i0). Le- comédie:. d'Aristophane uni été trad. en franç. dans le Théâtre des Grecs par A .-(.h. Brottier (vol. x à Xiiij, cl séparément par Poinsinet lie Sivrv (1784,, et par M. Artaud , 6 vol. in-32, IÀ2.S-1R3Q : celle dernière trad. est la plus estimée.

aiustohbane, grammairien g rec, natirde tiyiance. liltl à Alexandrie vers l'an 198 av. J.-C., et y fut nommé chef de la grande bibliothèque. Il eut |ioiir hseiple le célèbre criliqut; Arislarque. On lui attribue l'invention des accents, la ponctuation et le lanon (ou catalogue raisonné) des Auteurs classiques grecs, publié par Nanck , Halle, lb'iH, \u-%.

ARISTOTE, Aristoteles, célèbre philosophe grec, rurnommé le Prince des philosophes, fondateur de la secte des Péripatéticiens, né à Stagyre en Macédoine, l'an 384 av. J.-C., eut pour père Nicomaque,

■oi de Via-

distingué, ami d'Amyntas 111, roi eédoine. II vint vers 1 an 368 à Athènes, y suivit pendant 20 ans les leçons de Platon, et commença dès lors à se faire connaître par ses écrits. Après la mort de son maître (348), U qultU Athène*. blessé, dit-on, de n'avoir pas été désigné pour lui succéder, et se retira d abord en Mvsie, auprès d'Hermias, souverain d'AUmé, dont U épousa la sœur Pythia»; puis à Hitylène dans l'île de Lcsbos. La, il reçut de Philippe (343) une lettre dans laquelle ce prince le priait de se charger de l'éducation de son fils Alexandre, lut disant qu'il se félicitait moins de ce qu'il lui était né un fils que de ce que ce Ois était né du temps d Aristide. Après avoir passé plusieurs années à La cour de Macédoine, il suivit, a ce que l'on croit, son disciph- dans ses premières expéditions en Asie, mettant à profil, pour les progrès de I histoire naturelle, les trésors et les conquêtes du roi; puis 11 vint se fixer à Athènes vers l an 331, et y fonda, dans une promenade voisine de la ville et nommée Lucie, une école nouvelle, qui prit le nom de Lycée , on U nomme aussi école péripatéticienne

idu mot grec piripaios, promenade). A la mort d A exaadre (323,, Ariatote, resté en bu tte à la calomnie et aux attaques de ses envieux, se vit accusé d' piété; Il sortit d Athènes sans attendre le

disait-il, épargner aux Athénien"», déjà

coupables de la condamnation de Socrate, on nouvel attentat contre la philosophie. Il alla s'établir a Chalcis en Eubée, ou il mourut peu après, en 322, âgé de 62 ans. On a répandu sur le genre de sa mort les venions les plus contradictoire». On a dit même qu'il avait mis fin à ses jours. — Aristote est le génie le plus vaste de l'antiquité ; Il a embrassé toutes les sciences connues de son temps et en a même créé plusieurs. Ses écrit» forment une sorte d'encyclopédie ; pendant un grand nombre de siècles, il» posèrent la borne du savoir humain, et jouirent d'une autorité absolue. La plupart de ses ouvrages nous tout arrivés, mais quelque u m mutilés ou altérés. Les principaux sont : VOrganon, composé de différent» traites de logique ; la Rhétorique , U Poétique, deux traités d'Ethique ou de Morale, La Politique, Y Économique, Y Histoire des Animaux, les Parties des Animaux, la Physique, les traités du Ciel, de la Génération et de la Corruption, des Météores, du Monde, les Problèmes , le traité de 1 Ame, la Métaphysique ou Philosophie première. Le mérite d' Aristote en philosophie fut de donnei à U science une base plus solide que n'avaient fait ■es prédécesseurs, et d'accorder davantage à l'expérience, sans méconnaître le rôle de la raison, j C'est ainsi qu'il a rejeté la doctrine de l'idéal, qu'avait professée PU ton. et a concentré toute réalité dans j le» objets individuels. Selon lui, les points de vue SOUI lesquels ce» objet» peuvent être envisagés se réduisent aux suivant» : les élément» dont une chose est composée, sa nature intime ou son essence, sa cause, rt le but ou la fin vers laquelle elle tend ; d'où la di»linction des quatre princi|*&, la matière, la forme, la cause efficiente et le principe final, principes qui doivent se retrouver partout et que la philosophie a pour mission de déterminer. Ari.-tole |*>un»uit ensuite li - applications de cette théorie dan» toutes le» branches de la science. En psychologie, il essaie de classer les facultés de l'âme, et considère l'âme elle-même comme la puissance cachée qui produit et maintient l'organisation. En logique, il passe en revue le» différentes formes du * i i "unement déductif ou syllogisme, dont il donne un code complet. En théodicée. Il fonde La démonstration de lexUtence divine sur la continuité du mouvement, et présente Dieu comme la fin ou le but du monde, comme le centre auquel tout aspire. Dans l'art, il ramène le beau à l'imitation de la nature ; en morale, la vertu à l'équilibre entre le» passions, et au milieu entre les excès ; en politique, il assigne pour fin à la société l'utilité. Des travaux aussi vastes, où La richesse de» détail» le dispute à l'harmonie de l'ensemble, suffiraient pour justifier l'admiration que dans tous les temps le génie d Aristote a excitée, quand on ne connaîtrait pas son Histoire naturelle et ses recherchas sur î'anatomie comparée, qui, de laveu de Curier. n'ont pas été surpassée». 11 est juste d ajouter, cependant, qu'Aristide eut la prétention mal fondée de tout déduire par le raisonnement d'un petit nombre de principes hasardés ; qu'une partie de sa logique et de sa métaphysique roule sur de vaines subtilités; que, dans sa physique, il se borne trop souvent a des explications purement verbales, et que par là il a nui quelquefois aux progrès de l'esprit humain. — Les œuvres d' Ariatote ne furent rassemblées et publiées dans l'antiquité même que fort tard Enfouies ou cachées pendant près de deux siècles (Voy. mêlée de sœpsisi, ce n'est, dit-on, que vers le temps de Sylla qu'elles furent réunies par Apellicon de Téoe et revisées par Andronicu» de Rhodes. Dan» les temps modernes, on ne connut pendant longtemps que YOrganon ; c'est aux Arabes et aux Grecs émigrés de lk>n»tantinople qu'on dut la connaissance et La propagation en Europe de ses autre» ouvrages. La première édition complétée d' Aristote fut publiée à Venise par Aide

ARIU

ABKW

M 495-98 in-fol. ). parmi les édition* postérieures, i sieure de i Plu» estimées sont celles: de François Sylburge. I» rrancfort, 1585-86. toutcprecque; de GuUlaume Durai, Paris, 1619 et 1654, in-fol.. grec-IaUn:deBuhlc, dans la collection de Deux-Ponts, publiée àMiwboure 5 vol., 1191-1800 tnon achevée) ; de Bckker, rrec-latin avec nn choix de commentaires, publiée m l'académie de Berlin, Berlin, 1830 etann. suiv. On a en outre donné nne foule d'éditions spéciales des ..livras. détachés. 11 n'existait jusqu'ici aucune traducion française complète d Ariatote ; les principales troluctiona d ouvrages séparés sont : celle de la Morale et le la Politique, par Thurot, Paris 1 823, 2vol. in-8 ; le la hhéioriquc, parCassandre, Paris, 1675, et par ' .h.-E. Gros, Pari», 1822 ; de la Poétique, par Dacier, Paris, 1692, et Le Batleux (dans les Quatre Poétiques), 177 1 ; de l'Hùlotre des animaux , par Camus, Paris , 1783 ;du Traité du monde, par Le Batleux, dans son Traité des coûtes premières; de la Logique, par Ph. Canaye, sieur de Freanes. Paris, 1589, in-fol. ; ie là MciapUynque, par MM. i'ierrou et iLevorl, :eVil.,2v. tu-c». Al. Barthélémy St-HHaire en publie me trad. complète {Politique, 1837. 2 vcL iu-8, et it>4S. 1 v. in-8, Logique, 1839-44. 4 y.. Traité dr. t'dme, 1846, Opuscules plutos.t IM7 J-orole, itM ; 8i6\ etc.). A. a eu une foule de commentaient s : nous nommerons, cher les anciens. Amraonius, Alexandre d'Aphrodisie, Simplicius, Olymplodore, Boeee; au moyen âge, Alkendi, Averrofts, Avicenne, Ayenpaee. Albcrt-le-Grand, saint Tliomas. La vie d ArUÉOll a été écrite chez les anciens par DtoffcM Laerce et par Ammonius. On a publié sur, pour et .outre sa doctrine une foule d'écriU. Launoy a tau histoire des vicissitudes qu'a éprouvées l'enseignement de sa philosophie chex les modernes, dans son l.vrp De varia Arittoielis fortuna. M hwrxmn a toS>6% sav^RÎcA. sur tes trad. lai d Ar^ae, et M Ravan-or. m w»\\. Essai sur ta hlètaphyuque.

AR1ST0X.ENE, philosophe et musicien grec né A Tarent* vers 350 av. J.-C., fat un des plus célèbres disciples d'Aristote. Il avait, selon Suidas, composé 453 ouvrages. Il ne reste de lui que dos EUlerus harmoniques , en 3 livres, publiés par Meiomius, Amsterdam, 1652, et un Fragment sur U Ihythme, trouvé à Venise parMorelll, 1785. An*l >xi ne n'admettait pour juge en musique quel oreille et rejetait lescalculs malhématiq .des Pythagoriciens. G. L. Mahnc a écrit : De Aristotieno, Amst., li 'J3.

AR1LS, fameux hérésiarque , né vers lan 2.0 dans La Cyrénalque, ou, selon d'autres, A Alexandrie, fut ordonné prêtre dans un âge avancé, s'état» lit A Alexandrie et commença en 3T2 à y enseigner mm doctrine nouvelle, qui se répandit rapidement ; I] combattait la Trinité, niait la eonsubstantialité

*e» successeurs: elle fut approuvée par us. conciliabules, et pendant longtemps elle compta de très-nombreux partisans. L'empereur Théodose parv int à étouffer presque entièrement cette bei-ésie dan» le sein de ses états, mais elle fut embrassée par la plupart des peuples barbares qui avaient envahi l'empire romain, et subsista pendant plusieurs siècles chex les Goths. les Vandales, les Bourguignons et les Lombards. Elle s'éteignit vers l'an 660, par 1 ab-

le Përr et par cnile sa divinité même, que Jésus -Christ ,«<t n»>«> simple du neant.très inférieure au Père, llfut

du "Verbe avec et soutenait .réature tirée .

■successivement combattu par saint AlexanUre et par ■aint Alhauase, évéquca d'Alexandrie, condamné : ar plusieurs concile.*, et notamment par' le concile de Nicée en 325. anathématisé et exilé pendant plusieurs années. Mais soutenu par Eusèbc, évéque de ."s icomédic, homme de sou parti , il se lit absoudre par * iclques conciliabules et parvint même à égarer Constantin qui le rappela de l'exil et le rétablit dans Alexandrie. Cependant son retour ayant excité des troubles dans cette ville , il se relira à Conslanunople ; Il allait, malgré l'opposition de saint Alexandre , devenu patriarche oc cette ville , entrer en triomphe dans l'église, lorsqu'il mourut subitement d'une violente colique, l'an 336. Ses partisans prétendirent qu'il avait été empoisonné ; ses adversaires tirent dans cette mort extraordinaire une punition envoyée par Dieu même. Après la mort d'Arius , -m héi ■ fit de grands progrès : elle fut ouvertement protégée par l'empereur Constance et par plu-

juralion d'Aï ibert 1, dernier roi anen des Lombards. Depuis la réformaUon, l'arianisma s est reproduit, mais sous de nouvelles formes, principalement tous celle du socinianisme. et a eu pour pnncijiaûx défenseurs Servet, Socin, Capiton Cellarius , etc (Voy. ces noms). V Histoire de TAnamsmt a été écrite par le P. Maimbourg. . .

ARJONA, Vrgao, petite ville d Espagne, à 28 kil. N. 0. de Jaen : 3.300 hab.

ARKANSAS, fleuve des Etats-Unis, sort des mont» Rocheux, coule an S. 0., et tombe dans le ff'»»««P;; •près un cour» de 3,200 kl. «viron. 11< ■ .jour affluent* le Canadien A droite, le \ert-dc-Gr i?, le

abkawsab, un des Etala de i l'Union , borné au , W. par l'état et le territoire du Missouri, à l h. ï»ar le Mississlpl, au S. par la Louisiane et le Texas» à l'O. par le Mexique seul : 940 lui. «r 390; 14,800 hab. en 18Î0. 191,057 en 1855; ch.- . Arkopç dis ou Little-Rock. Climat varié. Plusieurs rivières : M.ss.sdm, Arkansas, riv. Rouge, riv. Blanche, Saint- François. Tabac, coton, mais, rix, vin. — L Artantjs r ,-Tiiaiiii territoire des 1 «l<l,ot devint lin Mat çn l h.50. " Asi^slsr!ies\penrie indigène de l'Amérique du NordTqui jadis habitait sur le, bord, de 1 Arkansaf et lui a donné son nom.

ARK11ANGEL, ville de Russie, ch.-l. du gouvernement de même nom, sur la mer Blanche, à I embouchure de la Dwina, et à 750 kil. N. E. de Saint- Pétersbourg ; 19,000 bab. Beau port, mais qui n est librede glaces que 4 mois de l'année. Bâtie en bois, sauf quelques monuments. Archevêché, séminaire; chantiers de marine ; école de navigation : pèche de la l>aleine; commerce considérable. Arkhangel était une ville anséatique au moyen âge : elle fut U seule place maritime commerçante de U Russie avant la fondaUon de Sl-Pélersbourg. — Le gouvernement d'Arahangel est situé entre la mer Glaciale et la mer Blanche au N., le gouvernement de Tolwlsk A l'E., ceux de Vologda et d'OloneU au S., et la Laponieàl'O.; 1.550 kil. sur 780. Popul. 263.000 hab Russes, Samoïèdee et Lapons. Il est en panie situé sous le cercle polaire et comprend la Nouvelle-Zemble et plusieurs autres Ile de la mer Glaciale. L'été y st\ court et pluvieux. Pedeteries.— Aranangel doit ■on nom à saint Michel Y archange, son patron.

ahkhamgel fROtTVKir), fort établi par les Russes, sur la côte N. 0. de l'Amérique septentrionale, dans l'île et sur le détroit de Sitka, par 137» 36' long. 0., 57" 3' lat. N.

ARKONA, extrémité nord-est de l'île de Rugen ; contrée célèbre par le culte du dieu Svantovit. Près de 1A était un petit lac que l'on soupçonne être celui où les Scandinaves baignaient annuellement l'effigie de la déesse Hertha. Beau phare.

Al; KOI mi us, ville des Etats-Unis, ch.-l. de l'Arkansas. Voy. urruc-aoca.

ARKWRIGHT (Richard), mécanicien anglais, né en 1732 A Près ton (Lancaster). d une famille pauvre, mort en 1792, fut jusqu'à l'Age de 36 ans simple barbier. Doué d'un génie naturel pour U mécanique, il réussit, après des difficultés sans nombre, A exécuter une machine à filer le coton d'une perfection admirable, prit en 1771 nn brevet d'invention, établit une fabrique A Cromfort (Derby) et fit bientôt une immense fortune. L'invention d'Arkwright

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a opéré ane révolution dans la fabrication du coton; an réduisant presqu'k rien la main-d'œuvre, elle a permis a l'Angleterre de baisser prodigieusement le prix de ses marchandises.

ARLANC, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 15 Ul. S. d'Ambcrt ; 3.500 hab. Eau minérale froide.

ARLBKRG ou VORARLBERG, chaîne secondaire des Alpes, part du Monte d Oro, et traverse leTyrol.

Vo-J. ALPES et VORARIbivRO.

ÀRLEQL'IN. On désigne spécialement sous le nom de ce personnage de la comédie italienne quelques acteurs qui excellaient dans ce rôle, entre autn Dominique et Carlin. Voy. ces noms.

ARLES, Arelas et Arelate, appelée par les Massilicns Ttuline, ville de France (Bouches-du-Rh&nc), ch.-l. d'arrond.,sur le Rhône,k75kil.N. O.de Marseille: 22,324 hab. Petit port, pont de bateaux ; heau- 50up de mon. antiq. [théâtre, amphithéâtre, obélisque, aqueduc, temples, arc de triomphe) . collège, bibliothèque ; école de navig. Aqc évèché. — L'an*, a 8 cantons (Château-Renard, Eyguières, Saintes- Mariés. Orgon, Saint-Remy, Tarascon, "et Arles qui compte pour 2), 33 communes et 77,688 hab. — Arles fut fondée au moins 2,000 ans avant notre ère; son nom en langue celtique (Ar-lait) veut dire près des eaux. Sous l'empire romain elle fut très puissante et servit pendant un temps de résidence à Constantin, d'où lui vinrent les noms de Consiantina et de Julia Materna. En 4 12, après la prise de Trêves par les Francs. Arles devint la métropole de toutes les Gaules. Sous les Mérovingiens elle était capitale du comté de Provence ou comté d'Arles. En 870, elle devint sous Boson capitale du royaume de la Bourgogne cisjurane, et en 933, Rodolphe Welf , déjà roi de la Bourgogne transjurane , ayant réuni les deux Bourgognes, fit d'Arles la capitale de ses états, qui prirent alors le nom de Royaume d'Arles. Ce royaume dura peu et fut légué en 1032 par Rodolphe 111 k l'empereur Conrad II. Depuis ce temps Arles ne fut plus considérée que comme la capitale de la Provence. Plusieurs conciles ont été tenus k Arles. Le premier et le plus célèbre fut convoqué en 314 par Constantin. On y prononça une oentence d'absolution en faveur de Cécillcn.

arles, Arulœ, ch.-l. de cant. ( Pyrénées-Orientales ), à 8 UL S. O.deCeret; 1,792 hab. Plomb, eaux minérales.

ARLELX, ch.-l. de cant. (Nord), à 10 UL S. de Douay : 1,800 hab. Pris par les Français en 1645.

ARLINGTON (Henri bennet, comte d'), ministre d'état et pair d'Angleterre, né en 1618, mort en 1685, se distingua d'abord par son dévouement à la cause de Charles 1, combattit dans l'armée royale et émigra sous le protectorat. Rentré en Angleterre avec Charles II, il flt en 1670 partie du ministère célèbre connu sous le nom de Cabal {Voy. ce mot). Il fut ensuite élevé k la dignité de lord chambellan.

ARLON, Orolaunum, ch.-l. du Luxembourg belge, '■ 30 k. 0. de Luxembourg; 3,200 h. Aux environs, forets, forges; grand commerce de fer. On y a souvent trouvé des médailles, des statues, etc. — Erigé en marquisat et réuni au comté de Luxembourg en 1214 ; possédé par la France, 1684-97. Victoires des Français sur les Impériaux (avril 1793 et avril 1794).

ARMADA. Ce nom, qui veut dire en espagnol floue de vaisseaux de guerre, a été spécialement appliqué à la flotte redoutable que Philippe II équipa en 1588 contre Elisabeth, reine d'Angleterre, et qu'il nomma orgueilleusement Y invincible armada. Cette flotte fut détruite en peu de jours, ayant été d'abord dispersée par la tempête, puis battue par la flotte anglaise que commandait l'amiral Drake.

ARMAGH , Rcyia, ville d'Irlande (Ulster), ch.-L, du comté d Armagh . à 1 10 UL N. de Dublin ; 9,000 hab. Archevêché qui a la primatie de toute l'Irlande. Armagh a èlt capitale de l'Irlande au

moyen âge ; elle avait alors une université fréquentée par 7,000 étudiants. Souvent pillée dans les guerres avec les Danois et les Anglais, elle fut incendiée par sir Phelim O'Ncil en 1642. Sa décadence date de la réforme. On la dit fondée par S. Patrick, en 490. — Le comté d'Armagh est situé entre ceux de Tyrone, Monaghan , Louth , Down . 53 Ul. sur 31; 220,000 hab.; ch.-l. Armagh. Se! fertile.

ARMAGNAC, prov. de Gascogne, bornée au N. par le Cnndomois, l'Agénois. le Querry, et au S. par le Bigorre, le Comminges, le Couserans; à 10. par le Languedoc, et k l'E. par le Béarn, la Chalosse, le Marsan, leGabaret :eh.-l.Nogaroet Aueh.Li Save, laGlmone, le Gers, la Baïze arrogent ce pays Il formeauj. le dép. du Gers et une partie de ceuxde Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, H.-Garonne. — Compris jadis dans le royaume ou duché d'Aquitaine, puis dans le duché de Gascogne nui appartenait a une maison mérovingienne issue de Caribert, puis en 3* lieu dans le comté de Fezensac, l'Armagnac devint un comté particulier en 960 et eut pour premiers comtes Bamard-le-Louche, Géraud Trancaléon, Bernard IL Le dernier y réunit un instant leduché de Gascogne (1040-1052). Géraud III, son petit-Aïs, réunit le comté de Fezensac (vers 1140). Er 1 163 on détacha pour un cadet un apanage dit oorab de Fezensaguet. La branche atnée s'étant étein>< dans les mâles (1245), Géraud V, flls du premier comte de Fezensaguet, devint comte d'Armagna' (1256); mais k sa mort (1285), la séparation des 3 comtes continua. Jean I (1319-1373) et ses succe?scurs joignirent à l'Armagnac les comtés de Rhodcet de Cariât, les vicomtes de Lomagne et <T Auvillari le Comminges, le Charolais (qu'aliéna Jean 111 n 1390). Jean III eut pour successeur son frère Bernard VII, chef de la faction des Armagnacs (Voy. ciaprès). En 1473 périt le célèbre Jean V, adversair acharné de Louis XL Ce dernier déclara . en 1481 l'Armagnac réuni k la couronne. Cependant Charles VIII le rendit k Charles 1, frère de Jean V. A Charles I succédèrent le duc Charles d'AIençon . Henri d'Albret (tous deux époux de Marguerite sœur de François 1 ), puis Jeanne d'Albret, et enfl-. Henri IV, qui le réunit définitivement à la couronne de France par son avènement (1589).

ARMAGNAC (Bernard VII, comte d ), chef de la faction dite des Armagnacs, fut mis en possession d son comté en 1391 par la mort de son frère. Dans h n querelles des maisons de Bourgogne et d'Orléanr qui désolèrent la France pendant la démence d Charles VI, il embrassa le parti du duc d Orléan dont le flls était son gendre, et devint bientôt l'air.de cette faction. Après l'assassinat du dur d Orléa:

Sar le duc de Bourgogne, 1407, il se mit à la tê' es partisans de la victime, combattit la faction Bourgogne, et après des succès divers flnit par entrer dans Paris k la tête d une armée , 1413: se (i: nommer par la reine Isabeau connétable, puis premier ministre, et s'empara de toute l'autorité, 1415 Mais il ne tarda pas à se rendre odieux par ses exactions et sa tyrannie, et rompit avec !a reine, qui alla chercher un asile k la cour de Bourgogne , 1 4 1 8. Le,' mécontents ayant introduit les Bourguignons dan* Paris, toute la ville se souleva contre lui et il fut contraint de se cacher. Mais il fut découvert dan? sa retraite, et massacré avec un grand nombre des siens par la populace furieuse.

armagnac (Jean V, cointr d"), pctit-flls du précédent, fut accusé soiib Charles VII d'avoir entretenu des intelligences avec les Anglais , et fut condamné par le parlement au bannissement et à la perte de ses bien», 1455. Louis XI, k ton avènement, le rappela et lui rendit ses biens, 1461 ; mais il ne paya ce prince que d'ingratitude , entra dans la ligue d* Bien public, et embrassa le narti du duc da Guyenne,

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