A RIS A
ces avec les croisés établis en Syrie ; mais au xiv» siècle (1373); la dynastie des Rupéniens Tut renversée par l'invasion des Mongols, et dès lors l'Arménie oessa d'avoir une existence indépendante. Elle passa successivement sous le joug de* turcs seldJoucideTet «ou» celui des Turcs ottomans. Les Persans enlevèrent ensuite aux Turcs une partie de leurs conquêtes et (Virent eux - mêmes dans ces derniers temps remplacés par les Russes, qui partagent aujourd'hui avec la Turquie la possession de l'Arménie.
ARMENTIERES. ch.-l. de cant. (Nord), sur la Lys, à 13 kil. N. 0. de Lille, sur la frontière ; 7,700 bab. FortiQcations détruites. Coll. comm. Haras. Genièvre, linge de table, construction de bateaux, etc. Commerce de grains, vin, eau-de-vie, tabac, fer, etc.
ARMENTO, Grumentum, ville du roy. de Naplea (Basiliratel, à 44 kil. S. E. de Potcnza; 2,400 bab.
ARMENIENS, secte de la religion reformée. Foy. 4RM[mi n f Jacques).
ARMINÏUS ou HERMAHN, fameux général des Chérusques, tailla en pièces l'armée de Varus dans les délllés de Teutbourg [Teuioburgiensis saltus), l'an
10 de J.-C., se soutint longtemps avec avantage contre les forces romaines, commandées par Germanicus, et les contraignit enfin i abandonner la Germanie. Dans la suite, ayant aspiré au titre de roi,
11 fut empoisonné par un de ses compatriotes, l'an 19 de J.-C. 11 n'avait que 37 ans. Armlnius avait été élevé à Rome et avait longtemps joui de la confiance d'Auguste et de Varus lui-même. Après sa mort, les Germains en firent, dit-on, un dieu sous le nom d'lrmin*ul. Voy. es nom.
arsumus (Jacques), ou RAUKiiflM ou herhanns, théologien protestant, né à Oude-Water en 15«0, mort en 1609, fut ministre à Amsterdam (1588), et professa la théologie à Leyde (1603). Il combatUt la doctrine des >npr(i/(ipmire.i , nia ut prédestination telle que l'enseignait Calvin, et mémo telle que l'admettent les Catholiques, et s'efforça de réunir toutes les communions chrétiennes. Ses sectateurs, qui sont encore très nombreux en Hollande, sont nommés Arminien» ; on les appelle aussi Remontrants, parce qu'ils exposèrent leur doctrine dans un mémoire intitulé Remontrances, qu'ils adressèrent en 1610 aux états de Hollande. Arminiuseut à soutenir à Leyde des contestations fort vives, surtout avec Gomarus, télé Calviniste, dont les partisans sont appelés Gomariste». Les écrits d'Arminius ont été publiés à Francfort, 1631, 1 vol. ii*-4.
ARM LE Y, ville d'Angleterre (York), sur le canal de Leeds à Liverpool, à 11 kil. K. de Brac
4, 100 hab. Grandes fabriques.
ARMORIQUK, en latin Arm trnctu.t (des inotsrcltiq. ar mor, la mer), nom donné aux côtes do la Gaule le long de la Manche et de 1*9fiéan, mais plus spécialement aux côtes bretonnes, à toute la Bretagne actuelle. — Lenomd'Armorique parait avoir aussi désigné la partie méridionale de la Gaule située entre le Rhône et l'ooéan Allanti-
Îne, et que les Romains nommèrent plus tard quilaine.
ARMSTRONG (Jean), médecin et poète écossais, né en 1709 à Casllcton, près d'Edimbourg, mort en 1779, fût nommé en 1746 médecin de l'hôpital militaire de Buckingham, et en 1760 médecin de l'armée d'Allemagne. Il a laissé quelques traités et essais de médecine, mais II est surtout connu comme littérateur. On lui doit un Essai pour abréger Vitude de la Médecine (1736), satire ingénieuse dirigée contre les empiriques ; l'Économie de l'amour (1737), poème auquel on reproche quelques peintures licencieuse»; \' Art de conserver la i<mté 1744 1, poème didactique très estimé, traduit en 1817 par M. Monne : le Jour (1760), poème, et des Essais divers , publiés sous le nom de Lancclot Temple.
ARNA. ch.-l. d'une oasis du
le roy. de Bournou et le disert de Libye , à 900 kil. 3. E. deMourzouk.— Ane. v. d'Ombrie, sur le Tibre ARNAC-POMPADOUR , village du dép. de la Corrtxe, à 30 kil. N. 0. de Brive«. Haras. Ane. marquisat CMC bâti en 1026; donné par Louis XV a M** d'E tioles, qui prit de là le nom de marq. de Pomnadour AR.NALÛ, de Brcsria, rétèbre hérétique du Xil*si< clc, né en 1100, vint jeune en France où il suiv les .eçons d Abélard, puis retourna en Italie et prit l'habit monastique. Il prêt emlit réformer le clergé, et faire revivre la primitive église ; il soutenait que les ecclésiastiques ne peuvent posséder de biens temporels sans être damnes. 11 se ht un grand nombre de partisans et excita des troubles dans plusieurs villes où le peuple prit les armes contre les ecclésiastiques. Condamné par le pape Innocent H et par le concile de Latran en 1139, il se retira quelque temps en Suisse; mais en l'an 1 144, voyant croître son parti, il vint a Rome, d'où il chassa successivem. les papes LuciuslletEueéncHI. Alliautlaréformc politique à la réforme religieuse, Il rétablit la république, et forma un sénat. Il resta maître de Rompendant 10 ans; mais au bout de ce temps le papt- Adrien IV réussit à rentrer dans Rome. Arnaud se réfugia en Toscane ; mais ayant été pris par l'empereur Frédéric Barberousse qu'Adrien avait appel a son secoure, il fut livré au préfet de Rome, qui le lit décapiter au château Saint-Anse, 1 155.
ARfiACD de Villeneuve, savant du xiu* siècle, né en 1238, à Villeneuve en Languedoc, ou, selon d'autres, en Catalogne, se distingua à la fois par ses profondes connaissances en médecine, en chimie, en astrologie et en théologie. Il voyagea en France, en Italie et en Espagne pour s'instruire, et séjouro > longtemps a Paris et à Montpellier, exerçant I s médecine. Condamné par l'Université île Paris pour avoir soutenu plusieurs propositions hérétiques, I se réfugia en Sicile auprès de Frédéric d'Aragon. Le pape Clément V, étant tombé malade, l'appela auprt s de lui pour le soigner ; mais ii périt dans la travers* i de Naples à Avignon, en 1314. Arnaud de Villeneuve a surtout fait avancer la chimie ; il découvrit les acides nommés aujourd'hui sulfuriqoe, mûri; tique et nitrique; il composa le premier l'alcool et l'essence de térébenthine. Maigre ses lumières, il s'adonna à l'astrologie et voulut prédire la fin d:i monde. Ses oeuvres ont été publiées à Lyon, en 1504 et en 1520, avec une Vie de l'auteur.
arnagd - baculard ( Fr. -Thomas- Marie di R>culard, connu sous le nom d'), Uttérateur médiocre, né à Paris en 1718, dune famille nobic du comlat Venaissin, mort dans cette ville en 180.' . fit des vers dès l'âge de 9 ans et avait déjà compot j trois tragédies à 17 ans. Voltaire remarqua ses essai , le soutint de ses conseils et même de sa bourse; le roi de Prusse Frédéric le choisit pour son correspondant, puia l'appela & Berlin ; Arnaud n'y resta qu'un an. 11 fut nommé, vers 1751 , conseiller de la légation française à Dresde, puis il revint se fixer à Paris où il se livra tout entier à la composition de ses écrits. Il adopta un genre lugubre et sombre qui eut faveur pendant quelque temps. Malgré le succès de ses écrits, il ne s'enrichit pas et finit même dans sa vieillesse par tomber dans une profonde misère. Ses principales productions sont : les Épreuve* du sentiment, 1772-81 ; les Délassements de r homme sensible, 1783-93; les Loisirs utiles, 1793; Y Histoire de M. ei madame Labédoyerei plusieurs pièces de théâtre, dont la plus connue est le Comte de Commingce, drame fort noir, représenté en 1790, et divers recueils de poésies oubliées aujourd'hui. Presque tous ses écrits sont d'une prolixité fatigante.
ARNAULO (Antoine), avocat du xvi» siècle, issu d'une noble et ancienne famille d'Auvergne, né à Paris en 1560, mort en 1619. se Ut recevoir avocat Paris et!
ARMA
AïtfiO
■on éloquence et sa probité. Henri IV voulut l'entendre, et Catherine de Médicis le nomma, en 1685, •on procureur-général. Il prononça, en 1594, un plaidoyer, devenu fameux, en faveur de l'université contre lea Jésuites (imprimé à Paris et à Lyon, 1594-95), et rédigea, en 1602, un Mémoire au roi pour empêcher le rappel de cette compagnie (imprimé en 1602 et 1610, in-8). Il a composé aussi un asse» grand nombre de pamphlet* politiques. Antoine Arnauld eut vingt-deux enfants, dont dix seulement lui survécurent et dont plusieurs ont illustré son nom. II restaura le monastère de PortrRoyal-des-Champs dont sa fille, la mère Angélique, fut supérieure.
AMI acl» d'Andllly (Robert) , fils aîné du précédent, né à Paris en 1589, mort en 1674. Il parut de bonne heure à la cour, et n'y fit usage de son crédit que pour rendre service. A l'âge de 55 ans, Il quitta le monde pour se retirer dans la solitude àa Port-Royal. Il a composé un grand nombre d'ouvrages de piété et a donné des traductions estimées des Confessions de saint Augustin, 1649; des Vies des PP. du disert, écrites par des PP. de [église, 1653 ,- àeY Histoire des Juifs de Josèphe, 1667-68; des Œuvres de sainte Thérèse, 1670. Il a laissé des Mémoires sur sa vie, publiés en 1734 (et dans la collect. -le if/moirejdePctitot,1824).Ufutpère deSim. Arniuld,marq. de Pomponne, ministre sous Louis XIV.
aknaold (Antoine), célèbre théologien , frère du précédent et le 20* des enfants d'Antoine Arnauld, né à Paris en 1612. se fit recevoir docteur en théologie en 1641. Il commença à se faire connaître par le traité De la fréquente communion, lb-43, ouvrage flirté sans doute par une piété ardente, mais rempli d'exagération ; il s'engagea bientôt après dans les querelles sur la grâce, prit parti pour Jansénius, publia deux Apologies de cet évêque, 1644 et 1646. et écrivit a ce sujet plusieurs pamphlets qui le firent censurer par la Sorbonne et exelure de la faculté de théologie, 1656. Alors il alla s'enfermer à Port- Royal; il y resta pendant douze ans ; c'est dans celte retraite qu'il composa, soit seul, soit avec ses amis, Nicole, Lancelot, Pascal, ces ouvrages de théologie, de logique, de métaphysique , de grammaire , de géométrie, qui tirent ta réputation de la société dont il était l'âme. De retour â Paris en 1668, lors de la paix de Clément IX, il résolut, afin d'éviter de nouvelles disgrâces, de tourner ses armes contre les Calvinistes, et publia, arec Nicole, le célèbre traité de la Perpétuité de la foi; mais rattachement qu'il cardait au jansénisme le rendant suspect, Louis XIV donna l'ordre de i arrêter. 11 fut quelque temps obligé de se cacher à Paris ; pais il se réfugia à Bruxelles, ou il continua à combattre les Protestants, et où il eut de vifs démêlés avec le ministre Jurieu. En 1683, il s'engagea dans une nouvelle lutte, et attaqua la doctrine dn P. Malebranche sur la grâce et sur la vision en Dieu. 11 mourut â Bruxelles en 1694, dans las bras du P. Quesnel. Les Jansénistes, dont H était le plus ferme appui, l'ont surnommé le grand Arnauld. 11 est à regretter qu'une ardeur trop rive pour la dispute ail consumé tous les efforts d'un homme qui aurait pu bï bien servir la sciences. A la On de sa vie et pendant
religion et les son exil, Nicole lui exprimait le désir de se reposer de leurs luttes perpétuelles : « Vous reposer ! lui dit-il, eh 1 n'avez- vous pas pour tous reposer l'éternité entière ? » Arnauld a prodigieusement écrit ; les divers ouvrages qu'il a publiés forment 135 vol. On tes a réunis en 48 tomes in-8*. Lausanne, 1775-83, arec une Vie de l'auteur. Les principaux de ses ouvrage» .ou tre ceux que nous avons déjà cités, sont : la Grammaire générale et raisonnât , faite avec Lancelot, 1660; CArt de penser, fait avec Nioole, 1662; plusieurs vol. de la Morale pratique des Jésuites, 1669-1694 , 8 vol. ln-12: Réflexions sur riloquence t, mb ; Objections sur Us ^
de Descartes; Des vraies et des fausses idées (contre le système de Malebranche) , 1W3. Son Instruction sur la Grâce (1700, posthume) fut mise â l'Index.
ARNAULD DE POMPONNE. Koy. POUPONNE.
ARNAULT (Ant. -Vincent), né à Paris en 1766. mort en 1834, se fit connaître au commencement de la révolution par des tragédies républicaines , Mariui à Miniurnes, 1791, Lucrèce, 1792, qui eurent un grand succès. Il n'en fut pas moins force d'émigrer pendant la Terreur. Il s'attacha de bonne heure a Bonaparte, l'accompagna en Egypte, fut chargé par lui du gouvernement des îles Ioniennes, puis travailla à la réorganisation de l'instruction publique en France, et fut nommé conseiller de l'université. 11 fut pendant les cent-jours membre de la chambre des représentants, ce qui le fit exiler par les Bourbons (1816) ; il ne put revenir en France qu'en 1819. Arnault avait été admis à l'Institut dès 1799 ; il en fut exclu à la Restauration . y rentra en 1829 et devint secrétaire perpétuel de l'Académie française ( 1 83:1). Ses œuvres ont été publiées en 8 v. in-8, Par., 1824. Outre Vanus et Lucrèce, on y remarque Germanicut, tragédie (jouée pendant son exil) ; le Roi et le Laboureur, des poésies diverses, et des fables fort estimées où l'on trouve, avec un peu de satire, beaucoup de philosophie. On a encore de lui une Vie de Napoléon, 1822, 3 vol. in-rol., et les Souvenirs d'un sexagénaire, 4 vol. In-8, 1833.
ARNAUTES, d'un mot qui signifie vaillant dans la langue du pays, peuple belliqueux qui habite dans les montagnes de l'Albanie et dans la partie de l'Illyrie située au S. de Drino et de Scutari. Ils servent à recruter la milice des Turcs.
ARNAY-LE-DUC ou ARNAY-SUR-ARROUX , ch.-l. de cant. (CÔte-d'Or), à 54 kil. S. 0. de Dijon; 3,200 h. Collège. Collgny y battit, en 1670, les Catholiques, commandés par le maréchal de Cossé ARNE (Thomas-Auguste), compositeur anglais, né à Londres en 1708, mort en 1778, fit la musique de plusieurs opéras célèbres : la Rosamonde d'Addison, r Alfred de Thompson etMallet, etc. 11 est l'auteur du fameux chant national Rule, Britannic (Règne. Angleterre). Arnc introduisit un nouveau genre de musique, formé d'un mélange des style» anglais, écossais et italien.'
A RN II Kl M , Arnoldi villa , rille de Hollande (Gueldre), sur le Rhin, rive droite, à 76 kil. S. E. d'Amsterdam; 10,000 hab. Pont de bateaux, cathédrale, ancien palais des ducs de Gueldre, hotelde-vllle. Commerce de transit entre l'Allemagne,
Amsterdam et Rotterdam. Ville autrefois anséatique; prise par Louis XI > en lb72.
ARNHEIM (terre d'). Voy, hollande (nocvellk
ARNHEIM ou ARN1M, famille allemande trè»
ancienne et qui remonte au x* siècle. Elle a fourni
idusieurs hommes remarquables , entre autres .-Georges d'Arnheim, né en 1681, mort en 1641, dit le Capucin luthérien, à cause de sa tempérance. Il joua un rôle équivoque dans la guerre de Trente ans : Il servit d'abord la Suède, passa eus. sous les ordres de Wallensteinen 1626 ; puis, en 1631, prit le commandement des troupes de l'électeur de Saxe. Il s'était retiré dans ses terres après la paix de Prague, lorsque les Suédois l'enlevèrent en 1637, et lo conduisirent à Stockholm comme coupable de trahison envers Gustave-Adolphe ; mais il sut se tirer d'affaire et recouvrer la liberté. 11 venait de reprendre un commandement dans les troupes impériales lorsqu'il mourut. Quoique Protestant télé en apparence, Arnheim passa toujours pour un Jésuite déguisé. Ara. était de l'Uckermarck | Brandebourg).
ARNO, Arma, riv. de Toscane, sort du mont Falterona et se jette dans la Méditerranée, après avoir passé â Florence et à Pise, et avoir reçul Ombrone et l'Eisa. Navigation difficile vers l'embouchure. — Sous l'empire . l'Arno a dosmé son
ARiNT
nom à un dép. qui avait pour ch.-l. Florence.
ARNOBE, Amobius, apologiste de la religion chrétienne, né vers le milieu du m* siècle, à Sicca eu Numidie, enseignait d'abord les lettres et la philosophie païenne. Il se convertit vers l'an 300, et écrivit, comme gage de sa nouvelle foi, un Traité contre tes Gentils ( Disputationum advenus génies libri VII), publié pour la première fois à Rome, 1542. et depuis avec notes à Leipsick, par J. C. Orellius, 1816-1817, 2 vol. in-8». Il eut pour disciple Laclance. — On le nomme quelquefois Arnobe l'ancien, pour le distinguer d'un autre Arnobe qui rivait au v tiède dans la Gaule, et dont on a un Commentaire sur les Psaumes.
ARNOLD (Benoît), général américain, né vers 1745. dat.s le Conncotieut, servit d'abord avec distinction la cause de l'indépendance, fut nommé commandant de Philadelphie en 1778, puis chargé de la défense de Weit-Point, poàte important, près de New-York. Ne sa croyant pas assez récompensé de ses services, il trahitsa patrie, et tenta de livrer la place au général anglais Clinton (1780,; mais il fut découvert à t>'inps. Il se sauva auprès des Anglais, et porta le.* armes contre sa patrie. A la paix, il se retira en Angleterre, où il mourut en 1801.
/ huold M« lchthal.Winkelrield. Y. ui lcrthii r t .
ARNOLFO Dl LAPO, nom de deux architecl. s Italiens du xni' siècle, père etflls, dont les ouvrages marquent le passage du style gothique au retour vers le goût de l'antiquité. Le flls fit construire la cathédrale de Florence, qui fut achevée par Brunelleschi. Il m. en 1300, à 68 ans.
ARNON, auj. Arnoun, torrent de la Palestine, sort des mont, de Galaad et se perd dans la mer Morte, après un cours de 80 kil.
arnon, riv. de France, arrose les dép. de l'Allier et du Cher, passe à Cullan, Lignières, Charost, reçoit la Sinaise, la Théols ; tombe dans le Cher, un peu au-dessous de Vicrion, après un cours de
ARNOUL ou ARNULF de Carlnthie, empereur d'Allemagne , de la race de Charlemagne. Il était dis naturel de Carloman, roi de Bavière, et petil-flls de Loui»-lc-Germanique. Aprèa la déposition de Charles-le-Gros, il fut élu roi de Germanie à la diète de Tribur (888) ; il se fit ensuite reconnaître à Pavie comme roi d'Italie, puis so rendit à Rome, où le pape Formose le couronna empereur (896). Il combattit les Normands et les Moraves, et mourut en 899 ; on le crut empoisonné. Il eut pour successeur son flls Louis IV, dit f Enfant, le dernier des Carlovingiens en Germanie.
arm ' i i. , dit te Mauvais, fils de Luitpold, fut élu duc de Bavière à la mort de l'empereur Louis IV, et régna de 912 à 937. Son flls aîné ne put conserver son héritage. — Le second, Amoul, comte palatin du Rhin, fut la tige de la maison de Wittelsbâch , qui rentra en possession du duché de Bavière en 1180.
ARNOULD (Sophie), célèbre actrice de l'Opéra, née à Paris en 1740, morte en 1803, débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots. A. Deville a publié Arnoldiana ou Sophie Arnould et ses contemporains, 1813, in-12.
ARNSTADT, ville de la principauté de Schwartibourg-Sondershauscn, sur la Géra, à 4 kil. S. 0. d'Erfurt ; 4,400 hab.
ARNSTEIN, ville de Bavière (Bas-Mein), à 26 kil. N. de Wurtxbourg. Patrie de l'historien Schmidt.
ARNTZEN1US (Jean), né à Wesel en 1702, mort en 1759, fut professeur d'histoire et d'éloquence a l'athénée de Nimègue (1728), et occupa en 1742 la chaire de Burmann i Franeker. On a de lui de éditions d'Aurelius Victor (Amsterdam, 1733). du Panigyriquedt PUneUUi), de celui de Pacatus (1753), et quelque» ouvragée originaux.— Son frère Othon
Amticnius fut professeur de belles-lettres à Utrecht, à Gouda, à Amsterdam. Il a publié les Distiques de Coton (1735 et 1754), et de savantes dissertations Dt Milliario aureo, De Mercurio, etc. — J. -Henri ArnUenius , dis du premier Jean Arntzenius, a donné les Panegytici veteres, Utrecht, 1790; Sedulius. 1761; Arator, 1769. etc.
ARNULF ou ARNULPHE. Voy. aunoul.
ARNUS. riv. d'Italie, auj. I'arso.
AROLSEN, ville de la principauté de Waldeck. sur l Aar, à 17 kil. N.de Waldeck; 1,400 hab. Résidence du prince. Musée riche en médailles et Mss.
AROMATL'M pROMONT.,auj. cap guardafui.
ARONA, ville et port des Etat* sardes, sur le lae Majeur, à 18 kil. S. de Palanxa; 4.000 hab. Chantier de construction. Patrie de saint Charles Borromée; on voit, sur une éminence auprès de la ville, la statue colossale du saint, en brome ; elle a 25 mètres de hauteur; elle fut érigée en 1697.
ARONCHES ou ARRONCI1KS, Scptem Arœ, rUU de Portugal (Alenléjo), au confluent de l'Alegrette et de la Cava, à 26 kil. S. E. de Portalègre.
ARONDEL. Voy. arindel.
AROL'DJ, dit Barberousse. Voy. barberocsse.
AROUN-AL-RASCHID. Voy. haroun.
ARPAD, chef ou khan des Hongrois à la fin du iz* siècle, vint avec sa nation, chassée des bords du Volga, s'établir sur les bords de la Theiss, et combattit les Moraves comme allié de l'empereur Arnoul (vers 895;. Sons le faible flls de ce prince, Louis-1' Enfant, il s'empara de la Pannonie, que les Hongrois ont depuis gardée. — Arpad a donné son nom à une dynastie hongroise qui arriva au trône en la personne de saint Etienne (997), et qui le conserva jusqu'à la mort d'André III (1301). On nomme ces rois les Arpades.
ARPAJON, nommée jadis Châtres, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 31 k.S. d« Paris; 2.200 h. dans une belle vallée, au confl. de l'Orge et de la Remanie.
ARPHAXAD, flls de Sera, vint au monde deux ans après le déluge et fut père de Salé. On le place de 3306 à 2868.
arphaxad, roi de Médie, cité dans le livre de Judith. On le croit le mtmc que Phraorte, flls et successeur de Déjwès.
ARPI, en grec Argos Hippium ou Argyrippe, ville d'Apulic, près de la Daunie, fut bâtie, dit-on, par Dan nu s ou par Diomède.prèsdc lav. acl. de Foggia
ARPINO, Arpinum, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 13 kil. S. de Sora; 9.800 hab. Arpinum appartint aux Volsques, puis aux Samnites. cnûn aux Romains. Patrie de Marius, de Cicéron , et du peintre Joseph d'Arpino.
ARQUA, Arquata, village de Lombardie, à 17 kil. S. 0. de Padoue. Pétrarque y avait une maison de plaisance, où il mourut. — Autre village de Lombardie, à 8 kil. S. de Rovigo.
ARQUES, Archiœ, ville de France (Seine-Inférieure), sur la riv. d'Arqués, h 48 kil. au N. de Rouen, à 6 kil. S. E. de Dieppe ; 800 hab. Célèbre par la victoire qu'Henri IV y remporta sur le duc de Mayenne le 13 septembre 1589.
arques, petite riv. du dép. de la Scine-lnf., coule du S. au N. 0., arrose Grand-Torcy, Arques, et se jette dans la mer à Dieppe; 48 kil. de cours.
ARRABO, riv. de Pannonie, auj. le raab.
ARRAN ou ARREN, Brandinos, lie d Ecosse, à l'embouchure de la Clyde, forme avec l'île de Bute le comté d'Arran; ch.-l. Lamlash ; 7,200 hab. Jaspe, agates, cristal de roche, dit diamant d'Arran. Os- ■ian, dit-on, y passa les dernières années de sa vie.
ARRAN (J. hahilton, comte d ), régent d Ecosse, était en 1543, à la mort du roi Jacques V, le plus proche héritier de la couronne après Marie Stuart, encore mineure , et reçut la régence du royaume. Il administra avec faiblesse et pusillanimité, se
ARRi
ARSI
laissa dominer par tous les partis, favorisant charuo d'eux tour à tour, fil une guerre impolitiqueà l'Augleterre , et commit plusieurs fautes qui le forcèrent à se démettre de son titre de régent (1561). Il céda lt pouvoir à la reine douairière, Marie de Lorraine, sœur des Guise ; ceux-ci, en récompense, lui firent conférer par le roi de France le titre de duc de Cnàtellerault, avec une pension de 12,000 livres. 11 m. en France, en 1576. Ce prince avait abjuré la réforme. Il est l'aïeul maternel du spirituel Hamilton.
arran (Jacques stuart , comte d'), capitaine des gardée et favori de Jacquet VI, fut chargé de la tutelle du jeune Hamilton, comte d'Arran (fils du précédent), dont il prit les titres dans la suite ; fut 1 instrument du comte de Lennox, favori du roi ; accusa et fit livrer au bourreau le comte de Morton, ci-devant régent d'Ecosse (1581), devint lieutenant du royaume, et jouit quelque temps d'un pouvoir sans bornes ; mais il se rendit tellement odieux que les nobles s'armèrent pour forcer le roi à l'écarter (1585). Il alla vivre dans la retraite, et fut tué en 1591 par un parent du comte de Morton.
ARRAS, Atrebatei, Nemetaeum et Ncmelocenna , ch.-l. du dép. du Pas-de-Calais, sur la Scarpe; capit. de l'ancien Artois, à 168 kil. N. de Paris (191 kil. par la route d'Amiens); 23,485 hab. Evêché, place forte. Collùgeeomm. Cathédrale grande, hardie; bel h&tel-de-ville, place magnifique; citadelle con • •truite par Vauban, lfi70.biblioth.de 34.000vol., etc. Industrie et corn m. Pair, de Lécluse.de Damiens, des deux frères Robespierre, de Joseph Lcbon. — Cette ville était autrefois capitale des Atre baies. Elle fut ruinée par les Vandales, 407 ; par les Normands, 880 ;occ. par Louis XI en 1477, iusurg. en 1479, prise par Maximilien d'Autriche, 1492; par le prince d'Orange, 1678, par les Français, 1640, et définitivement cédée à la France en 1669. Voy. artois. — Larr. d'Arras a 10 cant. (Bapaume, Béaumetz. Ber- Uncourt, Crolsilles, Marquion , Pas, Viniy, Vitry, plus Arras qui compte pour 2), 218 comm. et 1634*1 hnh.-àRius (traitéd'jr. philippe-le-bon.
ARREAU, ch.-l. de cant. (H.- Pyrénées), au confluent de la Neste d'Aure et de la N'este deLcuron, à 41 kil. S. E. de Tarbes; 1,300 hab.
ARRETIUM, ville d Étrurie, auj. arezzo.
ARRH1DÊE (Philippe), fils naturel de Philippe, et frère d'Alexandre, étaildansun état dlmbéclllitécausée, dit-on, par un poison que lui aurait donné la reine Oiympias, dans la crainte qu'il ne fût préféré à son fils Alexandre. Il fut néanmoins nommé roi de Macédoine à la mort du conquérant, conjointement avec un fils de ce prince, l'an 323 av. J.-C.; mais il n'eut que l'ombre de la royauté : Perdiccas avait seul la
Suissancc. 11 fut mis à mort par Oiympias au bout e 7 ans.
ARRI E, dame romaine célèbre par son courage. Son mari, CaecinaPatus, ayant conspiré contre l'empereur Claude, fut condamné à la peine capitale. Arrie, pour décider son mari 4 se donner la mort , s'enfonça un poignard dans le sein ; puis elle le lui présenta en lui disant: «Tiens, cela ne fait point de mal.» Pa?tus l'imita aussitôt.— Sa fille, nommée aussi Arrie , ns voulant point survivre à Thraséas Paetus son mari, condamné à mort par Néron, se fit ouvrir les veines; mais Thraséas la pria instamment de lui survivre pour ses enfant».
ARRIEGE. Voy. AR1KCE.
ARR1EN , Flavius Arrianus , historien grec, né vers l'an 105 de J.-C., à Nicomédie en Bilhynie, fut, comme Xénophon qu'il avait pris pour modèle, philosophe et guerrier. Il étudia la philosophie sous Epictète, puis porta les armes avec distinction sous Adrien qui lui conféra le gouvernement de la Cappadoce, 134. 11 repoussa les Alain s, et fut, en récompense de ses services, nommé consul. Nous avons Je lui l'Expédition d Alexandre , ouvrage
quable par l'impartialité et le discernement de l'a teur; les Indiqua, un Périple du Pont-Euxin , une Instruction sur f ordre de bataille contre le* Alain* , un 7Vau* de tactique, un Traité de chasse, quelques dissertations philosophiques, et le Manuel d'Êpictete, dans lequel il reproduit fidèlement les doctrines de son mattre. Il avait composé plusieurs autres écrits qui sont perdus. Ses œuvres ont été réunies par Borheck, Lemgow, 1792-1811, 3 vol. ln-8. L'Ejspédition d' Alexandre a été publiée à part par Bonav. Vulcanius, Paris, 1575; par Schmieder , Leipsick, 1798, et par Ellendt, Kœnigsb., 1832 ; et trad. en français par Pcrrot-d'Ablancourt , 1646, et par Chaussard, 1802, 3 vol. in-8, avec commentaires et cartes. (Pour le Manuel, Voy. épictete.)
ARRIERE-BAN. Voy. ban.
ARROE, petite lie du Danemarck, au S. de celle de Fionie ; 8,000 hab.
arroe, groupe d'îles de la mer Rouge, par 40» 16' long. 0., 13« 36' Ut. N., dans le voisinage de Moka.
ARROU , groupe d'tles, entre les Moluques et la Papouasie, par 133» long. E. et 6° lat. S. Oiseaux de paradis, kangourous, nacre de perle, écaille de tortue.
AU HOUX, riv. de France, naît à 6 kll. N. E. d'Arnay-Ie-Duc, arrose Gueugnon, Autun, et se perd dans la Loire à Digoin, après un cours de 110 kil.
ARROWSMITH (Aaron), géographe, né a Londres en 1750, mort en 1823, se fit un nom par son habileté à dresser les cartes et fut nommé hydrographe du roi. On estime surtout un Nouvel Alla* général, qu'il publia en 1817, ln-4 , et ses Mappemondes d'après la projection de Mercator.
ARS-EN-RÉ, ch.-l. de cant. (Charcnte-Inf.), dan» l'fle de Ré ; 3.0G0 hab. Salines.
ARSACE, fondateur de l'empire des Parthes, et chef des Arsacides, était d'abord simple soldat dans rarmd'Ajiliuchu* U.roi dé Syrie. Il profita de l'affaiblissement de ce prince pour aflrancnir sa patrie, 165. s'empara de la Parthle et de l'Hyrcanle, prit le titre de roi, et fil d'IIécalompyles sa capit. Il périt en 254.— Son frère Tiridale ou Ars. Il (2 54 -2 ifi) continua ses conquêtes, battit et prit Sèlcucus Callinicus.
ARSACIDES. dynastie des rois parthes, fondée en 255 av. J.-C. par Arsace I, conserva le trône jusqu'à l'an 226 de notre ère, et fut remplacée par celle des Sasaanides. Le dernier Arsacide qui ait régné sur les Parthes est Artaban IV, qui fut vaincu par Artaxerce, fils de Sassan. Cette dynastie se conserva longtemps encore sur le trône d'Arménie ; Ardachès, dernier Arsacide d'Arménie, fut en 428 par les Sassanidcs.
ARSAMOSATE, auj. Sirmat, ville de la Arménie, ch.-l. de la Sophène, sur l'Arsaniaa, près de son embouchure dans l'Euphrale.
ARSCHOT. Voy. aerschoot.
ARSENARIA, ville de Mauritanie, auj. arzew.
ARSENARIUM prohontorium, auj. le cap vert.
ARSÈNE (saint), diacre de l'église romaine, fut choisi par Théodose pour être précepteur de son fils Arcadius. Ne pouvant vaincre le caractère opiniâtre de son élève, et dégoûté de la cour, il se retira dans les déserts de Scété, en Egypte, et y resta Jusqu'à la fin de sa vie. Il mourut en 445, à 95 ans. On célèbre sa fête le 19 juillet.
ARSÊS, le plus jeune des Dlsd'Ochus, roi de Perse, fut, après la mort de ce prince (338 av. J.-C.), placé sur le trône par les Intrigues de l'eunuque Bagoas, qui espérait régner en son nom. Bagoas, frustré dans son espoir, le fit périr, avec toute sa famille, pour placer sur le trône Darius Codoman (336).
ARSILLE ou AZ1LLAH, Julia Zilii, v. et port de l'empire de Maroc, sur l'océan Atlantique, à