AUGUSTE DB BRUNSWICK. F. BRUNSWICK
AUGUSTE (histoire), recueil des vies des empereurs romains qui régnèrent depuis Adrien jusqu'à Dioclétien (117-284). Ce recueil est attribué aux six auteurs suivants : jEUantu Spartianiu, Julius Capitoliniu^ VulctUius Gcdlicaniu y jBHusLampriditu, Trébelliut Pollio ei Flavius Vopiscus, Les meilleures éditions de l'Histoire Auauste sont celle de Saumaise avec notes de Casaubon, Paris, 1620, in-fol., et l'édit. Variorumy Leyde, 1671, 2 vol. in-8. V Histoire Auguste a été traduite par Moulines, Paris, 1806, et par plusieurs auteurs dans la BihliotUèque îaHnefrançaise de Panckoucke et dans la coUect. Nisard.
AUGUSTENBOURG, bourg de Danemark (Sleswig), dans llle d'Als, à 31 111. S. E. d'Apenrade; 500 nab. Château construit vers 1651 , et qui a donné son nom aux ducs d'Augustenbourg, branche de la maison de Holstein. C'est à cette maison qu'appartenait le çrince Christian d'Augustenbourâ . né en 1768, qui fut nommé en 1809 prince royalde Suède par Charles XIII et ])ar les Stats; mais à peine ce prince venait-il d'arriver en Suéde, qu'il mourut presque subitement. On le prétendit empoisonné.
AUGUSnx (S.), Aureltus AugusHnus^ le plus grand des Pères ne l'église latine , nié en 354 à Tagaste en Numidie, avait un pèi% i^Ien et une mère chrétienne, Ste Monique. 11 eut une jeunesse fort dissipée, et partagea longtemps les erreurs des Manichéens, n professa la rhétorique à Taçaste. à Carthage et enfin à Milan. Dans cette dernière ville il eut occasion de connaître S. Ambroise qui, réunissant ses efforts à ceux de la mère d'Augustin , réussit à le convertir. Il se fit baptiser à l'âge de 32 ans, quitta son école, et retourna à Tagaste, où il distribua ses biens aux pauvres, et se consacra au jeûne et à la prière. Quelque temps après, en 391 , il fut ordonné prêtre, malgré sa résistance, par Valére, évèque d'Hippone (Bone), et il devint lui-même, en 395, évêque de cette ville. Il véimt en commun avec les clercs de son église, qu'il préparait au saint ministère, et forma ainsi les premiers séminaires. Il combattit, soit par ses discours, soit par ses écrits, les Donatistes, les Manichéens et les Pélagiens, instruisit son peuple par ses prédications, soulagea les pauvres et maintint laMiscipline dans plusieurs conciles. 11 mourut à Hippone aurant le siège de cette ville par les Vandales, en 430. On le fête le 28 août Ses principaux ouvrages sont : la Cité de Dieu, son chefd'œuvre; les Traités sur la grdee et 1$ libre arbitre ^ oui l'ont fait surnommer le Docteur de la grdee; les SoUloqueif où il traite de Dieu et de l'dme, ses Jt^ tradatimiSf où il juge les écrits et les opinions de sa jeunesse; ses Cor^essions^ où il fait l'ûistoire de ses erreurs et de sa conversion miraculeuse. On a en outre de lui un grand nombre d'écrits contre les hérétiques de son temps, divers Traités sur VÉeri-
ture; un Commentaire sur les Psaumes, 363 S<?rmons, 270 Lettres , etc. Quelques sermons inédits, trouvés à Florence et au mont Cassin, ont été publiés en 1842 par M. l'abbé CaiUau. A. Mal a en outre retrouvé quelques autres écrits (publiés dans la Nova Bibl. Patrumj 1852-53). S. Augustin se fit remarquer par sa vaste science et par son éloquence autant que par sa piété : comme écrivain^ il brille surtout par l'imagination et la verve, mais on lui reproche de l'affectation, l'abus des antithèses, de la subtilité et une certaine barbarie de style, défauts qui sont ceux de sa nation et de son siècle. En philosophie, il met le Platonisme au-dessus de toutes les autres doctrines et lui fait de fréquents emprunts. La meilleure édition de ses œuvres est celle des Bénédictins, 10 vol. in-foi., Paris, 1679 et ann. suiv.; réimprimée à Anvers, 1700-1703, avec Appendix, et à Paris, Il vol. grand in-8, par les frères Gaume, 1835-40. La plupart de ses ouvrages ont été traduits; nous citerons : la Cité de Dieu y par Lambert, 1675 et 1736 (avec notes de l'abbé Goujet), et par M. E. Saisset, 1856; les Confessions, nar Arnaud d'Andilly, 1649; Ph. Dubois, 1686; dom Martin, 1741; St-Victor et Moreau, 1840; par M. Janet, 1859; l'abbé Gabriel, 1863 ; les Lettres, Sermons et Traités moraux, par Ph. Dubois, et plus récemment par M. Poujoulat (1858). Sa Vie a été écrite par Posidius, par Tillemont, par M. Pouj6uIat(1846) et par M. Bindemann (1855). Ses écrits ont été analysés dans lB.Biblioth, des auteurs ecclésiastiques, de Dupin; dans VHist. générale des écrivains sacrés, de dom Ceilliei: ; ils ont été appréciés dans VÉU)' auence chrétienne auTv* siècle, de M. Villemain; aans la Philosophie de S, Augustin, de M. Nourrisson, et dans la Psychologie de S. Augustin, de M. Ferraz. Les restes de S. Augustin sont conservés à Bone et à Pavie.
AUGUSTIN (S.), l'apôtre de l'Angleterre et le premier archevêque de Cantorbéry, était un moine bénédictin. 11 fut en 596 envoyé de Rome en Angleterre par le pape Grégoire le Grand pour y prêcher le Christianisme; convertit le roi Ëthelbert, ainsi qu'une partie de ses sujets, fonda 12 évêchés, qui furent placés sous son autorité, fixa son siège à Cantorbéry, et mourut vers 610. On l'honore le 26 mai.
AUGUSTIN (Ant.), érudit et jurisconsulte espagnol, né à Saragosse en 1516, mort en 1586, fut évêque de Lérida, puis archevêque de Tarragone (1574), et fut nommé auditeur de la Rote par Paul III. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages sur le droit romain et le droit ecclésiastique, cTont le principal est Dialogi de emendatione Gratiani, 1581, réimprimé par Baluze, 1672; des Dialogues sur les médailles, et divers autres ouvrages sur l'histoire et les antiquités. Ses seuls ouvrages de droit forment 10 vol. mfoL, Lacques, 1765-74.
AUGUSÎINES, religieuses qui suivent la règle que donna S. Augustin à un monastère fondé par sa sœur à Hippone. Elles se vouent à la garde des malades et au service des hôpitaux et portent une robe noire serrée par une ceinture de cuir. L'Hôtel-Dieu de Paris est desservi par des Augustines. Leurs prin cipaux couvents sont : les sœurs de la Vierge, à Venise; de Ste-Marthe à Rome; les Augustines déchaussées d'Espagne et de Portugal; les sœurs de la Récollection et de St-Thomas de Villeneuve, etc.
AUGUSTINS. ordre de religieux mendiants qui font remonter leur origine à une société d'ermites ou de clercs réguliers fondée par S. Augustin, mais qui , dans la réalité , parurent pour la 1 '* fois au xn* s. Ils furent réunis en un seul corps en 1256, par le pape Alexandre IV , qui leur donna Lanfranc pour général C'est de cet ordre que sortit Martin Luther. IjOs Augustins se vouaient surtout à la prédication, rivalisant- avec les Dominicains. Us portaient dans l'origine un vêtement gris comme les Franciscains; ils orirent dans la suite un vêlement noir ou blanc,
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i\ 'ut élevé au consulat par Valérien (258) . et parfiot à l'empire eu 270, après la mort de Claude II, qoi rayait désigné. Il défit les Goths, les Sarmates, les Marcomans et les Vandales, Tainquit la célèbre Zénobie, reine de Palmyre (273). ainsi que Fusurpateur Tetricus. qui depuis plusieurs années était maître des Gaules (274), et reçut à son retour un triomphe magnifique. Resté tranquille possesseur de Temmre, il embellit Rome, réduisit les impôts, fit d'utiles réformes et de sages lois somptuaires. Ilmai^ ehait contre les Perses lorsque Mnesthée, Tun de ses affranchis, le fit assassiner en 275, pour échapper à une peine qu'il avait encourue. On a reproché à ce prince trop de sévérité : sur la fin de son règne, il persécuta cruellement les Chrétiens. Vopiscnsa écritsa Vie,
AURÉUCS VICTOR (Sextus), historien latin du rv« siècle, né en Afrique, vivait sous Julien et ses successeurs. Il fût gouverneur de la Pannonie, préfet de Rome et consul en 369. On a sous son nom : Origo gentit romanœy attribué par quelques-uns à Asconius Pedianus^ De viris UluMÈribtu unis RomsB, attribué aussi à Plme le Jeune, à Cornélius Népos, à iEmilius Probus; Uê Cœsarxbut (d'Auguste à Julien) : c'est le plus authentimie de ses écrits: De vita et mortbttf tmperoforum, abrégé du précédent. Ces ouvrages ont été publiés à Pans, 1681, cum notit mriorum; à Amsterdam, 1733, par Amtzenius. Ils ont été trad. par M. Dubois dans la collection Panckoucke; le De viris avait été traduit séparément par Savin dès 1776.
AURENG-ABAD , c.-à-d. Ville du Tr&ne. v. de l'Inde, ch.-l. de la jprov. de son nom et jadis de tout le Decan, à 290 kil. E. N. E. de Bombay, par 13* 13' long. E., 19* 54' lat. N. ; env. 60000 h. Grande, mais à moitié ruinée et déserte. Grand bazar de plus de 2 kil. de long. — C'était jadis un simple village, dit Gourkah; la ville fut aréée en quelque sorte par Aureng-Zeyb, qui l'orna de plusieurs monuments, lui donna son nom et y mourut (1707) — La province dfAureng-Abad, est bornée par les prov. de Kan-' deych, Goudjerate, Berar, Bedjapour, Beyder, Haïder- Abad : et compte env. 6 000000 d'hab., presque tous Mahrattes. Elle est traversée par la chaîne des Ghatteb et parla riv. Godavéry. Lonj^mps' partagée entre les Etats duNizam et la présidence de Bombay, cette prov. appartievit tout entière auj. aux Anglais.
AURRNG-ZEYB, un des plus grands empereurs du Mogol, né en 1619, mort en 1707, descendait d*Akbar. Il usurpa le trône en emprisonnant son père et faisant périr ses deux frères, et se fit couronner à Delhy en 1659. n gouverna avec une grande sagesse, et agrandit beaucoup ses Etats par les conquêtes qu'il fit du Thibet, du Decan et des riches roy. de Golconde et de Visapour. Il eut de longues guerres avec les Hahrattes, dont il triompha Ce prince unissait à de grands talents politiques et militaira^ une profonde hypocrisie et un caractère sanguinaire : il mit à mort plusieurs de .«tes enfants qui s'étaient révoltés contre lui. Néanmoins, il établit dans son vaste empire une sage administration, assura à ses sujets une exacte justice, sévit contre la corruption, et fit fleurir le commerce et l'agriculture. Il fonda la ville d'Aureng-Abad.
AUREOLCS (Manius Acilius), général romain, né en Dacie, servit d'abonl sous les empereurs Valérien et Galiien, prit lapourpre ea 267, fût battu par Galiien, ensuite par Claude II, et périt dans une bataille sous les murs de Milan (268).
AURÈS (mont), Aurasius mofu, chaîne de mont, de l'Algérie (Constantine), se détache du grand Atlas à 150 kil. 3. de Constantine. dans le pays de Zab, et se prolonge à l'E. dans l'Eut de Tunis.
AURIGH, T. du Hanovre, ch.-l. de la prov. de son nom {l'anc Ostfrise). à 200 kfl. N. 0. de Hanovre; 4510 hab. Siège de ra«emblée des fiuts. Courd'apnel, gymnase.— La prov.. qui s'étend sur la mer du 'ord, compte 168000 hab.
AURIGGRA, riv. de la Gaule, auj. VAriégs.
AURIGITAC, ch.-l. decant. (H .-Garonne), à 20 kil N. E. de Str^audens; 1197 hab. Cuirs, hunes. AURIGNT. Riduna en latin, VAlderney des An-
fais, tlot de la Manche, vis-àrvis du cap delà Hogue , 10 Vil. 0. des côtes de la France (Manche) , a 16 kil de tour; il appartient aux Anglais, et relève de Jersey; 3000 hax>. Ch.-L Ste-Anne-d'Aurignj, petite place de guerre très-fortifiée qui a 200 maisons.
AURIIXAC, Aureliacumy ch.-l. du dép. du Can> tal, sur la Jordanne, à 555 kil. S. S. E. de Paris. 574 par chemin de fer; 8667 hab. Trib. de !■* instance et de commerce. Rues mal percées, mais propres, et nettoyées par des eaux cousantes. Chaudronnerie, orfèvrerie, tanneries, dentelles. Patrie du pape Sylvestre II (Gerbert). à qui une statue a été élevée en 1851 ; de Piganiol de La Force, de Carrier. — La ville se forma aux vm* et ix« siècles autour d'un monastère fondé par S. Géraud.
ACRIOL, Auriolum, bourg des Bouch.-du-Hhône, à 27 kil. E. N. E. de Marseille, oant. He Roauevaire; 2700 hab. Exploit, de houille et d'alb&tre; labria. de carreaux à paver. Ruines d'un château du xi* siècle.
AURON, nom de 2 petitns riv. du dép. du Cher, qui se jettent toutes deux dans le Cher, Tune par la r. g., l'autre par la r. dr., à Bourges.
AURORE, divinité chargée d'ouvrir au char du Soleil les portes du ciel, était fille du Titan Hypérion et de la Terre. Eprise d'un jeune mortel, le beau Tithon, elle l'enleva au ciel et l'épousa. Bile aima aussi Géphale et Orion. On la représente couverte d'un voue et assise dans un char de vermeil que traînent ouatre chevaux blancs. Les poètes lui donnent des aoigts de rose; ses hirmes forment la rosée.
AUROS, ch.-l. de cant (Gironde), à 8 kil. N. R. de Bazas; 233 hab. Ancien château seigneurial qui appartenait à la maison de Foix.
AURUNd, peuple d'Italie, le même que les Ausones.
AUSCI, peuple de l'Aquitaine (Novempopulanie) , habitait au S. des Élusates (dans le dép. du Gers), et avait pour ch.-l. Ausci ou Elimheris, auj. Auch.
AtJSETANI, peuple de la Tarraconaise, à l'E. des Ilergètes, avait pour capit. Ausa, auj. Vie d'Osona.
AUSONE, Deeimus Magnus Ausonim^ poète latin, né en 309 à Burdigala (Bordeaux), mort vers 394, était fils d'un sénateur. Il professa la rhétorique danssa ville natale, fut chargé de l'éducation du jeune Gratien, depuis empereur, et fut élevé aux plus hautes dignités : après avoir été questeur, gouverneur de l'Italie, de l'Afrique et des Gaules, consul (379), et enfin proconsul d'Asie, il se retira dans une terre près de sa ville natale : c'est là qu'il composa la plupart de ses ouvrages. On a de lui des épigrammes, des idylles, des égiogues et des épttres. Ses morceaux les plus estimés sont les Parentates , les Roses, la MoséUe et le Cruâ/iement de l'Amour, On trouve dans ses poésies assez d'éléganoe et d'esprit, mais de l'afibctation, de U monotonie et bien des puérilités. Ses œuvres ont été publiées à Bordeaux. 1580, avec les notes de Vinet; à Paris, cum notis variorumy 1730, par l'abbé Souchay; et dans les Pœta latini minores de Wemsdorfi. Elles ont été traduites en français par Jaubert, 1769, et par Corpet, 1843 (dans la collection Panckoucke). On doit à M. Demogeot des Études sur Ausons^ 1837.
AUSONES, peuple d'Italie, de la famille opique ou osque, habitait le long de la mer Tyrrhénienne, de la côte à l'Apennin, entre le Liris et le Vultume, depuis le pays des Volsques jusqu'à Noie. Leur pays se nommait Ausonie; souvent cette dénomination est étendue à toute l'Italie. Leur principale place était Suessa, auj. Sexxa,
AUSONIE, pays des Ausones. V. ci-dessos.
AUSPICB, présage tiré de l'observation des oiseaux. Les auspices se prenaient, à Rome, par un membre duoollé^av^ural(F. ▲06nRBs),t l'armée, parle général, assisté oHin simple serviteur ou d'un soldat. Les oiseaux consultés étaient l'aigle, le vautour* la hase.
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rorfraie. le corbeau, la corneille, le hibou. Ils donnaient d'heureux présa^ lorsqu'ils volaieat haut, droit devant eux, en déployant buvement leurs ailes, et de mauvais s'ils Tolaieot près de terre. — On donnait aussi le nom d'À^upieet aux augures mêmes.
AVSTEÊdJTZj T. des États autrichiens (Moravie), sur la littawa, à 16 kii. S. E. de Brûnn; 2000 hab. Château et jardins superbes. Cette viUe est devenue célèbre par l'édatante victoire qu'y remporta Napoléon, le 2 décembre 1805, sur les armées réunies de l'Antriche et de la Russie, commandées par les empereurs François et Alexandre en personne : ce qui fit appeler cette bataille BcOaUU des Trois-Em' percicri. Le résultat de la victoire fût U paix de Pres- Dourg, signée le 26 décembre suivant.
AVSTIN, V. des États-Unis, capit. du Texas, sur la T. g. duKio Colorado , à 250 kiL de son embouch. et au centre deTSUt; env. ôOOO hab. Le siège du gouvernement y a été établi en 1844. Elle porte le nom du colonel Austin. qui la fonda en 1823.
AUSTRALIE, dite aussi Nouv. -Hollande et Continent austraij grande terre de l'Océanie, s'étend au S. E. defAiie, de ll*à 39* lat. S. et de 111" à 152* long. B. Elle est séparée de là Papouasie au N. par le détroit de Terrés, de la Diéménie au S. par le détroit de Basa. Elle a env. 4500 kil. de l'O. à l'B. et 2500 du N. au S. : son étendue peut être évaluée aux quatre cinquièmes de l'Europe. L'intérieur est presque totalement inconnu : les côtes seules en ont été explorées : elles sont découpées d'un çrand nombre de baies et de havres, bordées de réafs formés de coraux et dllots arides pour la plupart La côte orientale, désignée sous le nom de Nouv. -Galles méridionale, est la plus fréquentée ; on y trouve le port Jackson ou Sydney, Botany-Bay, la baie Jervis, le port Macquane, etc.; la côte méridionale a été divisée en Terres de Nuyts, deFlinders, deFreycinet, de Grant; on y voit la prov. de Victoria, ch.-l. Melbourne, le port Philipp, celui de Western dans llle des Kangourous; sur la côte occidentale, l'on remarque Tes Terres de Leeuvin, Edels, Endracht et la colonie de Sunin-River (riv. du Cygne). Au N. s'étend limmense golfe de Carpentarie, qui baigne les terres de Witt et d'Arnheim. Plusieurs grandes rivières : au S. et à l'E., le Murray, le Oarling, l'Hawkesbury, le afaoquarie, leLachlan; au N. 0.« la Victoria, etc. Le climat est extrêmement varié : dans le nord les chaleurs sont brûlantes et continuelles; dans la partie moyenne le climat est plus tempéré; au sud là température offre les mômes alternatives de chaud et de froid que dans les contrées européennes. Les montagnes de la Nouv .-Galles du Sud ont pour base un granit à gros grains et le feldspath; on y trouve peu de pierres calcaires, mais de ralun, de la houille, beaucoup de fer, et de très-riches gisements d'or. L'Australie a une flore à part : cette contrée a enrichi le règne végétal d'un nombre infini d'espèces nouvelles. Il en est de même du règne animai; on y remarque siutout le kangourou, l'omithorhynque, le lézard à manteau ^ les pélicans, les cygnes noirs, les cacatouès, les pies-grièches, les épimaoues, les traoaetSj etc. Les mdigènes appartiennent a la race mélanésienne; ils se distinguent par leur laideur, et vivent dans un abratissement presque complet; la teinte de leur peau est jaunâtre plutôt oue noire ; ils ont les cheveux floconneux, les bras longs, les jambes grêles, le nez large et épaté, la bouche d'une grandeur démesurée ; ils n'ont pour ainsi dire aucune notion de la Divinité, bien que soumis à des croyances superstitieuses: ils n'obéissent à aucune loi, et vivent dans l'état le plus misérable; les efforts des missionnaires et des colons pour les civiliser n'ont iusqu'à présent obtenu aucun résultat.— Les Hollandsâs découvrirent les premiers en 1605 les côtes de ce vaste pays ; ils lui donnèrent d'abord le nom de Tem Australe. En 1616; Dick Hartighs, Hollandais, déecmvrit les ^tes occidentales, et en 1627 Pieter Muyts explora presque toute la côte mérid. Abel Tas-
man, envoyé par la Compagnie hollandaise des Indes orientales, visita la côto sept, en 1642^ et endora plusieurs parties inconnues de la côte occid. en 1644. il donna à cette contrée le nom de Nouv^Bollande. Le capitaine Dampier, en 1688 et 16d9, Gook eu 1 770, achevèrent de visiter les diverses côtes de cette tle immense ; mais ce dernier ne put déterminer si la Nouv.-Galles du Sud touchait à la Tasmanie; ce fût un chirurgien de marine, Basa, qui résolut ce problème; il donna son nom au détroit. Depuis (1791-1827), le capitaine Purneaux, Vancouver, Entrecasteaux. Baudin, Flinders, le cap. King, Freycinet et Dumont d'Urville, firent de nouvelles reconnaissances sur les côtes de cette terre. Les Anglais formèrent en 1788 les premiers établissements dans l'Australie ; ils y déportèrent d'abord leurs criminels (F. botahy-bay). En 1840, on cessa d'y envoyer les conviets; en même temps, la colonie reçut une administration représentative. En 1851 , de riches mines d'or y furent découvertes, ce <[ui accrut subitement la population.— La partie colonisée est auj. divisée en 4 prov. : Nouv.-Galles d\i Sud, ch.-l., Sydney; Victoria ou Australie heureuse, ch.-L, Melbourne; Australie du S., ch.-l., Adélaïde; Australie occid., ch.-l., Perth. M. Tennison Woods a donné une Hist. des explorations de l'Australie, 1865.
AUSTRASIE (roy. d*), Otîerryehy c-à-d. Roy. de VEst, roy. des Francs orientaux qui subsista du vi« au vin* s. On l'oppose à la Neustrie, qui formait la partie occid. des Etats francs. II se composait de l'anc roy. de Metz (Lorraine) et de petites parties de la Champafi^ne, de l'anc. roy. de Thuringe (Franconie), du duché d'Alémannie (Bade, Alsace, Wurtembet];) , du duché de Bavière et de la Frise, mais ses limites varièrent avec retendue des conquêtes des Francs orientaux. — Le roy. d'Austrasie naquit du partege des possessions de devis entre ses quatre fils (511), et échut à Thierry ; Metz fût la capit. et la résidence de ce prince (511-534), ainsi que de huit rois, ses successeurs : Tliéodebert I (534-548), Théodebald (548-555), Sigebert I (561-575), ChUdebert II (575- 596), Théodebert II (596-612). Thierry II (612-638), Sigebert II (638-656), etChildéric II (656-673). Pendant cet espace de temps l'Austra ie ftit deux fois réunie à la couronne de France : sous Clotairel, de 555 à 561, et sous Clotaire II et Dagobert, de 612 à 638. Après la mort de Dagobert II (679) , l'Autrasie, un mstant réunie à la couronne de Thierry III par le maire du palais Ëbroin, se révolta et prit pour ^uvemeur Pépin dlléristal. Charles Martel, qui lui succéda (714), défendit l'Austrasie contre Rainfroi, maire de Dagobert III, roi de Neustrie, et devint même en 721, sous Thierry IV, qui n'éteit roi que de nom, maître de tout l'empire des Francs. A la mort de Charles Martel, l'Austrasie fut le partage de Carloman, frère de Pépin le Bref. Mais ce f>nnce, s'étant fait moine, céda son domaine à son rère, qui fût élu roi des Francs en 752 et réunit sur sa tete les deux couronnes. A dater de ce moment le nom d'Austrasie disparaît de l'histoire.
AUSTRËGUES, arbitres institués en Allemagne pour régler certains différends politiques. F. ce mot dans notre DieHonnaire univ. des Sciences.
AUSTREMOINB (S.), apôtre de l'Auvergne, f^it, à ce qu'on croit, envoyé de Rome dans ce pays vers 250, en devint le 1** évoque et fut, dit-on, enterré à Issoire. On l'honore le 1*' novembre.
ACTARLATES, peuple de la Dalmatie, vers le N., avait pour place pnncipale Salone.
AUTERIVB. cn.-l. de cent. (H.-Garonne), surl'Ariége, 4 20 kil. S. E. de Muret; 2305 hab. Draps.
AUTEUIL, joli vge du dép. de la Seine, à l'O. de Paris, est depuis 1860 englobé dans la capitale. (}hemin de fer, nombreuses inUas. Molière, Boûeau, La Fontaine, d'Aguesseau, Helvétius, Gondorcet, Cabanis. Ruroford habitèrent Autouil
AUTHARIS, roi des Lombards, 584-591, soumit