‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 116 sur 578 · BAHR · texte numérisé non relu

BAHR

BAIR

proT. de Bahar, entre le Né)>al au N., le Bérar au S.,l6BeDgaleàrB.etrAoudeàro..a8 000000d'h.; capit Patna (c'était précédemment Bahar). Sol plat, ' fertile, arrosé par le Gange. Le Bahar a été jadis indépendant; il était connu sous le nom de roy. de Magada. Il appartient aux Anglais depuis 1765 et est compris dans la présidence de Calcutta.

BAHARITE9. la 1** dynastie des Mamelouks qni régnèrent en ï^prypte. Ces Mamelouks étaient dans te principe de jeunes Turcs qui avaient été vendus comme esclaves à des marchands égyptiens. Le soudan Malek-Saleh, de la dynastie dés Ayoubites, les racheta de ces marchands au nombre de mille, et les fit instruire au métier des armes dans une forteresse bfttie au bord de la mer (en arabe bahar) : de là leur nom. Ils finirent par s'emparer de l'autorité souveraine et nommèrent pour chef un d'entre eux, Noureddin-Ali, qui prit le titre de Soudan d'Egypte (1254). Les Mamelouks Baharites ont conservé le pouvoir jusqu'en 1382, qu'ils furent remplacés par les MameiouKs-Bordiites. F. maiœlouks.

BAHIA (c-à-d. haie) y ou san-salvapoh, v. du Brésil, ch.-l. de la prov. de Bahia, à 1350 kil. N. £. de Hio-Janeiro, sur la baie de Tous-les-Saints ; 180 000 h. Port superbe. Archevêché , duquel relèvent tous les évôchés du Brésil. Place forte, la l"» de l'empire. Divers établissements littéraires, école de chirurgie, gymnase, séminaire, bibliothèque publique; trèsgrand commerce, beaucoup de négociants étrangers. On remarque à Bahia plusieurs beaux édifices : église des Jésuites, palais du gouverneur, hôtel de ville, tribunal d'appel, palais archiépiscopal, hôpital militaire, école de cnirurgie, couvents et églises des Franciscains, des Bénédictins, des Carmes ; église de la Conception, bourse, chantiers, arsenal marilime.— Bahia, fondée au xvi« aiède, fut la capitale du Brésil jusqu'en 1763 ; elle en est encore la T* v. après Rio-Janeiro.— La prov. de bahia s'étend le long de l'Atlantique, entre celles de Sergipe doBey, PernamboucetMinas-Geraes. par 39*55'-46» 10' long. 0.. et 10«-15» 30' lat, N., et a 670 kil. sur 400; env. 1 000000 hab. Elle est divi^^e en quatre comarcas, Bahia, os Ilheos, la Jacobi na, Porto-Seguro. Climat très-€haud, mais rafraîchi par les brises de mer. Sol excellent pour la canne à sucre, le tabac, le coton.

BAHR-ABAB, contrée de l'Arabie. V. barria.

BAHR-EL-ABiAD, c.-à-d. Hivière blanche f nom que porte le Nil dans la partie supérieure de son cours, jusqu'à 'sa jonction avec le Bahr-el-Azrek.

BAHB-EL-AZREK, c.-ànd. Itivière hleue^ AstapuSy naît en Abyssinie par 10* .'»9' lat. N. . 34* 35' long. Ë. , traverse le lac Dembea , baigne les prov. de Gojam, Damot et autres contrées abyssiniennes, puis entre dans le Sennaar, et se joint au Nil à 8 kil. S. d'Halfay, après un cours d'env. 1600 kil. Cours trèsrapide; cascades dont une a 93" de hauteur. On a pns longtemps le Bahr-el-Azrek pour le vrai Nil.

BAHRDT (Ch. Frédéric), théologien protestant, né en 1741, dans une petite ville de Misnie, mort en 1792, professait des opinions religieuses qui paraissent se conl'ondre avec le socinianisme ou même avec le pur déisme. 11 enseigna successivement la théologie et la philosophie à Leipsick, à Erfurdt et à Giessen: forcé de quitter chacune de ces viUes comme hérétique, il alla s'établir en Suisse, où il dingea une maison d'éducation; puis à Halle en Prusse, où H s'attira de nouvelles poursuites par ses pamphlets politiques, et il finit jpar tenir taverne dans une campagne prés de Halle. Ceux de ses nombreux ouvrages qui ont le plus attiré l'attention sont : Essai d'un systMne de dogmatiqw biblique^ 1769; Nouvelles révélations de Dieu, 1773, condamnées par la cour impériale; Profession de foi ^ 1119; VAlmatiach des Hérétiques. 1781; l'mt de reitmon, 1788, pamphlet où il raille un édit rendu par Te roi de Prusse; et une Histoire de sa vie et de ses opinions, 1791.

BAHREJfN ou BABJAR, contrée a'Arabie, dans le Lahsa. le long du golfe Persique, s'étend du 25* au

29* degré de lat. N. Les habitants vivent de pèche et plus encore de piraterie. Ou étend quelquefois le nom de BahreTn à tout le Lahsa.— Sur la cote de ce pays est un groupe dlles, dites aussi de Bahreïn ou d'Aoual, sous 48- 20' long. E. et 26" 20' lat. N., renommé pour la pêche de perles. Ces îles ont jadis appartenu aux Portuçfais; elles sont auj. sous la dépendance d'un cheik tributaire de Vimaa de Mascate. Les principales sont : Arad, Tarent et Bahreïn, dans laquelle se trouve la capit. , Manama, sur la cÔte N. E.

BAIAN, chef des Avares. F. avares.

BAIE (Iles de la), Bay-ïslands, lies de la baie de Honduras, dont les principales sont :Roatan, Bonaca, Utilla, Barbareta, Helena etMorat. Elles formaient une colonie anglaise qui a été abandonnée en 186').

BAIER (J. J.), naturaliste allemand, membre de l'Académie des curieux de la nature, né en 1677 à léna, mort en 1735, exerça la médecine à Halle, Nuremberg, Ratisbonne, léna, et fut professeur de cette science à Altorf. On estime son Chryctographia norica, publiée en 1708 à Nuremberg, in-4, et réimprimée en 1758 : il y donne une description exacte et détaillée des fossiles et des minéraux de toute espèce observés dans le territoire de Nuremberg.

BAIES. Baiae des anciens. Baja des Italiens, v d'Italie (prov. de Naples) , à 17 k. S. 0. de Naples. Port passable et plus sûr que celui de Naples; fort bâti par Charles-Ouint. La ville ne se compose mie de chaumières, éparses parmi des ruines magnifiques Bains fort célènres chez les anciens. — Baies, sons l'empire romain, fht une ville superbe : elle s'élevait en amphithéâtre sur la colline demi-circulaire qui domine la mer. La mode voulait que tout rich; Romain y eût sa maison de campagne, et y vînt passer l'arrière-saison. Il y reste îles ruines de toute beauté, mais dont la majeure partie est sous la mer. On voit pourtant encore les débris des bains de Néron, d'un palais de Jules-César, des villas de Cicéron et d'Agrippine, des temples de Vénus, de Diane, de Mercure, etc.

BADP (Jean-Antoine de), poète français du xvi« s., né à Venise en 1532. mort en ].<)89, était fils de Lazare de BaTf , ambassadeur à Venise et en Allemagne sous François 1, qui fut poète aussi. Jean Baîf renonça aux avantages que lui offrait sa naissance pour se livrer à la poésie, il se lia avec Ronsard et donna, comme lui, (&ns le bizarre. Il eut la prétention d'écrire des vers mesurés comme ceux des Grecs et des Romains, et de créer un alphabet nouveau afin de réformer l'orthographe, fonda en 1570. dans sa maison du faubourg St-Marceau, une académie de poésie et de musique^ Diais cette académie, la première oui ait été établie à Paris, ne put durer. Balf est un des poètes de la PUîade. On a sous le titre d'OEuvres de J.Â, deBaïf,^ Paris, 1572, 9 livres de poèmes; 7 d'amours, 5 de jeux, 5 de passe-temps ; il a aussi publié Éirennes de poésies françaises en vers mesurés^ 1574, et quelques pièces de théâtre, sous le titre de Mimes ei Proverbes, Ibl 6 et 1597.

BAIGNES, ch.-l. decant. (Charente), à 13 kil. S. 0. de Barbezieux; 717 hab. Ane. abbaye, fondée, ditron, par Charlemagne. Bains antiques.

BAI6NEUX-LES-JUIFS, ch.l. de c. (Côte-d'Or), à 36 kil. S. de ChAtillon-sur-Seine; 420 hab. C'est le dernier endroit de France que quittèrent les Juifs bannis du royaume en 1431 : d'où son nom.

BAIGORRY, vallée des B.-Py rénées, arrosée par la Nive, doit son nom au mont Baigoura, situé à 31 kil. 0. de Mauléon. Elle a 17 kil. sur 13; place principale, St-£tienne de Baigorry. Mines de cuivre qui ne sont plus exploitées.

BAIKAL (lac), grand lac de Sibérie (Irkoutsk), par 101» 16'-107« 18' long. E., et 51' 2l'-n.V 48' lat. N., a 660 kil. de long sur une largeur qui varie de 40 à 100 kil., et est traversé par l'Angara inférieur, qui porte ses eaux à l'Iénissel. Malgré son immense étendue, ses eaux sont douces. Ce lac est très-profond et ofl're une navigation fort dangereuse; sea bords

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