‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 117 sur 578 · BAIN · texte numérisé non relu

BAIN

sont liants, escarpés en général ; il renferme une lie assez ffrande, nommée Olkhon. On ypêche des phoqoes.aes sterlets et diverees espèces de poissons parâculières à ce lac— U est bordé parles monts Baikal, chsfnon secondaire du f^rand système des Altaï.

BAILLET (Adrien), laborieux écrivain, né en 1649. près de Beauvais, mort en 1706, fut d'abord -curé de campagne, puis bibliothécaire de Lamoignon. Ses pnncipaux ouvrages sont : Jugement des samnts sur les principaux ouvrages, 1685^6, 9 voL in-lî; Les enfants célèbres par leurs études et leurs écrits, 1688. in-12; Histoire deHollande, sous le nom àA la Neuville, 4 vol. 1690, in-12^ Vie de Descartes, 1691, 2 voL in-4, ouvrage dont il publia lui-même un abrégé, 1693, 1 vol. in-12 ; Vies des SainU, 1701 , Z vol. in-fol., souTent réimprimées (ouvrage où il élève des doutes qui lui valurent le surnom de dénicheur de saints et qui fût mis à i'/ndes à Rome); Histoire des démêlés de Bonifaee VIU avec Philippe le Bel, 1717, in-12 (posthume).

BAILLEUL, ch.-l. decant. (Nord), à 29kil. N.O. de LiUe et à 14 kil. E. d'Hazebrouk; lOOQO bab. Collège. Fils, coutils, dentelles: fromages, houblon.

BAiLLEtTL (lo ) , bourg du dép. de POme, à 8 kil. N. d'Aigentan. C'est de là qu'était sortie la dynastie des BalTol (ou BaiUeul) qui régna en Ëoosse.

BAUXEUL, roi d'BCOsse. F. bauol.

BAILLI, titre porté dans l'origine par des commissaires royaux qui rendaient la justice, percevaient les impôts et recevaient, au nom de la couronne, les plaintes du peuple contre les seigneurs. Leur juridiction, régularisée au commencement de la 3* race, fut d'abord très-étendue ; mais l'abus qu'ils firent de leur puissance obligea les rois à la réduire, et vers le xvi* siècle, ils n'étaient plus que des officiers de justice. Néanmoins, leur ofBce était noble et d'ëpée; Charles IX, en 1560, les déclara officiers de robe courte. — On appelait aussi bailiis, baillis seianeuriaux, desimpies officiers de justice seigneuriale, dits de robe longue ou petits bailiis, pour les distinguer des baillis royawB. — Certains gardiens de châteaux servant de prison portaient aussi ce titre. — Dans l'ordre de Malte, on donnait le nom de baillis à des dignitaires supérieurs aux eomman^ dants et inférieurs aux grands prieurs : tel fut le bailli de Sufitren.

BAILLIE (Mathieu), anatomîste écossais, né en 1761, mort en 1828, neveu de Hunter, fut médecin de la princesse de Galles et de George III, établit avec Cruikshank un cours d'anatomie à Londres, y fonda le cabinet d'anatomie pathologique et donna un excellent Manuel d'ana tomie pathologique (1 7 95) , trad. en français par Ferrai (1803) et parGuerbois (1815). — Sa sceur^ Johanna Saillie, 1762-1851, a composé des poésies (ballades, poSmes, drames), qu'admirait W. Scott.

BAILLON (Emmanuel), naturaliste, mort à Abbeville en 1803, eut une correspondance active avec BufTon , et lui fournit de précieux matériaux : la plupart des oiseaux de mer et de rivière qu'on voit an muséum de Paris ont été préparés par lui.

BAILLOT (Pierre), violoniste, né en 1771 àPassy, mort à Paris en 1842, était fils d'un magistrat mort à Bastia. Orphelin à 1 2 ans , il intéressa M . de Bouche-

r)m, intendant de U Corse j qui l'envoya étudier Rome, puis à Paris, où il reçut les leçons de Viotti, et devint son élève favori. Admis dès 1791 à l'orchestre du théfttre de Monsieur (Opéra-Comique), il y obtint un tel succès qu'il Itat, en 1795, appelé comme professeur au Conservatoire. U i\it attaché à la musique de l'empereur, puis h la chapdle du roi. Aussi habile compositeur que bon exécutant, il a publié une grande quantité de morceaux de tout ffenre qui se distinguent par une composition hardie et originale, et qui ont quelque chose de grave et de mélancolique. On lui doit aussi V Art du viokm, 1836, ouvrage qui a puissamment contribué aux progrès dis l'art. Dans Inexécution, Baillot se fai*

sait remarquer par un goût pur et sévère plutôt que par l'habileté à vaincre les difficultés.

BAILLOU (Gnill. de), médecin français, né % Paris en 1538. mort en 1616, fut un dé ceux qui contribuèrent le plus à ramener la médecine à rétude des faits. On retrouve dans ses ouvrages, qui se distinguent par d'exactes descriptions, des notions intéressantes sur les maladies épidémiques. Il paraît avoir bien connu le croup, Kn 1580, il fut élu doyen de la Faculté de Paris; en 1601. Henri IV le nomma premier médecin du dauphin. .Ses œuvres, réunies par les soins de J. Thévart, ont été imprimées sous le titre de : Opéra medica omnia, Paris, 1C35, 4 vol. in-4, et Genève, 1762.

BAILLY (J. Sylvain), né à Paris en 1736. Son père, qui était peintre et ^rde des tableaux de Versailles, le destinait à la peinture : Bailly préféra les lettres et les sciences. Il travailla d'abord pour le théâtre, mais, s'étant lié avec Lacaille, il se livra avec ardeur à l'étude de l'astronomie, et mérita bientôt d'être admis à l'Académie des sciences (1763). Il cultivait cependant avec succès la littérature, com-

§ osait des Éloges, parmi lesquels on remarqua ceux e Leibnitz et de Lacaille (1770), et rédigeait le grand ouvrage auquel il doit surtout sa réputation, y Histoire de Vastronomie, qui forme trois ouvrages distincts : Histoire de Vastrowmie ancienne, 1775; Histoire de l'astronomie moderne, 1778-^; Histoire de l'astronomie indienne et orientale, 1787. Il avait supposé, dans cet ouvrage, l'existence d*uD peuple primitif qui aurait disparu du globe, et auouel il faudrait rapporter la plupart des grandes découvertes; cette assertion l'engagea dans de vives disputes et donna naissance aux Lettres sur Voriaine des sciences et sur VAUeoUide de Platon, qu'il publia en 1777. Son Histoire de Vastronomie, qui était une œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvrit les portes de l'Académie française (1 784) et de celle des inscriptions (1785). A la même époqnie, il fut chargé par l'Académie des sciences de rédiger deux Rapports importants, l'un sur le Maànétisme aniiruU ( F. mbsmer) , l'autre sur le Projet aun nouvel Hôtel- Dieu.. Lorsque la Révolution éclata, Baillv fut arraché aux lettres, et jeté dans la carrière oolitique qui devait lui être si fûmeste. 11 jouit pendant quelque temps d'une immense faveur : en 1789, il fut nommé député aux £tats généraux par les électeurs de Pans; puis il fut élevé à la nrésiaence de cette assemblée; c'est lui qui présida la fameuse séance du Jeu-de- Paume (F. ce nom); il fut nommé maire de Paris le 16 juillet 1789. Mais s'étant vu obligé, après l'arres- Ution de Louis XVI . de dissiper par la force les rassemblements oui se formaient au chamf) de Mars pour demander la aéchéance du roi (17 juillet 1791), il perdit tout d'un coup sa popularité. Il se démit alors des fonctions de maire, et quitta la capitale; mais, reconnu à Melun, il fut amené à Paris et traduit devant le tribunal révolutionnaire qui ie condamna à mort. Il fut exécuté le 11 nov. 1793. Comme ses membres glacés par la pluie et le froid étaient agités d'un tremblement involontaire, un de ses bourreaux lui dit : c Tu trembles, Bailly? — Oui, répondit le vieillard avec calme, mais c'est de froid. » Outre les ouvrages de Bailly que nous avons cités, on a publié de lui après sa mort un Essai sur les fables, 1798; des Mémoires d'un témoin de la Révolution, 1804, et un Reçue il de pièces intéressantes su^ les sciences, 1810. M. Arago a prononcé son Éloge m l'Académie des sciences en 1844.

BAIN, ch.-l. de cant. (lUe-et-Vilaine), à31 kil. S. de Rennes; 1396 hab.

BAIN (ordre du), institué en 1399 par Henri IV, roi d'Angleterre, fut d'abord conféré à 36 écuyersqui avaient pris le bain de compagnie avec lui, après avoir veiUé toute la nuit qui précéda son sacre. Renouvelé par Georges I en 1 725. cet ordre ftit, en I8I5, converti en un ordre pour le mérite militaire. 11 comprend 72 grand'croix, 130 commandeurs et un

BâJA

BàLâ

nombre illimité de cheTaliers. Les grand'croix portent un ruban rouge avec une médaille en or émaillée où Ton Toit un sceptre entre une rose et un chardon au milieu de trois couronnes impériales; la devise est Tria jvnela in uno. On y admet depuis 1847 des personnages civils.

BAINS, ch.4. de cant. (Vosges), à 28 kil. S. 0. d'Ëpinal, 2000 hab. Eaui minérales et thermales. Broaerie, clouterie , kirschwasser.

BAINS, ch.-l. de cant (nie-et-VUaine), à 7 kil. N. de Redon : 267 hab. Sources thermales.

BAINS, dit aussi Fort-les-Bains , AméUe-les-Bains , vge des Pyrénées-Orient., à 31 kil. S. 0. de Perpignan: 467 nab. Fortb&ti en 1670 par Louis XIV et au pied duquel se trouvent deux sources thermales sulrureuses. Hôpital militaire.

BAÏRAM, BAÏRAKTAB. F. bbiram, BEniAKTAR.

BAIS, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 20ka. E. S. E. de Mayenne, sur TAron; 780 hab.

BAYsE ouBATSB(la), hv. de France, natt dans les landes de Lannemezan (H.-Pyrénées) , passe à Trie, Mirande, Valence, Condom, Nérac; reçoit la Baîsolle, la Baise-Devant, la Gelize, et se perd dans la Garonne, prés de St-Lé^er, après un coure de 160 kil. 6AIUS ou DB BAT (Michel), né à Melin, dans le Hainaut, en 1513, mort en 1589, professa rficriture sainte à Louvain , y devint chancelier de l'Université, et remplit en outre l'office d'inquisiteur général dès Pays-Bas. Précurseur de Jansénius, il se montra peu favorable à la liberté de l'homme, et se rencontra sur plusieurs points avec C5avin. L'Université de Louvain lui défendit d'enseigner; la Sorbonne le censura en 1560, et Pie V,^ en 1567, condamna comme hérétiques 76 propositions tirées de ses ouvrages. Balus conserva cependant de nombreux partisans. Ses œuvres ont été imprimées à Cologne, 1696. Duchesne a 5critl7f«t. du Bautnisme. 1731.

BA3A, V. de Hongrie (Bacs), près du Danube, à 45 fcil. N. de Zombor; 14 000 hab. Siège des autorités du comitat; gymnase, beau château.

Hf^JAZETI, surnommé Ilderim, c.-à-d. l'Édair on !a Foudre, sultan turc, fils et successeur d'Amurat, se fit proclamer à la mort de son père en 1389, et A! Aussitôt étrangler son frère atné. qui voulait lui disputer le trône. Il fit de grandes conquêtes, enleva aux empereurs chrétiens la Bulgarie , la Macédoine et la TliessaUe (1391-93), subjugua la plupart dei» princes de l'Asie-Mineure: puis, de retour en Europe, tailla en pièces, près de Nioopolis sur le Danube, une armée de croisés hongrois, polonais et français (1396). Enhardi par ces succès, il assiégea CoDslHntinople, et força l'empereur Manuel à lui payer un tribut. Mais il fut arrêté dans ses succès par Tamerlan, qui envahit ses États, le défit à la bataille d'Ancyre (1402), et le fit prisonnier. On dit que Tamerlan lui fit subir toutes sortes a'humiliations : il se servait de son corps comme de marohe-pied pour monter à cheval, le forçait & se tenir sous sa table pendant les repas et à ne se nourrir que des morceaux qui tombaient à terre: enfin il l'aurait enfermé dans une cage de fer, où le malheureux prince se serait tué en se frappant contre les barreaux. Suiyant des récits plus vraisemblables, le conquérant tarlare le traita au contraire avec égard, et Bajazet mourut dans son camp, frappé d'apoplexie, après huît mois de captivité.

BAihznu. sultan, fils de Mahomet II, succéda à son père en i481 . chassa de ses États son frère Zizim oui lui disputait la couronne, et le poursuivit jusque dans les cours des princes européens (F. zizin). Il attaqua les Mamelouks d'Egypte, mais sans pouvoir les détruire. Plus heureux en Europe, il battit les Moldaves et soumit la Bosnie et la Croatie. Après 30 ans de règne, il fut forcé d'abdiquer. 11 voulait

f;;âcer sur le trône Achmet, son fils atné; mais SéioTi, son 2* fils, s'empara de la couronne et l'emtoisonna (1512).

BAJAZET, fils de Soliman 1 et de Rozelane. Jaloux

de son frère Sélim (Sélim II), que Soliman avait désigné pour lui succéder, il arma contre ce prince du vivant même de leur père. Vaincu près d'Iconium. il se réfugia chez le roi de Perse: mais celui-ci le^fit jeter en prison, et le livra aux oourreaux envoyés par Soliman pour le mettre à mort : il fut aussitôt étranglé (1559).

BAJA2BT, fils d'Achmet I, et frère d'Amuret IV. Amurat, jaloux de ce prince, qui annonçait de belles qualités, le fit mettre à mort (1635), 'malgré les supplications de la sultane Kiosem, leur mère commune. Bajazet vendit chèrement sa vie et tua quatre de ses assassins. La mort de ce prince a fourni à Racine l'idée d'une de ses plus belles tragédies.

BAJOCASSES, peuple de la Gaule (Lyonnaise 2*), habitait le long delà Manche à l'O. des Lexovii^ k l'E. des Undli, et avait pour ch.-l. Bajoeasses, dite aussi Aregenug , ou plutôt Augustodurus^ auj. Bayeux.

BAKEL, poste de notre colonie du Sénégal (arr. de StnLouis), sur la r. g. du Sénégal, à 500 kil. de son emb., et à 700 kiL de St-Louis. Gomme, cuir, or.

BAKER (Richard), historien anglais, né en 1568 dans ie comté de Kent, mort en 1645, fut, sous Jacques I, grand shérifl* du comté d'Oxford. S'étant ruiné pour aider la famille de sa femme, il fut enfermé pendant ses dernières années en prison comme débiteur insolvable. Il rédigea dans sa prison une Chronique des rois tf Angleterre , depuis le gouvernement des Romains jusqu^à la mort du roi /ocqu», qui parut en 1641 , et qui eut un grand succès.

BAKER (Henri), naturaliste anglais, membre de la Société royale et de celle des antiquaires, né au commencement du xvui* siècle, mort en 1 774 , s'est occupé avec succès de recherches microscopiques, et a publié le Microscope mis à la portée de tout le monâfif trad. en français par le P. Pezenas, 1754.

BAKHTCHÊ-SÊRAI, c.-à-d. le Palais des Jardins j V. de Crimée, à 26 kil. S. 0. de Simféropol, à 30 kil. N. de Sébastopol; 14 000 hab. Bains, mosquées. Capitale des anciens khans de Crimée.

BAKOU, V. de la Russie d'Asie (Chirvan) , sur la côte 0. de la mer Caspienne, dans la presqu'île d'Apchéron; env. 5000 hab. Place forte de première classe; port, le meilleur de la mer Caspienne- Quelques monuments; palais du chah, bàli par Abbas II ; grand bazar, caravansérail, église arménienne. Commerce considérable avec Astrakhan; huile de naphte, eic. Aux environs de Bakou se trouvent des mareis d'où s'exhalent des gaz qui s'enflamment au contact de l'air, ce qui a fait de cette ville un lieu saint pour les Guèbres. — Bakou fut jadis le ch.-L d'un petit khanat indépendant, qui devint ensuite rassai de ia Perse. Celle-ci le céda aux Russes en 1723, se le fit rendre en 1 735 , et se le vit de nouveau ravir en 1 SOI : la possession en fut confirmée à la Russie en 1813 avec le reste du Chirvan.

BAKOWA^ V. de Moldavie, sur la Blstritz, à 80 k. S. 0. d'Iassy. Êvéché catholiaue. Ville très-déchue.

BALA, V. de la pté de Galles, ch.-l. du comté de Merioneth, à 288 kil. N. 0. de Londres; 2O0O hab. BALA (Alexandre). F. alexandrb.

BALAAM, faux prophète de Péthor en MésopoUmie, fut mandé par Balac, roi des Moabttes, pour maudire ies Israélites, qui, après avoir travereë le désert, venaient envahir ses États. Pendant qu'il se rendait près de ce prince, un ançe armé d'une épéf nue s'ofifritaux yeux de l'ânessequi le portait; celle-ci s'arrêta tout à coup, et, comme Balaam la frappait, l'animal, miraculeusement doué de la parole, lui reprocha sa cruauté ; en même temps, le devin aperçut un ange qui lui défendit, au nom du Seigneur, de maudire les Israélites. Balaam, en efl'et, n'osa proférer des imprécations; tout au contraire, il bénit le peuple de Dieu, malgré les instances 'et la colère de Balac {NomltreSy c. xxn-xxiv). On place cet événement vers l'an 1489 av. J.-C.

hALACUiyA{c.-k-d. Belle-d^, la Symbolon des Grecs, y. et port de Crimée , sur la côte méridien a 1*^ ,

BALB

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