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Anne de France, fille de Louis XI, connue sous le nom de Dame de Beaujen. En 1 f»22, le Beaujolais, confisqué sur le connétable de Bourbon, fut donné à Louise de Savoie, mère de François L Réuni à la couronne en 1&31, il fût rendu en 1560» par Fran-
S lis II, à Louis de Bourbon, duc de Mon^ensier. arie de Ifontpensier le porta en dot, en 1626, à Gaston d'Orléans, dont la tille, la célèbre Mademaù selle» le légua à Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV. Le Beai^olais, éngé dès lors en comté, resta depuis dans la maison d'Orléans. Le dernier prince qui ait porté* le titre de comte de Beaujolais fut le T frère du roi Louis-Philippe I, né à Paris en 1779 et mort à Malte en 1808.
BEAUJON (Nicolas), banquier de la cour et fermier général sous Louis XV, né àBordeaux en 1718, mort à Paris en 1786, fit beaucoup de bien. Il fonda et dota en 1784, dans le faubourg du Roule, à Paris, un hôpital qui porte encore son nom.
BEAU JOUR (Félix), publiciste, né en Proyence en 1765, m. en 1836, remplit diverses missions diplomatiques et politiques sous l'Empire et la Restauration, rut élu député par Marseille et éleyé à la pairie par Louis-Philippe en 1835. On a de lui, entre autres écrits : le Traité de LunévUle; le Traùé d'Amient; Aperçu des États-Unis; Théorie des Gouver^ nementSy voyage dans l'empire ottoman. Il fonda en 1832 un prix de 5000 fr. pour le meilleur ouvrage sur le commerce de Marseille, prix qui est décerné chaque année par l'Académie des sciences morales.
BEAULIEU, ch.-l. de cant (Corrèze) sur la Dordogne, à 30 kiL S. de Brives ; 2042 h. Célèbre abbaye de Bénédictins , fondée en 855, supprimée en 1789. — Bourg du Calvados, près de Caen. Maison centrale de détention. —Village d'Indre-etpLoire, à 30 kil. S. >. de Tours et près de Loches; ano. seigneurie aplartenant à Agnes de Sorel, dite la dame de Beaulieu. Il y fut signé en 157 5 un traité favorable aux Protestants, ce qui fut le prétexte de la Ligue.
BEAULIEU (Séb.pONTAUTde), ingénieur et maréchal de camp sous Louis XIV, mort en 1674, fut un des créateurs de la topographie militaire. Il a publié Les Glorieuses conquêtes de Louis le Grand, recueil de cartes et de plans des sièges, batailles et expéditions depuis 1643, continué après sa mort, jusqu'^en 1694.
BEAULIEU (J. P., baron de), général oes armées autrichiennes, né dans le Brabant en 1725, m. en 1819, commença sa carrière militaire dans la guerre de Sept Ans (1756-63), réduisit en 1789 le Brabant insurgé, obtint en 1792 et 1794 quelques avantages 'dans les Pays-Bas sur les Français eux-mêmes et battit Jourdan a Arlon; mais ayant été nommé en 1796 général en chef en Italie, il fut perpétuellement battu par Bonaparte, surtout à Montenotte et à Lodi, et mt obligé de renoncer à son commandement.
BEAUMANOIR (Philippe de), jurisconsulte, né vers 1226 dans le Beauvoisis , m. vers 1295, fut successivement bailli à Senlis, à Clermont (en Beauvoisis), à Tours et dans le Vermandois, et jouit de la confiance de S. Louis et de son fils Robert, comte de Clermont II recueillit en 1283, en les accompagnant d'un précieux commentaire, les Coutumes du BeauvoisiSf le monument le plus précieux de notre ancien droit. Montesquieu regarde Beaumanoir comme la lumière de son temps. La Coutume de Beauvoisis^ publiée pour la l" fois en 1690 par La Chaumassière, mais d'une manière fort imparfaite, a été éditée de nouveau et avec beaucoup plus de soin, par M. Beugnot en 1842. On doit à M. Mord une Étude historique sur l'œuvre de Beaumanoir, 1851.
BEAUMANOIR (Jean de) , d'une famille noble de Bretagne , embrassa avec chaleur la cause du duc Charles de Blois contre Jean de Montfort, qui lui disputait la possession de la Bretagne, et fut un des néros qui se distinguèrent le plus au Contât des Trente, livré en 1 351 par trente Bretons contre trente Anglais
Srès de PloèrméL II était dévoré de soif et demanait à boire : Bois ton sang, lui répondit un de ses
chevaliers. A la Itataille d'Auray, il fit en vain (ies prodiges de valeur et fut fait prisonnier avec Du Guesciin. Il fut un des négociateurs du traité de Guérande, et, la paix faite, il reçut du vainqueur le titre de maréchal de Bretagne.
BBAincANOiR (J. de). F. LAVARDm (le maréchal de).
BEAUMARCHAIS (P. Aug. GABON de), né à Paris en 1732, mort en 1 799, était fils d'un habile horloger, et se distingua d'abord dans l'état de son père en inventant une nouvelle espèce d'échappement II avait beaucoup de goût pour la musique, et excellait sur la harpe et la guitare; ce qui le m admettre à la cour, où u donna des leçons a Mesdames, filles de Louis XV. Profitant de la faveur que lui procurait son talent, il se lia avec le financier de la cour, Paris Duvemey, se lança dans les spéculations commerciales et déploya un tel génie en ce genre qu'en peu d'années il eut acquis une grande fortune : ce fut surtout lors de la ffuerre de l'indépendance des £tats- Unis qu'il s'enrichit, en approvisionnant les Américains d'armes et de munitions. Il se fit en même temps une grande réputation dans le monde par ses factumsj mémoires judiciaires pleins de malice et d'intérêt, qui eurent un succès prodigieux, et par des pièces de théâtre pleines de verve et d'originalité, mais d'une hardiesse inouïe, qui obtinrent une vogue extraordinaire. U donna la 1** édition des œuvres de Voltaire, édition de KeM^ et dépensa dans cette entreprise des sommes considérables. A l'époque de la Révolution, il fut nommé membre provisoire de la commune de Paris, mais il quitta bientôt les affaires publiques pour se livrer à de nouvelles spéculations; moins heureux cette fois, il se ruioa presque en voulant fournir d'armes les troupes de la République. Emprisonné à l'Abbaye sous la Terreur, il écnappa cependant à l'échanud et se tint quelque temps caché. Il vécut encore plusieurs années. On a de Beaumarchais : Mémoires contre Ut sieurs de Goézman, La Blache» Marin d'Arnaud, 1774 et 1775; Mémoire en réponse à celui de GuiU. Kommann, 1787; Eugénie^ drame représenté en 1 767 , avec peu de succès ; les Deux Amis, drame en 5 actes, 17 70; 2« Barlner de Séville , comédie en 4 actes, 1775, la Folle Journée, ou û Mariage de Figaro, comédie en 5 actes, 1784, qui ne fût représentée qu'avec de ^pranda obstacles (ce sont principalement ces deux pièces qui firent sa réputation) ; Tarare, opéra en 5 actes, 1787 ; la Mère coupable f drame en 5 actes, 1792; Mes sis Époques, mémoires autobiographiques, 1795. On a publié ses OEuwes complètes, Paris, 1809, 7 vol. in-8, avec grav., et 1821- 1826, 6 vol. in-8. M. L. de Loménieadonné, d'après des documents inédits, Beaumarchais et son temps, 1856, 2 vol. in-8. Le nom de Beaumarchais est resté à un boulevard de Paris, percé à travers des jardins qui lui avaient appartenu.
BEAUMARIS, V. de l'île d'Anfflesey, ch.-l . du comté d'Angleséy, sur le détroit de Menai; 2500 h. Jolie église paroissiale. Bains de mer.
BEAUMES (les). ch.^L de c. (Vaucluse), à 17 kil. E. d'Orange; 1100 hab. Vin muscat.
BEAUMESNIL, ch.-L de cant (Eure), à 12 kil. S. E. de Bemay; 450 hab.
BEAUMETZ-LES-LOGES, ch.-l. de cant (Pas-de- Calais), à 10 kil. S. 0. d'Arras; 538 hab. Fabriques de sucre de betterave.
BEAUMONT, petit pays de Tanc. Dauphiné, avait pour lieux principaux St-Laurent-en-Beaumont et St-Michel-en-Beaumont dans le cant de Corps (Isère) .
BEAUMONT, ch.-L de 0. (Dordogne). sur la Couse, à 24- kiL E. de Bergerac; 908 hab. Vins rouges.
BBAUMONT-EN-AuaE, Dourg du Calvados , à 6 kil. 0. de Pont-l'Ëvéque. Belle terrasse. Patrie du mathématicien Laplace.
BEAUMONT-DB-LOMAONE, ch.-l. de cant. (Tam-€i- Garonne), sur la Gimone, à 28 kil. S. 0. de Gastel Sarrasin; 3304 hab. Grains. Patrie de Fermât.
BEAUKONT-LB-BOGRB, ch.-L de cant (Eure), suris
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Rille, à 16 k. E. de Bemay ; 1300 hab. Draps , molletons, toiles, verrerie.
BEAUMONT-LB-viGoiiTB, ch.-L de caot. (Sarthe), à 36 k. S. 0. de Mamers, et à 29 kil. du Mans; 1827 h. Ano. seigneurie, érigée en 1543 en duchè>pairie.
BUUMONT-sDR-oisB, petite Y. du dép. de Seine-et- (^ sur l'Oise, à 34 kil. N. de Paris par la route, 47 parchemin de rer, à 18 kil N. E. de Pontoise; 2070b. Station. Sglise du zm* siècle. Salpètrerie, verrerie. Commerce de grains, de TolaiUes, de cbevauz.
BEACHONT (Francis), auteur dramatique ang^, né en 1S85 à Grâce-Dieu , dans le comté de Leitester, mort en 1616 y travailla toujours en commun avec Fletcher. Y&y. ce nom.
bbàuuokt (Christophe de), arcbevèque de Paris, né en 1103 au chiteau de La Roque, en Périgord, m. en 1181, fut d'abord évéque de Bayonne, puis arcbevêoue de Vienne, et fut élevé en 1746, malgré sa résistance, sur le siège de Paris, qu'il occupa jusqu'à sa mort, en 1781. 11 fit bénir son épiscopat par son inépuisable charité, soutint avec fermeté l'autorité de la bulle Unigenitus, combattit les Jansénistes ainsi que les philosophes, et publia contre ces derniers plusieurs mandements, dont un provoqua de la part de J. J. Rousseau la célèbre Lettre à M. de Beaumont. Son courage à résister aux volontés de la cour et aux prétentions du parlement le fit plusieurs fois exiler. Il a laissé 4 vol. à'Insiruetions,
BEAUMONT (Had. LEPRINCE de). V. LBPR1NC8.
BEAUKONT (J. B. EUE de). F. Ëlie.
BEAUNE. ch.-l. d'arr. (Gôte-d'Or) , sur la Bouzoise, à 38 k. S. S. 0. de Dijon, à 318 kii S. E. de Paris nar route, 352 par chemin de fer; 9700 hab. Ville bien percée et nien bâtie. Collège, tribunal, bibliothèque, célèbre hôpital fondé par Nicolas Roilin en 1443. Gros draps, coutellerie, etc. Beaune fut érigé en commune dès 1203. Patrie de Monge. — Les enyirons produisent des vins excellents, dits vins de Beaune : on en exporte annuellement plus de 100000 pièces. Presque tous les grands crus de Bouri?ogne (Beaune, Volnay, Pomard, Corton, Meursault, VoDtrachet) , sont dans cet arrondissement
BBAUNB-LAHEtOLÂNDB, Vt^laufiodunum ^ ch.-L de c. "Loiret), à 17 kil. N. E. de Pithiviers; 1034 hab.
BEAUICE (Jaca. de). F. samblançat.
BEAUNOIR (Alex, robinbac, dit de), auteur dramatique, né à Paris en 1746, mort en 1823, était fiis d^un riche notaire. Il fit pour les petits théâtres de Paris une foule de pièces, remarquables par un esprit vif et léger , et qui eurent une trè»-grande vogue. A la Révolution, il quitta la France et se retira d*abord en Belgique, puis en Russie, où il dirigea les Ûiéfttres de la cour. Il revint à Paris sous l'Empire et obtint une sinécure sous la Restauration. Ses priz:cipales pièces sont : V Amour quêteur, 1777 ; Yinuê pèlerine^ 1777 ; Jecmnot^ 1780; Jérôme Pointu, mi \Fanfan et Colas, 1784.
BEAUPRÊAUy ch.-L decant. (Maine-et-Loire), sur l*fiyre, à 47 kil. S. 0. d'Angers; 2377 hab. Êtofies ie laine, toiles, etc. Les Vendéens y obtinrent un dYantage sur les Républicains le 29 mars 1 793 . — Cette riUe fut chef-lieu d'arrondissement jusqu'en 1858 : elle fut alors remplacée par ChoUet.
BEAURAIN (Jean' de), géographe du roi^ né en 1696 à Aix-en-Issart (ancien Artois) , mort en 1771, se forma sous P. Moulart Sanson. On a de lui : Description topogra/phique militaire de la Flandre , ou Campagnes du maréchal de Luaeembourg (1690-94), Paris , 1756, 3 vol. in-foL, et un Atlas de géographie ancienne et moderne en 14 vol. in-fd. — Son fils, fioouné aussi lean, a donné des cartes pour l'Histoire dès campagnes de Condéen 1674, et pour celles de Twrenneen 1672-75, Paris, 1782, 2 vol. in-foL
BEAUREGARD^vge du dép. de l'Ain, sur la r. g. de la Saéne, à 4 kiL £. de Villefranche; 350 hab. Jadis capit. de la principauté de Dombes et résidence de
son parlement — u y a beaucoup d'autres lieux ap-
pc^^s de ce nom à cause de la }>eile vue dont on y
jouit, notamment un village à 6 kil. N. E. de GIei>mont-Ferrand, d'où l'on découvre plus de 100 villes ou villages. Ane résidence des évèques de Clermont.
BEAUREGARD (J. Nie.) , prédicateur jésuite, né en 1731 à Pont-à- Mousson, mort en 1804, en Souabe. se fit ime grande réputation à Paris par son éloquence impétueuse. Dans plusieurs de ses discours, notamment dans un sermon prêché à Notre Dam, en 1789, il prédit tous les excès de la Terreur.
BEAUR£PAIRE,ch-l. de cant. (Isère), à 23 kil. S. E. de Vienne; 2245 hab. — Autre ch.-l. de cant. (SaAne-et-Loire), à 12 kU. N. E. de Louhans; 880 h.
BBAUREPAIRE, chef du f bataillon de Maine-et- Loire, né à Goulommiers en 1740, fut chargé en 1792 du commandement de la place de Verdun. Sommé parle conseil municipal de livrer cette ville aux Prussiens qui l'assiégeaient, il se fit sauter la cervelle plutôt que de se rendre à l'ennemi, comme le voulait son conseil de guerre. La Convention lui décemi les honneurs du Panthéon, et donna son nom à une rue de Paris (quartier Montorgueil).
BEAUSOBRE (Isaac de), savant ministre protestant, né à Niort en 1659, mort à Berlin en 1738, exerça d'abord son ministère à Chàtillon-sur-Indre. Forcé de quitter la France lorsque Louis XIV eut proscrit la religion réformée, il se réfugia en Hollande, puis à Berhn (1694), où il devint pasteur et fut com- Dlé de faveurs par le roi. On a de lui, outre des Sermons Bi une trad. du Nouv, -Testament ^ une Hist, du Manichéisme (Amst. , 1734-39), très-estimée; une HisU de la Réformedepuis 1517 jusqu^à 1530, ouvrage posthume, publié à Berlin en 1785, 4 v. in-8 : ce n'est qu'un fragment d'une grande histoire du Protestantisme à laquelle il travailla la plus grande partie de sa vie sans pouvoir l'achever. VUist, du Manichéisme a été vivement attaquée par le jésuite Alticozzi. — Louis de Beausobre , son fils, a donné Le Pyrrhonisme du Sage, Berlin, 1754.
BEAUSSET (le), ch.-L de cant. (Var), à 17 kû. N. 0. de Toulon; 1886 hab. Huile d'olives, savon, draps, verreries. Patrie des Portails. — F. baussbt.
BEAUTEMPS-BEAUPRfi (Ch. Franc.), hydrographe, né en 1766 àNeuville-au-Pont(Aisne), mort en 1854, fit ses premières études d'hydrographie sous k direction oe Buache, accompagna le contre-amiral d'Entrecasteaux, envové à la recherche deLa Pôrouse (1791); imagina aès lors une nouvelle méthode hydrographique qu'il exposa dans un appendice au Voyage dPEntreeasteaux; fut nommé en 17!)8 sous^onservateur du dépôt des cartes et plans de marine; procéda à partir de 1799 à la reconnaissance du littoral de l'Empire français; fut nommé en 1814 ingénieur hydrographe en chef, et dirigea de 1815 à 1838 la ré(ïaction des nouvelles cartes des côtes delà France, dont se compose le Pilote fran-
Sw, imprimé en 1844 (6 atias «rand in-fol.). Par sûroté de sa méthode et retendue de ses travaux, Beautemps-Beaupré doit être considéré conmie l'un des créateurs de l'hydrographie. Il avait été admis en 1810 à l'Académie des sciences. M. Ëlie de Beaumont alu son Éloge devant cette compagnie en 1859.
BEAUTÉ (château de), anc. résidence royale et forteresse, située sur la r. dr. de la Marne, entre Nagent et Vincennes, avait été construite par Charles V et donnée par Charles VII à Agnès Sorel; qui prit de là le nom de Dame de Beauté. Le château avait disparu dès le XVIII* siècle. Son emplacement porte encore le nom de Rond de Beauté; près de là est un moulin dit aussi Moulin de Beauté.
BEAUVAIS, Bellovaci, CœsaromaguSy oh.-l. du dép. de l'Oise, sur le Thérain, à 72 kil. N. de Paris par la route, 104 par chemin defer; 15 394 h. Êvéché, tribunal, collège, bibliothèque. Magnifique cathédrale; hôtel de viUe; boulevards, promenade sur les remparts; station. Industrie active : manuf. impériale de tapis et tapisseries (fondée en 1644); drapii, toiles peintes, etc. Pat de Vincent de Beauvais. ViUiers de l'Ile-Adam, Lenglet-Dufresnoy , Duhos
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RMtaut, Vaillant. d'Aginonurt, om.^ Ane. oapiuùa des Helîwaei, dan» la Belgique l"*. nia m rendit à César sans eoup férir (57 ans av. J.«C), (ùt ravagée par les Kormands en 860 et à d'autres époques et se constitua en oommune en 1099. Assiégée par les Anglais en 1449. et par Charles le Téméraire eu 1472, elle ftit sauvée la l** fois par l'héroïque dévouement de Jean Li^niére, et la )• par le eourage de Jeanne Haehette. à qui une #tatue a été érigée sur la principale place en 1861. La ville ftit presgue détruite par un incendie en 1810.
BBAUVAI8(J. B. Ch. Mnriede), prédicateur, néen 1781 à Cherbourg, mort en 1790, prêcha avec un grand succès à la ville et devant la cour; fut nommé évéfjue de Senez, se d^^iit de son siéf^e en 1783, et revint vivre à Paris, où il fut député aux États généraux de 1789. On a de lui des sermons, ainsi que des oraisons funèbres, qui occupent un rang honorable apr^s les chefe-d'cpuvre des çrands maîtres : on po* marque surtout celle de Louu XIV. Ses sermons ont été imprimés à Paris en 1806, 4 vol. in-12, par l'abbé Galard. Par la figure comme par le genre de utlent, ce prédicateur rappelait Pénelon.
BEAOVAis (Vincent de). F. vinçbht.
BRAUVARLBT (Jfaoques-Pirmin). graveur, né à 4bbeville en 17S1, mort en 1797, grava d'après Luc Jordaens, Carie Vanloo et de Troy, eut une grande vogue de son vivant et fut admis* à l'Académie dès 17(ib. II avait un talent aimable et visait surtout au gracieux. On recherche encore ses gravures.
BKAUVAU. vge du dép. de Maine-et-Loire, à 26 k. S. K. d'Angers, dans une belle valUe^ a donné son nom à une seigneurie qui devint marquisat en 1664.
BEAUVAC (maison de), anc. et noble ftimille de 'Anjou, naturalisée depuis en Lorraine, et dont l'illustration remonte au x* siècle. Elle compte parmi ses membres des maréchaux,. des dignitaires de l'ordre de Malte, des ambassadeurs, des ministres, des prélats, des écrivains, etc. Nous citerons : René de Beauvau, qui accompagna Charies d'Anjou en 1226 à la conquête du roy. de Naples et devint son connétable. — Henri, baron de D.. qui, Ma finduxvi» siècle, combattit en Allemagne pour l'électeur de Bavière, puis contre les Turcs, et fut ambassadeur du duc de Lorraine à la cour de Rome : il a écrit une relation de ses campagnes, Nancy. 1619. ~ Mare de B., prince de Craon et du Saint Empire, grand d'Espagne, né en 1679, mort en 1764. Il fût gouverneur du duc Krançoisde Lorraine, depuis empereur, et admintsfia pour ce prince, avec titre de vice-roi, le grand duché de Toscane. — Charles- Juste, due de B-, maréchal de France, né à LunéviUe en 1720, mort en 1 793. Entré comme volontaire au service de la Pranoe. il se distingua sous le maréchal de Beile-Isle au siège de Prague en 1741, commanda en chef les troupes envoyées en Esptu^ne en 1762, fut en 1783 gouverneur du Langueooc, puis de la Provence, où il (it bénir son administration, reçut eh 1783 lebAton de maréchal, et entra en 1789 au ministère, où il ne resta que cina mois. Il était de l'Académie française et de celle deila Grusca. — Marc-Étienne-Gabriêl de B., prince du St- Empire, 1 778-1649, se rallia à Napoléon, fut un de ses chambellans, et fut élevé à la pairie par Louis-Pfailippe en 1831.— Son fils, Charies-Juste- Vietor, (1793-1864), fit avec honneur les campagnes de l'Empire et fut appelé au sénat en 1862.— René- Franeois de B.. d'une branche cadette, né en lf)64, m. en 1739. archevêque de Toulouse et de Narbonne, présida vingt ans les Etats de Languedoc. On doit à ses eneouragements la Ikscripîioh du Ltnguedee par les Bénédictins de St-Maur, 5 vol. in-fol.
BKAUVILLB, ch.-L de eant. (Lot-et-Garonne), à 22 kil. N. S. d'Agen: 462 hab.
BBAUmULICBS (Fran^is-Honoret de), duo de St-Aignan, 1607-1687, suivit la carrière militaire, se signala aux sièges de Déle et de Landreoies (1637)» combattit la Fronde (1653) et devint gouverneur de ta Ton raine. Il jouit d'une grande faveur auprès de
Louis XIV et S'en servit pour protéger las gens de de lettres. Il était de l'Académie française.
BBÀUviLUXas (Paul, duc de), flla du préo., né en 1648, moit «Q IT14, servit quelque temps dans le« années et te concilia l'estime de Louis ÏIV par las vertus austères. Le roi le nomma en 1685 président du conseil des finances, et lui oonfia l'éducation du jeune dauphin, duc de Bourgogne, puis celle du due d'Anjou (Philippe V), et du duc de Berri. Beauvillion s'adjoignit Fénelon, dont il devint l'ami; et longue l'arehevéque de Cambray eut été disgracié, il ne craignltjpointde lui rester fidèle. Nommé en 1691 ministre <rÉtat, il donna au roi de sages conseils et fut d'avis de ne point accepter pour son élève le trône d'E^Mgne. Il eut la douleur de voir expirer le duc de Bourgogne à la fleur de l'&ge (1712), et survécut peu à un coup si cruel.
BEAUVOIR, eh.-l. de oant. (Vendée), à 60 kil. N. 0. des Sablefhd'Olonne, à 4 kil. de U mer{ 45<) hab. Petit port. Joint à la mer par un canal de 4 k. Jadis la ville était sur la céte même.
BRADvoiR-80R-HiORT,ch.-l. de csut. (Doux-Sèvros), à 16 k. fl. de Niort; 1074 hab.
BEAI7V016I8, Bellovaei, petit pays de l'ancienne France, au 8. de la Pieardie et au N. du Vezin français, avait pour ch.-l. Beauvais, et peur villes principales Clermont, Liancourt, Fitcjames, Gerberoy, Boufflers, Beaumont. Il sppartlnt d'abord au eouvt de Pieardie, pris à celui de l'Ile-de-Franoe ; il fait auj. partie du dép. de l'Oise.
BBAUZÊE (Nie), grammairien, né à Verdun en 1717, mort à Paris en 1789, fut professeur de grammaire à l'Ëoole militaire, et devint membre de l'Académie française. Il fut chargé, après la mort de Dumarsais, de rédiger les articles de grammaire dans VEncyelùpédie. Ses principaux ouvmges sont : une Grammmire générale, 1767, ouvrage profond, mais dans lequel on trouve une métaphysique quel* quefois obscure et trop subtile; une édition aiigmentée des Synovvmet de l'abbé Girard, enfin des traductions de SaUuste, 1770, et de Quinte-Curee, 1789, estimées pour Pexactitude.
BÉBÉ, célèbre nain, dont le vrai nom était Nicolat Ferry t naquit dans les Vosges en 1739, et fui élevé à la cour du roi de Lorraine Stanislas, dont ii faisait l'amusement. Quand 11 naquit, il n'avait que 24 centimètres; et lorsqu'il eut atteint toute s;i croissance, à 15 ans, il n'en dépassa pas 70. Il mourut k 25 fins, avec tous les signes de la vieillesse. Son intelligence était fort peu développée.
BEBELou BBBBLius (H.), poète latin et érudit, professeur de belles-lettres à Tubingue, né en Souabe vers 1475, mort en 1516. cultiva dans sa jeunesse la poésie latine avec un tel succès que l'empereur If aximilien I lui décerna la couronne de poète lauréat; il s'occupa ensuite de recherches sur les antiquités et l'histoire de l'Allemagne. On a de lui : TVtump/itiv Veneria, petit poème souvent réimprimé, 1603; An eondendi carminùf 1506; un recueil de FcKétiês{en lat.) et un grand nombre de dissertations savantes, réunies sous le titre d'Opuseula, 1516.
BEBRYGE8, peuple trèii-ancien de la Bithynie, à l'E. du cap Posidium, ainsi nommé, dit-on, de Bébryx. un de ses premiers rois. — D'autres Bébryees habitaient fort anciennement les côtes méridionales de la Gaule, à l'O. du Rhône. Us sont les mêmes que les Helvsieet. V. ce nom.
BE(], qu'on dérive du Scandinave bekk, ruisseau . termine un grand nombre de noms géographiques, surtout en Normandie : BoJbee, Caudebee, ete.
BBC (LB), bourg du dép. de l'Eure, sur la Rille, à 17 kiLN.N. K. de Bemay,à43 kil. N. O. d'fivreux; 700 hab. Il y exista jadis une cél. abbaye de Bénédictins, fondée en 1077 par Herluin, qui en fVit le premier abbé et y eut pour disciples Lanfranc et Anselma de Cantorbéry. Le clottre sert auj. de haras. L*bis< toire de l'abbaye a été écrite par dom Bourgei.
»RC-n'AMBEZ. r. AMBEI.