‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 145 sur 578 · BEG · texte numérisé non relu

BEG

Bedford. sur l'Ouse, à 80 k. N. 0. de Londres, à 100 t, par chemin de fer; 12 000 hab. Belle église gothique, beaupont; bôpitEd d'aliénés, Dénitencier. Manufactures de flanelle, dentelles. Commerce de blé, houille, fer. — Le comté, presqu'au centre de l'Angleterre, est entre ceux d'Huntingdon, Cambridge, Hertford, Buckingham, Northampton; 57 k. sur 35; 125000 h. •— Les premiers ducs de Bedford ont ap-

Sartenu à la fiimille royale des Plantagenets : l'un 'eux, Jean, duc de Bedford, tut régent de France pour Henri VI. Dans la suite, le titre de duc de Bedford passa dans la maison de RusseU. F. russbll.

BEDFORD (J. PLANTAOENBT , duc de), frère puîné du roi Henri Y, né en 1389, mort en 1435, aida puissamment son frère à conquérir la France, fut nommé régent de ce royaume à la mort de ce prince, dont il proclama le fils fHenri VI) roi de France et d'Angleterre à la fois (1422), vainquit à Cravant (1423), à Vemeuil (1424), et fut un moment maître de presque tout le royaume; mais la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc (1429)^ puis la défection du duc de Bourgogne ^1434) , mirent un terme à ses succès, et il se vit bientôt enlever la plus grande partie de ses conquêtes. C'était un des princes les plus accomplis de son temps; mais il ternit sa gloire par le supplice de Jeanne d'Arc.

BEDJAPOUR, vulgairement visapour, v. dellnde anglaise (Bombay)^ dans le Decan, ch.-l. du district de Bedjapour et jadis du roy. de ce nom, à 370 k. S. 0. de Bombay. Autrefois très-grande et très-riche, eUe comptait près d'un million de maisons; auj. ce n'est plus qu'un immense amas de ruines, parmi lesquelles on remarque quelques beaux monuments : les mausolées des sultans Mohammed-chah et Ibrahim, la Djema mesdjid, superbe mosquée. Par l'étendue et la be.'Mitô de ses ruines elle a mérité d'être surnommée la Poimyre de rinde. — Le Bedjapour est borné au N. par l'Aurengabad, au S. par le Balaghat, le Malssour, le Kanara: à l'E. par le Bider et l'Halderabad, et baigné à l'O. par rOcéan Indien; 570 k. sur 300; 7000000 hab. Ce pays formaitjadisunroy. mahométan important. Il fut soumis au xvn* siècle par Aureng-Zeyb qui s'empara de la capitale en 1689 , puis fut envahi parles Mahrattes; il a été au dernier s. conquis par les Européens. Il se divise aigourd'hui en Bedjapour anglais, Be^iapour tributaire des Anglais, et Bedjapour portugais. Le Bedjapour anglais, acquis en 1818, forme 5 districts, dits Konkan septentrional, Konkan méridional, Bec^apour, Anagoundi , Darouar. Le Bedjapour portugais ne consiste que dans Goa et le territoire environnant.

BEDLAM (corruption de Bethléem) y hospice d'aliénés, situé hors des murs de Londres, au S. de la ville. Comme notre Bicélrey il sert aussi de prison. Créé bous Henri VIII, rebâti en 1812.

BEDMAR (Alph. DB la cueva, marquis de), prélat espagnol, né en 1572. Étant ambassadeur de Philippe III à Venise en 1618, il conspira contre cette république avec le gouverneur de Milan et le vice-roi de Naples, et forma le projet d'y anéantir le gouvernement républicain et de s'emparer de la ville au profit de l'Espagne. La conspiration ayant été déjouée, il s'éloigna précipitamment. Il fut depuis gouverneur de Flandre, évèque de Malaga et a'Oviédo; le pape le nomma cardJmal en 1 722. Il mourut en 1 655. VHùtoire de la conspiration dt Venise a été écrite par St-R*éal. Le fait de la conspiration, longtemps contesté, a été mis hors de doute par les documents publiés par L. Ranke à Beriin, en 1831.

BEDNOR, V. de l'Inde anglaise (présid. de Madras), dans le Kanara, sur le Cheravotty, à 230 k. N. 0. de Seringapatnam; 15 000 h. Jadis ch.-l de tout le Kanara. Prise et reprise plusieurs fois; ravagée en 1763 par Haïder-Ali.

BËDOUIN, bourg de France (Vaucluse), à 13 klL E. de Curpeniras; 2548 hab. Brûlé en 1794 par le rmrésentant Mai^et, comme repaire tVaristoerates,

H&DOUINS, Arabes répandus dans les déserts de

FArabie, de la Syrie, de l'Egypte, du Maghreb, mènent une vie nomade. Comme les autres Arabes, les Bédouins se divisent en tribus, qui obéissent à des éheiksy lesquels eux-mêmes reconnaissent un chef suprême ou émir. Ils sont, dans certains cas, aussi hospitaliers que voleurs.

IffiDRLAC, V. de la Gaule Cisalpine, chez les Cénomans, entre Mantoue et Crémone. Les troupes d'OthoQ y Airent vaincues en 69 par celles de Vitellius; la même année, Vitellius y fut vaincu à son tour par Antonius Primus , lieutenant de Vespasien. On a cru en retrouver l'emplacement à San-Lorenso, à Bêverara ou à Cividale.

BÉELPHÉGOR. V. bslphéoor.

. BftKI^.ftilUTIl. F. BELZ&BUTH.

BEER (GuilL), astronome, né à Berlin en 1797, mort en 1850, était fils d'un riche bançiuier Israélite. Tout en vaquiant aux affaires, il cultivait les scieoces : il construisit près de Berlin un observatoire où il travailla en commun avec Msdler , fit paraître en 1830 de savantes Observations sur Mars, et donna en 1836 une excellente Manpa seUnographiea, qu'il fit suivre en 1837 de la SéUnographie généraU, — Sonfrère^ Michel Béer, né en 1800, enlevé dès 1833, s'était déjà distingué comme poète. On a de lui, outre des poésies lyriques, plusieurs tragédies qui ont été représentées avec succès à Munich : Clytemnestre, i» Fiancées d'Aragon (1823), le Paria (1826), Struensée, son chef-d'œuvre (1827), VÉpée et la Main (1832). Ses OEtnres ont été réunies à Leipsick en 1835. — Le compositeur MeyerBeer, né en 1794, le célèbre auteur de Robert le Diable, des HiMuenoU^ du Prophète, est le frère atné des deux précédents.

BEETHOVEN (Louis), célèbre compositeur, né en 1770 à Bonn, mort en 1827, était fils d'un ténor de la chapelle de l'électeur de Cologne. Il alla à Vienne se former sous Mozart et Haydn, et devint l'égal de ses maîtres. Invité par le roi ae Westphalie (Jorôme Bonaparte) à venir prendre la direction de sa chapelle , il fut retenu à Vienne par les libéralités de trois princes qui s'unirent pour lui assurer une pension de 4000 florins. Cet artiste fut de bonne heure affiioé d'une surdité qui le rendit morose. On lui doit ul musique de FideliOf de Coriolan. d*Egmont, de Protnéthéês il excella surtout dans la musique instrumentale, et composa un grand nombre de s^phonies. de sonates, ne concertos, etc. On y admire un génie hardi et original, et une instrumentation des plus riches. Il a laissé un TraiU d'harmonie et de composition, qui a été traduit par Fétis, 1833. H. Schind- 1er a donné la Vie de Beethoven. Leipsick, 1860.

BEFFROY DE REIGNY (Louis Abel), dit teCoMsin Jacques, né à Laon en 1757, mort à Paris en 1811, se fit d'abord connaître par des compositions bizarres et originales, qui eurent une grande vogue; entre autres les Lunes du Cousin Jacques. 1785-1791 ; le Testament du Cousin Jacques, 1795; et commença en 1800 la publication d'un Dictionnaire des hommes H des thoses, dont la police empêcha la contmuation. 11 n'eut pas moins de succès comme écrivain d«-amatique : il fit représenter Nicodème dans la Lune, Nicodème aux Enfers, la Révolution pacifique, 1790; 2« Club des bonnes gens, 1791 , la petite Nanette, 1797, pièces pleines d'allusions aux événements du temps. 11 composait lui-même la musique de ses pièces.

BÊFORT, V. d'Alsace. V. bklport.

BEG ou BEY, mot turc oui signifie prince ou setgneur. Ce titre avait jadis fa plus haute importance; c'était le seul titre d'un grand nombre de souverains turcomans et de khans tartares, et entre autres de Tamerlan; il n'est guère usité auj. qu'après les noms propres comme titre honorifique et se donne aux chefs de distinction, aux fils de pachas, et même à des étianffers: dans l'armée, u répond à notre grade de colonel. Il n'y a plus de beys souverains que dans les £tats barbaresques : teb sont les beys ue Tunis, de Tripoli. Dans la régence d'Alger, il y avuit

BEHA

BEIR

annt l'oecnpfttton française un bey de Titterie, un bey d'Oran et un bey de Constantine , qui étaient soumis au dey.

BEGARD, eh.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 13 Je. N.O.de Gumffamp; 482 hab. Ane. abbaye.

BEGABDS (de heg, prier, mendier?), hérétiques qui ae répandirent au xu* siècle en France et en Allemagne, surtout sur les bords du Rhin. Ils enseipaient que Dieu est tout, qu'il n'y a aucune diffôrenoe entre Dieu et la créature, que la destinée de rhomme est de s'unir à Dieu , que par cette union l'homme devient Dieu lui-même; que dès lors il est au-dessus des prescriptions de la loi humaine ou de la bi divine. Ces erreurs^ qu'on retrouve chez les TwrW^nt et chez les mystiques allemands du xiv« s. , Eckart, Tauler, Suso, Ruysbrock , paraissent se rattacher atlx doctrines orientales, accueillies et propagées par Jean Scott Ërigène. Elles furent condamnées en 1311 par le concile de Vienne.

BE&CHEHER, cfa.-l. d'un livah de même nom (Turquie d'Asie) , à 93 kil. S. 0. de Konieh, sur le bord 0. du lac Beg-Cheher, qui a 48 kil. détour.

BEGER (Laurent), archéologue, né en 1653àHeidelberg, mort à Berlin en 1705, bibliothécaire de Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg, a publié, entre autres savants ouvrages : Bellum trojor ftum, 1679 (d'après la Table iliaque)^ Spieilegium «KigtntaKf , Heidelberg, 1692 ; Thetaurus ex Ihesavro Pabtino tekctus, seu Gemmas ^ Heidelberg, 1685; Ihesaunu Brandehburgicus, 1696 et 1701 ; NumûmataporUificumromanorumf 1703; RegumetimperaloTum romanorum Numitmata, 1710, etc.

BEGLERBEG* c.-à-d. beg det begs, titre sous lequel on désiçie en Turquie les gouverneurs généraux des provinces. (Résout des pachas à trois queues; ils ont sous leur dépendance les gouverneurs des Iwaht ou sandjakaU, qui ne sont que pachas à deux queues ou à une seule queue.

BKUEUN (Nicolas de) , pnysicien, né en 1^14 à Gourtelary près de Bienne en Suisse f mort à Berlin CD 1789, étudia sous Bemouilli, fut professeur au ooQége de Joachimstahl, puis sous-précepteur de Frédéric-Guillaume^ qui fut roi de Prusse, et de- Tiotmembre, puis directeur de l'Académie de Berlin. Outre de savants mémoires sur des questions de physique et de philosophie, lus à l'Académie de Berlin, on a de lui un poème de Wilhelmineou la Révolution de BoUanae, Berlin, 1787. — F. wegelin.

BEGUILLET (Edme), avocat et notaire à Dijon, nort en 1786, s'est surtout occupé d'agriculture. On a de lui : Principes de la végétation et de Vagrieultwe, 1769; OEnologie ou Traité de la vigne et des vi«u, 1770; De la connaissance des grains^ 1775; et uûe Hist. des guerres des deux Bourgognes^ 1772. BÉGUINES. On donnait ce nom à des filles ou veuves qui, sans faire de vœux, se réunissaient pour rivie dans la dévotion. Ces communautés, qui remontent au zii« siècle, ont été ainsi nommées, suivant Moréri. de Lambert Begg ou Le Bogue, prêtre %eois, qui les aurait fondées en 1170; suivant d'autres, de Ste Bègue ou Begga, sœur de Ste Gertnide, ]ui aurait fondé la communauté dès 692. On a fait en 10 dériver ce nom du vieil allemand beggen^ demaniler, prier. U y a encore en Allemagne, et surtout en ^Igique» des maisons appelées béguinages , où vivent ces religieuses. Les Béguines furent supprimées en France par Louis XI, et remplacées, pour les soins ^ donner aux malades , par des sœurs du tiers or- «Ire de St-François, auxquelles le vulgaire appliqua iossi le nom de Béguines,

BÊGUM, titre donné dans l'Indoustan à l'épouse favorite du sultan, équivaut à celui de reine. On a vu des Begums commander des armées.

BEHADERou behadour-kh an, sultan delà dynastie mogole, descendant deGeueis-Khan, né en 1292. mort en 1335, monta sur le trône de Perse en 1317. U se laissa gouverner par ses femmes et ses favoris; Moendan;, il combattit les Usbeks. En lui finit la

dynastie mogole en Perse. — bbbasbh-ghab, flls d'Aureng-Zeyb, régna sur les Mogols de 1707 à 1712. Il eut continuellement à se défendre contre, ses fr^ res; à la faveur de ces dissensions, les Mahrattee, les Radjepoutes, les Sikes,etc., envahirent l'empire et commencèrent à l'ébranler. — Hussein. F. hdssein.

BEHADfl (Marin), cdsmographe et navi^teur, né à Nuremberè en 1436, mort en 1506, était d'abord négociant. Use mit au service du Portugal, et accompagna en 1484 et 1485 Diego Cam. qui faisait un voyage de découvertes autour de l'Afrique. De retour à Nuremberg (1492) , il fit un globe terrestre qui représentait rétat des connaissances à cette époque. De Murr a donné la description du globe de Behaim (trad. en franc, car Jansen , à la suite du voyage de Pigafetta, Paris, 1802). Gbillany, de Nuremberg, a donné sa Fie.Leips., 1853. On a prétendu, mais à tort, que Behaim avait eu connaissance du Nouveau-Monde avant Colomb.

BEHAR, proT. 'de l'Inde. F. bahar.

BËEDÊMOTH, animal mystérieux dont carie Job (XL, 10), est, selon les Pères, le symbole du démon et du mal : les uns en font un taureau énorme, les autres un hippopotame ou un rhinocéros. Les rabbins prétendent que le Béhémoth est réservé pour le festin des élus, oui aura lieu à la fin du monde.

BEHN(Aphara) , lemme poète, née à Cantorbéry vers 1640, morte en 1689, suivit son père à Suri^ nam , où il se rendait en qualité de gouverneur, et inspira une vive passion à un prince indigène nommé Oronoko, dont elle raconta depuis les aventures dans un roman qui porte ce nom. De retour en Angleterre , elle épousa un négociant hollandais nommé Behn; dans un séjour qu'elle fit à Anvers, elle découvrit le projet formé par les Hollandais de brûler la flotte anglaise dans la Tamise et eOe le révéla, mais sans être écoutée. Elle finit par se fixer à Londres, où elle cultiva la poésie et travailla pour le théâtre. Elle prenait le nom d*Àstrée dans ses compositions poétiques. On lui reproche une grande licence dans ses écrits comme dans sa conduite. Son Théâtre, publié à Londres, obtint plusieurs éditions,

BÊHOBIE, village frontière de France (B.-Pyrénées), commune d'Urrugne, près de la Bidassoa; 200 nab. C'est un des ports (passages) de France en Espagne.

BEHRING (Vital), navigateur danois, au service delà Russie, né dans le Jutland en 1680. Chargé par Pierre le Grand en 1725 d'un voyage de découvertes sur les côtes de Kamtchatka (1728), il découvrit le détroit qui porte son nom, et s'assura ainsi que l'Asie et l'Amérique forment deux continents séparés. Il entreprit en 1741 une nouvelle expédition, et mourut près des cétes du Kamtchatka, dans une petite île qui a reçu son nom.

.sie céan

Amérique 2

et les îlesAléoutes au S.; 2600 kil. de long. — Llle de BEHiUNG est dans l'Océan Glacial arctique, par 162* 30' - 164* long. 0. , 54* 4' - 55» 38' lat. N. Env. 120 kil. de long, et 40 de large; stérile et déserte.

BEINE, ch.-I. de cant. (Marne), à 12 kil. £. de Reims; 1089 hab. Filatures de laine, draps.

BEIRA, prov. du Portugal, bornée à rO. par l'Atlantique, à TE. par l'Espagne, au N. par les prov. portugaises de Tra-Douro-le-Minho, Tras-os- Montes, au S. par l'Alentejo et l'Estramadure portugaise; 240 kiL sur 135; 1 200000 hab.; capit., Coimbre. Riv., le Tage, le Douro, la Vouga, le Mondego. Salines importantes. Sol fertile; bons fruits.

BEIRAK.TAR (Mustapha), grand vizir de Turquie en 1808, voulut introduire dans l'armée turque l'organisation et la discipline européenne, ce qui donua lieu aune insurrection terrible. Se \ovant au mo«

BELB

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