‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 146 sur 578 · BELG · texte numérisé non relu

BELG

ment de toiober entre les mains des insurçés, il te *it sauter avec ]a partie du pdais qu'il habitait.

PEIBAM- On nomme ainsi deux fêtes des Musulmans : le Grand Be'iram, qui se célèbre ie 10* jour du dernier mois de Tannée, en commémoration du pèlerinage de la Mèque (}ue tout Musulman doit faire dans oe mois^et le Peut Beiram, qui tombe le 1* de la lune de Cna?al et met fin au jeOne du Ramazan. La 1^ de ces fêtes dure quatre jours et la ^« trois. Pendant le Beiram^ on cesse tout travail et l'on se fait des visites et des cadeaux. L'année mahométane étant lunaire et beaucoup plus courte que la nôtre, il est impossible d'assigner d*une manière fixe l'époque correspondante de ces deux fêtes.

BEIT-EL-FAKIH, v. forte de l'Arabie (Yémen), dans l'Eut de Sana, à 30 k. S. 0. de Sana, à 160 k. N. de Moka; 7000 hab. Entrepôt du café des environs. Plusieurs puissances y ont des résidents.

BÉJA, Pax Jiûia, puis Poqp AugusUit v. de Portugal (AlenteJQ), à 130 k. S. E. de Lisbonne; 5500 h. Èvêchô. Fort^ bâti par le roi Denis; cathéarale, antiquités. Environs aélicieux; plantations d'oliviers.

BÊJAR. V. d'Espagne (Salamanque); à 70 kil. S. de Salamanque, sur le versant E. des montagnes du même nom. Eaux minérales. Ancien duché.

B£|ART, famille de comédiens gui faisait partie de la troupe de Molière, a fourni Jac^. Béjai^, qui ioua avec succès dans les Précieuses ridicules; Louis Béjart, qui créa le rôle de La Flèche dans V Avare et y obtint un succès prodigieux; Madeleine et Armandé Béjart, qui réussirent surtout dans les rôles de soubrettes. Armaiide épousa Molière en 1662, et empoisonna ses dernières années par sa coquetterie.

BBK£S, V. de Hongrie, dans le comitat de même nom, h 16 k. N. 0. de Gvula; U 000 h. YiUe grande, commerçante, et jadis forte. — Le comitat, situé entre ceux de Binar, Arad, Csanad, Csongrad, Hevesch et la Grande Cumanie, a 155 000 h. Il a pour ch.4. Gyula.et non la ville qui lui donne son nom.

BEKKER (Balthazar), né dans la Westfrise, en 1634, mort à Amsterdam en 1698, fut pasteur dans différentes églises de Hollande. Partisan de Descartes et suspect de Socinianisme, il fut Inquiété pour ses opinions philosophiques et religieuses. Ses principaux ouvrages sont : le Monde ensorcelé, 1691, traduit en français dès 1694» dans lequel il réfute l'opinion vulgaire sur l'influence du démon; Rechirdies sur les comètes, 1683, oii il combat le préjugé relatif à l'influence maligne de ces astres.

BEKKER (Elisabeth), femme auteur, née à Flessingue en 1738, morte en 1804, a donné en hollandais plusieurs romans qui se distinguent par Vinlérôt et par la vérité des moeurs et des caractères : Comélie Wildschut et Abraham Blankaart sont devenus populaires. ~ F. beckbr.

BEL. K. B A AL et Bâtrjs.

BELA I, roi de Hongrie de 1061 à 1063, affermit la religion chrétienne récemment introduite en Hongrie (K. ÉTiBNNE I).— II. dit VAveuale, parce cme le roi Coloman, son oncle, lui avait Tait crever les yeux dans sa jeunesse, fut appelé h la couronne en 1131, àla mort d'Etienne II, son cousin germain. Il s'abandonna aux excès du vin, et mourut en 1141. —ni, succéda à son père Etienne III en 1173, et mourut en 1196. 21 se signala par sa justice. Il avait épousé une sœur de Philippe-Auguste, roi de France. — nr. fils d'André II, lui succéda en 1235. et mourut en 1270. LesTartares ayant ravaçé ses Etats, il se réfugia en Dalmatie: il fut rétabli sur le trône en 1244, par les chevaliers de Rhodes. Il employa le reste de son règne à rebâtir les villes et les églises.

BELABRE.ch.-L de canton (Indre), à 11 k. S. £. du Blanc. Grandes forges aux environs; 1238 hab.

BELAD-EL-DJÉRID. F. BiLÊnuLOôRiD.

BELASPOUB, V. de rinde anglaise (Bengale), à 290 k. N. de Delhi ; 15 000 h. Autrefois capit. d^in Etat mdépendant ; appartient aux Anglais depuis 1822.

BELBEYS, Ramiès, v. de Basse-Egypte, à 48 k. N.E.

du Caire, sur la r. dr. de Pancienne branehe péiusiaque du Nil; 5000 hab. Jadis fortifiée. Bonaparte en nt réparer les fortifications.

BHLCAfRB. clL-1. de cant. (Aude), à 3S k. S. 0. de Limoux; 830 hab. Bâti en amphithéâtre.

BELEM, V. de Portugal, sur ladr. du Tage, à 8 k. O. de Lisbonne, dont elle est comme un faubourg; 6000 hab. Beau palais des rois de Portugal ; tour célèbre; anc. couvent d'Hiéronymites, dont l'église possède les tombeaux de plusieurs rois du pays.

BELElf , V. du Brésil. V. PAU A.

BELENUS, divinité principale de quelques pavs germams, surtout de riUyrie, de la Pannonie et au Noricuni; on croit que c'est le Soleil ou Apollon.

BÉLËSIS, prêtre chaidéen, se révolta en Babylonie contre Sardanapale, roi d'Assyrie, vers 759 av. J.-C. et détrôna oe prince, de concert avec Arbace, gouverneur de la Médie. Il se fit nommer roi de Babylone et régna jusqu'en 747.

BELESTA, bourg de l'Ariége, sur le Lers.à 28 k. S. E. de Foixj 1248 hab. Forges, marbreries. Près de là. source intermittente de Pontestorbe.

BELFAST. V. et port d'Irlande (Antrim), oftpit.de la province d'Ulster, à l'emb. du Lagan, à 22 kil. S B. d'Antrim etàt35 k. N. de Dublin; 120 000 h. Evôché catholioue. Ville belle et bien bâtie; deux belles églises; bibliotn. publique; établissements d'instruction et de bienfaisance. Canal conduisant du Lagan au lac Neagh. Grandes manuf. de toiles de lin et de coton, verreries, vitriol, etc. Chantiers de construction. ^ Ville et port des États-Unis (Haine, à l'entrée de la baie de Penobscot; 6000 n.

BELFOBT ou BÉPORT.y. forte de France (H .-Rhin), ch.-l. d'arr., sur la r. g. de la Savoureuse, à 78 k. S.O. deCoImar, à 424 kil. E. de Paris par la route. .^03 par chemin de fer- 5284 hab. Belfort (c.-à-d. beau prt) est à la base dMn roc fortifié par Vauban et que couronne un château, plus ancien qtie la viUe. A quelque distance est latourdelaMiotte. Tribunal, collège. Industrie active ; papeterie, chapellerie, bras- .séries, tanneries, horlogerie, forges, etc. Commerce de grains, vins, eaux de vie, métaux, etc. Eu 1821, le colonel Caron ourdit à Belfort un complot qui lui coûta la vie (F. caron). — La v. de Belfort fit longtemps partie du comté de Ferrette, qui appartenait à l'Autriche; plusieurs fois prise et reprise, elle fut cédée à la France par l'Autriche en 1648.

BELGES, Belgae^ peuple ancien, ^i a donné son nom â la Gaule Belgique, parait avoir la même origine que les Celtes, mais être arrivé en Gaule apr^s eux. Cependant ils différaient des Celtes par le caractère et par la langue. On a remarqué que Belg.r ou Bolgœ est le même mot que l'allemand Yolk. Ce nom se retrouve dans celui des Yolees Aréeomiques et lectosafes, de la Gaule, ainsi que dans Venta Belgarum (Winchester) , v. de la Bretagne ancienne. BELGIOJOSO, bg de Lombardie. à 16 kil. E. de Pa vie; 2700 h.; a donné son nom à une famille célèbre. BELGIQUE, roy. d'Europe, situé entre 49» et 52*^ lat. N., entre 0« 15' et 3* 40^ long. E. , est borné au N. et au N. 0 j)ar la mer du Nord et la Manche, au N. E. par la HolUnde, à l'E. par le grand-duché de Luxemoourg et la prov. Rhénane de Prusse, au S. par la France ; env. 270k. sur 200; 4 548 507 h. Capit., Bruxelles. La Belgique est divisée en 9 prov., savoir - Provinces, Chefs-lieux.

Anvers, Anvers.

Brabant, Bruxelles.

Flandre occidentale, Bruges.

Flandre orientale, Gand.

Hainaut, Uons.

Liège, Liège.

Namur, Namur.

Limbourg belge, Hasselt.

Luxembourg belge. Arlon.

Le pays est généralement plat, excepté dans le Hainaut et la prov. de Namur, où. les Ardennes étendent leurs ramifications; on y trouve beaucoup de

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■Marais; iui« piFtie d«6 côtes est même «u-dBSsous du iiivdau de la mer) ce <|ui exige d'immenses digues. Un gftnd nombre de rivières errosent la Belgique : l'Esetot, doAt les princîpaui affluents sont la Seàrpe ei la Lys: la Meuse, qui reçoit la Sambre et TOurthe; la Dyld, la Senne, laDendre, etc. Nombreux canaux, parmi lesquels on distingue ceux de Bruges, d'A.nveis, de Louvain, de Malines, de Bruxelles, de Charleroi. Nombreux chemins de fer ; lignes du Nord, conduisant à Anvers; de 1*0., à Ostende par Gand et Brans; du S. , continuant notre chemin du N. et condttisaat à Bruxelles et Moas; de TB., conduisant ea Prusse par Louvain, Liège et Verviers. Le sol, maigre dans les orov. de Ll^e et de Limbourg, est très-feitile dans les Flandres et le Hainaut et bien rultWé; r'mdustrie bien développée : irés-betles toiles, suera, eau-de-vie, genièvre, tabao, bière, coUe fbrte^ produits ahimicfues, teintureries, impressions sur tissus, fonderies, machines à vapeur, nombreuses imprimeries et librairiee (d*où sortirent, jusqu'au tnllé de J8U, d'innombrables contrefaçons) , immense eipioitation de houilles à Mons, Gharlaroi, Hujr, ïÀéfey Namur; fabriquée d'armes (surtout à Liège), nombreuses forges et usines de toute espèce. -Le gouvernement est une monarehie héréditaire et constitutionnelle, avee deux assemblées électives (sénat et chambre des représentants). L'enseignement k»t libre; cependant Ffitat entretient des universités

I Gand et à Liège; à côté d'elles s'élèvent les universités lii»esde Louvain et de Bruxelles. Les habitants vivent en général dans l'aisance, malgré la forte po- Dulation. Le Belge ressemble beaucoup* aîu Krançais du Nord. Le (tamand est parlé par le peuple; mais

II seule langue de la bonne société est le français. La religfion est le Catholicisme.

Mùloire. Les Belges, qui paraissent être original* ras de la Germanie, vinrent à une époque inconnue occuper la partie N. £. des Gaules, précédemment habitée par les Celtes. Lors de la conquête des Gaules, ce furent les Belges, et parmi eux les Nerviens, qui opposèrent à César la plus vive résistance (57- 54 av. J.-C.). Drusus, Germanicus, Caliguia Airent plusieurs fois obligés do conduire leurs armées en Belgique pour maintenir dans la soumission ce peu-

Êiodocue et remuant. Ce fut par la Belgique que Francs, sous Ciodion, commencèrent la conquête des Gaules; leur première capitale fut Tournay. Au VI* siècle, la Belgique faisait partie du royaume d'Austrasie; au viii'h, la famille des Héristal, sortie des pays belges de Liéçe et de Namur, y fonda la puissance des Carlovingiens. Vers le même temps, davii* au vni* siècle, le Christianisme y fût établi par les efforts de S. Amand, S. Remacle. S. Bavon, etc. Après la mort de Louis le Débonnaire, la Belgique futcomprise dans le royaume de Lotharingie ;et quand celui-ci, devenu duché de l'empire germanique, eut été partagé en Haute et Basse-Lorraine, la Belgique entra presque tout entière dans cette dernière, dont elle forma la partie principale (la Flandre seule jusmi'à l'Escaut était au royaume de France). Le ducné de Basse-Lorraine se morcela ensuite en Braient, Hainaut, Luxembourg, Limbourg, Artois, ^ndre , Malines, Anvers , évèché de Liège , etc. , tous fiefs de l'Empire. Au xv* siècle, la plus grande Ptrtie de ces fiefs fut réunie dans les mains des ducs ^ Bourgogne, Philippe le Bon et Charles le Téménire. Le mariage de Marie de Bourgogne, fille de ce dernier, avec Maximilien d'Autriche, les fit pas- IV dans la maison d'Autriche. Gharles-Quint, en y joignant de nouvelles acquisitions, en composa les dix-sept provinces qui furent nommées Cerclé de 8ourgogne^ et qui relevèrent de l'Empire, tput en appartenant, depuis 1556. à la ligne espagnole de tt maison d'Autriche. Lors de l'insurreotion qui enlarasept de ces provinces à TEspagne et à TÉmpire ainsi qu'au Catholicisme (F. pats-bas et hollandb), et qui donna naissance à la Réjmbliqve de» Prnvinc»-(fnifs (1666-1609), les provinces qui répondaient

à la Belgique actuelle restcrent fidèles à la maisan espagnole. Elles furent gouvernées successivement au nom de l'Espagne par le duc d'Aï be, par HequesenK. don Juan d'Autriche, Alexandre Farnèse . le comte de Mansfeld, les archiducs Ernest et Alt>ert. Elles passèrent à la maison d'Autriche en 1714 par les traités de Rastadt et de Bade. Elles «e soulevèrent en 178» contre PAutriahe, qui avait violé leurs privilèges, mais furent aussi t()t comprimées. Bn 179S la France, ayant déclaré la guerre à l'empereur François 11, envahit U Belgique ; dès 1 795, cette contrée était totalement conquise. Déclarée possession française en 1801, elle fbrma alors 9 départements (Dyle, Escaut, Forèu, Jemmapfts, Lys^ Meuse-Inférieure. Deux- Né thés, Ourthe et 8ambre-et- Meuse). Après la chute de Napoléon* en 1814. la Belgique, conjointement avec les provinces hollandaises, fût érigée en royaume particulier sous le nom de Royaume des Payt-Baty et donnée à Guillaume, prince d'Orange- Ndssau, fils du dernier sUthouder, qui prit le nom de Guillaume L Enfin, en 1890, tes provinces hollandaises et belges se séparèrent d'une manière violente, et les deux peuples se battirent avec acharnement. Après de longues conférenaes tenuei à Londres, et ffrAce à l'intervention de la Praoee (juillet 18ai). la Belgique fut reconnue indépendanie. La même année, les deux chambres, par un votre libre, décernèrent à Léopold I, prince de Saxe-Gobourg, la couronne, qu'elles avaient d'abord ofierte au duc de Nemours, V fils de Loui»-Philippe. Ce n'est néanmoins qu'en 1839, après le traité de paix conclu entre la Hollande et la Belgique et le partage du Luxembourg et du Limbourg, que ce royaume a été définitivement reconnu par toutes les puissances de l'Europe. Il a été en même temns déclaré état neutre.

BBLOiQui ANCIENNE, Beigica. Les limites de la Belgique sous les Romains ne coïncidaient point avec celles de la Belgique actuelle. Cette contrée, la plus septentrionale des quatre grandes divisions de la Gaule Transalpine , comprenait au temps de C«ésar tous les pavs qui se trouvent entre le Rbin, la mer du Nord^ la ^ne et la Marne. Sous Adrien, on y ad joignttméme les Sequani^ les Heketii et les Linqones, On la divisa alors en 4 provinces : Belgique l** au N. 0. et Belgique S* au centre, Germanie 1'* au N. et Germanie V à l'E.— La Belgique !'•, entre la Germanie 2* au N., la Germanie U* à TE., la Belgique 2* à l'O., la Lyonnaise et la Séquanaise au S., était divisée en 4 territoires: Leuei, Verodunif Mediomatrice»t Treviri^ lesquels répondent aux départements des Vosges, de la Meurthe, de la Moselle, delà Meuse, et une partie de la Pi-usse rhénane ; ch.*l., CivitaJi IVevirofum (Trêves). — La Belgique 2*, entre la mer (Manche et mer du Nord) et la Belgique U', comprenait once peuples principaux : Nemii, Mortm, Atrehatêt, Ambtani, Bellovacij Veromandui, SilvaneetfS , Viducaeses, Suêssiones, Rémi, (atalauni; ce sont aujourd'hui : la Flandre orientale et occidentale, le Hainaut et les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Oise, de l'Aisne, de la Marne et de l'Aube; ch.-t., Civitas Remorum (Reims). — Pour les 2 Germanies, V. ces noms.

BELGIUM. César nomme ainsi un district particulier de la Belgique, composé du territoire à^ê Ambiani , des AtrSatet , et des Bellavaei. C'est là que s'établit primitivement le peuple belge, qui étendit ensuite son nom à une grande partie de la Gaule.

BELGIUS, général gaulois, fit une expédition en Macédoine ifen l'an 279 av. J.-C, battit les troupes de Ptolémée Céraunus, fit ce prince prisonnier et le mit à mort. On croit qu'il retourna dans la Gaule après cette victoire. Brenpus était un de ses lieutenants.

BELGODfiRB, ch.-l. de eant. (Corse),! 19 kil. E. deCalvi; 1001 hab.

BBLGGROD, V. de Russie (Koursk), à UOkiLS. dr Koursk; 11 000 hab. Foires très- fréquentées.

BELGRADE (c.-À-d., dans la langue du pays, Ville blanche), Singidunum ou raiirimvm des Lat. 9 Alla

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