BENÉ
BELZEBUTII. idole des Acc?ionilPf«, peuple philistin, est qualifié dans la Bible de prince des démons. Son nom veut dire Dieu thatte -mouche, mus on ne connaît pas ses vraies attributions.
BELZONI (J. B.} » vovageur italien, né à Padoue en 1778, avait d'abord été destiné à Tétat religieux. Tl vint en Angleterre en 1803, s'ençagea comme acteur au thâtre d*Astley, quitta Londres après un séjour de 9 ans pour se rendre en Egypte, où il exerça d'abord la profession de danseur, gagna la bienveillance du pacha, et parvint à faire ouvrir les pyramides de Gixeh, celle du roi Chéphrem et plusieurs tombeaux à Thèbes. Il fit transporter de cette dernière ville à Alexandrie le fameux buste de Jupiter Ammon, auj. au Musée britannique. Il parcourut ensuite les côtes de la mer Rouge, visita Bérénice, découvrit les mines d'émeraudes de Zabarah et pénétra jusqu'à l'oasis d' Ammon. Il écrivit en anglais ut Relation de ce voyage, qui parut à Londres en 1811. En 1 823, il entreprit un 2* voyage pour visiter le royaume de Bénin et pénétrer jusqu'à Tombouctou; mais la mort le surprit à Gâta, sur la route de Bénin.
BEMBO (Pierre), cardinal et écrivain , d'une famille patricienne de Venise, né en 1470 , mort en 1547, se distingua dès sa jeunesse par son esprit, et jouit de la faveur des pnnces de Ferrare et a'Urbin, ainsi que de celle du pape Léon X et de ses sucsesseurs. Léon X en fit son secrétaire pour les lettres latines et lui donna de riches bénéfices. A la mort de ce pape, il se retira à Venise où il devint conservateur de la bibliothèque de St-Marc. Paul 111 le nomma cardinal (1539). Bembo n'est pas moins célèbre par sa galanterie que par son esprit; il savait unir les plaisirs aux afiîaires : avant d'être ordonné il avait eu plusieurs enfants d'une femme nommée Morosina, ou'il a célébrée dans ses vers. Ses œuvres ont été publiées à Bftle, 1567, 3 vol. in-8, et plus complètement à Venise en 1729, 4 vol. in-foL Elles comprennent des poésies diverses en italien et en latin (sonnets, canzone, etc.)» dans lesquelles il a imité Pétrarque; des DicUoguet êur Vamour (Gli Asolani , écnts au ch&teau d*Axola)i une Histoire de Venise^ en latin, et un grand nombre de lettres. Dans ses écrits latins, Bembo s'est surtout attaché à reproduire le style deCicéroo. Les Asolani ont été traduits en français par J. Martin. Paris, 1546.
BEN, mot arabe qui veut dire /Us, précède beaucoup de noms propres. Pour les noms c[ui ne seraient pas ci-après, cherchez le mot qui suit Ben.
BENACUS LACUS, lac d'ItEdie, auj. lac de Garda.
BENADAD, roi de Syrie au x* siècle av. J.-C, • fit la guerre aux rois d'Israèl Achab et Joram. Achab le battit et le força à une paix avantageuse pour les Israélites. Quant à Joram, il fut d'abord vamcu , et Benadad, campé devant Samarie, se croyait déjà sûr de s'emparer de cette ville, quand son armée fut dispersée par un» terreur panique. Il mourut l'année suivante à Damas, assassiné par Hazaèl, un de ses officiers, vers l'an 900 av. J.-C. — Il y eut deux autres princes du même nom, l'un contemporain d'Asa, :i'oi de Juda, qu'il secourut contre Baasa, roi d'Israèl ; j'autre, contemporain de Joas, «jui le vainquit.
BENALCAZAB (Sébast.), capitaine espagnol, seconda Pizarre dans la conquête de la Nouv.-Grenade ^t du Pérou, s'empara de Quito vers 1533, en fut .nommé gouverneur, et passa ensuite au gouvt du Popayan, dans lequel il eut à soutenir une longue guerre contre Almagro, et où il fonda Guayaqtdl. Il mourut vers 1550.
BÉNABÈS, grande v. de l'Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. du district de Bénarès, sur le Gange, à 640 k. N 0 de Calcutu; 600000 h. Les Hindous la regardent comme une ville sainte et y font de fréquents pèlerinages. Elle a une université brahmanique dont les Anglais payent les professeurs, et un observatoire hindou très-ancien. Monuments divers, entre autres superbe mosquée, bâtie par Aureng-Zeyb; temples ^ nombreux, quais et débarcadères le long du
Gange. Industrie variée : étofi'es de soie, coton, laine. Commerce étendu : marché pour les chAles du N.. les diamants du S.^ les mousselines anglaises. Pour le commerce des diamants et pierreries, Bénarès est sans rivale dans toute l'Asie. —Le district de Bénarès était indépendant au zi* siècle. Les rois d'Aoude le possédèrent ensuite. Les Anglais se le sont fait céder en 1775,
BÊN AUGES (comté de), partie du Bordelais, avait pour villes principales Caidillac, Gantois, Castelvielh.
11 est aig. compris dans le dép. de la Gironde. BENA VENTE, v. d'Espagne (Zamora), à 31 kîl N.
de Zamora j 3000 hab. Titre de duché, porté auj. par la famille d'Ossuna. Monastère d'Hiéronymites.
BENCOULEN, v. de llle de Sumatra, sur la côte 0., dans le gouvt de Padang; 10000 h. C'est le principal établissement des Hollandais dans l'Ile. Séjour malsain. Opium, muscade, girofle, houille. — Occupée par les Anglais en 1685, cette ville fut la capit. de leurs possessions dans Sumatra jusqu'en 1824, époque ou elle fût cédée au roi des Pays-Bas.
BENDEE, en moldave Tigino^ v. de Russie (Bessarabie), sur le Dniestr, à 57 kil. S. E. de Kischnau.
12 000 h. Mosquée, église arménienne; citadelle. Salpêtrières, forges, tanneries, papeteries. — Bender est fameuse par le séjour qu'y fit Charles XII après la bataille de PulUwa (1709-13), et par l'espèce de siège qu'il soutint près de là (à Varnitza;. Attaqué par les Turcs dans une maison où il s'était retranché avec quelques domestiques, il ne se rendit que lorsque la maison fut réduite en cendres. Les Russes prirent trois fois Bender, en 1770, en 1789 et 1811 ; eue leur fut définitivement assurée avec toute la Bessarabie en 1812, par Ja paix de Bucharest.
BBNDER-ABASSi OU GOMROUN. V. de Persc (Laristan), à 40 k. N. d'Ormus, sur le golfe Persique; 20000 h. Grand commerce.—BENDSR-BoucHRHR. V. aboochehr.
BENE, Augusta Vagiennorum , puis par corruption Baienna, v. des États sardes, à 20 k. N. de Mondovi: 5000 hab. Prise par les Français en 1796.
BENËDETTE (J. Bénédette càstigltone, dit le), peintre italien, né à Gènes en 1616, m. à Mantoue en 1670, avait pris les leçons de Van Dyck, Titien, Paul Véronèse. Il peiffnit d'une manière distinguée l'histoire, le paysage, les marchés, mais surtout les vendanges, les campagnes remplies d'ouvriers, de troupeaux, etc; il excellait également dans la gravure à l'eau-forte. — Son frère Salvatore et son fils François marchèrent sur ses traces.
BÉNÉDICTINS, ordre religieux fondé par S. Benoît, au vi* siècle, mêlait aux exercices de piété la culture des terres, les travaux littéraires et l'enseignement, ce qui l'a rendu à la fois le plus riche et le plus savant de tous. Ils étaient vêtus de noir, ce qui les faisait quelquefois nommer Moines Noirs; cependant, ceux de CIteaux et de Clairvaux avaient adopté la robe blanche, ce qui les fit appeler Bénédictins blancs. Tous se rasaient la tôte. — Le 1" couvent de Bénédictins fut établi au mont Cassin par S. Benoît lui-même vers 529. Il se répandirent DientÂt dans toute l'Europe et donnèrent naissance à plusieurs congr^ations devenues célèbres. Les principales sont celles de Cluny, formée vers 910; de Cîteaux, fondée en 1098: du Mont-Cassin, 1408; de St- Vanne, formée à Verdun en Lorraine en 1600. et celle de St-Maur, constituée en 1621, et à laquelle furent subordonnées toutes les autres congréRations de Bénédictins en France (Feuillants, Camaldules. Célestins, etc). Les Bénédictins de St-Maur avaient
rmr maison mère l'abbaye de St-Germain des Prés Paris, et possédaient une fort belle résidence à St-Maur, près de Vincennes. Cette congrégation, qui compta parmi ses membres MabiUon, Montfaucon, Ste-Marôie, d'Adiéry et une foule d'autres savants laborieux et modestes, a exécuté les travaux les plus précieux pour l'histoire ecclésiastique et civile, entre» autres, la GaUia Chrisiiana , les Acta Sanctorum, la Collection des Historiens de France, le Sfncilegium.
BIÏNÈ
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l'irt de vérifier les datety la Diplomatique, VHittoire Httéraire de la France, les Annales de V ordre des BênédiainSf et de magnifiqnes éditioDS des Pères de rSglise. Elle a été supprimée comme toutes les autres, en 1790, par PAssemblée constituante. Les BénédietiDs portaient le titre de dom (domtniis) denmt leur nom, en signe de la noblesse de leur ordre. — Les plus célèbres abbayes de Bénédictins bors de Pnncf sont celles de Prum, Ratisbonne, Fulde, EU- Wang, Saltzboorg, Reicbnau, en Allemagne: deCantorbéry, dTork, de Westminster, de SWAlban, en Angleterre. — (Quelques religieux réunis depuis peu i Solesmes (Sartbe), sous la direction de dom Guénnger, ont relevé en France l'ordre des Bénédictins et continuent avec succès leurs travaux.
B^ffiDlcmCBS, religieuses qui suivaient la règle de St- Benoit, avûent été instituées au vi* siècle par Ste Seholastiqoe, soeur de S. Benott. Elles portaient la robe noire avec un soapulaire de même couleur. C'est à eei ordre qu*appû*tenaient les OOlates, instituéesDir Ste Françoise.
IfiNEPlCB, du latin &en«/tctum, bienfait. Ce mot, mis en nage, après l'étanlissement des Barbares dansfemp^ire romain, parles roisgotbs et lombards, s'appliquait aux terres que ces princes donnaient en rérânipense à ceux de leurs leûdes qui s'étaient distingués, oui avaient bien fait à la guerre. Les posceseurs oes bénéfices devaient en échange le service militaire et une redevance en argent ou en nature. Les bénéfices, d'abord amovibles, devinrent ensuite pour la plupart viagers, et enfin héréditaires, à partir de 877 (F. xixrst). Au a* siéde, le nom de méjice avait fiait place à celui de fief, — Quand les bénéfices militaires eurent cessé d'exister , le nom de bénéfice sfappUaua encore aux fonds de terre ou aux revenus anectés à certaines charges ou dignités eodésiastiquas, et ces sortes de bénéfices se sont oonaervés en France jusqu'à la révolution de 1789. BENEHABNUM, V. de laNovempopulanie, chez lesTorbellt, devait être située près de Castelnon, sur Uriv. de Lageu, sans doute au lieu où se trouve le Tillage actuel de Ben^aeq. Son nom s^est aussi conservé dans celui de Béam,
HfiNfiVKNT , Benevenium , ville forte du roy. dltalie, ch.-L de province, à 220 kil. S. B. de Borne, sur le Calore: env. 16000 hab. Archevêché (érigé en 929). Belle cathédrale, hôtel de ville; anti-
n parmi lesquelles on remarque un arc de triom- I Truan en marbre de Paros. — La ville de Bénévent, dont on attribuait la fondation à Diomède, appartint d'abord aux Samnites. Elle portait alors le nom de Màloeis ou Maieventutn: mais les Romains, s'en étant emparés après y avoir battu Pyrrhus (275), changèrent ee nom , qui semblait de mauvais augure, en celui de Bensoentum, nom qui a un sens opposé. Amiibai l'assiégea en vain. Elle appartenait encore à l'empire d'Orient, lorsqu'on 545 le Goth Totila la prit et la ruina; bientôt après, elle fut relevée par le roi lombard Autharis (689), qui l'érigea en duché. Après la chute de l'empire lombard, ce duché lUt longtemps gouverné par des ducs et des princes paraculiers. En 1047 , les Normands s'en emparèrent; mais ils en furent chassés par l'empereur Henri III, qui en 1053 céda le duché au pape Léon IX, son parent Depuis ce temps, il est considéré comme domaine de r^glise. Le roi de Napies Ferdinand I posséda cette ville de 1769 à 1774; en 1806, Napoléon l'érigea en principauté en faveur de Talleyrand; elle fut rendue au pajra en 1814 et devint le eh.4. d'une délégation romaine, qui était enclavée dans la Principauté ultérieure du roy. de Napies et ne comptait guère que 25000 h. Elle a été annexée en 1860 au nouveau roy. d'Italie.— 11 se livra près de Bénévent, en 1266, une bataille dans laquelle Mainfroi perdit ht couronne et la vie, et par suite de laquelle Charles d'Anjou resta maître de Napies et de Ui Sicile. BÉHtVBRT, ch.-l. de cant. (Greuze), à 24 k. N. 0. deBonrganeuf; 1321 hab. Ane. abbaye, où l'on oon-
[ue de tôle; grains, chanvre, tabac.
LE, anc. prov. de lllindoustan, bornée au ^éral et le Boutan, à l'O. par l'Orissa, le a, le Bahar, est située par 84-90* long. E.,
servait les retiuues de S. Barthélémy, apportées «k France de Bénévent en Italie.
BfiNËZCT (Ant.), philanthrope américain, né en 1713, mort en 1784, était issu d'une famille française de St-Quentin, chassée de France par la révocation de l'édit de Nantes. Il se fixa à Philadelphie, adopta la doctrine des Quakers et Ait un des premiers défenseurs de la cause des noirs. H publia en leur faveur : Jls^toii hietoriquê de la Guirtée, 1763, où il fait connaître l'origine et les déplorables effets de la traite; Tableau aSrégé de Vêtat mieérable des neffres etetoMi, 1767. Il créa à Philadelphie une école pour l'instruction des noirs, et la dirigea lui-même jusqu'à la fin de sa vie. Il a aussi écrit sur VOrigine et VétabUesement en Amérique de la Société des Amis (Quakers), et a laissé des Mémoires , dont une 2* édition a paru en 1859.
BENFELD, ch.-l. de cant (B.-Rhin), sur l'IU, à 17 kil. N. E. de Schelestadt; 2911 hab. SUtion de chemin de fer de Strasbourg à Bftle. Filature de coton, fabrique de tôle; grains, chanvre, tabac.