‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 147 sur 578 · BELI · texte numérisé non relu

BELI

BELL

a>«Mi«k latin moderne; V. de la Senriê, capit de cette principauté, à 800 kil. N. 0. de Constantinople, sur iariy. droite du Danube, près de son confluent avec la Save; 30 000 hab. Port; deux citadelles, et autres ouvrages qui pourraient en faire une des places les plus fortes de l'Europe. Archevècbé çrec et évècbé catholique; cour d'appel et de cassation. Quelques monuments, mais qm sont en ruines (palaisdu prince, plusieun églises et mosquées, arsenal, etc. ). Tapis, armes, étoffes de soie, ae coton, unneries; grand commerce. — B. a été plusieurs fois prise et reprise : en 1521 1 par Soliman II, eous Chanes-Quinl; en 1688, parle duc de Bavière pour l'Autriche; en 1690, parles Turcs; en 1717, par le prince Eufféne (l'année suiv. le traité de Paasarovitz la donna à l'Autriche, qui la perdit en 1739); en 1789, par Laudon (elle tut rendue à la Turquie en 1791); en 1806, par Czemi George, qui commandait les Servions insurgés; elle fût reprise en 1813 par les Turcs, qui la possèdent encore. Ses fortifications étaient alors peu de chose; mais en 1820 elles devinrent plus formidables que jamais. — Il fut signé à Belgrade en 1739 un traité par lequel la Turquie victorieuse se fit rendre les conquêtes faites par l'Autriche et la Russie (Valachie, Moldavie, Servie, etc.) et obligea la Russie à renoncer à la navigation de la mer Noire.

BEUAL, idole des Phéniciens, adorée surtout à Sidon ( et mentionnée dans la Bible [Juget , xix, 22; RoUf 1, 2, 12], est sans doute le même dieu que Baal. On donne souvent ce nom au démon.

BÊUDES, c.-4i-d. fils de Béhu, nom patrony mique des Danaldes, de Lyncée, de Palamède, et de plusieurs rois d'Argos, descendants de princes grecs du nom de Bélut.

BfiLIDOE (Bernard forbst de), ingénieur français, né en 1697 en Catalogne, mort en 1761, était tils d'un officier français mort en Espagne. Il servit avec distinction, et fut, après plusieurs campagnes, nommé professeur à l'école d'artillerie de La Fère , puis inspecteur général des mineurs de France. On a de lui, outre un Cours de mtUhématiquet à Vusage de VartiUerie, la Science des ingénieurs, 1729 ; le Bombardier français, 1731 ; un Traiié des foftifUatiùns, 1735; VArthiUetwrehydrauliqy^^ 1737 (son meilleur ouvrage, réimprimé avec additions, par Navier, 1819), et un IHctionn, de Vin^génieur, 1758. Ses ouvrages firent longtemps classiques. Bélidor était membre des Académies des sciences de Paris et de Berlin.

BBUN. ch.-L de cant. (Gironde), à 42 kU. S. 0. de Bordeaux; 261 bab. — C'est aussi le nom d'un petit pays de l'anc. Maine où se trouvaient Ecomoy, Laigné-en-Belin, Moncé-en-Belin, St-Ouen-en-Belin.

BCLIN DE BALLU (Jacq. I^ic.), savant helléniste, né à Paris en 1753, occupait une chaive déconseiller à la Cour des Monnaies. U fut aprSi la Révolution professeur de langues anciennes à Bordeaux, puis directeur du prytanée de St-Cyr (1800) , mais il quitta ces fonctions pour aller occuper une chaire de littérature grecque à Cbarkov en Russie. Il mourut à Pétersbourg en 1815. 11 avait été admis en 1787 à l'Académie des inscriptions. Ses principaux ouvrages sont : Ofpioni ponnata de Venatione ei Piscatione, cum tnîerpretaiione latina et schoUis, Strasbourg. 1785 (il n'a paru que le De Venatione); la Chasse, poSme d'Oppien, trad. en français. 1788; OEuvres de Lucien, en français, avec notes historiques, littéraires et critiques, 1788.6 vol in-8 (traduction exacte, mais qui laisse à désirer pour le style); Histoire critique de l'Éloquence chex tes Grecs et les Jknnains 1803, 2 vol. in-8 (ouvrage estimé).

BÉLISAIRE, général de Justinien. né vers 490, dans la Dardanie, fit d'abord partie do la garde de l'empereur, se signala dans la guerre contre les Perses, qu'il força à faire la paix (532), passa en 533 en Afrique pour combattre les Vandales, vainquit à 'Iricauéron Gélimer leur roi, leur enleva Carthage ei les chassa pour jamais de l'Afrique; se rendit ensuite en Sicile, reprit sur les Gotns Cataoe, Pa-

ïenne, Syracuse; pénétra en Italie, enleva aux GoUis Naples et Rome après un long siège; pourtoivit Vitiges leur roi jusqu'à Ravenne où il s'était réfugié, le fit prisonnier et l'emmena à Constantinople (540); puis, retournant en Perse, arrêta les progrès de Chi»roès en Asie-Mineure (543). Rappelé de nouveau en Italie par les succès de Totila, u reprit Rome, dont ce conquérant s'était emparé (547); mais le manque de troupes le força bientôt à akmdonner ses conquêtes. U reprit les armes après douze ans pour repousser les Bulgares, qui menaçaient Constantinople (559). Malgré ses services, Bélisaire fut, à la fin de sa vie, accusé de conspiration et disgracié; toutefois l'empereur reconnut son innocence et lui renditsa faveur. U mourut en 565. Selon une tradition fort répandue, et que Marmontel a suivie dans son BAi- Mtre, ce grand général aurait eu les yeux crevés et aurait été réduit à mendier sa vie; mais il panSt que ses infortunes sont une fable inventée au xu* s. par le conteur Tzetzès. Bélisaire eut le malheur d'avoir pour femme Antonine, amie de l'impératrice Théodore et aussi dissolue qu'elle, dont il fut obligé de châtier les débordements et qui, par ses intrigues, amena sa disgrâce. Procope, qui a écrit l'histoire de ses campagnes, avait servi sons lui.

BÊLISB ou BÀUSB. V, BAUSB.

BELL (André), fondateur de l'enseignement mutuel en Europe, né à St-André en Ecosse ai 1753, mort en 1832, était ministre de l'éfflise anglicane et chapelain à Madras. Ayant trouvé dans l'Inde la pratique de l'enseignement mutuel, il en fit rapplication avec succès dansune école de Madras, de 1790 à 1796. De retour â Londres, U y fit connaître les résultats qu'il avait obtenus, dans un ouvrage intitulé : Expériences sur Véducation faite à fécale des garfons à Madras, 1798. J. Lancaster. maître d'école à Londres, se hâta d'adopter le nouvel enseignement, et disputa à Bell la priorité de sa découverte.

BELL (John), chirurgien écossais, né à Edimbourg en 1762, mort à Rome en 1820, enseigna avec éclat l'anatomie à Edimbourg. C'était im des plus habiles praticiens de son temps. II a donné, avec son frère Charles Bell, plusieurs traités d'anatomie qui ont fait avancer la science; les principaux sont : Ànatamie du corps humain, Edimbourg. 1793-1802, et Principes de chirurgiet 1801-1803; Anatomie expressive ^ 1806-1844, à l'usagô des artistes.

BELL (Charles), frère du précéd., 1774-1842, se distingua d'abord comme chirur^en militaire, professa la physioloçie â 1* Université de Londres dès sa fondation, et alla en 1836 â Edimbourg pour occuper la chaire d'anatomie qu'avait illustrée son frère. Il coopéra à plusieurs ouvrages de John Bell, et publia lui-même un Svstème de chirurgie opératoire, 1807. C'est lui qui découvrit que les racines antérieures de la moelle épinière servent au mouvement et les racines postérieures à la sensibilité , découverte capitale, qu'il consigna dans son Exposition of tKe natural System of the nerves, publ. à Londres en 1824, et traduit par J. Genest dés 1825.

BBLL (H.), habile mécanicien, né en Ecosse en 1767, mort en 1830, est le premier qui ait appliqué avec succès en Angleterre la vapeur à la navigation. U fit ses premiers essais en 1812 à Helensburgh (près de Dumbarton),oû il demeurait. Jouffroy, en France, et Fulton, enAmérique, avaient déjà fait en 1807 des expériences du même genre.

BELLAC, ch.-L d'arrond. (Hte-Vienne), à 37 kil. N. 0. de Limoges; 2930 hab. Chapeaux, tanneries.

BELLAMY (miss Anna), tragédienne anglaise, née à Londres en 1731, morte vers 1788, était fillo naturelle de lord Tirawley. Elle obtint les plus grands succès sur la scène, en même temps que Garrick et Kean. Forcée par un accident funeste de quitter le théâtre, die publia ses Mémoiru, qui eurent une grande vogue et furent traduits par Benoist. 179^.

BELLARMIN (Robert) , savant théologien, de l'ordre des Jésuites, né en 1542 â Montepulciano eu

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Towane, mortea I6*il, était ûeveo (hi pape MarcA U.Il enseigna la théologie ayec un graiin siuxès à Louvain et à Rome; accompagna Caïetau, envoyé en France comme légat par Sixte-Quint, fut faitcardinal par Clément VIII en 1598, archevêque de Capooe en 1601 , et se démit de son archevêché en 1606 pour remplir les fonctions de bibliothécaire du VDiGUL 11 fut plusieurs fois sur le point d'être nommé râpe BeUarmin. employa toute sa vie à défendre la doctrine catholique contre les hérétiques : il rédigea dans ce but un célèbre corps de controverse (Dùptiiotionei de eontrovertiis /Cdei, adversus hasreticot, Home, 1S87; Paris, 1688; Prague, iftl). Il écrivit aussi avec lorce en laveur du pouvoir temporel du paoe {DepotnUUesummi Ponttficit in relnu temporaltbtMjl610),maisil n'allanas aussi loin que d'autres théologiens de son temps : ae sorte qu'il se vit à hi fois regardé A Rome par quelques-uns comme trop modéré, et condamné en France par le parlement comme ultramontain (1610). On a de lui en outre : De tcripto»t7ntf«cc(mMltaf (allant jusqu'à 1612), un Catéc^tfffM^quiest très-estiméet très-répandu, et 3 vol. in-fol. é'Œuffret diverees (Cologne, 1619). Ses Œur vret complètes ont paru à Naples en 1857-60, 7 vol. inr4. Il a laissé lui-même VHisUnre de sa vte, adressée au jésuite Eudémon-Jean.

BELLART (Nicolas Fr.), procureur général à la Cour royale de Paris, né & Paris en 1761, mort en 1826, se distingua d'abord comme avocat et défendit pendant la Révolution un grand nombre de victimes: les généraux Menouet Moreaului confièrent également leur défense. Membre du conseil sçéaénl dn département de la Seine, il fut un des premiers en 1814 à provoquer la déchéance de Napoléon. Nommé procureur général, à la Restauration, il débuta par poursuivre le maréchal Ney, et se fit remarauer par ses rigueurs contre la presse. Outre ses pbidoyen, on a de lui un Esscn sur la UgitimUé, Ses oeuvres ont été publiées en 1828, 6 vol. in-8. BELUS-ALUANCE. F. Waterloo.

BELLEAU (Rémi) , un des poètes de la PUiade frainr çaiie, né à Nogent-le-Rotrouen 1528, mort en 1577 , était précepteur de Charles de Lorraine, duc d'Ël> beuf. Il a traduit en vers les Odes d'Ânacréon, les PhiMmènes d'Aratus, YEeciésiaste, le Cantique des cantiques, a composé des Bergeries, et un poème sur les Amours et édianges des pierres précieuses, où il décrit ces brillants minéraux avec les plus vives couleurs. Il jouait dans les pièces de son ami Jodelle, et il a fait lui-même une comédie, intitulée : la Reconnue. En outre, on a de lui un poëme macaronique : Oe bdlo huguenotico. Ses œuvres ont été réunies à ilouen, 1604, 2 vol. in-12. Ronsard faisait grand cas de Rémi Belleau, et l'appelait le peintre de la nature. Son talent élésant et facile le nt surnommer par ses contemporains le gentil Belleau.

BELLEFOREST (François de), écrivain fécond, mais peu exact, né en 1530 à Sarzan (Gers), mort en 1583, écrivit sur les matières les plus diverses. U avait été nommé historiographe de France sous Henri IIl; mais rinfidélité de ses récits lui fit perdre cette place. Il se mit alors aux gaçes des libraires et ioonda Paris de ses écrits. Les moins mauvais sont : Hist. des neuf rois qui ont eu le nom de Charles; Annales ou Hist. générale de France ; Histoires tragiques (extraites de Bandello); Histoires prodigieuses : dans ces deux derniers ouvrages , il ne fit que continuer Poeuvre de Boabtuau ( F. ce nom).

BELLEGABDE, ch.-l. de cant. (Creuse), àll kO. N. E.d'Aubusson; 1000 hab. Chevaux, cuirs.— Ch.-l. <tecant. (Loiret), à 20 kil. 0. de Montargis; 1027 h. Safran, miel. —Hameau du dép. de l'Ain, à 20 kil. K- de Nantua. au confluent du Rhêne et de la Valserine; 522 h. C'est tout près de là qu'est la fameuseperte du Rhône. Station.— place forte des P vrénées orient. , à 10 kîL S. E. de Géret, près de la frontière et sur la rente de Perpignan à Figueras. Prise par les Espa- <o(ns en 1674 et 1793; reprise 9n 1675 et 1794.

BELLBGA]U>E (Roger dk st-lart de), un des favoris de Henri III, était petit-neveu du maréchal do Thermes. Colonel sous Charles IX, il accompagna en Pologne Henri, alors duc d'Anjou, et tuX nommt; par lui, à son avènement, maréchal de France (1574). Ayant psrdu la faveur du roi, il se lia avec le duc de Savoie et agit contre les intérêts de son pays. Il mourut en 1579, empoisonné, à ce au*on crut, par Catherine de Médicis. — Roger de Bellegarde, de la même famiUe, duc et pair, ffrandècuyer de France sous Henri III, seconda vaillamment Henri lY pen- •Jant ia guerre civile et fut comblé par lui de faveurs. Louis XIII le fit duc et pair en 1620. Il mourut en 1646, à 83 ans, sans postérité. Il avait aimé la belle Gabrielle avant Henn IV, qui la lui enleva.

BBLLBOARDB (H., comte oe), (général des armées autrichiennes» d'une famille ancienne de Savoie, né à Chambér^ en 1755, mort à Vérone en 1831, servit sous l'archiduc Charies dans la guerre d'Italie, signa en 1 797 , avec Bonaparte, les préliminaires de Léoben , et commanda en chef après Mêlas (1800). Malgré quelques beaux faits d'armes, il ne Ait pas plus heureux que son prédécesseur : il se vit enlever Mantoue, Ferrare, etc., et fut forcé de conclure à Trévise un armistice (16 janv. 1801) ^ qui fut bientôt suivi de la paix de Lunéville. Président du Conseil aulioue en 1805, il fut nommé en 1806 feld-maréchal, et aoxninistra de 1814 à 1815 les provinces autrichiennes d'Italie, où il sut se faire aimer.

BELLEGABDE (J. B. MORVAN, abbé de), ué cu 1648, mort en 1734, a trad. plusieurs ouvrages des Pères de l'Église, les œuvres de Thomas A-Kempis, leJTanuel df'Êpictète, la Destruction des Indes, de Las- Casas, et a composé une Histoire d'Espagne^ 1716. et une Histoire universelle des voyages, 1707.

BELLE-ISLE ou bbllb-islb-bn-mer, Vindilis, lie de la France, sur la côte du Morbihan, à 12 k. S. 0. de la presqulle de Quiberon; 16 k. sur 8; 8553 h. Place principale, le Palais. Prison politique. Pèche de la sardine.— L'île appartint longtemps aux abbés de Quimperlé, qui, au xyi*s., la cédèrent au maréchal de Retz, amiral de Bretagne. Fouquet l'acheta en 1638; le maréchal de Belle-Isle, son héritier, la céda en 1718 au duc d'Orléans. Elle fut prise par les Hollandais en 1 674 et par les Anglais en 1 761 .

belle-isle-bn-tbrrb, ch.-l. de cant. (Côtes-du- Nord), à 19 k. 0. de Guingamp; 691 hab. Forges.

BELLE-ISLE (Ch. L. Aug. fodquet de), maréchal de France, né en 1684, à Villefranche en Rouergue, mort en 1761, était petit-fils du surintendant Fouquet. Après s'être distingué sous Louis XIV et sous la régence dans les guerres de Flandre et d'Espagtie, il fut nommé en 1732 lieutenant général, et servit en 1734 sous le maréchal de Berwick. Habile négociateur, il contribua puissamment à assurer la Lorraine à la France (1736), et à faire élire empereur l'électeur de Bavière sous le nom de Charles VII. Maréchal depuis 1740, il prit une grande part à ia guerre de la succession d'Autriche, commanda en Bohème et s'empara de Prague; mais, entouré par des forces supérieures, il fut forcé de quitter cette place, et fit alors une retraite qui fut universellement admirée (1742). U alla ensuite défendre le Dauphinô et la Provence que menaçaient les Autrichiens et les Piémontais (1746). Appelé en 1757 au ministère de la guerre, il fit d'utiles réformes. — Son frère, connu sous le nom de chevalier de Belle-Isle, se fit tuer en 1746, en essayant de forcer le col de l'Assiette pour pénétrer en Piémont.

BELLfiME, ch.-l. de cant (Orne), à 18 k. S. de Mortagne, 3018 h. Toiles jaunes, étoffes de coton; graines de trèfle, etc. Aux environs, belle forêt et sources minérales delaHerse.— Bellème était jadis une ville forte. Prise en 11 14 par Henri Iroi d'Angleterre, elle fut reprise en 1228 par S. Louis. Elle était 'autrefois la capit de tout le Perche et en particulier de la vicomte de Bellème, qui appartenait à des seigneurs de la maison de Montgomery

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BBLLEIfCOMBRE, ch.-l. de oant. (Seiné-liif.), &96 kil. S. E. de Dieppe. 698 bftb.

BELLCNOEH (Fr.) , docteur de Sorbonne, né en 1688, mort en 1749, a donné une assez bonne traduotion des Àntiqititk riymaînéi de Denys d'Halioarnasse, 1733; et a publié dés Ef^etd dt» ^tiqttê j 17 40, sous le pseudonyme de Vah dèr MéiiUrî.

BELLËROPHOlf, bérofl grec, f))s de GUticus, roi d'Ëpbyre (Corinthe), ayant tué iiivotoniaif emetit M>n frère a la chasse, se retira à U «our de Prœtus, roi d'Argos. 8thénobée« fbmme de ce prince. Conçut pour le jeune héroi une violente passion* et, n'ayant

Su le faire condescendre à ses tœut^ Paccutô près e son mari d'avoir voulu attenter à son honneur. Prœtus, pour se venger, envoya Bellôrophon choa lobate, roi de Lvcie, son beau-père, en priant secrètement celui-ci ne le faire périr. lobate, ne voulant §as souiller ses mains du sang de sonbdte» le chargea es entreprises les pins périliebses, espérant qu'il y périrait : 11 renvoya successivement combattre la^ Gliimère^ les Solynies, leâ Amazones; mais Belléro-' phon, avec le secours du cheval Pégase que lui avait donné Minerve, triompha toujours, et même à son retour il tua des sokiats apostés pour l'assassiner, lobate, persuadé de »on innocence par un bonheur

3ui prouvait la protection des dieux, lui donna une e ses filles et lé nomma son successeur.

BELLËSMB. F. bèllême.

BELLEVAL (P. aicniSR de), médecin et botaniste, né en 1568 à ChAlons-sur-Marne, mort en 1623, fut chargé par Henri lY, en 1.596, de créer un jardin botanique à Montpeliieri et se montra tout dévoué à la science, à laquelle il fit faire d'importants progrès. 11 publia en 1.598, sous le titre A*(MomtAoiogia, la nomenclature dés plantes du jardin de MontneU lier, et en 1 603, Hêchereheê des plantes du Lafigneaoc.

BELLEVILLE, ane. oomm. du dép. de la Seine, 6. de Pantin, àî !(. N. E. de Paris, sur une éminence. La population, qui n'était guère que de 8000 h. en 1831, s'élevait en 1856 à 66 833 n. Nombreuses fabriques : ch&les, cuirs vernis, savons, produits chimiques. Sources abondantes, dont les eaux sont portées à Paris par un aqueduc construit au xii* siècle. Des hauteurs d6 Belleville, l'armée et la garde nationale opposèrent une vigoureuse résistance attx alliés en mars 1814. Cette commune est depuis 1860 comprise dans le nouveau Paris (xvi« arr.).

BELLEviLLÈ-sua-sAÔNE , ch.-l. de c. (Rhône), sur la Saône, à 13 k. N. B. de Villefranehe ; 1898 h. Station du chemin de fer de Paris à Lyon. Mousselines, toiles de.coton. Ane. abbaye d'AugustIns, auj. détruite.

BELLEVtTB, vge de Selne-et-Olse, entre Sèvres et Meudon, à 9 k. N. 0. de Paris; 1000 hab. Un beau chftteau, auj. détruit, y avait été construit par Mme de Pompadour en 1748; vue magnifique. Station.— Plusieurs aittres chftteaux ont aussi reçu le nom de Beïlevue. même à l'étranger, à cause de la beauté de leur site, notamment près de Berlin, sur la n g. de la Sprée; — dans la Hesse, près de Cassel; — en Wurtemberg, près de Stuttgard.

BELLEY. ch.-L d'arr. (Ain), à 70 kil. S. E. de Bourc, entre deux coteaux, sur le Fiirant; 3802 h. Ëvéché. tribunal, école ecclésiastique. Bibltoth., musée/I'antiquités. Vers à soie; mousselines: pierres lithographiques, les meilleures de France. Jaois ch.-l. du Bugey. Patrie de Brillât-Savarin.

BELIiARD ^Aug. Daniel, eomte), géneial de cavalerie, né en 1789 à Fontenay-le- Comte en Vendée, occupait un grade supérieur dans l'armée de Dumouriez lors de la déreetion de ce général. Devenu suspect par suite de cet événement, il fut destitué ; mais il s'enrôla aussitôt comme simple volontaire et mérita bientôt d'être replacé à son rang, n suivit le général Hoche en Vendée, combattit héroïquement en Italie, sous Bonaparte, à Castîglione, à Vé^ rone, à CaMiero, et fut après l'affaire d'Aroole fait vénérai sur le champ de bataille. Il prit une grande 'art aux exploits d'fcgypte; fit comme chef d*élai-

major général les guerres d'Allemagne, d'Espagne, de Russie, ainsi que la campagne de France, où il se distingua surtout àCraonne, et fut couvert de blessures. Nommé en 1831 ambassadeur en Belgique, il orffanisararmée belge et signa le traité qui sé^ar»t la Belgique delà Hollande. I] mourût peu après à Bruxelles en 1832. H a l&issé dés ir<fmot>Mj Pàrl», 1834

BBLLl|:VRE (Pomponne dé), négociateur f d'un« famille illustre originaire de Lyon, né en 1529. mort en 1607, fUt envoyé en 1586 par Henri lîl près d'Elisabeth pour demander la liberté dé Marie Stuart, mais ^^ns y réussir, fut chargé on 1588 de porter au duc de Guise la défense d'entrer dans Paris, et ne fut pas nlizs heuteux en cette occasion, négocia atec Silleryla pai* de Venins, 1598, et devint chancelier de France en 1509.

BELLIK {3. Nie.), ingénieur hydrographe, n* à Paris en 1703, mort en 1712, rédigea pour le service de la marine U Neptune froftç&it, 17&3, eiVHydrth graphie françaiie, 1766, ouvrages qui résument les connaissances géographiques de son temps^

BBLLlNt, nom de deux frères qui sont regardes comme les chefs dé l'école des peintres vénitiens. L'ainé, Gentile Bellini. naquit en 1421 et mourut en 1501 ; le 2*, Jean Gentile B. , né en 1426, mourut en 1516; tous deux eurent pour maîtres leur père Jacq. Bellini, déjà fort habile. Les deux frères furent chargés de la décoration de la grande salle du conseil à Venise. Jean fut un d«B premiers à adopter la peÎQture à l'huile et à mettre en usage tous les procédés de la Bcienoe moderne. On cite de lui un 8. Zachch rt>, la Viwfê sur i<m tr^ne et une BuceKame. C'est Itii qui forma le Titien et'Giorgione.

BBLLim (Laurent), célèbre anatomiste, né à Flo< renée en 1643, mort en 1704, professa pendant ;^ ans la médecine et l'anatomie à Pise. Ainsi que Borelit, son maître, il appliqua la mécanique et le calcul à la physiologie. On lui doit on mémoire sur la structure et l'usaffe des reins et la découverts des canaux urinifère8ditStN<>e« de Bellini, Bes ouvrages ont été recueillis en 1708 à Venise, % Yol. in-k.

BBLLmi (Vincent), compositeur italien* né à Gitane en 1802, mort à Puteaux près Paris en 1835. a fait pour les théâtres de Naples, de Milan et de Paris, plusieurs opéras qui eurent un grand succès : U Pirata, laStranierûj la Sonnambutat Norma, tPnritanif il promettait de nouveaux chefs-d'œuvre tjuand il fut enlevé par une mort prématurée. Cet artiste laissait à désirer pour l'harmonie et l'orchestration; mais il exc^lait dans l'expression des sentiments tendres et mélancoliques: see accents vont au cœur. Worma est regardée comme ton triomphe.

BELLINZONA) Baltima, Btïûio en latin, Bd Utnz en allemand, ▼. de Suisse, dans le cant. du Tessin, sur la r. g. du Tessin, à 88 kil. S. 0. de Coire et à 271 kil. S. B. de Berne, est un des trois oh.-l. du canton; 2000 hab. Trois ohftteaut forts, oithédrale riche en marbres: digue de 804 mètres qm préserve la ville des inondations dn Tessin. Entrepôt des marchandises (|ui passent par le StrGothardet vont soit en Italie, soit en Suisse. — Cette ville faisait jadis partie du duché de Milan ; elle fut plusieurs fois prise et reprise par les Allemands, les Suisse et les Français. En 1499, elle se soumit volonUiin'ment au csnton d'tJri, et depuis les Suisses Toni gardée, fille fût réunie en 1798 au canton du Tessin.

BELLMAIVF (Oh. Michel), po«te suédois, né en 1740 à Stockholm, mort en 1795, se fit un nom populaire par ses chansons bachiques et erotiques, et gagna n faveur de Oustave III. On l'a surnommé VAnaerétm de la Suède, et on lui a élevé une statue dans le pare de Stockholm.

BBLLOlfE, l'i^yo des Grecs, déesse de la guerre, sœur ou femme de Mars, était ftlle de Phorcys. fille attelait les ehevant du dieu Mars lorsqu'il partait pour la guerre et cendnisait son char. Les poètes la dépeignent eourant parmi les combattants, les cheveux épars, le feu dans les yeux, et faisant mten-

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tir dans les airs son fouet ensanglanté; on lui met daus la main une lance , un flùau , ou une verge teinte de sang . Bellone avait des temples célèbres à Comana et à Rome ; c'est dans ce dernier que le Sénat donnait audience aux ambassadeurs.

BELLORI (J. P.), antiquaire, né à Rome en 1615, mort en 1696, fût inspecteur de la bibliotbèque et du cabinet d'antiquités de la reine Christine à Rome. Ses principaux ouvrages sont : Vite di Piitort, Scuîtori e Archxtecti modemi, 1672; Imagines vêterum philosophorum f 1685; Yeteres arcus Augusioniffi, 169<), m-fol.; Àdmiranda RomêB antiqtue vestigia^ 1693; Gît atUichi sepolcriy 1699; la Colohna Antoninianay 1704; Pitture antiiïie delU grotti di Roma e del sepolcro de Nasoniy 1706.

BELLOVACI , j>euple de la Gaule (Belgique 2«), entre les Ambiant^ les Silvanect^ et les Viducasses^ occupaient à peu près le Beauvoisis et avaient pour ch.-l. Bellovaci ou C/Psaromagus ^ auj. Beauvavi,

fiELLOVÊSE, chef gaulois, neveu d' Ambigat.ro i des Bituriges^ franchit les Alpes vers 587 av. J.-C, s'empara Je la contrée qui prit depuis le nom de Gaule Cisalpine, et jeta les fondements de Milan. BELLOY (P. Laurent buihètte de), auteur tragique, né àSt-Flour en 1727, mort à Paris en 1775. Destiné par sa famille au barreau, il le quitta pour se livrer a sa passion pour le théAtre , se fît acteur, et . joua avec succès dans les cours du Nord, surtout à Pétersbourg. Il travaillait en même temps pour la scène, et fit représenter, à son retour en France, i)lusieurs tragédies, dont la principale, le Siège de Calais, 1765, eut un suc,cès prodigieux. Ses autres pièces sont : Titus, Zclmtre, miitées de Métastasé. Gaston et Bayard, Gahrielle de Vergy, Pierre le Cr^iel. Ses Œuvres ont été publiées à Paris en 1779. 6v. in-8. De Belloy est loin d'égaler nos grands maîtres, mais ses pièces offrent du mouvement, de l'Intérêt et de nobles sentiments ; en outre, il & l6 mérite d'avoir un des premiers traité des sujets nationaux. On lui reproche Vabus des coups de théfttre, des scènes d'horreur (surtout dans Gabriellê de Vetgy), ainsi que de la déclamation.

BELLor (J. B. de), cardinal, né à Senlis, en 1709, 'mort en 1808, fut évêque de Marseille après Belnince. 17.^6, et ne se lûontrà pas moins charitable. 11 devint en 1801 archevêque de Paris, ôt fut nommé cardinal Tannée suivante. D'un esprit modéré, il fut un des évêques qui, parleur désintéressement, facilitèrent la conclusion du Concordat.

BELLOZAN5E, anc. abbaye de Prêmontrés en Normandie (Seine-Inf .) , près de Goumay, acompte Valable, Ronsard et Amyot au nombre de ses abbés. BELLUME, Belununiy v. forte Vénétie, ch.-l. de province , sur la Piave , & 70 kil. N. de Venise; 1 1 0<X) hab. Aqueduc, blliothêque. Soieries, ouvrages en paille, etc. Commerce de bols, vins, fruits. BELLUNE (duc de) V. vicTon (le maréchal). BELMONT, ch.-l, de cant. lAvevron), à 28 kil. S. n. de Ste-Afrrique;660 hab.— Ch-1. de cant. (Loire), à 2.T kil. N. E. de Roanne; 2400 hab.

BELOfiEIL, vge de Belgique (Hainaut). air. et à 2/» k. E. de Tournay- 30U hab. Superbe cnâteau des princes de Ligne, bâti en 1146, et chanté par Delille. BELON (P.), nalurali-ste français du xvi« siècle, né dans le Maine vers 1518, obtmt ïa protection du cardinal de Tournon oui lui fournit les moyens de voyager; visita, outre lesjprincipaut États européens, la Grèce, la Palestine, l'Egypte etTArabie, et donna à son retour une relation ae ses Observations en Créée, en Asie , etc., Paris, 1553. Il a aussi laissé (en latin) des ouvrages fort estimés sur VBistoire naturelle des Poissons y 1551 ; sur les Arbres vertSy 1553; et sur les Oiseaux y 1555^ avec des gravures fidèles. Il périt en 1564, assassiné par des voleurs dans le i)ois de Boulogne, près de Paris. Belon est un des fon- ^ dateurs de l'histoire naturelle, et le créateur de Ta- ' rirjoroie comparée. BufTon en faisait grand cas. RELOT (Octâvie otJicflABD, damej, née en 1719,

morte en 1805, a traduit de l'anglais plusiettn romans et V Histoire des Planta^eneis et des Tudors, de Hume. En outre elle a publié desRiflexions d'une Provinciale, au sujet du aiscours de J. J. Rousseau Sur Vinigalité des conditions, 1756, et des Observations sur la noblesse et le tiers état, 1758.

BELOUR ou BOLoa . chaîne de montagnes de l'Asie centrale, part de rHindou-Koucb vers 35* lat.N. 67* lonç. E., et joint vers 48" lat. N. l'Ouloug-taç, après avoir séparé le Turkestan indépendant de rempire chinois. De son versant occidental sort le Djihoim.

BELOUTGHISTAN, Çédrosie et Drangiane, contrée de TAsie mérid. , s'étend de 56* à 66* long. E. et de 25* à 30* lat. N. ^ et est bornée kVO. par la Perse, à TE. par la principauté de Sindhy et le roy. de Lahore, au N. par le roy. de Kaboul, au S. par la mer d'Oman ; env. 2 700000 hab. ; capit. , Kélat. On le àW\9e en six parties, qui forment une sorte de confédération, Saraouan , Djalaouan, Katch-Gandava, Lous, Mekran et Kouhistan; on peut y joindre la désert de Béloutchistan, qui s'étend au N. et au N. E. Sol varié; fruits, garance, coton, indigo. Les habitants, nommés Béloutchis, sont à demi barbares. Ils professent l'Islamisme et sont Sunites. Ils parlent une langue dérivée du sanscrit. — Le Béloutcnistan, après avoir fait partie de l'empire de Perse, de l'Inde, puis enfin du roy. de Kaboul, se rendit indépendant en 1758, et foima un Etat fédéral divisé en une foule de khanats^ gouverné par des chefs (Serdars), qui reconnaissaient la souveraineté de celui de Kélat Ce lien de vassalité â*est fort relâché depuis 1795.

BELPECH, ch.4. de cant. (Aude), à 22 kil. S. 0. de Castelnaudary : 1139 hab.

BELPHËGOa (de Bel pour Baal, et Phégor^ mojit où ce dieu avait un temple) , divinité des Moabites et des Madianites , présidait aux plaisirs licencieux et était représenté .sous une figure obscène.

BELSUNCE DE CASTEL MORON (H. Pr. Xavier de), célèbre évèque, né en 1671 dans le Périgord, mort en 1755, appartenait à l'ordre des Jésuites. Il tuX promu en 1709 au siège de Marseille, qu'il ne voulut jamais quitter, même pour un poste plus élevé. Pendant la peste qui désolait Marseille en 1720 et 1721 , il se signala par son zèle à secourir les malades et par son courage héroïque. Dans les que^ relies que suscita le Jansénisme, il se prononça avec force contre la nouvelle secte et s'attira par là de vifs démêlés avec le parlement d'Ait. On a de lui des Instructions pastorales et quelques autres écrits, publiés à Metz en 1822, sous le titre d'OEuvres choisies. — Millevoye a chanté son dévouement dans le poème de Belsunce. M. de Pontchevron a écrit sa rie, 1854. Marseille lui a érigé une statue (1853).'

BELT, nom commun à deux détroits de l'archipel Danois : le Grand Belt, qui sépare les îlesdeFionie et de Seeland; le Petit Éelt, entre 111e de Fionie et la céte du Jutland ; tous deux unissent le Cattégat et la mer Baltique. Ils gèlent quelquefois : en 1658. le roi de Sn^de Charles-Gustave^ traversa le Grand Belt sur la glace pour aller assiéger Copenhague.

BELUS, roi d'Assyrie, délivra la Babyîonie du joug des Arabes, et régna 27 ans, de 1993 à 1966 avant J.-C. Il eut pour fils Ninus, qui le fitmettre au rang des dieux. — Un autre Bôlus, père d'Eçyptus, de Danaos et de Céphée, régnait en Phénicie vers l'an 1500 av. J.-C. — Bélus est aussi le nom d'une riv. de Phénicie, qui sortait du mont Carmelet se jetait dans la Méditerranée près d'Acco (St-Jean d'Acre).

BELVEDERE, c.-à-d. belle vue, v. dutoy. deNaples (Calabre), à 32 kil. N. 0. de Paola: 4600 hab. Mines de seL Vins, raisins secs. — Pavillon dn Vatican, élevé par Bramante, et enrichi par Pîe VI des cnefs-d'œuvre de l'art. On y admire, entre autres statues antiques, V Apollon dit du Belvédère.

BELVÈS, ch.-!. de cant. (Dordogne), à 21 kîL S. 0. de Sarlat, sur la Donlogne :1880 k. nuîledenoix.

BELi:, ch.-L de cant. (Moi1)ihai4, à 16 kil. E.de Loriént; 204 halj.

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