‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 150 sur 578 · BENO · texte numérisé non relu

BENO

16^ 1&' Ut. S. Manioo, maïs, ooton, indigo, palmiers, piment, ébéniers^ eilc. Or, ambre, ivoire) jadis fer, cuivre. — Ce pays appartient atix Poftagais, mais ne leur est guère soumis que de nom.

BENIf BKNY, pluriel de Hd», fils, mot p«r Jieqaèft commence lé nom de beaucoup de tribas «rabes/ comme Beni-Ali, Bmi-Amefi tribu d'Ali i d'Amer.

BÉNI619B (S.), apdtre de k Bourgogne, était^ à ce qu'on croit, ffisciple de S. Poiycarpe« (1 subit le martyre à ï)ijon, vers l'an 1^9. Sur TemplaoeiMiilde son tombeau fu^ élevée, aa n* siècW^ ht célèbre 9^ baye de SvBénigne. OnThonore le >** neveaibre^

BENIN, V. d'Afrique, capit^ du foy, ëa Bénin, par 3* Tù* long. £., &• 10' Ut. N.^ 15 &X> bab. Fossé d'enceinte; palais du roi, qui ne eonsisle qCi'éB«ae longue suite de buttes en pUnobes. «* Le roy. de Benîn, un des plus puissants fitatsdelaMigritie ftia-> ritime,.<étendsttrlacôteN. du golfe de GuinéOidmls Lagos jusqu'à Bonny, et a de nombreux tributaires. Farouches f belliqueux, ïes babitant» ixMUoLent detf victimes bumaines et vendent oontiM esolavei ce qu'ils na tuent pas. Ik regardent leur roi comme «n dieu, qui sdbsiste sons se nourrir. Un puits profènd sert de sépulture àee chef ) on précipite s<ur son eorps tous ses favoris. Le Bénin » ôlé dèooutert en 1484 par le Portugais J. d'Aveiio«— On appette GùlfedeB^ nin la partie du golfe de Ouiuée qu» baiwie 1* eMe de cet Ëtati

BÊNIOWSKI (Manr, Aug;, eemté de>« ilttrépide aventurier, né en 1741 en Hongrie j d'une famille noble et riche, devint un des ehefs oe la oo^ïfédé^ tion de Bflor formée en 17tô en Pologne peuf résister A la Russie, obtist quelques avantages sur les Russes^ mais fut fait prisonnief et enfermé dans tate forteresse du Kamtchatka* 11 réussiili s'évader , gagna les établissements français dans FIftde, vint de k en Fraxkoe, pais s^embarqua pour Madagascar, et y forma un. étabiisseBient. Il méditait de oonqoérif l'Ile quand il y fut tué dan» un engi^emeot, en 1 786. Ses Y&ymff€a et ses Mém^rUt, écrits par Im^méme on franfUis, ont été publiés A Pari» en 1791.

BKNISOUBYP, BfTfnopoiis où Cifnêi v< de la Movemie-Êgypte, ch.-k d^tnéprov. du même nom^ k 98 kiK S. du Caire , sur U r. g. du Nil. Elle est en ruines et fort triste : auseî sertrelk de lien d'exil. ËntrepAl des produits du fayonm.

BEHiAMlN , le dentier et le prlu» aimé des fils de Jacob, dé en 2096 av. J.-G. f avait pour méfe Raebel, qui meurut dn le mettant au monoe. Lefs^e le» fil» de iacob aUèréot cberober du blé efn Egypte, il re»ta prés oe son père) mais Joseph, s'apèrcevftnt de sofi absence, exigea qo'oik le lui amenât; A son arrivée il le reçut avec ,à» grandes démonstralions de joie^

— BenamiB a donné son ftoip A une tribu ^uéeei»tre celles d'&pbraXm au H. ^ de Juda au S.j de Dati b l'O., ei le Jourdain à l'E. Les v. priDeipaw» dtaient Jérusalem, Jéricho, Béthel et Gabaon.

BENJAMIN (5.) , prêcha la foi en Perse sousTftram Y, et fut mie A mort en k%k pour n'avoir pas voulu renoncer à la prédioation. On l'honore le 31 mArs.

BBuxAiiiN oe Tudète.nibbiny né à Tudéla eo Navarre, au oomraeaeemfent du xii* sîèele, mert en 1173, parcourut toutes les synagogues dil monde pour connaître les moeurs et les oérémotiies de chacune. On a de loi une Iklation de its voyages f rédigée éAhébféu en 1160^ imprimée à Constairtinople en 1543; trad. en latin, Léyde, 1633, et en français perl.B. Bsratier, Amsterdam^ 1734« et Paris, 1930.

ilEN-JONSON- F. JONSOrK.

BENKENIIORP (Ernest de), général de caMlerie^ né à Anspach en 1711, d'une famille russe, uiort en 1801, servit avec distinction dans l'armée de l'élèflteur de Saxe, allié de Ifarie-Thérése, pendant la guerre de Sept ans ; décida le gain de la bataille de &d- ]in contre Frédéric II (1757) et eut une part gkrieuse à la prise de SohweldniU et à l'affaire de Bred&an.

— AlexaiNlre dé Benkendorf, 1784-1844 1 servit en Russie. Lors de la rébellion militaire de 1826, il se

montra dévoué à l'empereur Nieolas, qui le combla d'honneurs : il le prit pour aide de camp, le fi« comte, sénateur, ehef de la gendarmerie et directeur de lapolioe^ Alexandre de B^ avait pour sœut 1» célèbre prmoesse de LieVen.

BBNNR< petit pays de l'ano. 6a»oogtte; oà se trouvaient Castels <artend« dé Dax) et M^ese (canton dr Seustens) , dan» le dép« des Landes.-

BENlfET(Afné»-]farie), remandèrè auglsiKe, nés ter» 1760, Bserte eu 1809^ h Brightou» e»l Auteur de rornuBS qui oui en un grand suocèSf et qui ont été pour la plupart tradurt» en français. Les piiueipaui sont 9 Jiofa eu la jswié MendimnUf Àwnù eu fùéfitièré paMoi9$f Àffmif d» Catttojfi Hettri Bennet et Julie i/oAfitefijete< EUeèxeeilait h traear le» caraetère» et à peindtfe lee pussions*

BBNMBt (Henri), eemte d'Arlhigtou. F. iuuusoioif

BËN-NEVU^ la uius hantK rneuA d^ossd (domté d'Invemess), dans la ebaltiedes Oimmpian», • 1391 *

BENNINASEM (le comte Théophile de), général, né en 1745 à Brunswick, mon à Bunteln en 18f6,s« mit en I773ausetvieede la Russie, obtitftdegjraads avantage» sur les P(^onai»el le» Perse» (178»-96)^ et fui tonAié de faveurs par Oatberine. Diagiteié par Paullâ il entra danelaecnspiratiou formée eoutre hil et«ir%ea les coups, ^ii nele» porta luFfliêne Rentré eà faveur soiis Atexandie, il obtint en IMr le eeaamalîdeiDettt de l'armée dtai NorI dane la guerre centre laKrance. Il pei^ithihataiUed*Bylatt(tlQ7). m n'en préteudit pas mein» Pavoir gagiiée; defuàdant ik donna sd démission après cet éehee^ Duo» la campagne de 1812, il battit Murât à Voroddvâ; il ^ une grande part à te bataille de Letpaick (IgfS^

BBNNINeiON, v.de»Ëtat»-Uni»(yeriMint>i iiaO kil. S. 0. dé MentpeUier; 4000 hab. YieieirvâQ gà* néral améneain Stait »ur le» Axtalai» (IgaoftI T777).

BENOÎT (B.), Benéditimei fondateur de Pofdru qui porte son nom et Pun de» premiers iasfltiiteuru de ht vieilkenaeliqueeBOeeidéDt, Béeu490pfllbdéFMir»ie (Ncreià) en Ombi^ie, lUert eu S43, »e retira jeune encore dan» le» désert» de Subiaqwm» (^biaco), à 40 millaede Rome, et y neoaUUe^ »i»amtequ'iin grand nombre de personues. attirée» pur sa réputation ^ vvmlureiit tivre prés de tad; Pefliééufé ^âÈk cette retraite, il m transporta avec »es disciplee a» mont Oassin et y fonda, en Si39, uu moAaitère de« verni célèbre. 11 âoftnaà»0»iiiolBe» «ntei^Iè qui est regardée comme un modèle de sigesse (r, mh<bms Tms)) cette règle a été imprimée A Pari»^ It34, 2 v. in-4, avec Un ooannentiire de Calmer Sd F4r « été écrite ^rD.Mège,Pari», 1690. Onléfêteld^l iftai».

BBNolT d'Adiane (S.), réformateur de IddiKlpHtfé monastique en I>Yance, né en Langdedoe té» t&O, mon en 811 , était fil» d'Aigpalphe, eemte de Hag«e< loTte, et ooenpart un rang distuiguéAla oour d« Pe^prn el de CbarlemagML II «ntradan» l*«fdre de BtJ Betiolt, et Amda en 780, sur le» bdrte dé PAnime. en Languedoc, un mouAstére où il afpliqua und noutelie régle^ dans laquelle étaient écntoméeeertlee de S. Benoît y de S. Pacéme et de S. Ba»U«, Louis le Débonnaire l'établit chef de tous le» monastère» êti son eidpire. 11 y téfoTVM trrr gfand Aombre d'abus. On a de lui : Codes regularum, fiârk^ lé63, et Cemcordantia tègulatwn^ 1638; Ou le fit» le 12 février,

b^oIt I, pape, sumoraihé Bmum , élu eu 574, mort en fii78, soulagea de tout son pouvoir Retae désolée par la peste et la famine. — bemoIt n , Roiautn, pape de 684 a 686, répara plusieurs égliae», et fut misaucctobredeisaints.^BKifolt m, Romain , pM}}ie de 8tôà 858, fut élu malgré roppositren des empereur» Lothaire et Loui^, et eut à repousser le^agreesions de l'antipape Aiiasta.se. fi établît en Angleterre le denier de 8. Fierté, C'est elirtre son rèene et e»^ lui de soil prédécesseur Léon I Y , que l'ou fiïaee Pln9« toire fabuleuse de la papesse Jeanne (F. ce neln>.^<^ BEN0l7 IV, Romain^ pape de 900 à 90)^ gduvems avec beauoc^p de aagesse. mitis Ue puty maigri »ee effarts , corriger la âépravatjon dé» moiuf». -^ M*-*

BEJNO

BENr

iio»T ▼, Romain, fut élu en 964 , après la mort de Jean XII, parla parti opposé à Léon YIH^ qu'avait fait nommer Othon le Grand. L'empereur, irrité d0 son élection, le lit détenir k Hambourg^ gù il mourut en 96£r. — BENOÎT VI, Romaio, élu 6n 973, fut enfermé au château St-Aoge par l'antipape Bonite VII; il mourut en 974, empoisonné ou étranglé dafts la prisoBi — * bAnoIt vu, parant d'Alberto^ seigueur de Rome^ régna de 975 à 998. U eut* eotùtM Benoit VI, à kitlér eontre l'antipape Bonifaca TH. - BmolT tiUt ||apé de 1012 à 1034, eut povir âon^ eurrent un aertain Grégoire, qui le força à sortir de Rome; mail il f^t réintégré par Teilipereur Heiiri II* Lm Sanasins étant venus ea 1010 envahir sea Atata, il se mit hn-méme à la tête des troupe* el «stemikià Temiemi. 11 rendit des ordonnances contre le mik riage des prêtres. — BBNolf u, sevea du'papo Jean XIX et fils d'Albéhe, Cottitè de TOMtUma. rat placé sur le Saint-Siège par Tintrlgu» à Fftg0 oè 13 ans, SB lOaa, et se livra à toute» aoHes d'ihfamfès. On kdépMa en 1046, mais il iiarvint dwnl féia à M faire rëntigrvr. Touché cùfia de repeiitif ^ il fê^giiA i0HD«me ses fonctions en 1040. 11 mourut «n 1054* Il sTsit eu plosieors compétiteurs. Y. OMootM vi. — BBNOÎT t, antipape, fut placé en lObê sur \ê ftiégfd de Rome par une trv>!ipe de fKtleux, et se Ht chfts* serquehmes mois après parles Romains, q\ii éh^ nnt Nicolas II; il mourut en 1059. Son nom a été coniertépar l'uSage, quoique indAment, suf la llsfé des papes. ^ BiKotr zi fS.), pape de lâo:^à 1304^ éuit fils d'un berger de Trévise et avah été mattrè d'école. 11 devint général des Préres Prêcheurs et fu( élu pape à la mort de Bonifaoe YIII. Par amour de lit paii, u annula )ee bulles lancées par son pfédéees^ sear contre Philippe le Bel, rappela lés Cotonna ef leur rendit leurs possessions, on â pféfendu, mais auislondement, qu'il avait été empoisonné dans des figues, li fM canonisé; on l*hofiare le 1 juillet. -^ BaH^T XU| J. de Novellea, dit fùurtHef, pape dé 1334 à ri43, était fils d'un boulanger de 9averduD. Il s'attacha à réformer les mœurs des religieux, ft récompenser le mérite, et se po^té comme àtUite pour terminer les contestations oe plusieurs piihoed. U siégeait à Avignon.— BfiNofT fin. Pieffê dé Liiné, antipape, né en Aragon d'une famiUé dlatingoée. 0 s'adenna d*abord à la /«ilsprudenoe dvile ei canonique, quitte cette étude jpour norter lee àrmef), la fé^ prit ensuite, enseigna lé dr6it dans TUAIvérsIté de Montpellier, et fUt ftût cardinal en Wb* A hi mort de l'antipape Clément VII (1394), qui siégeait à Avignon, lee cardmaux avignonnais relurent éh tAéme temps que les cardinaux de Hotbe élisaientBoniftttie IX; tl prit le Dora de Benoît XlII. Avant son électieu,til avait ptômis de se démettre, pour méttfe fin ftu schisme; maie devenu pape« il eobtlé M ptomésse. Il amesa pendant quelque temps paf Ûeà pétfoleè trompeuses Cbarlds VI, rei de France^ àirtiA que di* vers princes de l'Europe, et finit par déclarer qu'A gardait la tiare. 11 ne fut pitts feaardé pdrtotit que comme un échismatique : on résolut de s'etMktUt de sa pensonne et de le déposer, et Charles TI le fit assiéger dans Avignon ; mais ri trouva le mojren dé s'échiqiper, et se reafa d'abord à Chfltëau-Heùard,pféâ d'Avignoû, puis à Perpignan et eAfin dans une petite Tille du rot- ^* Valence, nommée Peniteola, où il conserva son.titre jusqu'à la flfl de sa vie, et d'Ofl il lançait dha foudres sur toute la terre. U mourut eu 1424. Oa ne le compte pas daâs la Suite des papeé. -BiNoiT un, pape de 1724 à 1790, né à Rome eti 1649, était de la Ismille des Ursins, appafteûâit ft l'ordre de St>Deminique, et avait occupé sOceesâîve-msnt les siégea de Manfredouia, de Césène, de Bénéveat« II aseettblaeii 1725 un concile A Bothépouf confirmer la bulle lJni§tnihU, Ge pape, éminemmsDt charitable , se fit bénir ptt ks KotAaitis.

Bimo«T zrr, Uw/bmkU. pape de 1740 à 1758, hé à BologiM en ]e7(, av»« été évêqne d'Andéne, puis archevêque de Bdlo^e 2oléifé, étmeiliaM, Il tâcha

de calmer les querelles religieuses, de ramener Té^ glise grecque dans le gi^on de l'Églfse, et, tout en oonfirmant la bulle IhHQtnitia, adoudit le^ rtgueufs que l'on exerçait k l'occaidon de cette bullo. H réforma k4 Jésuites de Portugal. Ce pape protégea les érts et rindustrie, Ainsi que lès lettres, Ou'il cultiva lui-même. Il a laissé uh grand nombre d'ouvfà|re^, qui oht été ptfbliôà k Bass/tnoèn 1)88, ih vol. In-folio. y» principaux dont les traités de la BiatifUaHon , eu SûetifCeê âê la Mësie, dei Synodti.

fltEf^dtf ou eENOisi', troilVére anglo-hormand, riv^tl de Wâée, domposà au tu* siècle, vêts 1 180, une f/irJniqléêdeidUeidéNotindriiiie, dû 46 000 vers. Elle a étu publiée pour la l'^foiâ & Paris, de 1836 À 1840. par Fnmcisque Hlchei, d'eprésuuihanuscritbritannique.

BeM>!t, dit de 9u-ÉtjtB, a composé au xii' ou au tm" siècle, la Rotnatkce de troie, poème célébie au moyen âge, oO il ft'^afte des traditions homériquee, et ault les itifeirtionS de Darés et de Dictys.

BBNOtT (René), curé de 9t-Èu$tâChe à PATis, né à Sftveniéfes . prés d'Afigerâ, en IMI , xûort en 1608, étifH «ppéld U pàpé des flttllei, i causé de t'hiUuencd qu'il exerçait sur les marchands deâ halles , au milieu desquels était située son église. Sii (^88 U fit imprimer utie tfadu(Hion française de la Bible qui fui accusée de Ctii^itiistûe. Il fut. eft consédueùce, etolu de la Faculté de théologie; la censuré fut ratîftëe par Orégoite îllf . Lorsque le.4 Seize furedt maîtres de Paris, il se retint ddns le (iatop de Henri XV. Choisi pa^éepridcé Dour Confesseur, il tftivéiilà à sa Conversion. Efenrî IlT liil réservait l'ÔVéché de Tf oyee, mais les Ligueurs lUi fifent refuser ses bulles.

BEH SERAOE (Isaac de), poète et bel esprit du siècle de Louis XI Y, né en 1612 à Lyons-la-Forét rEUre), tnort en I6di , fut en faveur à la cour« â eauae aee àgfrémehtâ de sapersootie et de sa conversation, et poui^ la flfiesse de ses reparfiea. Il fit avec succès des vei^ pour les tiâllets de la cour, composa des rondeaU]d, dëssônhets et des chan^os. Son sonnet de Job paHaffea l'admifation publique avec celui de Voiture ânir Urahiê. On a ausâi de lui des places de théftfre. médiocres en géti^ràl (Cléopdtre. la Mort (fAàhille, Iphii et tante, Gustave. MéUagre), VL fut nommé membre de l'Académie française en 1^74» et obtint de Riëhelieli , de Ma^ariii et de plusieurs prîttce* de foftes pensions. Vers la fin de sa vie, il eut le ttalheurèlisé idée de mettre en l'ondeaux les Méiâmiftthoses d'Ovide (1676, ia^). Ses œuvres choiélesdfït été publ. I Paris, 1607, en 2 v. in- 12,

tiËUTHAtt (Jéréffl.l.publiciste anglais^ uéà Londres eu 174)*, ttr. en 1832. Il étudia peur être avocat; mais révolté déS Vices des lois anglaises et des abus de toute espèce qui régnaient dans les trilunaui, il àlma mieux consacrer sa vie à les réforiaerp et s'efforça de constituer .«ur de nouvelles basée la législation et U politique. Imbu des doctrines d^Helvêtiiié, il pose comfcfiô principe fondamental qu'en légialatioti ei en morale on ne doit admettre d'autre règle t^é l'utilité : Ce qui a fait donner à son école le UOm à'uiititairë. Il fut fort lié avec le oonventionnel Brissoi et Visita plusieurs fois la France^ la Convention lui conféra le titre de citoyen français. I*. ordonna paf testament que son corps fût porté aux amphithéâtres d'aôatomie pour être disséqué, afin de combattre le préjugé qui règne en Angleterre à cet égaM. Lés pfmcipaui ouvrages de Bentham sont: IHtroduôtion OuX ptincipes de morale et de jwriêvrudence* Traités de législation ctvtie et pinaiêf Théorie des peines et des récompentes; Tacti^fue de» assemblées dêlibéranUs; Des sophitmes politiqwêi PaHoptique ou Maison d*inspection, où lUt proposé pour la premièf e fois, en 1791, le système pénitentiaire; Défense de l'usure, en forme de lettres ) Code constitutionnel; ï)éimtolegie ou Théorie des devoirs, posthume; Essai sur h nomenclature et la clatsifir' tiôn d*aft et i6>n^, publié par son neveu George Bentham. Là plupart ues ouvrages de Bentham ont été traduits en français j (quelques-uns même n'ont

HKNT

BEOT

paru qu'en français, rédigés de concert avec lui par Etienne Dumont, ministre calviniste à Genève. Ses OEuvres complètes ont été publ. à Bruxelles en 1840.

BENTHEIM, bourg du Hanovre, à 60 kil. N. 0. d'Osnabrûck; 1800 hab. Château fort. Cour d'appel. — Jadis ch.-l. d'un comté situé entre rOvei:-Ys8el etrévôcbé de Munster, le lonff de la Vecht. Les comtes de Bentheim étaient feudataires immédiats de l'Empire. En 1421, cette maison se divisa en trois branches, Bentheim, Tecklêmbourg et Steinfurt. Les domaines de cette dernière branche, qui est éteinte aujourd'hui , appartiennent aux comtes de Bentheim ; le comté de Tecklêmbourg a été acquis par la Prusse en 1706. En 17S3, le comte de Bentheim fut obligé d'engager ses domaines au Hanovre. Napoléon comprit le comté dans le grand-duché de Berg (1807), puis le réunit à la France (1810). En 1815, le comté rentra dans le territoire de Hanovre, mais le Steinfurt fut donné à la Prusse. Lee comtes de Bentheim ont été faits princes en 1817.

BENTINCK. (William) ^ premier comte dePortland, né en Hollande en 1648, mort en 1709, fut d'abord

venu roi, Guillaume le créa comte de Portland (1689), pair d'Angleterre, l'envoya en ambassade en France (1698), et l'employa dans plusieurs négociations im-

?0rUnte8. — BBNTIKGK (Wlll. H. CAVBNDISH),dUCde ortland, arrière petit-fils du précédent, né en 1738 à Oxford, mort en 1809, avait pour mère l'héritière des Cavendish. Nommé pair en 1762, il fut d'abord dans l'opposition, puis il accepta diverses charges importantes, fut gouverneur de l'Irlande, et devint en 1783 premier lord de la trésorerie et cnef du ministère dit de la coalition; mais il fut renversé la même année et i^ntra dans l'opposition. Il se rapprocha du ministère en 1792, reçut alors les titres ae chancelier de l'Université d'Oxford, de secréuire d'Ëtat de l'intérieur, et devint en 1801 président du conseil, après la retraite de Pitt. n donna sa démission en 1805. Il est un de ceux auxquels on a fait l'honneur des Lettres de Junius. — bentinck (WiD. Charles cavendish; lord), 2* fils du précédent, né en 1774, mort en 1839, était dès l'âge de 20 ans gouverneur de Madras. H commanda en Sicile les troupes anglaises oui protégeaient cette lie contre les armes de Napoléon, et y introduisit, malgré la reine Caroline, une constitution libérale (1810). En 1814, ayant reçu la mission de soulever rltalie contre l'empereur, il adressa plusieurs proclamations aux Italiens, et entraîna Gènes par la promesse du rétablissement de la république; mais lord Casllereagh le désavoua, et le congrès de Vienne livra les Génois au roi de Sardaigne. Nommé en 1827 gouverneur général de l'Inde, il montra dans ces hautes fonctions, qu'il remplit jusqu'en 1833, beaucoup de talent et de désintéressement. Il combattit l'usage qui obligeait les veuves à se brûler sur le corps de leur mari. — Son fils, G. Fréd. B., 1802-1848, membre de la Chambre des communes, zélé protectioniste, combattit avec ardeur en 1845, mais sans succès, la proposition faite par Robert Peel d'autoriser la libre importation des grains. Ce lord avait la passion des courses et possédait un magnifique haras.

BENTIVOGLIO, illustre famille de Bologne, qui occupa le pouvoir souverain dans cette ville au XV* siècle, prétendait descendre d'un fils naturel de l'empereur Frédéric II. Les Bentivoglio disputèrent longtemps dans Bobgne le pouvoir aux papes; ils finirent par être dépouillés en 1512. Expulsés de Bologne, ils se réfugièrent à Mantoue et à Ferrare. Plusieurs de leurs descendants se sont distingués d£jis les lettres et la diplomatie. Les plus connus sont : BENTrvoouo (Hercule), né vers 1506 à Boloene, mort en 1573, fils d'Annîbal Bentivoglio, qui régna le dernier sur Bologne. U vécut à la cour de Ferrare tt fut plusieurs fois emnlové dans des nésco

ciations délicates; mais il est surtout estimé comme poète. On a de lui des comédies, des sonnets, des éelogues et des satires; dans ce dernier genre , il se plaça près de l'Âriosta. Ses œuvres ont été publiées à Venise, 1633, et à Paris, 1719. — BEimvoGLio (Gui), cardinal, historien et politique habile, né à Ferrare en 1579, mort en 1644. Il jouit de la faveur des papes Clément VIII, Paul V et Urbain VUI; fût envoyé comme nonce en Flandre (1607) et en France (1617) et plut tellement à Louis XIII que ce prince le choisit pour défendre les intérêts de la France à Rome, n mourut au moment où il allait être nommé pape. On a de lui une Histoire de la guerre de Flandre, en italien, Cologne, 1632-1639, trad.par l'abbé Loiseau, 1769; un Recueil de leUres, Cologne, 1631, trad. par Biagioli, Paris, 1807; des Mémoires sur sa «te, publiés en 1648, et trad. en français j)ar Vayrac, 1713. Ses œuvres ont été réunies à Milan, 1^06-1807, 5 vol. in-8.

BENTLEY (Richard), savant critique anglais, né en 1661 dans le comté d'York, mort en 1742, était fils d'un artisan et fut d'abord mattre d'école. Il devint ensuite chapelain de l'évèque de Worcester, bibliothécaire de St- James, maître du collège de la Trinité à Cambridge, et archidiacre d'Ely. II était d'un caractère difficile et eut partout de vifs démêlés; sa querelle avec Ch. Boyle, qui avait contesté sa science , occupa tout le public lettré. On a de lui des Sermons, prononcés en 1692 pour la fondation de Robert Boyle (F. botle); une Dissertation sur les ÉpUres ae Thémistocle, Sotrate, Euripide y Phàlaris, et sur les Fables d^ Ésope, en anglais (1797): 11 y prouve que ces ouvrages sont

apocr MénoA

ryphes; des Observations sur Aristof^ne, iénandre et Philémon (1710); des éditions estimées d'Horaoe (1711 et 1728), de Térence et de Phèdre (1726), ainsi que de Manilius (1739); une édition de Milton (1732); des Remarques sur le Discours delà Uberté de penser de CoUins (1713), qu'il publia sous le nom de Phileleutherus lipsiensis (trad. sous le titre de Friponnerie des espriu forU, par Armand La Chapelle, 1738); enfin des Lettres fort instructives, plusieurs fois reimprimées, notamment à Londres en 1842 , 2 v. in-8. On reproche à ce savant une trop grande hardiesse dans ses corrections.

BÊNuÊou BiMUâ, riv. d'Afrique centrale, la même que la Tchadda, un des affluents du Niger. F. tchad.

BENVENUTO CELLINI. F. CBLLiia.

BENY-BOCAGE, ch.-l. de cant. (Calvados), à 3 k. de Vire; 303 hab.

BËOTIE, Bœotia, contrée de l'anc. Grèce, avait pour bornes au N. la Phocide et la Locride. à l'O. i'Etolie, au S. E l'Attique, et n'était séparée de l'Eubée, au N. E., que par un canal étroit Thèbes en était la ville principale. La partie septent. de la Béotie est froide, âpre, montueuse et peu fertile; la partie mérid.. au contraire, est riche en fruits et en vins, mais l'atmosphère y est plus lourde et plus malsaine. C'est en Béotie qu'on trouvait l'Hêlicon, le Cithéron, montaenes si célèbres dans la Fable. Elle était arrosée par i'Asope, le Permesse et le Céphise, et contenait les deux lacs Copals et Hylioe, dont le débordement, qui eut lieu vers 1862 av. J.-C, est connu sous le nom de déluge d'Ogygés. Les Béotiens furent d'abord presque tous pasteurs (de là sans doute leur nom : Boutai, bouviers). Ib avaient dan.s la Grèce une réputation de stupidité que démentent les grands hommes qui sont nés parmi eux, tel« qu'Hésiode, Corinne, Pindare, Ëpaminondas, Pélopidas. Plutarque, etc. — La B&)tie eut pour premiers nabitants les Aones et les Hyantes, de race pélasgique, et forma d'abord avec l'Attique une seule et même contrée ; toutes deux étaient réunies sous le nom commun d'Ogygie ou domaine d'Ogygés. Plus tard, elle eut une existence à part, lorsque vinrent s'y établir d'abord Cadmus (1580) avec des Phéniciens^ puis des Minyens : il y eut alors deux villes principales en Béotie : Thèbes et Orchomèn»

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cbefs-lieox de deux £tats différents. Orchomène déchut' de bonne heure ; Thèbes , au contraire , fut longtemps florissante. Elle fut régie par des rois; mais la monarchie y fut abolie au xq* s., et les Tilles de la contrée formèrent une ligue dite Pambéoti- 41M, à la tête de laoueUe étaient des chefs annuels nommés Béotarques, Platée, Haliarte, Orchomène, Thespies, Tanagre. Anthédon, Coronée, Ghéronée, sont les TiHes les plus importantes de cette confédération. Dans les guerres médiques, deux villes de Béotie, Thespies et Platée, se signalèrent par leur dévouement à -la cause nationale. Pendant la lutte de Sparte et d'Athènes, les Béotiens secondèrent les

Îrojets ambitieux de Sparte. Néanmoins, peu après i prise d'Athènes, les Lacédémoniens vainqueurs soumirent aussi la Béotie, à la suite de la iMitaille de CoroDée (394). Thèbes, la capitale, secoua cepetndant leur jouK (378), et devint un instant la puissance prépondérante ; mais son despotisme envers ses aUiés souleva une haine générale et amena sa ruine (F. thâbbs). Depuis, la Béotie ne joue plus aucun rdie dans l'histoire. — La Béotie, qm sous les Turcs faisait partie de la Livadie, forme aui. avec TAttique une des 10 Nùmarvhies du roy. de Grèce et comprend les deux Éparchies de Thèoes et Livadie. BERANGER (Pierre Jean de), chansonnier national, né à Paris en 1780, mort en 1857, avait pour père un agent d'affaires, ardent royaliste, qui 88 compromit dans la Révolution et qui fut obligé de 88 cacher. Recueilli par une tante, aubergiste à Pôronne, il suivit quelque temps dans cette ville l'Institut patriotique organisé d'après les idées de J. J. Rousseau, et y puisa quelque instruction, mais sans s'initier aux lettres anciennes, entra à 14 ans comme appprenti chez un imprimeur de Péronne, qui faisait des vers et lui. en donna le goût, revint à 16 ans à Pciris pour être commis chez son père, qui faisait abrs la banque, se livra en même temps à la poése, s'essayant successivement dans l'épopée, l'idylle, ie dithyrambe, la comédie, et ne s'attacha au'a»sez tara au genre qui devait l'inmiortaliser. Il luttait contre la gène lorsqu'on 1803 Lucien Bonaparte, à qui il avait adressé ses poésies manuscrites, apprécia son talent naissant et assura son existence en lui abandonnant son traitement de l'Institut. En 1809, sur la recommandation d'Amault, il fut attaché comme expéditionnaire aux bureaux de l'Uni- Tersitè. Tout en s'acquittant de sa besogne de copiste, il faisait de joyeuses et piquantes chansons, qui le firent admettre en 1 8 1 3 au Caveau moderne , où il détint le rival de Désaugiers. Sous la Restauration, qui blessait tous ses sentiments, il composa des chansons d'un genre nouveau, où il combattait les tendances antinationales du gouvernement, frondait les ridicules du jour et célébrait les gloires de la République et de l'Empire, n fut en 1821 privé de son modeste emploi, poursuivi et condamné à 3 mois de prison et bOO fr. d'amende; en 1828, il se vit condamné de nouveau, mais cette fois à 9 mois de prison et 10000 fr. d'amende. Ces condamnations ne firent que rendre son nom plus populaire : l'amende fut acquittée par souscription. La révolution de 1830 ayant en grande partie donné satisfaction à ses vœux, il renonça à la chanson politique, et ne traita plus guère que des sujets philosophiques ou humanitaires. Ses amis, arrivés au pouvoir, le pressaient d'accepter un emploi avantageux : il refusa constamment, ne voulant pas aliéner son indépendance. Ëlu en 1848 k l'Assemblée nationale, il refusa également de siéger; jamais non plus il ne voulut se mettre sur les rangs pour TAcadémie française. Aussi bienfaisant qae désintéressé, il n'usa de son crédit ^e pour rendre service. Il mourut pauvre : le gouvernement impérial fit les frais de ses funérailles. Après avoir déDuté par des chansons bachiques, licencieuses et même impies, qui l'auraient laissé confondu dans la fbnle, Béranger sut se créer un genre à part : il éleva U chaason à la hauteur de l'ode. Dans les

pièces où il traite des sujets patriotioues ou philosophiques, il sait le plus souvent unir à la noblesse des sentiments l'harmonie du rhvthme, la hardiesse des figures, la vivacité et l'intérêt du drame. On remarque surtout la Sainte Alliance des peuples, le Vieux Drapeau f le Vieux Sergent, les Enfants de la France, l^Orage, le Cinq mai, les Souvenirs du Peuple, le Champ d'Asile, les Adieua à la Gloire, le Dieu des Bonnes gens, le Bon Vieillard, les Hirondelles, les Quatre dges, le D^Iu^e. —Béranger avait publié son premier recueil en 1815 sous le titre malicieux de Chansons morales et autres ; il en publia trois nouveaux en 1821, 1825 et t833. Ce dernier, qui parut sous le titre de Chansons nouvelles et dernières, est dédié à Lucien Bonaparte, pour lequel il avait conservé une vive reconnaissance. U a laissé une centaine de chansons inédites, qui forment une sorte de romancero napoléonien ; sa propre Biographie, et une Correspondance : Déranger a elé apprécié dans le Cours familier de littérature de Lamartine et dans les Causeries du lundi de Sainte-Beuve. On u de J. Janin Béranger et son temps,' 1865.

BËEAR, prov. de l'Inde anglaise, dans le roy. du Decan, au centre de la presqulle; bornée par le Kandeicb et le Malouah au N. ; l'Aurengabadf et le Bider au S. , le désert do Gandouana à l'E. ; 420 kil. sur 220; 3000 000 hab. Villes princ, Nagpour et Ëllitchpour. Sol très fertile; moutons d'espèce particulière; beau bois de tek.— Le Bérar fût longtemps un Ëtat indépendant; les Anglais s'en emparèrent en 1817, en s'engageantà faire une riche pension au radjah titulaire; à la mort du dernier héritier de ce prince, ils ont annexé le pays à leurs possessions.

6ÉRARD (Fréd.), médecin, né en 1789 à Montpellier, y fut reçu docteur à 20 ans, y publia en 1821 la Doctrine médicale de Véeole de Montpellier, puis vint à Paris, y donna en 1823 sa Doctrine du physique et du morai , où il combattait Cabanis, fit paraître en même temps une Lettre sur les causes premières, écrit inédit de Gabanir. où ce philosophe lui-même se rétractait en partie, fut nommé en 182.') professeur d'hygiène à Montpellier, et mourut dans cette ville en 1828, à peine ftgé de 39 ans.

BÉRARD (Aug.), habile chirurgien, fils d'un médecin miliuire, était né en 1802. et mourut en 1846. Il se fit remarquer de bonne heure par de savants mémoires autant que par la dextérité de sa main, et fut nommé en 1842, à la suite d'un brillant concours, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Paris. Il entreprit (avec M. Denonvilhers) un Compendium de chirurgie pratiqua, qui est resté classique.— Son frère aîné, Pierre-HonoréB.. 1797-1858, rat nommé en 1831 professeur de physio logie à la Faculté de Paris, devint doyen en 1848 et inspecteur général en 1854. Il avait commencé lu publication d'un Cours de physiologie, vaste et important ouvrage que la mort l'empôcha d'achever.

BËRARDIER (l'abbé), né à Quimper vers 1730. mort en 1794, ftit professeur d'éloquence, nuis grand maître du Collège Louis-le-Grand , et se nt chérir de ses élèves. Nommé en 1789 député du clergé aux Stats généraux, il siégea au côté droit. Incarcéré en 1792, il échappa au massacre de septembre par la protection de Camille Desmoulins, qni avait été son élève. On a de lui un Essai sur le Bécit, 1776; un Précis d'Histoire universelle, 1776; une trad. en vers français de l'Anti-Luerèce, 1 786 ; et les Principet. de la foi sur le gouvernement de VÉglisCy 1791, écrit où il combat la constitution civile du clergé.

BËRAT, V. de Turquie (Albanie), à 46 k. N. E. d'Avlone; 8000 h. Citadelle. Archevêché grec.

BÊRAUD (Laurent), jésuite, né à Lyon en 1703, mort en 1777. ftit nommé en 1740 directeur de l'observatoire de sa ville natale, fit quelques observations astronomiques, et forma Montucla, Lalande et Bossut. Il a donné la Physique des corps animés, 1755. et de savants lf^in/»tr«« sur la cause de l'auementation de poids que certaines matières acquie-

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reijl dans la calcination; sur la çay§e el les effets de l'aimant, du tonnerre et de l'éleçiricUé, ^tc

BfiRAinLT-BERGASTEL (Ant. Hemi), jésuite, né en !72îàBriey (Moselle), mort verç JTvS, fpj curé d'OpaçTTllle, au diocèse de Rouen, «t ch^poine de Noyon. îl a composé des pofimes, bijiJ>Ués a.uj. (le Serin des Canaries, 1754. ta J'erre promise ^ J^6o), el a trad. de rpspagnol les Voyages ri^éatifs 4u chevalier de QuévMo : mais il esf surtout coijnu par son Histoire deVÉglt^e (24 vol, ip-lî, 1778 et ^nées suiv.). Cet ouvrage, écrit avec méthode et précision, eut un légitime succès; çepeud^it les derniers volumes ^oni mx)iJ)s soignés. l\ 91 été réimprimé et complété en 1844 par Ilenripij.

BfiRAUN , V. de fJoliême, % 26 fe. S- 0. de Pra- Çue: 12 200 h. j cji. -4. d'un cercle de mô.me nom. situé entre ceux dîe )Wlsçtt, ftakonitz, Kayr^im, pt qui compte J40000 b

une foule de tribus dont beaucoup vivent i^jdependantes. Ce «pnf les vrajs indigènes de 1» fMion ailaiitiCTue, J^e upm de parbarje semble n'être gu ujie altération du Jeur. Oi> dj^tingya plusieurs x»meaux dans la famille berbère : les Kohyl^j 4wi« TAlg^ rie et T^t de Tunis ; le^ 4mazig9, d^p« le Maroc; les Tibbous et Jes Tmaregf. da»s ]§ S^ra. I*s Berbères ont en aénéral des habitations fixe^, surtout ceux de TAtlas. Jls sopt trt^beUi(jueu|[.

DEKBICS, riv. de la Guyane andaise, naîl^ans les mont, oes Guisu^anayas et tompe dans POcé^in Atlantique par 09" W long. Q„ 6» 35' îat. N., après M/i cours de 186 k. Elle donne son ooin jk l'un des deux ffouvts de la Guyase anglaise; ^5000 h. (dopt 800 bwcf sejilemeni); ch.-T., IJouvel-Amsterdam. — Ce payf faisait jadis partie de la Guyane bollaftdaise: il a été pris par les Anglais en 1796.

ÇERCQ^M, peintre boïlandaiç. F. BEpop^iv.

BEBCHOUi: (Joseph), poét£ français, né en 17^5 à -St-Svmphorien prcsde Lvon, mort en 1839, était juge de paix quand éclata la Hévolution. H s'enrMa pour échapper à la proscription, et quitta le service après les orages d^ la Révolution pour se livrer aux lettres. 11 débuta par une EpUre qui est une boutade contre les anciens et commence par pq verseélèbr» :

Qui Bfitts déUvrarii du Grecs «t dM RMuiasf

Il publia en 1800 la Çflstronomie, poème badip, aux obtint un j^rand succès. Il .donna ep 1806 la Danse ou lef Dieux de V Opéra; en 18Hf Voltaire ou le Triomphe de la philosophie modems, espèce d'invective contre le xviii* s. ; ces deux derniers poSm^s eurent peu de succès. P'un caractère doux et aimable, Berchoux eut partout des amis.

BpiRC^TESGAD^N; y. de la IJte-jaavière, ch.-l. d'une anc. prii)cipauté, surPAcben, à 100 k. E. 4^ Munich, à ^0 k. 3. 0. d.e Sal^bourg; 1450 h. Cbât. royal. Grandes salines, plomb, wnc, Ane. prieuré, fondé en 1106, supprimé en 1803. — Cettç 7. appartint à l'Autriche de IRO5 à 1810.

BPICY , anc. bounj important du dép. de la Sein«, sur la r. dr. de la 3eine, % TE. de Paris, auquel fl tenait immédiatement et auque^jl a été réuni en 1860 (ix«arr*), comptait 14 239 h. en J856. Immense entrepôt de vins, vmaigres, huiles, eau x-(Je-vie. destinés à & consommation de Pari^. A l'extrém^ô E., beau château avec parc, démoli en 1860.

BERDITCHEV, y. de la Russie d'Europe (Volhynie), à 44 kil. S. de jJjtomir, 20 000 hab. On y révère une image de la Vierge, k laquelle Iç peuple attribue le don de faire des miracles.

BEBPOUAN,v. de l'Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. de district, h 95 kil. N. 0, de Calcutta; 54000 hab. Citadelle ; quelques monuments, entre autres le tom-^ beau de Sukka, saint mahométf^n. Chemin de fer.

BÉRÊCyNTHE, montagne dePhrygie, surlafroniére dp la Carie et de la Lydie, où Cybèle était née

Ef

çt avait un temple : ti'où If d^sse prit le surnom de pirécynthie, — l^ Crète avait au^ai unfl>o»tWrécynthe, séjour des Dactyles idé^n^-

^ÈKft^ ou BÉRO^, Berœq, ehez les f^i^jPl^QI, V^ffe ou Veria au moyen ftge, fCaraferjq «n Jure, v.de Macédoine (^malb'e), au S. 0. de Pelja et au pied du mont Bermius. Prise par les Athéniens dans la guêtre du Pélopoifèse; elle se rendis au^ Romains aprè* la bat, de Pydna. s. Paul y prèpha l'Evangile, fluinée en 904 par un tremblement ^ terre; occupée par les Turcs /en 1397- — V. de Syrjp, 4^ns te C^hes tique, était aus^i appeléiç Chalyhon^; c'est auj. 4lsp

JiÉS^EQU, comitat de HongrJ£, dans le cercle en deçiLd£laTheiss,en^)eceuxde Marmarosdi, Ugotsch, S?aihmar,'Zeroplin, ûnghyar: ^^w, 135 000 *»a)).; ch.-l.Béregb-SzjLSZ, 7. ^ 400()a., sur U Bonofa.

BERENÛER Ij roU'Italie, file d'Ël^rbard, due de Frioul, et de Gj^le, ^ilbs d^ Lou^le pébonnau^, se fit déclarer roi par les £ta^ du r^y. «a ^US, «près la déposition de Charles le Gros. Il aut pour compétiteurs Guy, dup ie Spolèta, Arnoul, roi ࣠Germanie, liOuis, fils 4^ Boson, r^i d>rles; mais i^ se défit âi^ toys ses rivaux, et fut couronné ^ipMrefir 69 91^. Après 36 ans de règne, lee grands, jaloux de son autorité croissapt^, }^i sifsci^èftpf un nouveau compétiteur, Bodolp^ II, rw d/e la Bourgogne Transj^rane. Celui-ci l^ mm^ît- an 9îi arec Ib secours 4u comte Bonifw, et r«ftf|»rw* d^ns V^ rone, où jl fut^ssajssiué, lan 924.

BiaE^EKii. roid'Italla, fils 4^A4ai]^rt, m9IK9Ùs d'Ivrée, et petit-fils du préc. par sa mr», Foroé par la tyrannie 4o Hugi^. roi 4'ItaIie,d g0 l#aglar en Allemagne, il implora la protection d'OtfaoQ )# Orand, s'empara avee son secours d'una Dart|e 4e VIMb, et s en ^t déc^rep: m en 950. Othion' nyant voulu taire de se9 tlai» un éef relevant de l' Allemagne , Bérenger se révolta, mais il ^ pût résîMer longtemps à l'empereur, et fut obfeé. dès 952, da sa r/p^coonaitre son vassal- Ç'ét^nt révolté de jaôqvieau, il tomba, en 961 , entre les mains d'Othon, qui l'envoya, dans les prisons de 3aniberg. où il mourut en 966.

^âRENGsa de Tours, théologien, né k Tours i9n9Gi9, mort en 1083, fut nommé en )030 fcohsfique ou maître d'une écoie dans sa ville natale, et devuit. fin 1039, archidiacre 4' Angers. Jl eut pendant quelle temps beaucoi^p 4o suocès dans son enseigoeaaeiit; mais ensuite, yovfnt son école abandonnée pour celle de Laiifrai^c, U imagina, pour rappeler la foule, de se distinguer par àeê opinions singuli.èrts, el aij(aqiia les mystères de l'eucha/istjbe «t de U transauDstantiation. Il fut i^^uté par Abbon et Lanfranc, dénoncé çn 10^ au concile qm Tours, et coodaamé par plusieurs conciles. Il se vit forcé d'al^vrer ses erreurs et de brûler ses Itirres; mais il na tarda pas k doiçmatiser de t^ouve^u. Enfin il reconnut dn bonne foi ses torts dans le concile de Romo (1079}, et se reUra dans l'Ua de $trCômo prito de Tpura, où il mourut \ ^ ans. I^ plupM de «es ou^vriiges «ont perdus; 03 j[pn fin reste se tfouve , fivec ifts ^rits de tanfrano, dans ^» CoUectims des PP. d'Acbéry et l^artenne. ^ssing a retrouvé \ Wolfenbu(tal sa Défense contre Iap franc ain«i que quelques axitras écrits, qui on^ été puoliés pa/ Fr, Vi^jbdr, BerMn. 1834. Sudendorf a publié k liambiQuiv, on UBâO, un recueil de ses f^ppres,

BÉRENGER (Laur. Pierra), oratonen, Aé ^ Biezwi Provence en 1749, mort «o lj823, proCassa la rhôiorique au collège d^Orléans avant la Révolution; fut nommé professeur àlIScole «enitrale et au lycée de Lyon, puis inspecteur d'académie, an 1816. Il ast auteur d'ouvrages moraux tjnb-réfiaadus : U Mmtar vertueiuf, la Morale en ocltoa, <a ifonals #n f^ernpUs^ U fablier delà jeunesse, etc.

^ÉREHCEs. chansonnier. F. néaiNOi».

BÉRE^QËItE, reine de Léon et de CastUie, était fille de Raymond IV et femme d'Alphonse VIII, roi deCastille. S'étant renfermée dans Tolède en 1139, pour défendre cette ville contre les Maures, elle

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