‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 154 sur 578 · BERR · texte numérisé non relu

BERR

BERK

nark , négocia le traité de cosimerce de I7r>6 avec la Porte, attira daos le pays des artistes étrangers, r.i^onskle commerce maritime, créa presque la manne marctiande^ et protégea les arts et les sciences. A la mort du roi, Stniensée ayant été mis à la tête <lu conseil. Bemstorf se retira à Hambourg. Après h cbute de Struenaée, il ftit rappelé : il allait se rendre i Copenhague, lorsqu'il mourut, en 1772.

BÉBOALDE de vkrviuji (Franc.) , écriyain, né à Puis en 1^, mort en 1612, était fils de Mathieu Béroalde, qui, après avoir été éTéque, avait embrassé ie calTinisme et était devenu ministre de TÊvangile à Genève. Âevé dans la religion calviniste , François se convertit, reçut les ordres et obtint en 1593 un bon canonicat à Tours. Savant presque universel, il alaissé un grand nombre d'ouvrages dans les genres les plus divers; mais il est surtout connu par k Moyen de pan-fntr, satire pilante de la vie humaine, écrite dans le style de Rabielais. Pulilié i>our la première fois en 1610, ce livre a été plusieurs fou réimprimé, notamment en 1844 par le bibliophile Jacob (P. Lacroix), avec coounentaires.

BEBOALDO (Phil.) , littérateur italien , né à Bologne en 1453, mort en 1505, professa les belles lettres à Boloene, et vint enseigner à l'Université de Paris, où il fit coûter la littérature ancienne. Il a donné des éditions annotées de plusieurs auteurs latins, de PHne, Apulée, Aulu-Gelle, Suétone, Catulle, Properce ; mais il est surtout connu par un oorrage curieux, intitulé : Dedamatio ebrioii, ieortaiorit et aleolorif, Bologne, 1499, fiction spirituelle dans laquelle trois mauvais sujets débattent lequel sera privé de 1& succession de leur père. —Cet auteur est quelquefois nommé VÀnâen^ pour le distinguer d'un autre Philippe Beroaldo, dit le Jeune ^ son nereu, né en 1472, mort en 1518, auteur d'Ode* «t Épignimmes latines qui eurent un grand succès, et d une édition des Annales de Tacite.

BÊBOÊ, nom de plusieurs villes anc. F. bérés.

BEROLDrUM, nom de Berlin en latin moderne.

BÉROSE, historien chaldéen, né à Babylone, était prêtre de Bélus et vivait au iv* siècle av. J.-C., vers le temps d'Alexandre et de Ptolémée Philadelphe. 11 avait écrit une Histoire de la Chaldée^ dont •iosépbe acité quelques fragments, et dans laquelle il remontait jusqu'à la naissance du monde, et parlait d'un déluge universel. Il se distingua aussi dans l'astronomie et fit connaître une nouvelle espèce de cadran solaire. Il quitta sa patrie pour visiter la Orvce, et se fit tellement admirer des Athéniens •plis hii élevèrent une statue. Quelques savants font (^e l'astronome et de l'historien deux personnages (lifTërents. Fabricius a réuni dans le XiV« vol. de sa Béliotkèque greeaue les fragments de Bérose; on les ^veê^lementdans lesFragmentahistoric. grâecofiindeDidot, 1 848. Richter les a publiés à part àLeip- "«, en 1825, avec une Notice sur la vie oe l'auteur. Annius de Viterbe avait en 1498 publié une histoire (D & livres sous le nom de Bôrose; mais on ne ^a point à reconnaître la fausseté de cet écrit.

BEBQUIN (Arnaud), l'ami de l'enfance, né en 1749 i Langoiranprès de Bordeaux, mort en 1791 à Paris, *^^)ounença à se faire connaître par des idylles et des romances, puis consacra tousses travaux a instruire 6t àdistraire les enfants. Il publia successivement l'A- *i der enfants, ouvrage imité de Weisse et qui fut couronné par l'Académie en 1784; Lecture pour les f^onu; VAmi de Vadoleecenee : Sandfort et Merton; j'.Prttt Grandisson; Bibliothèque des villages^ le litre de famUle. II travailla en outre au Moniteur 6ti la Feuille villageoise. Tous ses ouvrages respi- ^t une saine morale et sont écrits dans un style sonple et facile, A la portée de l'enfance. Ses œu- ^ complètes ont été publiées par Renouard, 1803, *» vol. in-18, et fréquemment réimprimées.

BKRKUT-SAINT-PRIX (Jacq.), jurisconsulte, né 'n 1769 à Grenoble, mort en 1845, devint en 1805 i^ofeneur de nrooédure à l'Académie de Grenoble.

publia de 1808 à 1810 un Cours de procédure ^ qui attira sur lui l'attention, el fut appelé en 1819 à la Faculté de Paris, où il enseigna jusau'à sa mort. Outre le Cours de procédure , on lui noit un Cours de droit criminel, 1817 , une ^ûtoire de droit romain, suivie d'ime Hist. de Cujasy 1821. Non moins habile philologue, il a donné une bonne édition critique des OEuvres de Boileau, 1830, 4 voL in-8. Membre de l'Académie de Grenoble depuis 1796, de la Société des Antiquaires de France depuis 1820, il fut admis eu 1840 à l'Académie des sciences morales.

BERRE, autrefois Cadarose, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhdne), sur l'étang de Berre,à 24 kil. S. 0. d'Aix, à 23 kil. N. 0. de MarseiUe; 1454 hab. Marais , air malsain. Amandes, figues, huile excellente. — L'étang de Berre , à TE. du Rhône , est une grande lagune de la Méditerranée ; il forme plusieurs isaies : les étangs de St-Chamas au N.; de Vains et de Marignane à l'E. L'Arc et le canal de Craponne se rendent dans cet étang. Pèche aliondante, salines.

BERRUGUETE (Alph.), artiste espagnol, né près de VaUadolid vers 1480, mort en 1561, fut à Ui fois, comme son maître Michel-Ange, peintre, sculpteur et architecte distingué. Charles-Quint le chargea de nombreux travaux pour l'Alcazar de Madrid, le palais de Grenade et la cathédrale de Tolède, où il exécuta toutes les sculptures du chœur. Il excellait surtout dans la statuaire, réunissant la correction du dessin, la noblesse des poses, avec un habile emploi des draperies et des détails anatomiques.

BERRUYER (Jos. Isaac), jésuite, né à Rouen en 1681, mort en 1758, publia en 1728 et années suiv. une Histoire du peuple de Dieu {en 3 parties formant ensemble 14 vol. in-4), qui causa de grands scandales dans l'Église k cause de la manière légère et profane dont les événements sacrés y étaient racontés. Cet ouvrage, condamné par plusieurs évèques et même par le pape, n'en obtint pas moins un succès populaire.— Les passages incriminés ont été retrancnés dans l'édition des frères Gauthier (Besançon, 1840).

BBBBUYBR (Jean Franc.), général (1737-1804), commanda en 1793 les troupes rassemblées par la Convention près de Paris, puis fut envoyé dans la Vendée, V éprouva quelques échecs, et fut suspendu après sa aéfaite à Saumur. Il servit depuis en Suisse et en Italie, il fut nommé en 1796 gouverneur des Invalides.

BERR Y, une des anciennes provinces de France, presque au centre, répondait à la plus grande partie du pavs des Bituriges Cubt, et avait pour bornes au N.l Orléanais, au S. la Marche, à l'O. laTouraine, à l'E. le Nivernais; ch.-l., Bourees. Il se divisait en H. et B.-Berry. On remarquait dans le H.-Berry , outre Bourses : Dun-le-Roi, Châteauneuf. Yierzou, Sancerre; aans le B.-Berry : Issoudun, Cnarost. La. Châtre, Chateauroux, Argenton, Aigurande, Valençày, St-Aignan. Le petit Etat de Bois-Belle ou Henricnemont était une enclave du H.-Berry. Auj. le Berry forme les dép. de l'Indre et du Cher, et quelques fractions de ceux de Loir-et-Cher, et de la Creuse. Fertilité assez grande : vins, céréales, lin, chanvre Moutons renommés. Fer, ocre, etc. — Les Bituriges, qui avaient pour capitale Avatieum, opposèrent une vive résistance à César. Après la conquête, leur pays fut paisiblement possédé par les Romains jusque vers 475, époque où u fut envahi par Euric, roi des Visigoths. Clovis s'en empara en 507. Le Berry fut alors gouverné par des chefs militaires ou comtes, qui finirent par se rendre indépendants, et qui sous Charles le Cnauve érigèrent cette province en comté héréditaire. Vers 1100, Arpin, vicomte de Bourges, vendit son fief k Philippe I, roi de France, pour prendre la croix, et depuis ce moment ce fief ne fut détaché de la couronne que pour servir d'apanage aux princes du sang. Srigé en duché-pairie par le roi Jean (1360), il fut d'abord possédé par son 3* fils, Jean de France (dont l'art smt), et ensuite par Charles (Charles VII), 2« fils de Charles YI: par Charles, ti^n de Louis XI 0461): par Jeanne de France, qui énousa Louis XII

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(1499); par Marguerite de Navarre, sœur de François I ; par Marguerite de Savoie, sœur de Henri II ; parle duc d'Anjou{Henri in)en 1570, «t parlaveuv* de ce prince, la reine Louise. Api^s la mort de cette princesse (1601), lefierry fut d^nftlVètoént réuni à la couronne. Depuis 6é temps, letîtrededucdô fiefry, devenu purement irominal, a éxê poftépartli] petH- Ulsdô LôuiâXlV, pt/ispat touh de Pfànc8(LmrisiVI) et enfin par Percfinaud, fils de Chaires X.— L. ftaynal a donné nne Histoiirê du ffAtj/, 1^41.

BËKHr (Canal du), fait oomiâuniquef' lé canal U- • téral à la Loire avec U Chef en traversant l'ancien Berry • il commende ufi pétï àu-déiis6iis de Ndtefs et passé a Bourges et & Viér^Ofl.

BERRY (Jean m rtiANCE, dad de), 3^ ftb de iekû le Bon, lié en 134(1 à Vinôennes, mort et! l4l6, assista k Hl àèsnstteiisé bataille de l'oitiéf^, ht soii pèfé Tuf faftprisotinier (1356), et fut ddnné en otagâ au< Afififlâls lofsque 1^ roi fevint en trafic* (1360). A lÉ, ffloH dd son frâré Chadâs V (I3â(0) , Il fut dotnnié un des tutetii^ dd jeuhe i^ Chaiîeâ VI. donjointciment âve« 1^ dads d'Anjottf et de Botxr^ogne; inais il ne Se si|fùala mie pat nm atàfide ât sa fapaditê. Les dissefisions aé oès prindes flrétii lé lùaHiétir dé la Franfcc pendant i« (fétncrtcé de Charles Vî. Toutefois le duo de BerrV fut celui ttai eut lé tfJôiftà dé part au poUtotr: il se contenta du goùvérnènieàt du Lafiguedoe, où il étet^ totités ^tés de tetations et d'exactions. Charles Vl, dès (tu*il put gotiYôrhef, lui wtira son gotivérfiemeflt et Ht périf sui" le bûcher Béthisac, le princifial «gent dé sa tyfatinle (1389). Le due de Berry se véhgea plus tâtd éh |»romettant ao< Anglais de leur litrer h Ouyénné (1412).

BisRRY (Chartes, dtfc de), pétrt ûh dé Louis îîV, et 8« fOs du gtaiid Dat^hili, né éH 1686, m. eh 1714, à 28 ans, né joua steûn télé pdlitlqiie et n'est gnhfë ëoijnu ^ pôut avoir épousé là fille dU due d'Orléans. si délébre fumt ses déportemetité (F. Part, stiit.).

BBBRT (Marié Louise Elisabeth D'Orléans, du^ dfaéssé dé), fille de Philippe d*0rléiifl8, depuis régent, nééénl695, iftoHéen 1119, épousaétinioteducdé Bérry , petit-fils de Lofuis XIY, et dévint veuve dés 1714. Cette ieune princesse, oui avait reçu Une mamauvaise éaueatlen et pour laquéOé soh pèfe ilvait une faiblesse eitréfflé. Se livra avéé une teOé fureur ft son goût pour le pUisir au'cAlé succomba à Tàgé de 24 ans. La mclveillance ra âooutfée de erimes qui ne sont nutleoiéni prouvés.

utRRt (Ch. Ferd^. du* deL V filé dtf ooume d'Af-^ fois (Charles X) . né à Vérsaille» en 1778, suivit sa famille dans rémigration, fti i^drtiede l'anâée de Condé, revint en France en 1814 âtéo son péré. et épousa, en 1816, la prinoeséé Caroline, de ht maison de Napiés. Ce prrnoe fut assatotné lé 13 février 1820, en sorunt de f Opéra, par le fanatiqtie Lotivel^ oui voulait éteindre en lui la nwe des Bourbons. Il eut en montant la générosité de demander hi grftcè de son assassitt. Il laissa une f)lle« Lottist Marie Ttaé^ rëae (18191864), manée en 1846 an due de Parme, et un fils postbume, le duo de Bordeaux ^ né le 29 septembre 1820, nsarié en 1846 à une priocéise de Modène, et resté sans enli!ift;s<

BEBRYEi; (P. Ant >, avocat et homme politique français < né à Parts en 1790, m« en 1868^ était fils d'un avocat distingué^ P. N. Berryér (1757-1841)? se fit remarquer surtout dans dés causes politiques (maréchal Ncy, 1815» Lamennais, 1826, Château* briand, 1833 < le prince Louis Napoléon, 1840, Montalembert, 1858), et auAsi dans plusieurs procès civils et eriminels importants i fit partie, depuis 1839< dé toutes les législatures, et s'y fit un grand noifi comme soutien de la oausé légitimiste et des opinions libérales \ fut un des membres dé rAssOmbléé Législative qui f après te éoup d'Ëtatdedée* 18&1, })roolalnflrent la déchéance du Président t flit, en 185Jr< élu membre de l'Acadétuie française. A ses qualités oratoire* H Joignait Ufté {)Téértaneé ttrfféstuéusé et Ofi magnifique ôfftné, qtM florinéièntà

ses discours un effet puissant à l'audition, mais en Dartîe détruit à la le^'ure.

BERSABCE, v. dç Palestine, à l'extrémité S., fut attribuée d'aUrd à la tribu de Juda, puis à celle de Siméon. Abraham y fît alliance avec Abifflélech.

IlEtITAtrt (Jean), poète, né à Caeti en 1552, m. en 1611, était prétfe. H fut suôessivement prêceotéurduauc d'Angoulèttié, fecteùf du foi, éveque de Séez, aum6nief dé Marie de Médidts, et dut à m talem ^éiiuaé ééé postes éminénts. Û imita Kônsard, fUais fut moins ampoulé et plue élêgaùt, tt qm A ^alt dire k Boiléau, dans V Art poétique .

Ce poètf orgnemeui (HOMard), ferébnâié dé al kést^ Readit plo* retenu» Bssportes et B«rtMit.

Il à édf î( dés tefs pu fs, plem# de séiithhéfrt ei i éotrirt liUé & peffedtiofiner la langue. On â récudlli ses Of tirfei poêtimieieh i toL in-8, 1020 et 1621 11 â aussi Msisi ééiSefmoûg pour iùam leé fééei de VmnU.

BBHTAtlt (nUFcEéS»;, dessifiétéuf ef tfrtvéuf ati buHn, itlott éh 181 5, a donné lèà Seines de la /WroluHoii (autquellés il Éiàrt prié iu!-*tilêmé quelque part) , les Métiers de Pâtis et W Crii de Paris, et les Campaônes de Napoléon eu Italie, d'api'ésCsne Vernet, estampés qui éutent la irOgùé.

BÈItTflAÛLl) (Pierre), oratofleU, né â Beîms xéfi 1600, mort en 1681 , professeur au calléjfe dé Marseille, est liuteuf du FUftus Gaflitiu et dtt Flùtus Franéteus, abrégés dé tlotré histoire foft estimés. et d'ufi traité De Afà, pleiti d'érudition.— Un atftré Berthatîld,abbé, est auteur du Quadrillé des B^fànH ou Système nùutêàu dé îeetufè, publié oi^ 1743, \t^9, souvent f'éimprimé. Dans eéiystèmé, otl appf«Hi à Fénfant à énoficéf le son des lettres et des svilsbéé en lui metUfit sous les yeUx là flffUte (t'objas dont lé nom finH paf ces lelttes oit éeé syllabes.

BEUTHB (9te), ébbé^se de dlangy en Arioi*. fille d'un seigneur dé lé éour de Clovîs II, éfMUsà' un prince du noih dé SigeflH^, se rétif « apés là mort de son époux au coûtent de Blangy. qu'il sfait fondé, et y mourut en 726. Onrhonofe le 4 juillet. — BsaTRK , dite au grand Vied (éUé avait on pie^l plus grand que Tâutfe), fiile d'un comte de Laon. épousa Pépin le Bref, roi de Pfanoé, et fut méreti^ Gnartemagne. Elle mourut & Ghoidy en 783, et fiii enterrée à Si-Dénié. BUe «st l'héroïne d'un poème oompofé pkt Adenef au tm« aiéelé. «^ sfentiia, iiUf de Lothafre ot dé Waldrade, éùousa d'abord Tlilbaut, comte d'Arles, puii Aoîilben, marquis ée Toscane, et mourut en 925. A la beauté eftle umssaii l'esirrit M le eourage) mais paf son auibitidfei et se^ imriffuesy elle entraîna son fliari dans un gran^ nomore oe guerres. -^ BslitM, ftUo de Conrad, rm de Boufffogne, Ait la l'* femiae de Robert, roi d^ Prinee (W6), qin rahna tendtement. Son mariage fut oaasé par lé pape pour éaues de parenté (F iKHiadt). -^ Émnnt est aussi lé noiA dé U f '• fefnine de Philippe I^ qui fut répudiée pour BertfAde.

BERTHBLIËR (Philibert), brave OenéVol», né en I470i Lorsque Charles Ili, due de âavoie, ontreprii de souiûettre Genève k son pouvoir (1617}, Berthe Iféf^ menlbre do oonseil de cette ville, lui résista courai^eusement, et fti conelur» à ses concitoyens uo traité d'allianoe avec Fribourg. Le duc s'étont emparé de Genève I il fut pris et décapité (1519).

BERTHBRSAU (George François), savant bénédictin, né h fieiléme en 1732, fut profe«ieaf dp grec et d'hébreu à l'abbaye de &t-Lticten de Beanvais , quitta l'enseignement potir s'aSsoeier aux travaux fies religieux de sa congrégation sur Pbistoire de Franoé et fil d'amples extraits des manuscrits arabes se rattachant à lliîsloire deç croisades r Oea extraits n'avaient phis besoin que d'être revus lorsqti'tl mourut/ en 1794. Oe savant a laissé en asanoserit : Hismèrê générale des Groisadét, trad: de l'arabe j Hist. de la y* Croisade ; BibHogrofphitdes Croisades. Sée travaux ont été repris et eontlntlâ» dé aoa loutu par l'AoadéflBte des inscriptionsi

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BEHIUEZftNB (Pierre), général, né en 177^ à Vendaitrues (Hérault)» mert ea 1847 ^ s'enrôla en 1793, fut ApABiBé i^nériklée brigade en récompense de sa teOe oasduite k ^agram (1809), prit une faraude pan aui Tietoires de Lutzen e| de Bapteen (l»13),aprè9]esqiieH«f il deTïnt général de dlvisi^ay seconda Na|feléon eendam les Gent^ounr, et se dis- ÙDi^ija ft Fleartis: rat exilé au retour desBourbom, mais lapselé atf Bout de f|e« d'annéee^ eut un des coBotaaenMBtt iee plu9 important» dans rezpédi* tioB d'Âlgcf , et gagna lar ïiataiJle de Staouéli (IddO) } fut Doomégouttfmeiir général de f Ab^érie en liât et ilevé à la pairie en t8a!l. Il a laissé des Sauvettin mlitftim, publiés par «on file^ Paris, 18o5i

gfiRTBlSE (Ouill. Vra^fMs^f jésuite y né i lasouàxfk en 1704, mette» 1782» professa les humanités à Bbis, k phttosopbie k Rennes et à Rouen, puis la théologie à Piri^. et rédigea de 1746 à 176S le Jcfwr^ wA de Trtvtm, Il eu^ de vifs déioêlés a^eo Voltaire et arts les «Bcrfclopédiste»; dei^t à avait hardiment cetmréltaémt^^ i^M de 1763» le Dauphin le fit nomour garde de la Bibliethèc^ ?oyale, et adjoint à i'édUMiiea du due de Berrv Ôouts XVl) et de Monslsor. iiprès la dissolution ae la àociété dee Jésuites, il alk ae fiier à Offenbourg^ rentra en Franoe au boat de 10 ans et se fixa è Bourges. Il a oontinué r^irietr* df VÉgHu galUcane coHuneooée par le P. IxngBoval, ei a composé une Béfutation du Contrat ncinii *Mi9î que des csuvre^ 1héologi<raes estimàêsy notamment un Commmêaire #ur Ht Ptaumes. BBRTHiBB^. Bénigne François)^ intendant de Paris en 17^i lut une éèa premières potiipee de la Révolution, jbprés la prise ae la.BastiliB, il tomha entre les mains de forcenés qui le pendir^t a une lan^ terne, après lui avoir fiait baiser la tète de Foulbn, son Mo-pére. qni venût d'éprouver le môme sort. BUTHiBa l'Alexandre) ,mar^hal de l'Empire^ né à Vefsaiilai en t75S, était fils d'un officicnr distingué du génja , et fit se» premières armes daiiB la guerre d'Améiiaw,d'où il revint coloneia778); iin 1789 il com^ Dunosit kearde nationale de Versailles, et protégea lA cour. Après avoir servi dans diveta oorps d'armée, il fut fut en 1796 général de division et envoyé en Italie : il y tendit les plus grands services au général en chef Bonaparte,, et se lia avec lui d'une étroite ^ùé. Chargé luvméme du eomnoand^ent à la ^ de 1797 ; U s'empara de Rome (lOfév. 1798), où il reversa le gouvernement papal et fit proclamer la république. Il accompagna Bonaparte en^ Egypte. Celui-ci^ devenu premier consul, le choisit pour miaistrs de la guerre. Pendant les campagnes de Marengo, d'Austerlitz et d'Iéna, Berthier remplit ^vec le vltts grand zèle les importantes fonctions de chef d'état-ma|or. En 1809, u contribua puissamoMDt à la victoire de Wagram. Napoléon . satisfait <» ses services, le combla de faveurs : U le nomma loaréohal (1804) , lui donna la principauté de NeuchÀ- ^{1906), le créa vice-connétable, enfin prince de Wa^nun (1809)» et lui fit épouser \me nièce du roi de wjàre. Berthier prit part à l'expédition de Russie ; loiis il désapprouvait cette entreprise et soupirait M>rès le repos. Aussi fut-il des premiers à se soumet- ^ aux Bourbons. Lors du retour de l'empereur, il fouiut rester neutre et se retira h Bamberg auprès <^e son beau-père : il v périt peu après son arrivée 'i"iuin 181&) : selon les uns, il tomba du haut d^un ^Q pendant un accès de fièvre chaude; selon '^ ^uires , il en fut précipité par des hommes masqués ^restèrent inconnus. Berthier était plus propre à «ueutsr les ordres d^un autre qu'à commander en <^uef. 11 a donné dee relations de la Campagne d*É* mu, 1800, de la SaiailU de Marengo, 1804. et a laissé des Jf^motre*, publiés en 1626. — Son fils, •Napoléon Alexandre, nô en 1810, pair de France par Crédité dès 181&, aéié nommé en 1862 sénateur. BERTHOLD, duc de Zaehringen. K. ZACHamcmM BKailiOtLEt (Claude touis), célèbre chimiste, &é en 1748, 4 Talloire en Savoie^ d'une famille

originaire de France, mort en 1822, étudia d'aljord : en médecine et vint de bonne heure à Paris où il fut nommé médecin du duc d'Orléans. Il abandonna sa profession pour se livrer tout entier à l'étude de la chimie f se fit connaître par d'excellents mémoire», et fut successivement uMamé membre de l'Académie des sciences (1780)^oomini8sairepourkdireotion des teintures (1784), membre de la commission des mpoDaie» (1 792), professeur aux écoles normales et à rEcotei>olytee)ukiqaeC1794)) il entra à l'Institut dès sa fonaation (1795). â accompagna Bonaparte en Egypte, et fit oans ee pasys d'importantes recherches sur le natron. Il fut nommé memnrédu sénatdès 1806, et devint pair sous la Restauration. U passa ses dernières années dans sa maison d'Arcueil. où il avait formé une SBeiété chimique devenue célèbre. JCuvier et Pariset ont prononcé son Éloge. Outre une foule de mémoires lus à l'Institut, à la société d'Arcueil ou dans d'autrea sociétés savantes, il a donné : EUmenés ds l'wrt de k» leta^rs, 1791 et 1804; Mâchercf^s eut les loit de Voflinité, ISQU Skkêique chimique, , 1802» Bon œuvre capitale : il v peee les lois des douAles oécoûipositions connues depuis sous le nom de letj de £ertholle$. On lui doit la découverte des propriétés décolorantes du chlore et l^applioa' tion de. ces propriétés au blanchiment des toiles, l'emploi du onarbon pour purifier Veau, la fabrica^ tion de plusieurs poudres fulminantes. Il fut, avec tavoisier et Guyton, un de ceux qui eontribuèrMit le plus à opérer en chimie une révàiition salutaire. Il fut aussi, avee Konge, un de ceux, qui furent chargés pendant les guerres de la Révolution de diriger la fabrication de la poudre et de multiplier les moyens de défense.

BERTHOUD, ville de Suisse. F. vobgdoav.

BEBTHGUD (Ferdinand), habile horloger^ né en 1726 dans le comté de NeuobBtel, en Suisse^ mort en 1807, vint se fixer à Paris en 174&, y fit les premières horloges marines destinées à faire connaître la longitude en mer et mérita d' être choisi pour horloger-mééanicien de la marine. l\ fut nomn^é dès la création membre de l'Institut (1795). Ses horloges marine» ont beaucoup servi au perfectionneonent de la géographie. On a de lui : VAn de conduire et de régler Tes pendules f 1759) Essai sur Vhorlogerie, 1763 et 1786; Traiiés des horloges marines ^ 1787; fratl^ des montres ii Umgiiude, 1792} Histoire de la Mesure du temps, 1802. — Son neteu, Iiouis Berthoud^ mort en 1813. s^esx aussi distingué comme horloger. Ou lui doit le chagsis de compensation.

BERTIËR. F. BBRTAIER.

BERTIN (Si), moine de St'<>>lomban, né vers 610 àConstanœ en Suisse, mort en 709, dirigea longtemps comme abbé le monastère de Sithieu^ qui avait été fondé par S. Omer, mais qui reçut depuis en Bonhonneur le nom de St-Bertin.On l'bon. le b sept.

BKRTiN (Nic.)i peintre, né à Paris en 1667. mort en 1730, élevé de Jouvenet et de BouUongne, fut admis è l'Académie de peinture en 170d. U avait un dessin fermOi expressif et correct. On estime de lui tin Herfiule délivrant Frométhée et S, Philippe baptisant Veunuque de Candaee^ — Un autre peintre de ce nom. Jean Victor^ natif aussi de Paris ^ 177&- 1842, sW livré au paysage historique. Il se distingue par la correction du dessin et l'hannonie du coloris, mais on lui reproche quelque monotonie. On cite de lui : une Fétf de Bacchusi une Fête eu dieu Pan, une Offrande à Vénus ^ Cicéron à sa» ref^ur d'«rtî. U forma d'excellents élèves, entre antres Michallon et Coignet

BBRTiN (Antoine), poète ^ né à l'Ile Bourbon en 1752, vint étudier à Paris, embrassa la carrière des armes et devint capitaine de cavalerie, 11 avait publi« en 1773, dès l'âge de 21 ans, un recueil de poésies diverses; il donna en 1782 un volume d'élégies, les .dfr.oiirs«qui eut un çrand succès. Ses vers sont pleins de grâce et de sentiment; il imite souvent TibuUe, Properce ou Ovide. Il mourut en 1 7 90 à dt-Beaunguei

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au moment où il se rendait à Tautel pour ^user une jeune créole. Bertin était Tami de Pamy, son compatriote. Ses OEuvret complètes ont été réunies à Paris en 1802 et en 1824, 1 vol. in -8.

BERTIN fThéod. Pierre), traducteur, né àDonnemarie, en 1751, mort à Paris en 1819, introduisit en France, en 1792, Part de la sténographie, inventé

Sar Taylor en Angleterre, et le perfeciionna. Il a trauit de Tanglab : la Vie de Bacon de Mallet, 1788; les Satires dToung^ 1798, et le Système de Sténographie de Taylor, 1792 et 1803.

BERTIN (L. Franc.), dit Bertin VàM, écrivain Dolitique, né* à Pans en 1766, mort en 1841, était nls d un secrétaire du duc de Choiseul. Il fonda en 1799, dans le but de défendre les idées consenatrices, le Journal des Débats ^ qui, sous son habile direction, et grâce au concours d^ommes tels que Fiévée, Geonroy, Dussault, Chateaubriand, Féletz, Boissonade, Malte-Brun, Hoffmann, Ch. Nodier, obtint bientôt un immense succès et jouit d*une grande autorité, surtout en littérature. Suspect de royalisme, il fut emprisonné au Temple en 1800, puis exilé, et ne

Sut rentrer en France qu'en 1805. En 1811 il se vit épouiUé, par décret impérial, de sa propriété. En 1814 il en reprit la direction et y soutint chaudement la. cause de la Restauration. En 1815, il accompagna Louis XVIII en Belgique, et Ait on des rédacteurs du Moniteur dit de Gand, En 1824, il se sépara, avec Chateaubriand, d'une politique devenue impopulaire, et dès lors le Joumci des Débats prit la défense des doctrines constitutionnelles. Après 1830, Bertin Taîné se rallia promptement à Louis-Philippe, et fut, ainsi . que son frère, un des plus fermes appuis de la nouvelle monarchie. ~ Son frère , Pierre Louis Bertin de Vaux, 1771-1842, le seconda dans la rédaction du Journal des Débats y tout en dirigeant une maison de banque, gu'il avait fondée en 1801. Député dès 1815, secrétaire général du ministère delà police sous M. Decazes, conseiller d'État en 1827, il donna sa démission à Tavénement du ministère Polignac (182^). Le roi Louis-Philippe le rappela au conseil d'Etat, le nomma ambassadeur près du roi des Pays-Bas, et l'éleva en 1832 à la pairie. —Armand Bertin, fils de Bertin l'alné, né en 1801, mort en 1854, prit, à la mort de son père, la direction du Journal des Débau : il sut conserver à cette feuille le haut rang où l'avaient placée les deux frères. — Mlle Bertin, sœur d'Armand Bertin, s'est distinguée à la fois dans la poésie et la composition musicale; on lui doit la musique de quelques opéras (le Loup- Garou, opéra-comique, 1827; Fausto, opéra italien^ 1831 ; Esméràlda, donné au giand Opéra, 1836), et un recueil de poésies, les Glanes ^ œuvre remarquable par la délicatesse du sentiment et la pureté de la forme, qui fut couronnée par l'Académie en 1842.

BERTIN AZZl (Charles), acteur célèbre, connu au théAtre sous le nom de Carl'm, né à Turin en 1713, mort à Paris en 1783, a rempli au Théfttre-Italien de Paris depuis 1742 jusque sa retraite le rdle d'Arlequin avec un succès continu. Il fit les délices des spectateurs par son jeu vrai, naturel, comique, et par la gaieté de ses laixi. On a de lui les Métamorphoses <r Arlequin, comédie en 5 actes, 1763. Sa Correspondance avec Ganganellieaiviue pure invention.

BERTINCOURT, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 10 k. E. de Bapaume: 1535 h.

BERTINORO, v. de rËtat ecclésiastique, à 11 k. S. E. de Forli; 3000 hab. Êvéché. Bons vins.

BERTON (Pierre montam), habile musicien et compositeur, surintendant de la musique du roi et directeur de l'Opéra, né à Paris en 1727, mort en 1780. Sous son administration il s'opéra une véritable révolution musicale, due aux chefs-d'œuvre de Gluck et de Piccini. On lui doit à lui-même Érosine, opéra représenté en 1764, et le divertissement de (fythére assiégée t 1775. — ■ Son fils, Henri Berton, ne à Paris en 1 766 , mort en 1844 , le surpassa comme compositeur. Il reçut les leçons de Saochiiii, fit re-

présenter à 20 ans, en 1787, son premier oy^ra-comique, la Promesse de mariage, donna successivement plus de 40 autres ouvrages, dont plusieurs ds circonstance {le Nouveau d'Assas\ 1791; ViaJUiy 93; Tyrtée^ 97), Ait professeur d'harmonie au Conservatoire dès la création (1796), devint en 1806 directeur de l'Opéra italien, en 1811 chef de chant à l'Académie de musique, et entra en 1815 à l'Institut II en fût arbitrairement exclu pour opinion politique en 1816, mais lût réélu en 1817. Parmi ses nombreuses prodiictions. on remarque PonudeUonj opéra bouffon, dont il fit les paroles aussi bien que la musique (1798); Montamo et Stéphanie (1798); le Délire (1801); Aline y reine de Gclconde (1803); la Romance (1804); les Maris garçons (1806). Ses oompositions se distinguent par l'originalité, l'élégance, la pureté du stvle et la vérité dramatiaue. Berton a laissé un Traité de Vharmonie^ suivi d'un Dictionnaire des accords f 1815, 4 voL in-4, et des Mémoiret posthumes.— Son fils, nommé aussi Henri Berton, compositeur distingué, auteur de Ninette à la cour, fut enlevé prématurément en 1832 par le choléra.

BERToif (J. B.), général , né en 1769 près de Sedan, fit avec distinction les campagnes de la République et de l'Empire, pritMalaga, dont il fut nommé gouverneur, fut promu général en 1813 et eut un commandement k la bataille de Toulouse ainsi qu'à Waterloo. Rayé des contrôles sous la Restauration à cause de son attachement A l'Empire, il entra dans un complot contre les Bourbons , et marcha sur Saumur à la tête de quelques insurgés; mais il fut pris, condamné à mort et aussitôt exécuté, 182:. On a ae lui un Préds historique de la bataille de Waterloo, Paris, 1818.

BERTRADE, femme d'une grande beauté, fille d'un comte de Montfort et épouse de Foulques le Réchin , comte d'Ai^ou, inspira une passion

noncée contre lui par le pape. Il promit bien de s'en séparer, mais il ne put lamais s'y résoudre.

BERTRAND (S.), archidiacre de Paris et évèmie du Mans, né en 553, mort en 623, était issu des comtes d'AguiUine et vivait sous le régne de Clotaire. On l'honore le 3 juillet. — Ëvêoue et patron de Comminges, 1073-1126, est honoré le 15 octob

BBRTRAND-MOLLBViLLB (Ant. Frauç. , marquis de), ministre d'Etat, né à Toulouse en 1744, mort à Paris en 1818, fut nommé par le chancelier Maupeou intendant de Bretagne, reçut la mission de dissoudre le parlement de Rennes, fut appelé en 1791 par Louis XVI au ministère de la manne, eut de vifs démêlés avec l'Assemblée constituante, surtout à l'occasion des désastres de St-Domingue , et se vit bientôt obligé de se retirer. Décrété d'accusation en 1792, il se réfugia en Angleterre, où il rédigea plusieurs écrits politiques et historiques. Les principaux sont une Histoire de la révolution de France, en 14 vol. in-8, Paris, 1800-3, qui passe pour fort partiale, et des Mémoires particuliers sur le règne de Louisiri, 2 vol. in-8, 1816.

BERTRAND (H. Graticn, comte), le fidèle ami de Napoléon, né en 1773 à Châteauroux, où son père éuit maître des eaux et forèu, mort en 1844, servit dans le génie, fit la campagne d'Egypte, contribua au gain de la bataille d'Aboukir (1799), après laquelle Bonaparte le choisit pour aide de camp, et revint en Europe avec le grade de général de brigade. 11 eut une part glorieuse aux victoires d'Austerlitz, deFriedland, de Wa^ptun, (ùt en récompense nommé général de division, comte de l'Empire, et devint grand maréchal du palais à la mort de Duroc (1813). Il protégea la retraite de nos troupes en Allemagne, sauva les débris de l'année après le désastre de Leipsick, défendit intrépide- ,ment le territoire français en 1814, surtout à Mont^ mirail, suivit l'Empereur à 111e d'Elbe, puis à St»-

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Hélène, où il fut son plus intime confident et son sêo^taire, et ne le quitta au'après lui avoir fenné les yeux. 11 avait été condamné à mort par contutumace en 1816 : à son retour de Ste-Hélène (1821) , Louis XYin annula la peine et lui rendit ses grades, filu en 1830 député deChâteaurouz, il se montra le zélé d^enseur de Tancienne armée et en même temps de la liberté illimitée de la presse. Il accompapa en 1840 le prince de Joinvule A Ste-Hélène et rapporta en France avec lui les restes de l'Empereur. Ses propres restes ont été déposés aux Invalides, auprès de ceux de Napoléon ; Ch&teauroux lui a élevé une statue (1854). Ses fils ont publié en 1847 les Campagnes d^Égypîe et de Syrie (2 v. in>8 et atlas), au'il avait écrites à Ste-Hélèae, sous la dictée de Napoléon. beutràno (le D' Alexandre) , né à Rennes en 1795, mon en 1831, étudia la médecine à Paris après avoir passé par l'ficole polytechnique. Observant en philosophe les carieux phénomènes du magnétisme et du somnambulisme, il les rapporta à un état particulier qfu'ii nommait extase, et tenta d'expliquer arec leur secours des faits extraordinaires attribués jusiTue-làsoitàuiie intervention surnaturelle, divine ou diaiwlique, soit à la jonglerie. Il écrivit dans ce but plusieurs ouYrages : Traité du tomnambuUsme ^ 18?3; du Magnétisme enFrance, 1826; de VExtase, 1829. On a aussi de lui des Lettres sur les révolutiofu du globe ^ 1824, et des Lettres sur la physique, 1825. où il s'attache à mettre les résultats delà science à la portée des gens du monde. Bertrand avait été un des fondateurs du Globe.

BERTUCH (Fréd. Justin), compilateur allemand, né à Weimaren 1748, mort en 1822\ fut d'abord pré- «"-epteur chez le baron d'Ëcht, puis secrétaire, et enfin conseiller de légation du duc de Saxe-Weimar. On lui doit de bonnes traductions d'ouvrages français et espagnols, notamment du Don Quichotte; U publication de la Bibliothèque bleue ( 1790- 1800), recueil de contes de fées, qui obtint une immense popularité ; le Bilderbuch on livre à images ^ (n9fV.l815), vaste collection d'estampes avec un texte instructif à l'usa^ge des enfants (ce livre a été mis eniatîn sous le titre de Novus orlns pictus). Bertucb fonda avec Wieland le Journal général de littérature, 1784; avec Kraus, le Journal du htxe et des modes, 1786; et avec le baron de Zach, l'Institut géographUniede WHmar.

BERULLB (Pierre de), cardinal, né éïi 1574 au château de Sérilly près de Troyes, mort en 1 629, établit en France, en 1611, l'ordre des Carmélites et la congrégation de l'Oratoire, malgré les obstacles de toute espèce qui lui furent opposés. Jouissant de toute la confiance de Louis XIII et de la reine mère, il fat chargé de plusieurs négociations importantes, notamment de solliciter à Rome une dispense pour le mariage d'Henriette de France avec le prince de Galles, qui était anglican, n mourut subitement en célébrant la messe. Il avait été nommé cardinal 2 ans auparavant. Protecteur des lettres, il encouragea iJescartes et favorisa la publication de la Bible volygiotte de Lejay; il a lui-même laissé d'excellents ^crits (publ. parle P. Bourgoing, 1644, 2 vol. inol.ét à Montrouge, 1856). M. Nourrisson a donné le Cardinal de Bérulle, sa Vie et ses ÉcriU, 1856. BERVIC (Charles Clément balvay, dit), graveur entaille-douce, né à Paris en 1756, mort en 1822, a relevé, par la pureté de son goût et la sévérité wjon dessin. Part de la gravure, qui depuis un nècle était tombée en décadence. On estime surtout de lui 5. Jean dans le désert, d'après Rapha6l;l'J?o«o(io» dP Achille , de Regnault; VEnlivement de D^anire. du Guide, qui obtint en 1810 le prix déannal. Il fut admis à l'Institut en 1803.

BEBWICK, comté d'Rcosse, entre ceux d'Had-

dmgion, Koxburgh, Edimbourg, Selkirk; 53 kil.

»^T 31; 34 780 hab.; ch-l. Greenlaw. Ce comté ré-

^^ «^partie à l'anc. prov. romaine de Vàtentia,

TERW^, autrefois Tuesis, v. et port d'Angleterre

(Northumberiand), à 90 kil. S. E. d'£dinibottt|{, t l'emb. de la Tweed, ce qui l'a fait nommer Berwicksur-Tweed; 15000 hab. Grande et bien bAtie. Beaur pont de six arches, hôtel de vilk, casernes, chemin de fer. Grande pêcherie de saumons, importation; de bois de constriiction de la Norvège. Après avoir longtemps appartenu à l'Ecosse et avoir subi plu-* sieurs sièges, cette v. fut cédée à l'Angleterre en 1602.

BERwicK (nord-), V. d'£cosse (Haddington), à 12 kil. N. E. d^Haddington, à 50kU. N. 0. de Berwicksur-Tweed; 1800 hab. Station de chemin de fer.

BERWICK (Jacques fitz^àmbs, duc de), maréchal de France, né en 1670, mort en 1734, était fils naturel du duc d'Tork (depuis Jacques II). Il fit ses pre-* miéres armes en Hongrie, et assista au siège de Bude en 1686. il prit après la révolution de 1688 une part très-active à toutes les tentatives qui furent faites pour replacer son père sur le trône, se fit naturaliser Français quand sa cause f\tt déso-sp^^rée, servit sous Luxembourg et Vilieroi, et «lé^^niopr^- ô^ grands talents militaires. Louis XIV lui confia en 1704 le commandement des troupes françaises en Espagne ; l'année suivante il l'envoya contre les Comtsards du Languedoc. Cpéé maréchal en 1706 et envoyé de nouveau en Espagne, il gavna en 1707 la bataille d'Almanza, qui rendit à Philippe V le royaume de Valence ; en 1714, il prit Barcelone. La guerre s'étant rallumée en 1719, u enleva aux Espagnols Fontarabie, Urgel et St- Sébastien. En 1733, il reçut le commandement de l'armée du Rhin, et fit le siège de Philipsbourg: il y !\it tué d'un boulet de canon. Berwick est placé comme général à côté de Villars et de Catinat. Margon avait publié en 1737, sous le titre de Mémoires du maréàial de Bertoieky un ouvrage informe ; mais le duc de Fitz- James, petit-fils du maréchal, a donné ses véritables Mémoires, revus par l'abbé Hook, 1778.

BÊRYTE, Berytus, Siui, Bairout ou Beyrouth^ v. de Phénicie, sur la côte, au N. de Sidon. Colonisée sous Auguste , elle reçut le nom de Julia Aumsta Félix. A partir du m* siècle elle eut une école de droit fameuse cmi subsista jusqu'au vi* siècle. Dér vastée en 384 et 554 par des tremblements de terre. Patrie de l'historien Sanchoniathon.— Pour la v. actuelle, F. BEYROUTH..

BERZÉUUS (Jacq.), célèbre chimiste suédois, né en 1779 près deLinKceping (Ostrogothie) , mort en 1848, était fils d'un maître d'école. U étudia d'abord la médecine, fréquenta en même temps le la^ boratoire de chimie d Aizelius et y prit un goût décidé pour la chimie; se fit connaître dès 1800 par des ODservations sur les eaux minérales de Medevi (1800), publia bientôt après des Becherehes sur les effets du galvanisme (1802), fut en 1804 nommé professeur à l'École de inédecine de Stockholm, commença en 1^, avec Hisinger, la publication de Mémoires relatifs à la physique, à la chimie et à la minéralogie; fut en 1808 admis à l'Académie de Stockholm, devint en 1818 le secréUire peroétuel de cette compagnie, et reçut du roi Gharfes- Jean (Bemadotte) des titres de noblesse en récom-

gsnsè des services qu'il avait rendus à la science, ésirant se livrer tout entier à ses recherches expérimentales, il renonça en 1832 aux fonctions de l'enseignement. Berzéhus fût le premier analyste du siède : outre un nombre immense d'analyses faites avec la plus grande précision, on lui doit la découverte de plusieurs corps simples (eerium, selenium, %ireontum, thorinium), la connaissance des combinaisons du soufre avec le phosphore, l'étude du fluor et des fluorures, la détermination d'un grand nombre d'équivalents chimiques. Il fut presque le créateur de la chimie organique. Philosophe aussi bien qu'expérimentateur, il consolida la théorie atomistique ainsi que celle des proportions chi^ miques; il inventa et fit admettre universellement, pour eiqprimer la composition des corps, des formules chimiques analogues aux formules algébri-

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