BEY. F. BEG
BEYAH ou BiAS, HyphasiSy riv. deTHindoustan, descend des monts Himalaya, par 34* 4' lat. N. , se diriffe au S. 0., passe à Nadone, à Rayghat, et tombe dans le Setledje après un cours de 220 kil. BETLE (Henri). F. Stendhal.
BEYNAT, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 14 kil. E. S.. E. de Brives; 2000 hab.
BEYROUTH, l'anc. Bérytey v. et port de Syrie (pachalik de Salda), sur la Méditerranée, à l'emb. d'une petite riv. de même nom, à 50 kil. N. de Saïda; env. 15000 h., Druses, Maronites, Turcs. Arabes et Grecs. Êvêchés maronite et grec, consuls étrangers. C'est le principal port de commerce de la Syrie : soieries, mousselines et étoffes de coton, noix de galle, huile, garance, etc. —Ville très-ancienne (F. bértte), détruite plusieurs fois par des tremblements de terre; bombardée en 1840 par une escadre anglo-autrichienne qui la reprit sur MéhémetrAli. BÈZB, commune de la Gdte-d'Or, à 25 kil. N. E. de Dijon; 1200 hab. Source d'une riv. de môme nom. Foires importantes.
BÈZE (Théodore de), l'un des principaux chefs des Réformés, né à Vézelay en 1519^ mort en 1605, se fit d'abord connaître par des poésies laûnes élégantes, mais licencieuses, et eut une jeunesse assez dissipée. En 1548, il renonça à ce genre de vie et se rendit à Genève, où il se lia étroitement avec Calvin, et embrassa sa doctrine. Il professa avec succès pendant dix ans les lettres grecques à Lausanne, puis revint se fixer à Genève, où il reçut le titre de citoyen et fut nommé recteur de l'Académie que l'on venait d'y fonder (1559). Il prêcha avec succès les nouvelles doctrines en France , y attira le roi de Navarre, assista au colloque de Poissy (1561) et à la bataille de Dreux, et fut, à la mort de Calvin (1564), regardé universellement comme le chef de la Réforme. 11 présida le synode de La RocheUe, auquel assistaient les délégués de toutes les églises réformées de France, et ne cessa jusqu'à sa mort de travailler à la propagation de ses doctrines. Th. de Bèze porta dans la controverse une violence excessive ; on l'a accusé d'avoir excité la guerre civile en France et même d'avoir été l'instigateur du meurtre du duc de Guise. Intolérant tout en réclamant la tolérance, il écrivit pour justifier le supplice de Servet. Ses principaux écrits, outre ses Poematajuveniliay sont une traduction en vers français des Psaumes de David , qui complète celle de Marot, 1563; une Histoire des églises reformées de France de 1521 à 1563 , Anvers (Genève), 1580, 3 vol. in-8, et une traduction du Nouveau Testament, 1556.
BËZIERS, atterra et Bxterrœ, ch.-l. d'arr. (Hérault), à 56 kil. S. 0. de Montpellier, à 756 S. de Paris, sur l'Orbe, à l'endroit où elle reçoit le canal de Languedoc : 24270 hab. Trib., collège, biblioth. ; station. Ane. évéché (supprimé en 1789). Murailles, tours antiques. Aoueduc. casernes, restes d'un amphithéâtre romain; statue de Riquet. Vin estimé, eau-de-vie et esprit de vin, confitures. Patrie de Pellisson, Riquet, Vanière, Mairan, J. Bouillet — Conquise par les Romains vers 120 av. J. C. ; colonisée en 52 par Jules César, d'où elle reçut le nom de Julia Biterra. Prise et saccagée : 1 • par les Visi goths en 450 ; 2* par Charles Martelquil'enleva aux Arabes d'Espagne, 736; 3»dans la guerre des Albigeois, par Simon deMontfort, qui y passa près de 60 000 hommes au fil del'épée, 1209. Plusieurs conciles se sont tenus à Béziers.
BEZOUT ( Etienne ) , mathématicien , né à Nemours en 1730, m. en 1783 , fut placé par M. de Choiseul en 1763 à la tête de l'instruction de la marine royale, fut chargé en 1768 de l'enseignement des élèves du corps de l'artillerie, et n'dj^oa pmir ses