BIBL
élèves des cours gui eurent un grand succès. Les prindpaux sont : Cours dç mathématiques à l'usa§e de VortiUerie; Cours de Mathématiques à Ttuo^e de la marine f 1764; Théorie des équations algébriquesy 1779. Bezout est simple , clair, et sait se mettre à la portée des jeunes esprits : aussi, ses ouvrages sont-ils restés classiques.
BHAGAVADouBAHOAVAT, e.-à-d. Bienheureux^ titre sous lequel Çakyamouni est souvent désigné dans les livres sanscrits. F. BounniV'GOUTAHA.
BHAGAVAD-GiTA, épisode du Mahobarota, V. ce mot.
BHAVANI, c.-à-d. qui donne Vexittence, ou. par- YATi, déesse des monts, épouse de Si va ou Mahadeva, dans la mythologie indienne. Elle est la déesse de la vengeance, qui punit le i^alet détruit les méchants. On la représente avec huit ou seize bras armés. Dans les fêtes de la déesse» les dévots se font écraser sous les roues du char sur lequel est porté le colosse qui la représente. La vache, animal oui lui est consacré, est souvent ausi son image symnolique.
BHSRTPOUR ou bhurpodr, v. de Tlnde, ,capit. de rStat de Bhertpour, à &1 kiL 0. d'Agrah. En vain assiégée par les Anglais dans la guerre contre les Mahrattes.— L'État de Bhertpour est situé dans rinde sepi. (aac. province d'Agral)). Soi plat, quMnpude souvent le Ramganga; grande fertilité. Le radjah, longtemps indépendant^ est sous la protection de l'Angleterre depuis 1.826.
BIAFRA, roy. de l'Afrique occid., sur le golfe de Guinée, limitrophe de la côte de Gabion et de TEtat d*Ouari. — Le golfe de Biafra occupe le fond du grand golf0 de Guinée , entre les caps Formose et Lopez.
BIAGIOLI (Nlç. Jcs.), grammairien, né en 1768 à Yezzano près de Gôn^, mort à Paris en 1830, avait pris parti pour les Français lors de la conquête de ritalie et fut forcé parles événements de chercher an asile en France. Il enseigna avec succès la langue et la littérature italiennes à Paris. On a de lui une Grammaire italienne i 1806, souvent réimprimée; Mn Traité de Ut ffoésie italienne, 1 8()8 , et des éditions estimées d'oUvrages italiens avec notes.
BÏÀGBASSO, ^UT Abbiategrasso, v. de Lombardie, sur la Ticinella, à 16 kil. S. 0. 4e Milan, et à 30 kil. N. 0, de Pavie. Les Français y furent vaincus par les Impériaux en lâ24> malgré les efforts du chevalier Bayard.
BLALA, V. des £tats autrichiens (Galicie), sur la Ëiala, affluent de la Vistuie, et à 30 1. S. 0. de Wadovice; 6000 hab. Fab. de toiles et de draps. Ville libre depuis 1789. — Biala, qui veut dire blanche, est un nom commun à beaucoup de villes ei de rivières , en Pologne, en Hongrie et en Russie.
BIALYSTOK, v. de Russie, ch.^Lde prov., sur le Bialy, à 70 IfiL S. 0. de Grodno, et à 800 kil. S. 0. de St-Pétersbourg; 6000 hab. ChAteau des comtés Potocki. — La prov. est bornée au N., à TO. et au S. par la Pologne, à TE. par le gouvt de Grodno; 155 kiL sur 88; 230 000 hab. Réunie à la Russie en 1807 par le traité de Tilsitt; avant cette époque, eUe appartenait à la Pologne.
BLANCHI (J. B.) , anatomiste, né ^ Turin en 1681 , mort en 1761, fut reçu docteur à 17 ans, et devint professeur d'anatomie dans sa ville natale. Il avança l'anatomie pathologique. 6es ouvrages sont: Ductus lacryinales notd; De Laeteorum vasorum posilionibus et fabrica; Storia del monstro di due corpi; Lettera suiP insensibilitd ; De naturaU in fcutnano corpore, vitiosa, morbosaque gmeroHone historia;Histf>ria /lepattca.— Jean Bianpni, naturaliste, néàRiminlenl693, mort en 1775, plus connu par le nom latin de Janus Plancus, sous lequel il a publié plusieurs ouvrages, se fit recevoir docteur en médecine, se dévoua au, service, des pauvres, et publid tf'utUes écrits de médecine et d*anatpiDie, un notamment sur les Monstruosités (1749). Il fit revivre l'Ac<idémie des Lincei à Rimini.
BIANCHINI (François) , astronome et antiquaire de Vérone, 1 661-1729, vint de bonne heure à Rome,
et jomt delà faveur d'Alezandi« YIII et de M» successeurs, qui lui confièrent plusieurs missioDs scientifiqubs importantes. 11 Ait Inbliothécaire d'Alexandre VIII, secrétaire d'une commission chargée de la réforme du calendrier, dressa un gnomon sur une grande échelle dans l'église de Ste-Manc-des- Anges, tira ime ligne méridienne à travers l'Italie; perfectionna plusieiu^ instrutnents d'astrtuiomie, et découvrit les taches de Vénus. On a de lui : Astronomicas observationet, Vérone, 1737; Palatjm dei Cesarij 1738; Iserisioni tepokrali délia eaisa d^Ath gustù, Rome, 1727; f storia universale protata coa nvonumenti, Rome, 1697^ etc.
BIARMIB. r. PERMIS.
BIARRITZ, bourg du dép. des B,-Pvrén6es, sur hi cote, à 6 k. S. 0. de Bayonne; 1928 n. Bains de mer fréquentés. Grottes curieuses.
BLAS, ptiilosophe grec, Tuu des sept sages, na-
2uit à Pnène vers l'an 570 av. J. C. Il avait fait une tude. particulière des lois de sa patrie, et consacrait ses connaissances en ce genre à plaider pour ses amis, mais sans vouloir jamais défendre tme cause injuste. Il mourut en pliûdant Priène. sa patrie, ayant été prise par Cyrus, tous les habitants emportèrent aans leur fuite ce c[u'ils avaient de plus précieux; Bias seul n'emportait rien. On lui en demanda la raison : < C'est, dit-il, que Je porte tout avec moi. Omnia mea mecum porto. »
BIBANS ou PORTES OE PER, défilé dangereux de l'Atlas, dans le Djurjura, entre Alger et Qonstantine, par 2» lO' long. E. et 36° lat. N. Il est traversé par plusieurs torrents, et entre autres par l'Oued- Mailah, tributaire de rAdouse. Les Français, conduits par le duc d'Orléans et le maréchal Valée, le franchirent en 1839.
BIBARS, sultan de la dynastie des Mamelouks- Baharites en Egypte, fut proclamé par la milice ei: 1260, après avoir assassiné son prédécesseur. 11 donna une forme stabU à l'empire des Mamelouks, enleva aux califes toute autorité politique, repoussa les Tartares, rétablit la puissance des Musulmans, combattit avec un grand succès les Francs établis eu. Syrie, leur enleva tm grand nombre de places et de postes importants, et détruisit leurs êslises; mais il échoua à deux reprises devant 8t-Jean d:'A cre. il mourut de poison en 1277. — Un autre Bibars s'insurgea contre le sultan Na<^ser-Mohammed en 1309 et régna quelques mois; mais il lut des l'année suivante tBnversé et mis à mort.
BIBBIENA (BemArd novizi de), cardinal et littérateur, né en 1470, de parents obscurs, à Dibbiena en Toscane, fut secrétaire de Jean de Médicis, gui. devenu pape sous le nom de Léon X, le fit cardinal (1513), et le chargea de plusieurs missions importantes. Au retour d'une ambassade en France, il fut enlevé par une mort imprévue, en 1520 : on prétendit qu'il avait été empoisonné et on accusa, mais sans aucun fondement, le pape môme qui avait été son protecteur, mais qui le soupçonnait d'aspirer à la tiare. Bibbiena avait composé plusieurs poésies, auxquelles on réproche trop de licence, et une comédie écrite en prose, la Calandria, qui contribua à restaurer le théâtre en Italie.
BIBERACH, V. du roy. de Wurtemberg (prov. du Danube), sur le Riess, à 37 k. S. 0. d'UIm, sur le chemin de fer de Stuttgard à Constance; 5000 h. Murailles flanquées de tours. Aux env. bains trè:&fréquentés. Moreau battit les Autrichiens près de Biberach en 1796. — Cette v. faisait jadis piartie de l'Argovie. En 1803, die passa au Wurtemberg. Patrie de Wi-^nd.
BlBERlCH, y. du duché de Nassau, à 3 k. S. de Wie^baden; 2500 h. Résidence des ducs de Nassau.
BIBLANB (Ste) ou 8tb vivubnné, vierge qui subit le martyre à Rome sous Julien , 363 , est bon. le 2 déc. On ériffea sur aou tombeau une chapeBe qui est devenue la belle église de Ste-Marie-Majeure.
BIBLE (biblos, bibhon, livre), nom donné par
BICË
BlDË
excellence au livre qui contient les saintes écritures. On le divise en deux parties, rAjncieii et. le Nouveau Testament ta l** partie comprend l'histoire
riquesou moraux. Voici, d'après le concile de Trente» Vordre et la division des livres de rÀncien Testament : les 5 livres de la lot où le Fentat^quêy écrits par Moïse, et comprenante Genèse^ VÈxode, ie Livitiquei les Norabres et le Deutéronome; Josué; les Juives, avec Uuthf les quatre livres des Rqit; les Paralipomènet; Esdras et Néhémié: Tobie; Judilh; Esther; Job; les Psaunuis; les Proverbes; VÈccUsiasie: le Cantique det Cantiaues;^ la Sagesse; l'Ecclésiastique; les Prophéties dhaïe. de JérémiSy et de Ba~ ruchy d'ÉxéeSiel, de Daniel; le livxe dés 12 petits Prophètes, et les 2 premiers livi-es des Machabées, Les Juifs et les Protestants rejettent comme apocryphes les livres de Tobie et de Judith, la Sagesse, l'Acciésiastique, plusieurs parties du livre d'Esther. le livre de fiarucn, le cantique des trois jeunes Hébreux, l'histoire de Suzanne, celles des idoles de Bel et du Dragon, le^ 2 premiers livres des Hachabées. Les livres de TAnc. Testament que les Catholiques et les Protestants s'accordent à i:ejeter comme apocrjphes sont : le livre d'Hénoch, les III* et IV' livre d^Esdras, les IJI«etiV«liv. des Machabëes, Toraison oa prière de Manassé. —Le Nouveau Testâinent se compose : des 4 Évangiles de 5>. Matthieu ^ de S. Marc, de S. Luc et de S. Jean; dçs Acles desjàpôtres; des 14 Épttres de S, Paul, et de 7 autres Épitres; enfin de lUpocalnpse. On y à joint quelquefois le» èpîtres de S, Barnabe, les Êpîtrcs de S. Paul aux Laodicéens etàSénèque, plusieurs faux Évangiles, le Pasteur, la lettre de l.-Ç. à Abgar, etc. \ mais aucun de ces 11îFes n'est admis comme bànoniaue. — L'Ancien Testament a été écrit en hébreu, et IJ^ Nouveau presque tout entier en grec. Les Septante [V. ee mot) tradulsirsDten grec tout l'Ancien Testament, sous le règne de Ptolémée Philadelphe. S. Jérôme ^ au !♦• s., traduisit en latin la lUble tout erhière; sA traduction, coanue sous le nom de VuigcUef est la seule qui soit reconnue par l'Ëglise. Après les Septante, te Juif Aquila donna de la Bible imè nouvelle iràduction grecque, littéralement calquée sur l'hébreu. Les modbrnes ont traduit la Bible dans toutes les langues. V. LDTHEHi 5ACT, ULPHILAS, VENCÇ.
BIBLLAlNDE^ (Théod.)t dont le vrai nom est BrcHMAi^N» théologien suisse, de St-GaU, né en 150d^ mort en 1564, embrassa la Kéforme^ succéda à Zwingle dans la chaire de théologie de Zurich, mais fut suspendu parce, qu'il différait de la doctrine reçue sur la grâce. Il laissa un grand nombre de savants écrits sur l'histoire ecclésiastique, donna une édition de trad. Utine de TAlcoran de J. Fa-. bricius, qu'il fit suivre de la Vie de Mahomet (Bâle,' 154.'i), et composa un traité fort curieux De ratione eommuni omnium linguarunv et Utterarum, Zurich, 1648. On lui doit le recueil des Epistolœ doctorum virorum, Bâle, 1548.
BIBRACTE ou augustodunum, v. delà Gaule, capitale des Ëduens, est auj. Âutun,
BIBRAX, nom donné par César à un oppidum des fUmi que l'on crpit être Bébrieux près de Laon.
BIBULUS (M. Caipumius), consul l'an 59 av. J.-C, en même temps que César. Il s'opposa d'abord de tout son pouvoir aux mesures démocratiques proposées par son collègue; mais, voyant toute résistance inutile, il s'enferma dans sa maison et y pass les huit derniers mois de son consulat sans prendre aucune part aux aQaires : ainsi son consulat fut de fait entièrement nul. Les plaisants de Rome désignèrent cette année sous le nom ôfis consuls Caïus et iuliuBpéaar, faisant allusion aux 2 prénoms de César.
BICÊTRE, Vffe du dép. de la Seine, arr. de Sceaux, ur la' ronte de Fontainebleau, à S k. S. de Paris; fi'iOO h. Vaste hospice qui compte env. 4000 indivi-
du9. BIcêtre est ainsi nommé d'un château situé autrefois sur le même emplacement et qui fut construit en 1290 par ieah, évftqué dç Winchestei-, dont le nom corrothpu a ikit Èicêtre. Sous Charles V . Jean, duc de Berry^ y fit consti-uire un hôpital qui fut détruit pendant 19s guêtres qui désolèrent le règne de Charles VJ. Rétabli sous Loijift ÎIII, il servit d'a$ile aux soldats infinzlës jiisqu^à rétablissement de l'hdtet des Invalides ; aujourd'hui 11 coiitient des vieillards, des Infirmes et des aliénée. Pendant longtempâ il servit aussi de prison pour lé^ vagabons et les condamnés. Od voftàÊicètre Un trêsbeaii puits, construit en 1733. et un grand réscrvoih Un fort y a été construit en 1042.
BIGHAT (Marie Franc. Xav.), célèbre physiologiste, né en 1771 à Thoirette pi-ès de Bourg, commença ses études médicales à Lyon, soiîs Aiit. Petit, et vint, lors du siège de cette ville (1793), les terminer à Paris. Desault, dont il suivait assidûment les les leçons, ne tarda pas à le distin^ér; Bichat devint son ami, l'aida dans ses travauJt et après sa mort (1795), publia et acheva ses œuvres, il entra çn 1797 ians la carrière du professorat et fut bientôt entouré d'auditeurs. Eii I606. il fut ilommé piédecin de l'Hôtel -Dieu» quoiqu'à peine flgé de 29 ans. En même teinps qtril remplissait ces dbiibles fonctions, il faisait d'immenses recher|;hi3s an atomiques et publiait de grands ouvrages. Tous cestravaut avaient déjà fortement altère sa santé lorsqu'il fit, sur l'escaliet de l'Hôtel-Dieu, une chute violente qui détermina sa toort (18UÎ)". Il n'avait que 31 ans. Ses principaux ouvrages sont : Recherches phifsiologiques sur la vie et ta mort, I8OO; Ànatomte gétvérdlè aj>pliquée à la physiologie ei a la médecine, 4 vqI. in-8, I8OI ; Ànatômie descriptive, 1801-1803, 5 vol. in-8, dont les trois derniers furent publiés après sa thort par Buisson et Roux, il a en outre laissé des manuscrits dont l'Académie de médecine à ftiii l'acquisition éh 1833. Bichat adopta les idées de Bofdeu et de B&rthez sur la force vitale, mais en distifiguant la vie animale et la vie organique : il plaça spécialement cette dernière duns les tissus qui enveloppent les viscères, et rechercha le mode de vitalité propre à chaque tlssU. On Lui a érigé une statue & Bour^ et & l'Ecole de méd. de Paris, Magendiea recueilli ses Opuscules, 1827.
BICHNAGAR {ville dé la science), v. de l'Inde an-
Slaise (Madras), sur la Toumbedrah, à 190 k. S. E. e Bedjapour, par 74* 14' long. E., Ib' 14' lai. N. Fondée en 1336. Elle était jadis grande et riche et était La capit. d'une souveraineté importante ; elle fut détruite en 1564 par les princes mahométans voisins : il n'en reste plus qu'im quartier qui forme la ville âuj. nommée Anagoundi,
BlGOpUE (la), Bicocca, vRe de Lombardie, à 7 k. N. E. de Milan. Lautrec y fut battu par les Impériaux le 29 avril 1522 : cette défaite entraîna la perte du Milanais.
BlDACâE, ch.-L de cant. (B.-Pyrén.), à 33 k. E de Bayonne, sur la Bidouze ; 2250 h. Pierre de taiUe.
BIDASSCA. Vidassus ou Magtada, pet. riv. qui sépare la France de l'Espagne, prend sa source dans la Navarre espagnole, puis coule entre les deux pays et se jette, après un cours de GO kil., dans la baie de Biscaye près de Fontarabie. Près de son emb. elle forme llle des Faisans, où fut conclu le traité des Pyrénées en 1 659. Les Français effectuèrent en 1823 le passage de La Bidassoa.
BIDEFORT, v. et port d'Angleterre (Devo^, à 57 kil, N. 0. d'Exelet, sur le Torridge et le Taw, près de la mer; 6000 h. Pont dé 24 arches sur le Taw. Chantier de construction.
BIDËR ou BATDEB, V. forte de l'Indô eh deçà du Gange, ^iWk^f lat.àll5 k. N. 0. d'Hayder-Abad. Grande ville, renommée pour les armes et le placage en argent.— Elle était jadis la cao. d'un Etat indépendant du même nom, borné au N. par le Bérar, au S. par le Bedjapour et PHayder-Abad, à l'E. par
BIÈV
BIGN
la Gandoaana, et arrosé parle Godaveri. Vîlleâ principales : Bider, Kalberga et Nandere.
BIDLIS ou BETLIS, v. de la Turquie d'Asie (Arménie), à 130 Icii. 0. de Van; 12000 bab., moitié Kourdes, moitié Arméniens. Place tr&s-forte. Grand commerce de tabac. — Suivant les Arméniens, cette ville aurait été fondée par Alexandre le Grand; elle a été longtemps le siège d*un kban indépendant : aujourd'hui elle est régie par un bey. Les Turcs y furent battus par les Perses en 1554.
BIDOUZE, riv. de France, sort des Pyrénées à 120 kil. S. 0. de Hauléon, passe à Ostabat, St-Palais, Bidache. et se perd dans TAdour (r. g.).
BIDPAY, fabuliste indien. V. pilpay.
BIDSCHOW, ▼. de Bohême, dans le cercle de Bidschow dont elle fut le ch.-l. jusqu'en 1784, à 170 k. E. N. E. de Prague ; 3900 hab.— Le cercle de B. , entre ceux de Kœnigsgratz et de Bunzlau, compte 255000 h. et a pour ch.-L Gitschin.
BIEL. Ce mot, qui entre dans la composition d'un
frand nombre de noms géographiques, veut dire lane dans les langues slaves.
BIÊLAIA, c.-à-4. blanche f riv. de la Russie d'Europe (Orenbour^), naît dans les monts Ourals, €oule au S., puis au N.; reçoit l'Oufa, puis tombe dans la Kama après un cours de 930 k.
BIELEFELD , v. de Prusse ( Westphalie) , régence de Minden, sur le Lutterbach, à 62 k. E. de Munsiter; 10 000 hab. Chemin de fer. Fabriques de toiles , blanchisseries. Jadis ville hanséatique.
BIELGOROD. V. BBLGOBon et AJURRiiAif.
BIRfcLA. Bugella, v. des Euts sardes (Piémont), mir le Cervo, à 64 k. N. E. de Turin par chemin de Ter; 9000 h. Ëvéché, collèges. Vin estimé.
BIELO-OSEBO, c.-à-d. lac blanc^ lac de Russie
^ (Novogorod) , par 60» lat. N. et 35* long. E. , reçoit la
i&ovja et la Kéma et donne naissance à la Cheksna.
BIELSK, V. de Russie (Bialystok), à 13 k. N. E. de Plock • 2500 h. Là se tint le congrès qui amena Tujiion de la Lithuanie et de la Pologne, 1564.
BIEN PUBLIC (Ligue du). V. uqub.
BIENNE, en allem. Biel, en lat. Petinesea? v. de Suisse (Berne], à 27 k. N. 0. de Berne, au pied du Jura et près du lac de Bienne; 1360 h. Cette ville, mentionnée dès 814 dans les actes, appartint successivement au prieur de Jtfoutiers, aux comtes de Neuchâtel , aux évoques de Bftle. Elle s'allia en 1279 avec Berne, fut incendiée par Tévéque de Bâle en 1367, embrassa la réforme en 1528, devint alors alliée des Suisses tout en restant sous la suzeraineté de l'évêaue de Bftle ; forma de 1797 à 1814 im canton du dép. français du H. -Rhin, et fut réunie au canton de Berne en 1815. —Au S. 0. de la ville est le lac de Bienne, qui reçoit les eaux du lac de Neuchfttelpar la Thiele. et au milieu duquel est la jolie île St- Pierre, séjour de J. J. Rousseau en 1765.
BIERLING (Fréd. Guill.), théologien, né en 1676 à Magdebourg, mort en 1728, professa la théologie àRinteln, se distingua par son talent pour la prédication, ainsi que par l'étendue de ses connaissances et fut en correspondance avec Leibnitz. Il est auteur de beaucoup de dissertations savantes, entre autres : De PyrrhonismohistoricOy Leipsick, 1724.
BIERNfi, ch.-I. de cant. (Mayenne), àl2k. E. de Château-Gontier ; 950 h.
BIERVLIET, vge de Hollande (Zélande), sur la T. g. de l'Escaut, à 18 k. E. de Sluis. Patrie de Beukels, inventeur du moyen d'encaquer le hareng.
BIÈVRE, riv. de France, natt à 4 kil. S. 0. de Versailles, passe au village de Bièvre et à la manufacture de tapisseries des Gobelins (d'où eUe prend aussi le nom de rivière des Gobelins) ^eX tombe dans la Seine à Paris même, pi^s du pont d'Austerlitz , après un cours de 31 k. Jadis elle se jetait beaucoup i plus bas dans la Seine; mais on a détourné son cours lout^ les fois qu'on a reculé l'enceinte de Paris. Eau . excellente pour la teinturerie : il y a sur ses rives iDeaucuup (rétablissements de teinturiers et de tan-
neurs. Assainie et canalisée de 1846 à 1848..— Le village de Bièvre (Seine-et-Oise) esta 8 k. S. de YersaiUca, à 24 k. S. 0. de Paris; 1200 h.
BiËykE (N. MARÉCHAL, marquis de), né en 1747, mort en 1T89, était petit-fils de G. Maréchal, 4* chirurgien de Louis XIV et servit d'abord dans les mousquetaires. Il acquit bientôt de la célébrité par ses reparties et ses calembours, gui devinrent à la mode. Outre plusieurs facéties, qw ne sont en queloue sorte que des recueils de calÎBmbours, telles que Lettre à là comtesse Tation (contestation) par le sieur (scieur) de Bois (flotté), étudiant en droit (fit), 1770; iUImanoc^ des calembours , 1771 ; les Amours de l'ange hure (engelure), 1772, on a de lui une comédie en 5 actes et en vers qui eut du succès, le Séducteur f 1783. Le marq. de Bièvre avait inutilement tenté de.se faire admettre à l'Académie : l'abbé Maury l'ayant emporté sur lui , il se consola de cet échec par un calembour, en parodiant ce vers connu :
Omnia vindt am«>r, et nos adamui amori (A Maur>')'
On a publié en 1800, sous le titre de Bievriana, un recueil de ses calembours.
BIGA, y. de la Turquie d'Asie (Anatolie), à 99 kil. E. S. E. de Gallîpoli; 2000 h.: ch.-l. d'un livah de même nom, situé entre ceux ae Kodavenkiar et de Karassi, sur la mer de Marmara et l'Archipel, et qui répond à une portion de l'anc. Mysie. On y trouve les ruines de Troie, d'Abydos, de Lampsaque.
BIGERRONES, peuple de la Novempopulanie, entre les Osquidates à TO. et les Convems à l'E. Ch.-l. , Turba (Tarbes). Leur pays a formé le Bigorre.
BIGLAm) (John), historien anglais, 1750-1832, fut d'abord maître d'école, puis se voua aux lettres. Ses principaux ouvrages sont une Histoire (TS^gne (jusqu'en 1809) , trad. par le gén. Mathieu Dumas, et un Précis de V histoire de r Europe depuis 1783, trad. et continué par Maccarthy, 1819.
BIGNON (Jérôme), célèbre magistrat, né à Paris en 1589, mort 1666, se fit remarquer par une érudition aussi précoce gue vaste, et publia dès l*ft«e de
10 ans une Chorographie de la terre sainte. D'abord précepteur du Dauphm, il entra ensuite au barreau, fut nommé en 1620 avocat général au grand conseil.
Suis conseiller d'Etat et avocat général au parlement e Paris (1626). Ayant résinié sa charge en 1641 , il devint l'année suivante bioliothécaire du roi. Ses principaux ouvrages sont des traités De Vékction des pap^Sy 160^; De PeœceUence des rois de France, 1610; et une édition desITarcttlp^i monachi fvrmuXx, 1 613.
11 mérita d'être surnommé le Yarron français. — Son petit-fils, J. P. Bignon, oratorien, 1661-1743, fut aussi bibliothécaire du roi, et se distingua également par une grande instruction. On lui doit V Explication historique des médailles du règne de louu ZIV. Il était de l'Académie française. Il légua à la bibliothèque royale 50000 volumes.
BI6N0N (L. Pierre Edouard, diplomate, né en 1771 à La Meilleraye (Seine-Inf.), mort en 1841 , était fils d'un teinturier de Rouen. Engagé volontaire en 1792 , il fut remarqué de son général, qui le prit pour secrétaire, devint en 1798 secrétaire de légation, remplit avec succès de nombreuses missions sous l'empire (en Suisse, en Piémont, à Berlin, à Cassel, à Carlsruhe, à Vienne, enfin à Varsovie j où il dirigea les afiaires pendant 4 ans), administra avec autant de modération que d'intégrité plusieurs des pays conquis, reçut en récompense le titre de bar ron, et fut un des plénipotentiaires à Dresde (181 3). Sous-secrétaire d'Etat aux aflaires étrangères pendant les Cent- Jours, il se rit en cette qualité forcé de signer la capitulation de Paris (3 juillet 1815). Député depuis 1817 , il fût un des plus constants et des plus redoutables adversaires du gouvernement de la Restauration. Après la révolution de 1830, il tint quelques instants le portefeuille des afiisdres étrangères ; il fut élevé k la pairie en 1837. Napoléon lui avait légué 100000 fr., en l'invitant i écrire une
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