‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 162 sur 578 · BL^N · texte numérisé non relu

BL^N

1784, et par l'abbé de Tressan, 1807 ; son Coun de âiuéra$ure par Cantwell, 1797 { par PréTost, 6enèv«, 1808. etparOuteot, 1830. H. Bkir fut 1« fondateur de la BevtLe d^Édimbaura,

BLAISB (S.), évoque deSébaste, en Arménie, fut martynsé sous Licinius, en 316, par Vordre d'Agricola, gouverneur de Cappadooe. hsa bourreaux lui déchirèrent les cétes avec des peignes de fer* en id4moire de ce fait les cardeucs Pont pria pour patron. On l'honore le Z février. Ge saint était très-vénévé dans l'église gcecque : on lui attribuait le pouvoir de guérir les maladies des enfants et celles des bestiaux, il est d*usage dans beaucoup de pays de bénir le pûn et le selle jour d^ la fête de ce saint : c'est ce qu'on appelle la bénédiction de S. Biaise.

BLAISOIS ou BLÊSOIS, petit pays qui avait Blois pour capitale, faisait partie de ranoien Orléanais, et était situé entre le Vendomois, la Beauce, l'Orléanais propre, la Sologne, le Berry et la Touraine. Auj. compris dans le dép. de Ix)ir^t-Gher.

BLAKE (Robert), amiral anglais, né à Bridgewmter en 1599, mort en 1658. Dans la guerre civile, il prit parti contre Charles I. Néanmoins il désapprouvait la condamnation du roi : Cromwell, pour l'éloigner, le chargea du commandement d'une escadre, quoiqu'il ne connût pas la mer; il n'en obtint pas moins d'éclatants succès : il poursuivit jusque sur les côtes du Portugal la flotte royale, que oûmmaDdaiént les princes Rupert et Maurice ; fit des prises importantes; brûla presque tous les lÀTSseaux du prince Rupert à Cartbagène et à Malaga; réduisit les tles de Scilly et de Guernesey; résista en 1652 aux forces supérieures de Tromp et de Ru\ter, dans la rade de Douvres et prés des sables de Godwin, et les chassa de Portland en 1653. Snyoyé par Cromwell, en 1654, dans la Méditerc^ée pour protéger le commerce anglais, il força les £tats de Tripoli, de Tunis, d'Alger & demander la paix. Dans une guerre a^ec l'Espagne (1656), il bloqua Cadix, s'empara, avec l'amiral Montagne, 0e deux flottes espagnoles chargées de trésors, et les ccoduisit triomohant en Angleterre; mais il mourut en arrivant k Hymouth.

BLAMONT, c'h.-l. fie cant. (Douba), sur le Glou, à 14 k. S. E. de Montbéliard; 601 h. Château fort. Église consistoriale protestante. — Ch.-l. de cant. (Meurtûe), sur la Vézouse, à 30 k. E. de Lunéville, 2381 h. Patrie de Régnier, duc de Massa. Blamont appartenait jadis aux princes de Saim-Salm.

BLANC (Cap-) On nomme ainsi trois caps d'Afri> que : le l*' sur la côte M. , dans l'fitat de Tunis, par T28' long. E., 37» %(r lat. N.; les 2«et 3* sur la côte 0., l'un par 11» long. 0., 33* 10* lat N., dans l'empire de Maroc; l'autre par 19* 2(' long. 0., 20* 54' lat. N., sur la côte du Sahara. Le !•' était connu des Romains sous le nom de Candidum promoiiioriam. Le 3* fut découvert par les Portugais en 1441 .

BLANC (Le), Gbhncum, ch.-l. d'arr. (Indre), sur la Creuse, à 69 k. S. 0. de Châteauroux; 4455 h. Beaucoup de forges aux environs. La route du Blanc à St-Savin s'appelle levée de César.

BLANCHARD (Jacques), peintre, né à Paris en 1600, mort dès 1638, prit pour modèles le Titien, le Tinloret et Paul Yéronëse. dont il avait étudié les ouvrages en Italie, et devint ainsi excellent coloriste. Il exécuta un plafond à Versailles et une galerie à l'hôtel Bullion. Ses chefs-d^œuvre sont : la Descente du SUEsprit et S. André à genoiup devant sa croix (pour Notre-Dame de Pans). On l'a surnommé le Titien français.

BLANCHARD (l'abbé), ué en 1731 à VouzieTs (Ardonnes), mort en 1797, était entré dans Tordre des Jésuites. Après la sunjiression de Tordre, il se retira en Belgique et y publia des livres destinés à Té()ucation, qui eurent longtemps une grande vogue. Le plus connu est V École des mœurs y qui parut d^abord sous le titre de Xt Poète des mœun, Namur, 1 772.

BLANCJ^ARD (François), aéronaute, né en 1753 aux Aadelys, mort on 18Ui}, essaya de diriger les bal-

lons et réussit à traverser la Manche de Douvr^ à Calàii (1786]f. On^ lui doit Tinvention de^ parachutes. — ^ Sa' femme suivit la même carrière : après 61 a.soensîons heureuses, elle périt en 1819, au Jardin de Tivoli, son ballon, d'où elle lançait dés artifices, ayant pris feu dans les airs.

' BLAflCHlB (Mer) . va.st e gol fe de TOcéan Glacial arctimie, sur laoOte septent. de la Russie d'Europe, s'étend de 82* à 40* lonç. E, Elle reçoit la Dwina et TOne^ au S. , la Randela à TO. , la Mezen à l'Ë. Çlle est gelée H mois de Tannée, d'octobre 4 juin. Son princi[;al port est Arkhangel. Elle communique avec la mer Noire par des canaux qui Tunissent au Dnieper, et avec la mer Caspienne par le Volga.

BLANCHB (Rivière), White-Hiver, nom de 2 riv. de TAmérique sept. L'une torabe dans le Missouri, par 43* lat N., entre laGhayenne et la Rapide. L'autre. beaucoup plus au S. , forme 2 bras : le hras orieDt. se joint au Mississipi, le bras occid. à l'Arkansas.

BLANXHE. Ce nom a été porté nar plusieurs princesses des maisons de Castilie et de Navarre.

BLANCHE DE GASTiLLE, reine de "France , fillo d'Alphonse IX, roi de Castilie. Elle épousa Louis VIII. fut mère de S. Louis, et Téleva dans les sentiment<i de piété qui en ont fait un saint. Elle fut régente dn royaume de 1226 à 123^, pendant la miiiorité de sot; fils, et, plus tard, pendant les expéditions de ce mrnapque en Terre-Sainte et en Egypte. Elle sut triompher des ligues formées contre elle et contre l'Stat par les grands vassaux, gouverna avec la plus grande sagesse, et mit fin k la guerre des Albigeois. Retiré*' à Melun vers la ftn de sa carrière, elle y mourut en 1252, à 65 ans. Blanche était aussi cérëbre par sn beauté que par sa sagesse. Elle inspira, dit-on, un<' vive passion à Thibaut, comte de Champagne, qin 1 seconda dans sa politique et la chanta dans ses ven.

On connaît encore Blanche de Bourgogne, iillf.' d'-Othon IV, comte de Bourgogne, qui énoUsa en \Zi^ Charles, alors comte de La Marche, roi depuis so^^ le nom de Charles le Bel : cette princesse partaçea les désordres de Marguerite de Bourgogne, sa befl" sœur {V. ce nom), fût enfermée en 1314 au ChAteau-GailIard d'Aiidely, pour adultère, puis transférée à TabbaVe de Maubuisson , où elle mourut sn 1326; — et Blanche de Navarre, (jui était fille de Charles III, roi de Navarre, et qui régna après lui (1425-1441) : devenue reine, elle épousa Jean d'Aragon, fils de Ferdinand I, et Tassocia au trône; maJN elle nomma pour héritier de là couronne de Navarre son fils don Carlos, de préférence à son époux : ce qui amena de vifs démêlés entre le père et le fils.

BLANCHET (Pierre), vieux poète satiriaue, né ji Poitiprs en 1459, mort en 1519, fut d'abord avocat ei embrasiui l'état ecclésiastique à 4*0 ans. On Im attri bue. mais à tort, la farce de l'Avocat Patelm, qui est plus ancienne que lui.

BLANCHET (l'abbé Franc.), né en 1707 à Angervill • près de Chartres, mort en 1784, se livra d*abori^ avec succès à Téducation et à la prédication, puis fut attaché à la Bibliothèque du Koi à Versailles. On a de lui : Var^tés morales et amusantes ^ 1784; Apologues ti Contes. 1785 (publiés de nouveau en 1840, avec ceu^ de Cayius). Blanchet excellait dans Tart de narrer : on trouve dans ses contes, avec un style agréable, de Tinstruction et de l'esprit. "

BLANCMESNIL, magistrat. V. potier.

BLANCS (les), épithéte .sous laquelle on désigna pendant la Révolution française les partisans dç la royauté, qui avaient pourem!)Ième le arapfaù hlanç. On opposait les Blancs aux Bleus.

BLAMcs et NOIRS, facttous rivales qui se formèrem en Italie au sein du parti guelfe à la fin du xin* s. et qui ensanglantèrent Florence pendant les cinq premières années du xiv<. Les noirs étaient le parti de la noblesse et les blancs celui des riches botir^eois. Persécutés par les noirs, les blancs se rapp'rocH^renC des Gibelins et ils finirent par se confondre avec eu^ Dante fut exilé comme blanc en 1302.

Page 1