‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 163 sur 578 · BLEU · texte numérisé non relu

BLEU

BLAKCS-M AKT1£A1[IX, nom ou'oxi donna ?iUT Ser- Tites, puis aux Guillemites, à cause du mapteau Di^nc qu'ils portaient. Une rue de Paris a retenu leur nom. BI4NPRATA (George), né dans le marquisat de Saluées yeçs 1620, fut poursuivi par rinauisitîon de Parie pour avoir embrassé les doctrines dUriusetde Socin, chercha un 8^siU àGen^ve, ruais y Tiit persécuté par Calvin; se sauva en Polognç, où il devint médecïQ du roi Etienne Bathori, 1558, puis en Transylvanie, où il réussit à établir les doctrines unitaires. Il fut étoufTé dans son lit par ^n neveu qui convoitait son héritage, vers 15SÛ.

BLANDUSIE, BlomdusÙBy source du pays des Sabins, au N. de Tibur, et près de ^ maison de campagne d*Horacc, qui la chante dans ses Qdes (m, 13).

BLANGY, ch.-l. de cant. (Ulvados), à 8 k. S. E. dn Pom-VÊvéque; 272 h. — Ch.-l. de cant. (Scinelaf.), sur la Bresle, à 28 k. N. E. de Neufchàtel; 13*28 Q. Papeteries, filatures, toiles à voiles}, savon-

BLANKEBrnoUHG. V. du dnché de Brunswick, au pied du mont Blankenstein. à 55 kil. S. £. de Brunswick; 400Q h. Ch.-l. d'une principauté qui dépend du duc de Brunswick et qui compte 11 000 bah.

BLANQUEFORT, ch.-l. de cant. (Gironde), à 9 k. N. 0. de Bordeaux ; 2037 b.Vins rougeç et blancs. 4nc. seigneurie, qui comprenait ux^e partie du Médoc.

BLJk^QJJKï DU CRAYLA (Armand) , yice-amir«l, né en 1759 à MarvéjoU (Ixïzère), piort en 1826 ; se distingua dans la guerre d'Amérique, comm^d* une division de la flotte française, p^ps Texpéditiop d Egypte f et montra un courage héroïque à Ï4 bataille d'Aboukjr; mais, ayant vu sa conduite en celte journée mal appréciée, jl se retira du service (1803); il reçut de Loui^ XVIH le titre de coiflte.

BLANQUI (4. Adolphe), épononiistc, né en 17ia8 à Nice, mort en 1854. et^it (ils d'un conventionnel. 11 s attacha de bonne aeure i J. ^. Say, auquel il succéda dan9 9a chaire d'économ. polit. (1830)tetfutun des rédacteurs du Souvnal du Com^nerpCj du Courrier françaUj du Siçcle, etc., directeur de l'École du Commerce (1830), membre de l'Académie des sciences morales (1838), député de U^ Gironde(1848). Ses principaux ouvragés sont : Résumé de i'histoire du commerce ^t de l'ituiwtrie (1826), Précis éléirventoxre d*écauomie poMique (1826), MistQirç de l'économie potUique en £î4rop«(1838), Lef çlcuisef pi*vrières eo France (1848), Rapport sur j'fxpostiton de Londres (1851). Il admettait le9 principes de ^y sur la Uberié du commerce, mais il se séparait de %n maître sur d'autres points et professait un sage élecUsme. — Son frère, Auguste Blanqqi, né en 1805, s'est fait un nom fâcheux par ses doctrines démago^riques en 1830 et en 1848.

BLANZAC, ch.-l. de cant. (Charente), sMr leNay, à 19 k. S. 0. d'Angoulême; 671 h. Y»ns ronges.

BLANZY, bourffdeSaône-et-Loire, à HO k. S. S. P^. d*Autun; 4558 &. Riche mine dé houille exploitée. — Hameau du dép. de l'Aisne, à 5 k. de Soisson^. Antiquités : une belle mosaïque y fut trouvée en 1858.

BLAQUIE-ST BOUGRIE, nom oue donne Geoffroi de ViJlehardouin au roy. valaque-nulgare.

BLAGBEC7R£Br, Arœ FhvieRj v. du Wurtemberg, sur le Blau, à 15 k. 0. d'Ulm; 2000 h. Jadis châfeau fort (rasé en 1806). Victoire des Français sur les Autrichiens en 1800.

BLaVET, Blcbia, riv. de France, naît dans le dép. des Côtes-du-Nord, à VO. S. 0. de Bourbriac, P^sse à Hennebon, où elle est navigable, et tombe oans la rade de Lorient, à Port-touis, après un cours de 120 k.Canalisée entre Hennebon et Pontivy.

BLAYB, piwiHt ch.-l. d'arr. (Gironde), sur la riv. dr. delà Gironde, à 50 kil. N. de Bordeaux; 3389 hah. Tribunal^ collège, école d'hydrographie. Place de guerre, cftadelle très-forte, copstruiie par Vauban (1652-8). De lautre côté de la Giropde est le fort Médoc, et entre les deux, au milieu du fleuye, « Pdté de Blaye. Petit port, chantier de constrno lion. Vins, esprits, huiles, etc. — Blaye était une

station militaire dès le temps des Romains. La duchesse dé Berry y fut détenue çn 1832.

BLAYMARP ft?),' ch.-l. de cant. (LozèreJ, à 18 k. p. de Mende • 500 hab. Fabriques de serge'.'

BLÇKINQB, prov. çQérid. de la Suède , bornée par la Scanie & 1*0. et I4 mer Baltique au S. , a pouf cheflieu Carlscrona et compte 99 000 halb. Ce p^y^ a jufqu'en 1658 appartenu au Danemark.

BtEMMYES, peuplade qui au lii* siècle (^e^.-C habitait au S. O.de 1 Egypte, sbutintle tyran Firmusj puis s'empara de Ptolémaïs et de Coptos au temps de Probus. Ou finit par les réduire. Suivant les récits pqpulaires, ils étaient sans tété, sans cou, et avaient les yeux et la bouche sur la poitrine.

BLËXEAC, ch.-l. dé cant (Yonne), surleLcini?, arrond. et à 60 kil. S. 0. de Joïgny, à 47 kil. 0. d'Auxerre; 1168 hab. En 1652, Conûé, à la tête des Espagnols, y battit Tarmée royale; il y fut défait luimême peu après par Turenne.

BLENHEIH, vge de Bavière (H. -Danube), .sur le Danube, à 40 kil. N. 0. d'Augsbourg; 2:2q0 tiab. Les Français et les Bavarois y furent défaits eu 1704 par les Impériaux et les Anglais : cette bataille est plus connue «n France sous le nom d'Hochstœdt, nom d'un bourg voisin. Le général anglais Marlborough, qui la gagna, reçut en récompense, par un vote 4u parlement angles, un superbe château qu^on nomma Blenheim (aux environs qe Woodstock).

BLËBANCOÏJIIT, bourg du dép. de l'Aispe, ^42 kil. 0. dé Làon: 900 hab. Patrie de Le Cat.

BL£r£, ch.-I. de c^nt, (Indre-et-î^oire), sur la r. g. du Cher, à 27 kil. E.S. E. c|e Tours; 1875 h. Vin rouge.

BLESLE, ch.-l. de cant. (Htfi.-Loire), à 17 kil. 0. deBrioude; 1108 hab.

BLESMB, vge ^\x dép. de la Marne, à 13 kil. E. de Yitry, sur le chemin de fer ^e \Zs{\ 300 bnb. TétG de ligne d'un chemin se dirigeant sur tangros.

BLÊSOIS. F*. BLAisoi's.

BLESSINGtOP^ (lady), célèbre Irlandais?, n'5e en 1789. morte i P^ris en 1849. tint longtemps à Londres le ïjceDtrè de la mpde. Elle publia en 182*i de^ l^squts!(es àe vouag,e en Bçl^mxiç; en 1833, les Çorkversations dç ^j(rû{i,^vre ou l'on trouve tj'intéressantes révélations sqr ce poète, et donn^ ensuite plusieurs ^t)man^ de qjœurs où elle ^tt^tçjuaU ouvertement la pruderie anglaise : Confessionk dtùne dame sur jerç<f|\<r^ les Victimes de la société, la Loterie de là Viie. l^ens^éçs décousues. S4 résidence (Je Gorçhouse, à lien^ingtpR , était le rendez-vous des étrangers de distinction, mais elle était peu fréquentée par lès îiàraes anglaises. Comme écrivain, lady Blessingtbn brillait par la finesse, la grâce et le bon goût.

PLÉSUS. f . BLyESUS.

BLÇTTlSI^ANS, ch.-l. de c. (Jura), sur la Seille, à 13 kil. N. 0. 4e Lons-le-Saulnier; 10:W Uab.

BLEU (fl.). F. BAHR-BL-AZREK et YANG-TSÉ-XIANG.

B|.ËUES (mont.), chaîne orient, des monts Alleghanys, s'étend de la Géorgie à' la pointe S. E. de rÉtat de Ne\y-york, puis forme au N. le petit groupe dit Catts-Iîill, et les niont^nejt Verte.s.

BLEUS (les) et les verts, en latin Yenet\ et /»rq- «nt. A Byzance . Ie§ compagnies de cochers qui se dispu^ientlé prix dans Ip cirque, et qui se aistinguaient par leurs couleurs, av^iient partagé la ville en deux factions : les Èleus et les Verts. )ustinien s'étant déclaré pour les Bleus, ces dirisions prirpnt bientôt un caractère politique. En 532, les Yeru, profitant du mécontentement du peuple, qu'avaient irrité les exactions de Jean, préfet du prétoire, et d^ questeur Tribonius, se révoltèrent, proc^n^cTent empereur dans le cirque le prince Hypatius, et assiégèrent Justinlen dans son palais. L'empereur eût péri sans le courage de Bélisaire et de Mundus, gouverneur d' JUyrie, qui repoussèrent les rebelies. Plus de 30 000. personnes Ircavèrent là mort ^ans cette sédition ; Hypatius fut pris et décapité, et son corps jeté dans le Bosphore. Cette sédition est connue

BLON

BLUC

80US le nom de Mka (triomphe!), du cri de ralliement qu'avaient adopté les insurgés.

BLBos(le8). Dans les guerres de la Vendée, pen> dant la Révolution française, le nom de Bleus Ait donné aux soldats de l'armée républicaine par les royalistes, à cause de la couleur oe leur uniforme.

BUDAH, V. d'Algérie, au pied du petit Atlas, à 50 kil. S. 0 d'Alger et à l'entrée de la plaine de la Kétidjah ; env. 15 000 hab. Excellentes oranges. Prise en 1830 et occupée en 1838.

JBUGNY, ch.-l.decant (Côte-d'Or), surl'Ouche, à 15 kil. N. O.de Beaune: 1181 hab. Toiles.

BLITILD^, reine de France, femme de Childéric n, fut ma.ssacrèe, ainsi que son époux et l'aîné de ses fils, par un parti de mécontents, en 673.

BLOCH (Marc Ëliézer), naturaliste, né à Anspach en 1723, mort en 1799 à Carlsbad, était israélite. Il exerça la médecine à Berlin et fut membre de la société des Curieux de la Nature. On a de lui une Hùtoire naturelle det poùsonSy avec 432 planches, en allemand, Berlin, 1781-85, trad.parM.Lavaux,en 12 vol. in-fol., avec 216 planches : c'est un des ouvrages fondamentaux pour cette partie de la science.

BLO€US CONTINENTAL. F. l'article blocus au JHct, universel des Sciences, des Lettres et des Arts.

BLOEMAERT, famille de peintres et de graveurs flamands qui produisit dans le xvi* et le xvii* siècle plusieurs artistes distingués. Les plus connus sont Abraham Blœmaert, 1565-1647, qui réussissait dans le naysage et brillait par le coloris ; et son fils, Corneille Blœmaert, né à Utrecht en 1603, mort à Rome en 1680. Ce dernier vint à Paris en 1630, y fit les gravures du Temple des Muses, de Marolles, puis alla a Rome. Son burin se distingue par la diversité des tons et la douceur des transitions. Il est le chef de l'école qui a produit les Natalis et les Rousselet. Ses meilleurs morceaux sont une Sainte Famille, d'après A. Carrache: ime Adoration des bergers, d'après le Cortone; néUaare, d'après Rubens, etc.

BL01S,-Bi«a?,ch.-1. du dép. ae Loir-et-Cher, sur la r. dr. de la Loire, à 176 kil. S. S. 0. de Paris : 20331 hab. Evêché.lrib. de l** inst. et de commerce, cour d'assises; collège, séminaire: sociétés savantes, bibliothèmie publique; dépôt d'étalons. Station de chemin de 1er. Ane. château royal, récemment restauré, et dont une partie sert de caserne; palais épiscopal, hôtel de pr^ecture, église gothique de St-Nicolas, beau pont, aqueduc romain. Gants, faïence; vins, eaux-ae-vie, vmaigre ; céréales. Patrie de D. Papin. — Ayant Grégoire de Tours, Blois était déjà un lieu considérable. Ses comtes étaient issusdela famiUe de Hugues Capet. Thibaut, comte de Chartres, s'en empara sous le règne de Charles le Simple; ses successeurs conservèrent ce comté jusqu'à Guy II, qui, en 1 39 1 , vendit ses domaines au duc d'Orléans (Louis Xll) ; ce dernier, en montant sur le trône, le réunit à la couronne. Blois devint alors le séjour favori des Valois : François 1, Charles IX, Henri III, y résidèrent. Louis XII y publia, en 1499, une ordonnance sur la manière de rendre la justice. Dtirant les guerres religieuses, Blois fut deux fois le siège des Ëtats généraux, en 1576 et en 1588 {7. états généraux). I^ duc H. de Guise y fut assassiné en 1588. Marie de Médicis y fut détenue en 1619. En 1814. Tlmpératrice Marie-Louise se retira à Blois ; c'est de là que bont datés ses derniers actes.

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