BOLO
BOMI
oorta une victoire décisive à Boyaoa ^1819) et affranchit le Venezuela et la NouTelle^Grenade qu'il réunit en une seule république sous le nom de Colombie (18 19) ; proclama peu âpres l'indépendance du Pérou (1822), fonda au sud de ce pays un nouvel Etat qui prit le nom de Bolivie, assura son existence par les victoires de Junin et d'Ayacucbo (1824). et lui donna
une constitution en 1826. Nommé à
intes re-
Êrises président des Etats (ju'il avait affranchis, Bovar rat soupçonné d'ajBpirer à la tyrannie ; pour détruire ces soupçons injustes, il abdiqua plusieurs fois le pouvoir, il mourut peu de mois après une dernière abdication, et lorsqu'il se disposait à se retirer en Europe pour échapper aux injustes défiances dont il était robjet. On a une Histoire de Boliixir par le ffénéral Ducoudray-Holstein, continuée par Violîet. ~ Son nom a été donné à la ville d*Angosturay dans le Venezuela (F. ànoostura) , ainsi qu^à un des États de la Nouvelle-Grenade, situé entre ceux de Magdalena au N. et de Gundimarca au S. , et ayant 4 millions d'hectares et 200 000 h. C'est aussi en son honneur que le Ht-Pérou a reçu le nom de BoUviê.
BOLIVIE, £tat de l'Amérique du S., entre le Pérou à ro. et au N. , le Brésil à TE. , les Prov.-Unies de Rio-de-la-PlaU et le Paraguay au S , et l'Océan Pacifique au S. 0. , se confond avec ce qu'on appelait précédemmeiit Haut-Pérou ; 1500 kil. sur 1600; env. 1 500 000 h., dont beaucoup d'lndiens(les autres, créoles, nègres ou de sang mixte); capitale, Chuqoisaca. Il se divise en 6 départements : Chuquisaca, La Paz, Oruro, Potci-^i, Cochabamba, Santa-Cruz; et comprend en outre les prov. d'Otequis, de Tariia et de Lamar. Montagnes très-hautes (5000 "et plus), ▼allées, pampas immenses, vastes déserts. Climat varié, tempéré en général. Métaux précieux en abondance; plantes et animaux des parties froides du Pérou. Le gouvernement est républicain. —Ce pays, sous le nom de Haut-Pérou, fit partie d'abord de la vice-rovauté espagnole de Lima, puis de celle de Hio-de-Ia-PLata. Il s'insurgea contre l'Espagne dès 1808, mais ne fut constitué comme Etat particulier qu'en 1825, après la victoire d*Ayacucho (K. ce nom), par le congrès de Chuquisaca. Il a reçu son nom actuel en l'honneur de Bolivar. En 1836, la Bolivie forma avec le Bas-Pérou une confédération, dont le général Santa-Gruz fut le président, mais qui ne dura que 8 ans. Depuis, la Bolivie a été longtemps déchirée par des dissensions intestines et nar les luttes des prétendants à la présidence.
BOLLANI>(Jean), BolUindus, Jésuite d'Anvers, né en 1596 à Tirlemont, mort en 1665, commença le recueil des vies des saints distribuées selon les jours de l'année , connu sous le nom d^Acta tanetorum. Il fit paraître en 1643 les saints de janvier, en 1 658 ceux de février, et mourut avant d'avoir terminé ceux de mars. Ce travail a été depuis continué par les PP. G. Henschen, D. Papebroch et par plusieurs autres jésuites, que Ton désigne collectivement sous le nom de BoUandistes. En 1794, lors de
prendre et s'est chargé de l'achever. Les il da sanetorum, publiés à Anvers jusqu'en 1794, formaient dès cette épomie 53 vol. m-iol. ; 4 nouveaux volumes ont paru a Bruxelles depuis la reprise des travaux (1845 et ann suiv.). On en a réimprimé une partie à Venise, 42 vol. 1734 et années suivantes, mais cette coUection ne vaque Jusqu'au 15 septembre.
BOLLANDISTES. F. bollâno.
BOLLÈNB, ch.-l. de cant. (Vauduse), à 8 kil. £. de Pont-Saint-Esprit, à 20 k. N. d'Orange; 2812 h.
B0LLWU4XR, YKe du Haut-Rhin, entre Soulz et Ensisheim, A 7 kil. de celle-ci; 900 nab. Belle pépinière d'arbres, d'arbustes et de fleurs. Station.
BOLOGNE, Bononia des anciens, Bologna en italien, T forte d'Italie , la plus importante de la Romagne, à 300 k. N. de Rome, à 175 k. E. de Milan, sur
un canal, entre le Reno et la Savena ; 1 1 0 OOOh . Archf>vèché, université célèbre. Chemin de fer. Monuments nombreux , cathédrale, église de St Pétrooe, théAtre, riches palais, tours desAsinelU. de Gan- 8endi,fontainede Neotune, etc. Plusieurs académies, musée, riche bibliothèque, beau jardin botanique, lycée philharmonique. Manufactures de soienes. gazes, fleurs artificielles, liqueurs, etc. Patrie de Benoît XIV, de Manfredi, du Guide, du Dominiquin, de l'Albane, des trois Carraches, d'Aldrovandi, Marsigli, J. B. Beccari, J. Monti, 6alvani,etc. —Fondée par les Etrusques sous le nom de FeUina, puis oc-
moyen Age.
du pape Nicolas II; mais elle ne fut annexée aux Etats romains que par Jules II , en 1513. Il y éclata en 1831 un mouvement libéral mais il fut aussitôt comprimé par les Autrichiens, qid depuis y ont tenu garnison, et qui bombardèrent la ville lors destrouLles de 1848. En 1859, la ville et la prov. de Bologne se sont soustraites à l'autorité du pape et ont reconnu le roi de Sardaigne. — La prov. (anc. légation) de Bologne est située au S. de celle de Ferrare, au N. de la Toscane, à l'Ë. du duché de Modène et compte env. 410 000 hab. Elle a formé sous Napoléon le dep. du Reno et une partie de celui du Panaro.
BOLOGNESE (le), peintre. F. oriuàldi (J. Fr.).
BOLONAIS, territou« de Bologne, réuni à VÊtat ecclésiastique par Jules II, en 1513, a formé depuis la légation de Bologne. V. bolognb.
BOLOR, monts d'Asie. F. bblodb.
BOLSENA, Vuîsinii, v. de l'Etat ecclésiastique, sur le bord du lac de même nom, à 26 k. N. 0. de Yiterbe; 2000 h. Ruines du temple de la déesse Nursia, etc. Prise parles Romains en 266 av. J. G. Patrie de Séian. — Le lac de Bolsena (Vukuniensû lacut) a 15 K. de long, sur 10 de large. Il se décharge dans la Méditerranée par la Marta.
BOLTON-LE-MOOR, V. d'Angleterre (Lancastre), à 64 k. S. E. de Lancastre et à 15 k. N. 0. de Manchester, près d'un canal qui conduit à Manchester et à Bury ; 55 000 h. Industne active : fu laines, mousselines, velours; usines pour machines à vapeur.
BOLZANO. K. BOTZBN.
BOMARB (vALMONT de). K VàLMONT.
BOMARSUBTD, forteresse russe, située dans llle d'Aland, au milieu de la céte orientale. Cette forteresse, dont la construction avait demandé plus de 20 ans, venait à peine d'être achevée, lorsqu'elle fut bombardée et détruite en 1854 par la flotta an glo-française.
BOMBAY (corruption du portugais Boa bahia . bonne baie), v. de rlnde anglaise, ch.-l. de laprésid. de Bombay, sur la mer d'Oman, duis une petite tle de même nom, par 69''47'long. E. , 18*56' lat.N. ; env. 700000 hab. Les marais qui l'environnent en rendent le séjour très-malsain, surtout pour les Européens. Port, le meilleur de toute la cote occid. de l'Inde; chemin de fer; vaste citadelle; grands établissements de marine militaire; beaux monuments; superbe temple guèbre, tout récent; église anglicane, palais du gouverneur, bazar, casernes, najsins, docks, arsenal. Immense commerce avec la Chine, la mer Rouge, le golfe Persique, etc. —L'Ile de Bombay fut donnée aux Portugais par le radjah de Sourah en 1530; ceux-ci la cédèrent en 1661 au roi d'Angleterre Charles II, comme partie de la dot que l'mAmte Catherine apportait à ce prince. La compagnie des Indes l'acheta en 1666, et y piaça en 1686 le siège de son gouvernement. — La prteid'ence de Bombay, une des trois grandes divisions de l'Inde anglaise, en forme la partie S. 0. et compte env. 9 000 000 d'h.EIle comprend le Kandeich et de fortes portions de l'Aurengabad, du Bedjapour, du Guzzerat et de l'Adjmyr.
BOMILGAR, général carthaginois, s'empara de la souveraineté dans sa patrie lors de l'invasion d'AjtA-
BÛNA
BONA
thocle (306 av. J.-C.); mais taX bientôt renversé, condamné et périt sur la croix. — Favori de Jugurtha, assanina par ses ordres Massiva dans Rome même, 110 av. J.-O. , puis trahit son maître pour les Romains, et fut mis à mort par lui, 107.
BÛMMEL, T. de Hollande (Gueldre), dansleBommeler-Waard, à 13 kil. N. de Bois-le-Duc; 2000 h. Grande église protestante. Y. jadis importante par le commerce, auj. déchue. Prise par les Pr. en 1672. BOIQŒLER-WAARD, Ingula Batacorum , lie que forment le Wahai et la Meuse, près de leur embouchure, a 22 kil. sur 0, et renferme beaucoup de beaux villages et la ville de Bommel. On croit que ce fut la demeure primitive des Bataves.
BON (cap), ou Hermœum prom., Bat Addar en
arabe, cap d'Afrique sept., forme la pointe N. E. delà
régence ae Tunis, par 8* 44' long. E. et 37** 4' lat. N.
BONA (J.). écrivain ascétique, né à Mondovi en
1609, mort en 1674, entra chez les Feuillants, et
ùcTÏnt général de Tordre en 1661. Clément IX le fit
cardinal en 1669. Ses ouvrages ont été recueillis à
7'urin, 1747, 4 vol. in-fol. Les principaux sont : Ma-
nuduetio ad eœlumy trad. par Lambert et Leduc;
Bonkgium asceticum; De principiis vitx chris-
tiatus. trad. par le président Cousin et PabbéGoujet;
le Phimx ou la Rénovation de Vdmepar la retraite,
ourrage posthume, trad. en 1858, par J. Travers. Les
Principes de la vie chrétienne et le Chemin du ciel
ont été reproduits dans lePofU/i^Ofi littéraire. PSins^
1835. On a surnommé Bona le Fénelon dé htalie,
BONACOSSI (Pinamonte), d'une famille puissante
(le Mantoue, parvint à la souveraineté en 1272, quitta
les Guelfes pour les Gibelins, s'allia avec les maisons
de Vérone et délia Scala, vainquit les Padouans, les
Vicentins, et se maintint au pKDUvoir jusqu'en 1293,
malf*é plusieurs séditions. — Son fils, Bardellone
Uonacotsi, se déclara pour les Guelfes, s'empara
du palais, emprisonna son père ainsi queTamo,
son frère, et se fit proclamer par le peuple en 1293;
il fiitrenvsméen 1299 par BottesiUa^ son neveu. —
Paaserino Bonacossi, frere de Bottesilla, le remplaça
ao pouvoir en 1310, et fat vicaire impérial. Après
avoir joui paisiblement de l'autorité nendaiit 18 ans,
il iîit tué oans une sédition.
BONAFOUS (Mathieu), agronome, correspondant dellnstilat, né à Lyon en 1793, mort en 1852, appartenait à une famille de riches négociants piémontais, originaire de France. Il étudia surtotitles cultures répandues dans le midi de la France, le mais, le riz, la vigne, la soie, et écrivit sur ces divers sujets, soit en français, soit en italien, des ou- Trages estimés : De Véducation des vers à soi», 1 821 ; iindeealtiverUmûrier, 1822; SVatl^ du mais, 1833; Biit.naturelle dumau^ 1836; AmfélogTa/phie sabai' fine, etc. Il a aussi trad. les Principes d^éeonomie politique appliqués à Vagriculture de Beccaria, et mis en vers français le poème de Vida sur le Ver à soie. Il consacra sa fortune à des fondations nhilanthropiques : il concourût à la création de la colonie de Mettray et des instituts agronomiques de Grignon et (le Roville. Son Éloge ^ par M. Cap, a été couronné par l'Académie de Lyon en 1854.
BONAIR, une des Antilles hollandaises, sur la côte de la Colombie, au S. E. de Curaçao, a 30 kU. sur 6, et a pour ch.-l. une ville de môme nom; lôOO hab. BÛMALD (le vicomte de), célèbre écrivain, né en 1753 près de Milhau (Aveyron), mort en 1840, émigraen 1791, et ne revint que sous le Directoire. H concourut à partir de 1806 à la rédaction du Mermre, accepta en 1810 la place de conseiller de l'U- ^rsité, accueillit la Restauration avec joie, fut élu député en 1815, et nommé pair en 1823. Après 1830, il vécut dans la retraite, u était depuis 1816 membre de l'Académie française. On a de lui : Tliéofi€ du pouvoir politique et religieux, 1796; Législation primitive y 1802; BecherSes philosophiques, 1818. Ses OEuores complètes ont été publiées en Il 7ol. in-8. 1840-43, et réimp. en 1859, 7 vol. in-8.
Attaché aux doctrines religieuses et monarchiquen, Bonald attribuait à une révélation primitive rorigino de nos connaissances, du langage, des arts; en politique, il assimilait le pouvoir social à l'autorité du père de famille. Malgré l'exagération de ses doctrines, cet écrivain a contribué avec Chateaubriand à la restauration des idées religieuses et des doctrines spiritualistes ; c'est lui qui définit l'homme une intelligence servie pOr des organes, — Le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, né en 1787, est son fils.
BONAMY (P. Nie), érudit, né en 1694, morL en 1770, était bibliothécaire de St- Victor, historiogiaphe de la ville de Paris, et fut élu dès 1727 membre de l'Académie des inscriptions. Il a publié des dissertations estimées, notamment sur l'introduction de la langue latine dans les Gaules, sur la langue tudesque, sur les antiquités et la topographie de Paris , etc. Il rédigea le Journal de Verdun depuis 1749 jusqu'à sa mort. D'Aguesseau l'honorait de son amitié. BONAPARTE (les), famille noble, originaire d'Italie, et dont l'illustration remonte au xii" siècle. A cette époque, on en distingue 3 branches. La 1'*, résidant a Trévise, fournit des podestats à Vérone et à Padoue, et s'éteignit en 1397 dans la personne de Servadius Bonaparte, prieur des chevaliers Gaudens; la 2*, qui donna naissance à un rameau moins connu, les Bonaparte de San-Miniato, eut, vers 1570, pour dernier représentant Jean Bonaparte, gentilhomme attaché aux Orsini. La 3*, la seule existant aujourd'hui et la plus illustre, résidait primitivement à Sarzana, dans le territoire de Gênes, et était inscrite à Venise sur le Livre d*Or. Un membre de cette 3* branche, L. Marie Fortuné Bonaparte, vint se fixer à Ajaccio en Corse en 1612. Charles Marie Bonaparte, son petit-fils, né en 1746, à Ajaccio, mort à Montpellier en 1785, assesseur (juge) à la juridiction d' Ajaccio, épousa en 1767 Letizia Ramolino, née en 1750, morte en 1836, et en eut 5 fils et 3 filles, dont le tableau suit :
Zénalde Julie, née en 1801, mariée en 1822 à son cousin Charles Lucien , fils de Lucien, morte en 1854; Charlotte, née en 1802, mariée à son cousin Charles Louis Napoléon, fils atnô du roi Louis ; morte en 1 839.
Napoléon François Charles Joseph, né en 1811 de Marie-Louise d'Autriche, proclamé roi de Rome en naissant, mort à Schœnbrunn en I80'.;, duc de Reichstadt.
1. Joseph, 1768-, 1844, roi de Kaples, J puis d'Espagne, dit( comte ûe Survilliers 1 depuis 1814 ;pérede:
2. Napoléon, 1769-1 1821, empereur des] Français , marié à Jo- ^ séphine, puis à Marie-Louise, père de :
S.ËLiSA,1773-1820, /Napoiéone £lisa Ëaciocchi,
princesse de Lucques et Piombino , puis grande-duchesse de Toscane, mariée en 1797 au Corse Baciocchi ; mère de :
4. Lucien, 1775- 1840, prince de Canine , marié deux fois; père de 11 enfants, dont les plus connus sont *
5. Louis. 1778- 1846, roi de Hollande, dit comte de St-Leu depuis 1814, marié en i802àHortense de Beauharnais, père de :
née en 1806, mariée en 1824 au comte Came rata;
[Jérôme Charies Baciocchi, né en 1810, mort en 1830;
' Napoléon Frédéric Baciocchi , né en 1815, mort en 18:W.
Charles Lucien, prince de Canine et Musignano , 1803- 1857, marié en 1822, àZénaïde, fiUe de Joseph, dont il a eu 10 enfants;
[Louis Lucien, né en 1813;
Pierre Napoléon, né en 1815;
^Antoine, né en 1816.
Napoléon Charles, 1803-1807;
Charles Napoléon Louis, né en 1804, marié h Charlotte, fille de Joseph, mort sans postérité à Forli en 1831 ;
I Louis Napoléon, né en 1808, élu président de laRépubli* queielOdéc. 1848.proclamé empereur en 1862.
BONA
BONA
à Murât; mère de :
8. JtRàiiz, 1784- 1860, roi de Westphaliedel807àl813, marié en 1807 aune .princesse de Wurtemberg, morte en 1 83(i ; père de :
a. Padlinb, 1780-/ 1825, mariée au gé-i Napoléon Leclerc,mort à Rome néral Leclerc, puis) en 1804; au prince Borghése; \ N'a pas laissé d'enfants de son ducnesse de Guastaila f second mariage, en 1806, mère de: \
7 Papoitnf 1780.1 Napoléon Achille Murât, né
S'1Si^.?;^rdr U-K^Jéon Mura., né
en 1803.
Jérôme Napoléon, né en 1814,
mort en 1847. capitaine au
service du Wurtemberg ; Maihilde, née en 1820, mariée
en 1841 au prince Anatole
Demidoff; Napoléon Joseph, né en 1822,
marié en 1869 à la princesse
Clotilde de Sardaigne.
Aux termes des sénatus-consultes des 28 floréal an XII et 5 frimaire an xiii, l'hérédité de la dignité impériale, à défaut de descendance mftle de Napoléon, devait être dans la famille de son frère Joseph, et subsidiairement dans celle de Louis. C'est en vertu de ces dispositions gue le prince Louis Napoléon est le légitime héritier de Napoléon I.
VHiUoire de la famille Bonaparte a été écrite par M. Wouthers, Paris, 18&0, et par MM. Ambrosini et Huart, 1860.
BONAPARTE (Joseph), frère aîné de Napoléon, né en 1768 à Ajaccio , mort en 1844 à Florence , était destiné au barreau quand l'élévation de son frère l'appela aux affaires publiques. 11 fut, en 1796, nommé par la Corse député au conseil des Cinq- Cents, puis envoyé en ambassade à Rome (1797): mais il quitta cette ville après le meutre du général Duphot, son aide de camp. Il signala paix de Lunéville (1801) et celle d'Amiens (1802), reçut le titre de prince impérial quand son frère eut été couronné, fut placé j>ar lui en 1806 sur le trône de Naples, où il se fit aimer du peuple, mais sans pouvoir rallier les nobles: échangea en 1808, quoique à regret, la couronne de Naples contre celle d'Espagne, eut sans cesse à lutter contre ses nouveaux sujets, se vit deux fois forcé de quitter sa capitale , et fut réduit à rentrer en France en 1813. après la défaite de Vittoria. Lieutenant général ae PEmpire en 1814 et aux Cent-Jours^ il ne put maîtriser les événements, auitta Pans à l'auproche des alliés, et accompagna rlmpératricQ à Blois. Après Waterloo, il se réfugia aux Etats-Unis, où il vécut 11 ans sous le nom de comte de Survilliersy s'occupant d'agronomie, puis il revint en Europe, où il habita successivement r Angleterre et l'Italie. Homme sage, bon, simple dans ses manières. Joseph n'avait pas les qualités propres au rôle élevé que son frère lui fit jouer. Il aimait et cultivait les lettres ; cependant c'est à tort qu'on lui a attribué un poème en 10 chants intitulé Napoléon^ et consacré au héros de sa famille (ce poème est de M. H. L. Lorquet, professeur à l'Ile de France, qui le publia dans cette îleen 1822). Le roi Joseph a laissé aes Mémoires et une Correspondance , qui ont été publiés par M. du Casse de 1852 à 1854 (PariSj 10 vol. in-8), et oui jettent un grand jour sur rhistoire de l'Empire. Il avait épousé Julie Clary, fille d'un négociant de Marseille. Il laissa deux filles (F. le tableau ci-dessus).
BONAPARTE (NapoIéOU). F. NAPOLÉON.
BONAPARTE (ÉUsa). F. BACioccHi (princesse).
BONAPARTE (Lucien), prince de Canino). né en 1775 à Ajaccio, mort en 1840, vint en 1793 haniter la Provence avec sa famille, exilée de Corse, et remplit d'abord des fonctions subalternes dans l'intendance x&ilitaire. Nommé en 1 797 membre du conseil des Cinq- Cents, il se fit remarquer par son éloquence, et devint présiaent de l'assemolée. Il prépara avec son firère le renversement du Direct aire, et assura le succès du
18 brumaire. Napoléon , devenu premier consul, l'appela au ministère de rintérieur (1799) ; mais, d'un caractère trop entier, Lucien ne tarda pas it-jmber en disgrâce. Il fut néanmoins envoyé comme ambassadeur en Espagne : il y fit prévaloir l'influence française contre le parti anglais, et regagna par là les bonnes gr&ces du premier consul j mais, s'ôtant marié contra la volonté de son frère (il avait épousé Mme Jouberthon. veuve d'un agent de change), il fut de nouveau aisgracié (1804). Use retira à Rome auprès du pape Pie VII , dont il s'était concilié l'amitié dès 1801 en soutenant le Concordat; puis se fixa près de Viterbe, dans la terre de Canino, que le pape érigea pour lui en principauté ; plus tard ( 1 810) .. voulant éviter tout contact avec Napoléon, il s'embarqua pour les Ëtats-Unis, mais il fut pris en mer par les Anglais, qui le détinrent jusqu'en 1814. Dans les Cent-Jours, ii revint en France pour solliciter l'évacuation des ËtatB du Pape, que Murât avait envahis, et fut retenu par son frère. Il fut un des premiers à
5 reposer l'abdication de l'Empereur en faveur du rui e Rome. Après le départ de Napoléon pourSte-H^lène, U retourna en Italie, où il vécut en simple particulier. Il cultivait les lettres et composa deux pcifmes épiques : Charlemagne et la Cyrnélde ou la Corse sauvée. Il avait été admis à l'Institut dès 1803. U fut un des premiers protecteurs de Déranger. — Son fils aîné, Ch. Lucien Bonaparte , prince de Canino et Musignano, né en 1803, mort en 1857, fut élevé à Rome, épousa en 1822 une fille de Joseph, se rendit avec elle aux Ëtats-Unis, où résidait son beau-père, publia dans ce pays plusieurs ouvrages d'ornithologie estimés (American Omi- {^o^oijry, Philadelphia, 1825; Omithology of tfw North America ^ 1826), fit paraître, après son retour en Italie , VOmithologie comparée de Rome et de Philadelphie y Rome, 1828; Classification des animatuD vertébrés^ 1831; la Faune italienne, 1833- 41, tous écrits en italien ; organisa en Italie les congrès scientifiques et mérita par son zèle pour la science d'être admis dans la plupart des sociétés savantes de l'Europe et d'être nommé correspondant de l'Institut. £lu en 1848 membre de TAssembléf^ constituante de Rome, il en était président en 1849 et il ne put s'opposer aux excès qui amenèrent la chute de la nouvelle république. Rendu à la vie privée, il vint résider à Paris et reprit les travaux qui l'ont placé dans les premiers rangs des zoologistes.
BONAPARTE (Louis), né OU 1778 à Ajaccio, mort en 1846 à Florence, fut dès l'âge de 16 ans aide de camp de son frère à l'armée d'Italie, le suivit en I^lgvpte, fut marié en 1802, presque malgré lui, à la nlle de Joséphine, Horteuse de Beauhamais, avec laquelle il ne sympathisait pas et dont il finit par se séparer (F. hortense); reçut, à la création de l'Empire, le titre de grand connétable; occupa en 18Ûd. à la tète de l'armée du Nord, le territoire de la République batave ; cruitta loyalement le pAys aux premières nouvelles ae la paix, ce qui lui concilia i'e>time des habitants; fut élevé en 1806 sur le trône de Hollande, et sut s'y faire aimer, mais abdiqua en 1810, quand il connut les projets de Napoléon qui^ en effet, ne tarda pas à réunir la Hollande a l'Empire. Ce prince philosophe vécut depuis dans la retraite sous le nom de comte de Saint-Leu, et resta étranger au retour de Napoléon en 1816. Il a publié des Documents historiques sur le gouvernement de la HoU lande (3 vol. in-8, Paris, 1820), ouvrage précieux pour l'histoire, mais où Napoléon n'est pas épargné. Comme Lucien et J oseph , il cultiva les lettres. Il avait en 1814 J dans un Essai sur la versification ^ proposé de substituer le rhythme à la rime en scanaant les vers français suivant l'accent prosodique; il voulut même appliquer ce système et composa quelques poésiesen vers rh0hmiques {Lucrèce^ tragédie, Ruth et Noémif opérarCom;que) ; mais cette tentati\o n'eut aucun succès. On a encore de hit des fMifs (Vienne, 4813) et des i'omM rfiivri^ (Florence,
BONA