‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 170 sur 578 · BONE · texte numérisé non relu

BONE

1828), où Ton trouve, avec une philosophie douce, de nobles sentiments exprimés en beaux vers; un roman , Marie ou les Peines de Vamour (publié dès 1800, réimprimé en 1814 sous le titre de Marie ou les Holkmàaises) , roman qm paraît être sa propre histoire. — De trois enfants qu'il avait eus d'Hortense (F. le tableau ci-dessus), un seul a survécu. C'est le prince Louis Napoléon, aujourd'hui empereur. BONAPARTE (Pauiino), princesse Borçhése, 2" sœur de Napoléon, née en 1780 à Âjaccio, morte en 1825, fut mariée en 1797 au général I^eclerc, qu'elle accompagna dans Texpédition de St-Domingue , et qui la laissa veuve au bout de peu de temps. Faite duchesse de Guastalla, elle épousa en 2** noces le prince Camille Borghèse (1803) , dont elle se sépara bient&t, et vint habiter le château de Neuilly , où elle tint une espèce de cour. En 1814 elle se montra dévouée à son frère, avec leouel die avait eu jusauelà quelques hrouiUeries; eue le suivit à Itie d'Elbe, et mit à sa disposition ses diamants (qui furent pris à Waierioo dans la voiture de l'Empereur). Dans ses dernières années elle se rapprocha du prince Bortzhèscy et vécut avec lui à Florence. Pauline était une des plus belles femmes de son temps. Canova reproduisit sous ses traits la Vénus de Praxitèle.

BONAPARTE (Caroline), 3' sœur de Napoléon, née en 1782, morte en 1839, fut mariée en 1800 à Murat. Devenue grande-duchesse de Berg. puis reine de Naples, elle se montra digne de ce haut rang : elle favorisa les arts et les artistes, encouragea les fouilles de Pompéies, et créa à Naples des établissements utiles, dont plusieurs subsistent encore. Déclarée régente cpand Murât eut quitté Naples, elle assura la tranquillité publique, ne s'éloigna qu'après avoir stipulé avec le commodore anglais pour les intérêts de ses anciens sujets, puis se retira au château de Baimbourg près de Vienne, où elle s'occupa excluÂYement de l'éducation de ses enfants. Après 1830, elle se réunit à sa famille en Italie ; elle mourut à Florence. Elle avait pris le titre de comtesse de Lipona anagramme de Napoii, nom italien de Naples). BCHAPARTB (Jérôme) , le plus jeune des frères de Napoléon, né en 1784 à Ajaccio, mort en 1860, servit d'abord dans la marine, prit part à Texpédition de St-Domingue et remplit avec succès plusieurs missions, notamment celle de réclamer au dey d'Alffer 250 Génois retenus en escUvage ; quitta «n 1806 le service de mer avec le grade de contreaaiiral , et Tut aussitôt mis à la tête d'un corps d'ai^ mée de Wurtembergeois et de Bavarois, avec lequel il enleva laSilésie au roi de Prusse (1807). La même année, il épousa la fille du roi de Wurtemberg et fut placé sur le trône de Westphalie, créé pour lui. Il établit sa résidence à Ca^tsel, introduisit aans son royaume les institutions françaises et abolit de nombreux abus. Placé en 1812 à la tête d'un corps de troo])es allemandes, il prit part à la campagne de Russie et se distingua aux combats d'Ostrowno et de Mohilev, mais, à la suite d'un fâcheux conflit avec le maréchal Davoust, il retourna à Cassel. Il refusa de conserver le trône après les événements de 1814, s'empressa de revenir en France pendant les Gentionrs, commanda un corps d'armée en Belgique, fat blessé au combat de Hougoumont, et n'en prit pas moins une part fort active à la bataille de Waterloo, où il fit des prodiges de valeur. Après la chute de Napoléon, il se retira près de son beaupère, qui lui conféra en 1816 le titre de comte de Montfort, sous lequel il a été longtemps connu. Rentré en France en 1848, il contribua à préparer l'élection à la présidence de son neveu, le prince Napoléon, et fut nommé successivement gouverneur des Invalides (1848), maréchal de France (1860), président du sénat (1851), et fut réintégré, après le rétablissement de l'Empire, dans le titre et les honneurs de prince impérial (1852). Son corps a été déposé aux Invalides auprès de celui de Napoléon. Ses MémoîfTs et sa Ci*rrespondance ont été pubU en 1863. -•-

Le prince Jérôme avait conservé deux enfants de son mariage avec la princesse Frédérique de Wurtemberg : le prince Napoléon et la princesse Mathilde Il avait eu un autre fils d'yn 1"' mariage, contracté en 1803 à New- York avec miss Paterson, mais sans l'aveu de Napoléon.

BONAVENTURE (Jean fidanza, connu sous le nom de S.) , célèbre aocteur de l'Ëglise, né en 122.1 à Bagnarea en Toscane, mort en 1274, fut reçu dans l'ordre de St-François en 1243, enseigna la théologie à Paris, 1253, devint général de son ordre en 1256, et se concilia tellement la confiance générale qu'après la mort de Clément IV, les cardinaux s'engagèrent à élire pape celui qu'il désignerait : il prononça pour Thibaut, depuis Grégoire X, qui, en reconnaissance, le nomma cardinal en 1272. On a de S. Bonaventure des Commentaires sur V Imitation de J.-C. et sur le Maître des sentences de Pierre Lombard, des Jftfdtïoltorunir la vie deJ.'C, , plusieurs fois trad. en franc. , des livres d'exégèse {Breviloquitim, Centiloquium) , des livres populaires {Biblia pauperum)j et des cantiques célèbres. La piété mystiriuo qui règne dans ses écrits lui a valu le surnom de Docteur séraphique. Ses OEuvres ont été publiées à R o m < - . 1586-96,8 vol. in-fol.,età Paris, 14voLin-8, 1866. Ses OEuvres spirituelles ont été traid. par Tabbe Berthaumier, 1865. On le fêtele 14juillet.— F. giraudeau.

BONCHAMP (Artus, marquis de), général vendéen, né en 1759 dansTAniou, servit en Amérique, fut choisi en 1793 avecd'Elbée pour commander les Vendéens insurgés, obtint d'abocd quelques succès dans l'Anjou et contribua à la prise de Bressuire et de Thouars; mais fut mortellement blessé en combattant devant Cholet, le 17 oct. 1793. Avant d'expirer, il fit rendre la vie à 5000 prisonniers répubhcains qu'on allait massacrer. Sa veuve, morte en 1845, a laissé des Mémoires.

BONCONICA, V. delà Belgique ancienne (Germanie 1'*). sur la r. g. du Kliin, est auj. OppenJieim.

BOND (Jean), philologue anglais, né en 1550, dans le Somerset, mort en 1612, fut 20 ans recteur d'une école à Taunton, puis exerça la médecine. Il donna en 1614, à Londres, une édition des OEuvres d^Hor.ace^ accompagnée de notes marginales fort brèves, qui a obtenu une multitude de réimpressions. Il a fait sur Perse le même travail, mais avec moins de succès.

BONDO (Clément), poète italien, né en 1742 à Mezzano (Parme), mort à Vienne en 18?1. avait été jésuite. H devint vers 1795 bibliothécaire de l'archiduc Ferdinand à Brunn, et fit l'éducation du fils de ce prince (duc de Modène depuis). On lui doit des traductions estimées de Virgile et d'Ovide en vers italiens, ce qui l'a fait surnommer le Delille de l* Italie. Il a aussi composé quelques poésies originales (la Journée champêtre, la Conversaiioti, des poèmes badins, épithalames, eanzone^ etc.). Ses OEuvres onl été publiées en 1808 à Vieime , 3 v. in-8.

BONDOU (roy. de). État de la Nigritie occid.. dans laSénégambiO; au N. 0. du Bamoouk; 160 k. sur 110; villes pnncipales, Fattéconda et Boulébané. La France y a un comptoir, à Sénou- Debou. Ce pays fut vu pour la !'• fois par Mungo-Park.

BONDY. vge du dép. de la Seine, à 12 k. £, de Paris, sur le uanal dei'Ourcq et la route d'Allemagne; 800 hab. Château. — Près de là est la foret dn Bondy, qui fut longtemps un repaire de voleurs.

BONE, l'anc. Hijmone, Hippo regiuSf en arabe Beledrel-Àneb ( la ville des jujubes), v. forte de l'Algérie (prov. de Constantine) . à 156 k. N. E. de Constantine^ sur la côte; 8000 nab. Ch.-L d'arr. et de subdivision militaire, tribunal. Deux ports, fréquentés pour la pêche du corail; belles jetées (construites en 1858), étoffes de laine dites constantines, bournous, tapis, selles, peaux, cire, grains, etc. Bone fut occupée par Charles-Quint en 1535. la compagnie française d'Afrique y eut un établissement de jpuis Louis XIV jusqu'à la Bévolution. Bone est oo-

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cupoe depuis 1832 par les Français, qui ont assaini cette ville et en ont changé la face. V. hippone.

BONFINIUS (Antoine), historien, nd àAscoU en 1427, mort en 1502, fut (Quelque temps professeur de bellefr-lettres à Ricanati. Matthias Corvin. roi de Hongrie, l'appela à sa cour pour écrire i* Histoire de la Hongrie jusqu'à son règne. Il rédigea cet ouvrage en latin et conduisit son récit jusau'en 1445. Sanibuc en donna en 1568 une nouvelle êaition, avec continuation; elle a été reproduite à Leipsick, 1771. B0N6ARS (Jacq.), savant critique^ né en 1546, à Orléans, mort en 1612, était calvmiste. Il fut conseiller et maître d'hôtel de Henri IV, et fut tr&sutile à ce prince nar ses négociations avec les cours d'Allemagne. On lui doit le recueil des historiens des croisades intitulé : Gesta Dei perPtancos^ Hanau, 1611 ; une édition de Justin. 1581 , et des Epùtolœj que MM. de Port-Royal ne dédaignèrent pas de traduire (16H8), sous le pseudonvme deBnanville.

BOimOMMG (col du), défilé des Alpes Grecques, au S. 0. du Mont-Blanc, à 4510* au-dessus du niveau ée la mer, met la vallée de TArve en communication avec celle de l'Isôre. — V. jacquerie.

BOPOFACE (le comte), général de l'empire d'Occident, né en Th race, gouverna P Afrique sous Honorius et sous Placidie, et jouit longtemps de toute la faveur de cette princesse; mais ayant été injustement disgracié, par Teffet des intrigues d'Aétfus, il se vengea en appelant en Afrique Genseric et les Vandales (429); il voulut ensuite s'opposer à leur établissement, mais ce fut sans succès. Rappelé à la cour, il fut envoyé par l'impératrice contre l'ambitieux Aétius : il le vainquit, mais il périt de sa main dans un combat acharné (432).

BONiPACE (S.J, nommé d'abord TFîn/Wd, né vers 680 dans le Devonshire en Angleterre, alla prêcher l'Évangile aux nations barbares ; parcourut, vers 716, la Thuringe, la Hesse, la Frise, la Saxe; y fit un grand nombre de conversions; vint à Rome, où il fut sacré évêque par Grégoire II. en 723; retourna en Allemagne vers 751 avec le titre d'archevêque de Mayence, organisa les évéchés de Passau, Freisingen, Ratisbonne, Salzbourg, Erfurt, Wurz- Iwurg et sacra Pépin le Bref. Virtime de son zèle, il fut massacré par les barbares en 755, près d'Utrecnt. Ses os furent portés à Fulde, dans une abbaye au'il avait fondée. On a de ce saint des Sermons et des Lettres y recueillis par Serrarius, 1605, in-4, et réimp. par Giles, Lond., 1844. Sa fàte se célèbre le 5 juin. Son disciple Willibald a écrit sa Vie en latin.

BONIPACE I (S.), pape, élu en 418, mort en 422, succéda à Zozime et eut pour compétiteur Eulalius. S. Augustin lui dédia ses quatre livres contre les erreurs des Pélagiens. On l'hon. le 25 oct.

BONIPACE II. Romain , élu en 530, mort en 532, succéda à Félix IV. On a de lui une Lettre à S. Césaire d* Arles ^ dans les Epistolsp rom, pontifieufn,

BONIPACE m, Romain, élu en 607, mort peu de temps après, obtint de l'empereur grec Phocas que le patriarche de Gonstantinople n'aurait plus le titre à'évêque universel^ qu'il avait usurpé, et que ce titre serait porté seulement par l'évêque de Rome.

BONIPACE IV, succéda au précédent en 608 et mourut en 614. L'empereur Phocas lui ayant fait don de l'ancien Panthéon de Rome, il le consacra à la Vierge, sous le nom de Ste-Marie-de-la-Rotonde.

BONIPACE V, Napolitain, 617-625, défendit aux juges de poursuivre ceux qui se mettraient sous la protection des églises.

BONIPACE VI, élu en 896, mourut au bout de 15j.

BONIPACE VII, nommé d'abord Francon, antipape, se fit élire irrégulièrement en 974, du vivant de Benoît VI , et fût accusé de la mort de Benoît VI et de Jean Xrv, ses compétiteurs. A sa mort, son corps fut traîné par les pieds et aband. sur une place, 985.

BONIPACE vin, Benoit Catetan, né à Ânagni, fut d'abord avocat et notaire du pape à Rome. Il obtint le chapeau de cardinal en 1281, et fut élu pape

en 1294, à la suite de l'abdication de Célestin V. De même que Grégoire VII, ce pontife voulait élever la puissance spirituelle auAlessiis de la puissance temporelle, et prétendait disposer des trônes; il eut de vif^ demèlls aveo les Oolonna, qui soutenaient les droits de la maison d'Aragon, avec l'empereur d'Allemagne, mais surtout avec Philippe le Bel. Il délia les sujets de ce prince de leur serment de fidélité et fulmina contre lui les fameuses bulles Clerids laicot et Atucultay /i/t, que Philippe le Bel fit brûler. H fut, en 1303. arrêté dans Anagni par Nogarfet, d'après les ordres de Philippe, qui voulait l'amener en France et le faire juger par un concile, et il se vit lâchement maltraiter par Sciam Colonna. Il fût, quatre jours après, délivré parle peuple, mais il tomba malade par suite des mauvais traitements qu'il avait subis, et mourut au bout d'un mois. C'est sous son pontificat que S. Louis fut eanonisé. Le P. L. Tosti a donné en 1846 une Bi»toire de Boniface Vni, trad. par l'abbé M. Duclos.

BONIPACE IX, P. Tomaeelli. noUe napolitain, élu pape en 1389, mort en 1404, établit desaonates perpétuelles. On lui reproche son avarice et sa complaisance pour les dérèglements de sa famille.

BONIPACE i , le premier duc de Toscane connu, était , à ce qu'on croit , d'origine bavaroise . 11 régna de 813 à 823. — BONIPACE n , son fils, lui succéda, dé^ fendit la Corse contre les Sarrasins, et fit une descente sur les côtes d'Aftique. Ayant irrité Lothatre, en faisant rendre la liberté à Judith, femme de Louis le Débonnaire, il fut obligé de se retirer en France auprès de ce prince. — bonipacb m, fils du marquis ITiéodebald, soumit la Toscane en 1027, et y régna jusqu'en 1052. La comtesse Mathilde, sa fille, recueillit son b^tage.

BONIPACE, marquis de Montferrat. V. montferbat.

60NIPACI0, Éarianum? v. dô Corse, ch.-L de, cant, au S. de l'Ile et en face de la Sardai^ne, sur le détroit dit Boeca di Bonifaeio. à 78 kil. S. Ë. d'Ajaccio; 2828 hab. Forte citadelle. Port bon et commode. Pêche du corail. Cette v. fut fondée en 820 par un seigneur dePise nommé Boniface; elle fut prise en 1195 par les Génois. — ^Le détroit de Bonifacto sépare la Corse de la Sardaigne. Dans sa partie la plus étroite, il n'a que 12 kiL

BONJOUR (Casimir), homme de lettres, né en 1795 à Clermont en Argonne, fut admis à l'Ecole normale, professa quelque temps, puis entra dans les burecaux des finances ; mais fut au bout de Quelques années destitué par M. de Villèle comme libéral. Il se livra dès lors tout entier à ses goûts littéraires et donna au Théâtre - Français plusieurs comédies de mœurs qui réussirent. En 1830, il refusa une préfecture; u fut nommé depuis bihliothôcaire à Ste-Geneviève. On a de lui : la Mère rivale (18*2]), les Deux Cousines (1823). le Mari à bonsies fbrtunes (1824), VArgent (1826), le Protecteur et le Mari (1829), le Presbytère (1833), le Bachelier de Ségovie (1 844), toutes comédies en vers : les trois premières sont 'les meilleures C. Bonjour est un de ceux qui luttèrent contre l'invasion du mauvais goùl : si ses œuvres n'ont pas une grande force comique, elles sont pleines d'esprit et de finesse et ont toujours un but louable; eu outre, le style en est pur et chAtié.

BONN, Bonna ad fl/ienum, v. des États prussiens (prov. Rhénane), dans la régence de Cologne, sur la r. g. du Rhin, à 25 kil. S. E. de Cologne; 18000 h. Ëvéché catholique, univenité florissante, fondée en 1785, changée en lycée sous l'Empire, rétablie en 1818; académie Léopoldine. Ancien palais de l'électeur de Cologne; cathédrale, hôtel de ville ; bibliothèque. Soieries, faïences, huile de vitriol. Ane. place forte. Patrie de Beethoven. —Bonn doit son ongiue à un chAteaufort, élevé par les Romains; détruite au iv* siècle, elle lut relevée par Julien. Elle appartint longtemps aux électeurs de Cologne, qui y résidèrent à î>artir de 1273; ello *" «l

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nn.<« par Jes Fiançais dans les guerres de la Révolution et cédée en 1814 à la Prusse.

BONNARD (Bernard) ohevalier de], pofite. né à Semur en 1744, mort à Paris en 1784, fut d'abord officier d'artillerie, puis colonel de dragons, et enfin sous-gouverneur des enfants du duc d Orléans. On a de lui des Poisiet diverses ^ publiées en 1791 , et reoiarauables par la 2râce et la pureté. On y remarque r^pltre à Boufflers.

SONNAT, ch.-l. de cant. (Creuse), à 17 kil. N. de Guéret, 387 hab.

BONNE, maison noble du Dauphiné, orij^inaire de Bonne en Savoie , bour^ de la prov. de Faucigny , à 20 kiL N. E. de St-Julien. Celte maison se fondit aans celle de Lesdiguières. V. ce nom.

BONNECOKSB (Balthasar de) , poète médiocre du temps de Boileaa, fut consul de France en Asie. On a de lui la Montre (Vamourf Paris, 1666 , et le Lutrigot, mauyaise parodie du Zurrtn, Marseille, 1686. BONNE DÉESSE, déesse adorée à Home et que l'on croit la même que Cybèle, était représentée arec me couronne murale. On appliquait aussi ce nom à Ops, à Vesta et à Rhéa. On célébi-ait en son honneur, pendant la nuit, des fôtes secrètes, dont lei hommes étaient exclus ; cependant Clodius osa s'y ictrodujre. Dans les derniers siècles du paganisme , >1 s'y commit des désordres affreux.

BONNE-ESPÉRA^XE (Cap de). V. cap (le).

BONNET (Théophile), médecin de Genève, 1620- 1689, fut un des créateurs de l'anatomie pathologique. Dans son traitô intitulé : Sevukhretum seu cnatomia practica (Genève, 1679, 2vol.in-fol.), il rend compte de beaucoup d'ouvertures de cadavres; cet ouvrage traça la route à Morga^ni. On lui doit aussi le Phare des Médecins ^ où il indique les écueils, et un des premiers dictionnaires de médecine, sous le titre de Mercuriits compilatus, 1682.

BoxNET (Charles), philosophe et naturaliste, né à Genève en 1720. d'une famille riche et distinguée, aorien 1793. Dès sa première jeunesse, la lecture du Spectacle de la nature de Pluche lui inspira un goOt très-vif pour l'histoire naturelle et décida de sa carrière. Â vingt ans il avait fait l'importante déçcQTerte du mode de reproduction des pucerons; il fit aussi de bonne heure un grand nombre d'obsenations neuves sur les insectes, sur les plantes, sur i'usaffe des feuilles; mais sa vue s'étant affaiblie par Tusage dfu microscope, il renonça à ce genre de recherches pour se livrer aux travaux de pure méditation, et composa plusieurs écrits philosophiques, oui ont immortalisé son nom. Ses œuvres sont : imité d^insectologie^ 1745; Recherches sur l'usage àufeuHUs^ 1754; Essai de psycfu)logie, US^\ Essai analytique sur les facultés de Vdme^ 1760; Considérations sur les corps organisés ^ 1762. Contemplation de la nature;, 1764 ; Palingènésie philosophique ^ 1769; Rechercher phildophiques sur les preuves du Christianistne j 1770. Dans ses traités sur la nature, il s'attache à montrer que tous les êtres forment une échelle non interrompue; que tous proviennent de germes préexistants, etc. Dans ses traités de m^^taphysiaue, il accorde une grande part au cerceau et à rorganisation , mais sans tomber, comme on l'en a accusé, dans le matérialisme et le fatalisme. Tout au contraire, Bonnet était profondément litigieux : U a tâché d'établir dans sa Palingènésie la nécessité d'une autre vie, non-seulement pour l'homme, mais aussi pour les animaux mêmes. Il a cLerché, dans son Essai analytique ^ à tracer l'histoire de nos premières idées, et s'est rencontré avec Coûdillac pour faire l'hypothèse d'une statue qui i^evrait successivement les différents sens. Ses œuvres ont été réunies à Neufcbâtel, 1779, 8 vol. iH, ou 18 vol. in-8. On doit à M. A. Lemome une Étude sur Bonnet (1850), et au duc de Caraman : Ch. Bonnet, sa vie et ses œuvres (1859).

BONNET ROUGE, sorte de bonnet dont on coiffait pendant la Uévolulion l'image de la Liberté, et que

S rirent comme insigne les partisans les plus exaltés e la République. Selon les uns, c'est un souvenir du bonnet phrygien, que portaient en Grèce et à Home les esclaves affranchis, ou un emprunt fait aux mont\gnard8 catalans des Pyrénées orientales par les premières bandes marseillaises qui vinrent a Paris. Voici , selon d'autres, quelle en serait l'origine: des soldats suisses s'étant révoltés contre leurs ofRciers avaient été envoyés aux galères; mais, leur grâce leur ayant été accordéepar l'Assemblée nationale « ils revinrent à Paris coiiiés du bonnet rouge des galériens et furent reçus en triomphe par la populace qui adopta ce bonnet pour insigne. Le 20 juin 1792, le peuple de Paris, qui s'était emparé des Tuileries, força Louis XVI à se couvrir du bonnet rouge.

BONNËtABLG, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 23 kil. S. de Mamers: 334â hab. Château gothique.

BONNETS (les) , faction populaire en Suède sous ^Yédéric I et Adolphe-Frédéric (1720-1771), était opposée à la faction aristocratique des Chamaux. La France favorisait la 2«, tandis que l'Angleterre et la Russie protégeaient la !•*. Pendant les dissensions des deux partis, qui étaient oppresseurs et opprimés tour à tour, on vit les rois de Suède, réduits a une dépendance absolue , essuyer de la jpart des uns et des autres les affronts les plus humiliants.

BONNEUIL, nom de plusieurs lieux de France: le plus connu est Bonneuil-sur-Marne (Seine) , à 4 kil. de St-Maur; env. 250 h. Ane. résidence royale sous les rois de la 1" et de la 2* race. Beau parc.

BONNEVAL, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), à 14 k. N. E. de Châteaudun; 1768 hab. Hôpital d^Aligre.

BONNEVAL (Cl. Alex., comte de), célèbre général, néen'1675 d'une famille noble du Limousin, m. enl745 h Constantinople, servit d'abord avec distinction dans la marine française sous Tourville , et dans l'armée de terre sousCatinat et Vendôme; mais, ayant été disgracié par le ministre Chamillard pour avoir offensé Mme de Maintenon, il passa au service de l'Autriche et combattit contre sa patrie en Provence, en Dauphiné, à Turin, à Malplaquet. Il eut une grande part à la victoire de Peterwaradin, gagnée par les Autrichiens sur les Turcs (1716). S'étant encore fait disgracier en Autriche pour avoir insulté le prince Eugène, il se réfugia en Turquie, prit le turnan (1 730), fut fait pacha sôus le nom d'Achmet et combattit les Autrichiens. On a publié sous son nom (les Mémoires qui ne sont pas autnentiques. Le prince de Ligne a donné une notice sur ce personnage.

BONNEVlLLR, petite v. de France (Haute Savoie^ ch.-L d'arr., sur TArve, à40k. N. d'Annecy, à 30k. S. E. de Genève, et à 654 k. E. S. E. de Paris; 1500 h. Collège. — Capit. de l'ancien Faucigny.

BONNIER (Ant.), conventionnel, né en 1750 à Montpellier, avait été président de la Chambre des Aides dans sa ville natale. Envoyé à Rastadt comme plénipotentiaire, il y fut assassiné, avec son collègue koberjot, par des hussards autrichiens, au moment où il sortait de la ville, 28 avril 1799.

BONNIÈRËS, ch.4. de cant. (Seine-et-Oise) , sur la r. g. de la Seine, à 12 kiL N. 0. de Mantes; 560 h. Station. Près de là est le tunnel de RoUeboise.

BONNIEUX, ch.-l. de cant. (Vâucluse)» sur un versant du mont Léberon, à 13 kiL S. 0. d'Apt; 1149 h.

BONXIVARD (Franc, de), patriote genevois, né en 1496, mort en 1571*, a été illu.stré par Byron dans le Prisonnier de Chillon. S'étant oppose de tout son pouvoir aux entreprises du duc de Savoie Charles III contre l'indépendance de Genève, il fut arrêté par ordre de ce prmee, dépouillé de ses biens et jeté en l.SSOdans la prison de Chillon, d'où il ne fut tiré Qu'au bout de 6 ans parles Bernois. Il rédigea la chronique de Genève jusqu'en 1530 (imprimée de 1825 à 1831) et quelques écrits de polémique assez piquants, où il attaque à la fois l'Église romaine et les Réformateurs. CofjnnUant il avait embrassé le Protestantisme. Il institua Genève soj hd-

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