‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 195 sur 578 · BRUC · texte numérisé non relu

BRUC

(f agriculture. Re^fttu en 1789 de fonctions civiles, il devint ensuite membre deVAssemUiée législative, entra cbîns le parti des Girondins et fut proscrit avec eux: il erra quelcjue temps en Espagne, en Portugal , et visita Maroc, utilisant ses courses pour le progrès de l'histoirenaturelle. Rentré en France sous la Consulat, il fut nommé consul à Mogador, puis aux Ga« narîM, et enfin professeur de botanique à ttontpellier. Broussonnet est le premier qui ait appliqué a la jooioeie le svstème de nomenclature et de oeserip^ tioD de Lmnée. Il a aussi rendu de grands services à ragriculture. Ses principaux ouvrages sont : Ichlkyologiœ decas jnima, Londres, 1782; V Année rurah, calendrier à l^isage des cultivateurs, 'Paris, 1787; la Feuille du CuUicateur, avec Parmentier , Dubois* etc. ; et une foule de mémoires. On lui doit l'introduction en France des premiers troupeaux de mérinos et de chèvres d'Angora, ainsi que la découverte de l'arbre qui donne la résine sandaraque.

BRODVEUEURBS, ch.4. de cant. (Vosges), à 16 k. S. 0. de St-Dié; 451 h.

BSOIFWERSHAVEN, vge de Hollande( Zélande), dans nie de Scbouvren, sur la edte N. 0., à 10 k. i\. 0. de Zirikzée; 700 h. Patrie de Catz.

BROWlf (Robert), sectaire anglais, né vers 1550 àNorthampton, mort en 1630, s'éleva contre la hiérarchie ecclésiastiqoe, la liturgie anglicane et la forme des sacrements, et enseigna une doctrine trèsanalogue à celle des Puritaitis, avec une forte tàinte de républicanisme. Persécuté et emprisonné pour ses opinions, il se réfugia dans la Zélande, où il continua à prêcher sa doctrine. Revenu en Angleterre en 1585, il finit par se soumettre et obtint une paroisse dans le comté du Northampton. On a de lui : information sanS'eonceesions^ Middelbourg, 1582.

BBOWN (Maximilien). féld-maréchal au service de TAutriche, issu d'une famille irlandaise ,nô à Bàle en 1705, mort en 1757, rendit de grands services à Mari^Thérèse : il gagna en 1746 la bataille de Plai- »&ce. s'empara de 6ênes, repoussa en 1756 le roi le Prusse qui avait envahi làBolkéme, et lui livra la même année la bataille de LowosiU, quMl perdit. IJ fut blessé mortellement à la bataille de Prague.

mowN (James), ministre anglican, né en 1715 à Rothbnry (Northumfcîerland) , mort en 1766, a comrposé un Essai sur kt satire^ en vers, 1750; ime Appréf^ùii des mœurs du temps, 1 757, ouvrage qui, selon Voltaire , ranima l'esprit public; une Histoire de la Voétie, 1764 (trad. en français par Bidous); des tragédies, des sermons et des écrits su^ Féducationc : ces «iemiers M tirent une telle réputation que l'impératrice de Russie lui proposa de venir à Pétershourg (organiser les écoles; mais au moment de partir, il se coupa la gorge daùs un accès de mélancolie.

BROWN (John), médecin écossais, né en 17 36 dans le comté de Berwick, mort en 17Sd, était &ls d'un pauvre journalier. Ayant montré de bonne heUre une grande aotitude à l'étude, il fut envoyé à Edimbourg, où il étuata la médecine, tout en donnant des leçons pour vivre. Il s'y acquit une grande réputation par ^ cours et sa praticjue, devint en 1780 président de la Société médicale d'Edimbourg, publia des EI&nento in«dûnn4B, où il exposait un nouveau systàme <te inédediie,'et eut bientôt un grand nomLre de sectateurs, connus sous Te nom de Érownùtes, Ayant dissipé pair son inconduite la fortune qu*il avait ac- ^se par ses talents, il fot forcé de s^éioigner d'Bdimboûrg, se rendit en 1786 à Londres, où sa mi- ^re ne fit qu'augmente^, et fut emprisonné pour wttes. n j mourut au moment où l'ambassadeur de rrusBe hu 'proposait un établissement avantageux à ^rtin. SroWn explic^uait tout par une propriété vi- ^e qu'il nommait vteiUMbililé, et Féduisait la méd'aine à l'art d'au^menterou de diminuer i'ioeitation PAr ie sage emploi des stimulants. Ses Éléments 6e «^decifw ontété trad. par Berlin et Ifeumiier, 1805.

iiftowH (Thomas), professeur de philosophie k «ombourg, né en 1778 à &iEkmabreck près i^àim-

bourg, mort en 1820, exerça d'abord la médecine, puis professa la philosophie et suppléa Dugald-Stewart dans sa chaire dephilosophie morale à partir de 1810. Il a composé un Essai sur la relation de cause et effet , 1814, des Escpiisses de la phusiologie de Vesprit hur math, 1820 (inachevées), et alaissé des Leçons sur la, philosophie de Vesprit humain , qui on^ été pub. après sa mort. 1822; cet ouvrage, généralement bien écrit, est devenu classique dans la Grande-Bretagne et aux États-Unis; l'auteur s'éloigne souvent de Reid et Stewart, pour suivre Hume. Thomas Brown a aussi composé des poésies estimées.

HROWN {Ch, BaoGKDEN), romaucier et publiciste américain, né ^ Philadelphie en 1771, mort en 18 lOt donna six romans qui eurent un grand succès» Wielandy 1798, QmMnd, 1798, Arthur Merwyn, 179)9 , S^aar ffuntiey , 1800 , Clara Howard , les Méinoires d^Ét. Calvert, 1801, et publia plusieurs revues : The MonthAy Magasin and American review, the Literar$ Magazine and American register, etc.

B&OWNË Cl'hom.) , médecin^ né ^Londres en 1605, mort en 1682, s'est fait connaître par un ouvrage intitulé : laHeUgion du médecin^ 1642, qui fut traduit en français (par Nie. Lefebvre, 1668), et par un essai sur les erreurs vulgaires, Pseudodqxia epidemtco, 1646, trad. par Souchay, 1733.

BaowNE (WUi. George) , voyageur anglais, né à. Londres en 1768, pénétra le premier dans le Barfour (1793), et y fut retenu 3 ans prisonnier, puis explora les bords de la mer Caspienne et (ut assassiné en 181 a, en allant de Tauris i Téhéran. Il avait publié ses YoyagifS en Afrique, en Egypte et en Syrie; ils ont été traduits par Castéra, 1800.

BaOWVISTE& V. BROWM (John).

BRUAIfT (Lil>éral), architecte du xvii* s., m. vers 1690; s'est immortalisé en élevant l'hôtel des Invalides (1671-1675) : c'est lui qui donna les plans de ce magnifique monument, et qui en dirigea l'exécution, à l'exception du dôme qui es^ de Jl. Hardoin Mansart. On doit encore à Bruant, entre autres œuvres remarquables, l'église dela§alpêtrière à Paris et le château de Richement en Angleterre. Son style est noble, grand et simple. Bruant fut membre de l'Académie d'architecture dès la fondation (1671).

BRUAT (Armand Joseph), amiral, né k Gobooar en 1796, mort en 1855, était capitaine de vaisseau lorsqu'il fut nommé, en 1843, gouverneur des îles Marquises, puis des établissements de l'Océanie. Il réusait, malgré les intrigues anglaises, à faire accepter par la reine de Taiti , Pomaré, le protectorat de la France, obtint à son retour le grade de contreamiral, fut nommé en 1849 gouverneur des Antilles, maintint l'ordre et le travail dans i/es colonies malgré ht récente émancipation des esclaves, fut appelé en 1854, pendant la oamcagne de Grimée, à prendre le commandement en chef de la flotte française, se distingua par une eiqsédition hardie dans la mer d'Azar, ainsi que par la prise de l^inburn (15 oct. 1855)^ et reçut en récompense le titre d'amiral; mais U fut peu après enlevé par une maladie sur le vaisseau même qui le ramenait en France.

BRUCE (Bobert>, comte d'Annandale, seigneur écossais, issu de la maison royale, fils de Robert Bruce le Noble, disputa le trône à Bailleul après la mort d'Alexandre 111(1286), et s'unit au roi d'Angleterre, Ëdooaxd 1, pour triompher de son rival; mais il fut trompé par le monarque anglais qui. après la victpice, refusa de lui donner le trône. Il snmit ensuite à Wallace pour délivrer l'Ecosse, mais il l'abandonna par ialousie , et s'alUa de nouveau avec les Anglais: cependant il revint à la cause nationale aprétf la défaite de Wallace à Falkirk (1398}.

BRUCB (Robert)i, d'abord comte de Garni ck, puis coi d'Bcosstt soufl le nom de Robert I. était fils du précôd. Il vécut d'abord à la cour d'JSdouard I , puis s'esquiva de Loudres, souleva llÊcosse et se fit couronner à Scône, 1306. Il défit fidouard II à hi bat. de BannockbmTu (1314). Après de nombreux combats.

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il fit reconnattre son indépendance par Edouard III, en 1329. Il mourut dans la même année. Il est le héros d'un poème composé vers 1380, par J. Barbour, d'Aberaeen. — Son frère, Edouard Bruce, fut proclamé en 1315 roi d'Irlande : il périt à Dundalk, dans un combat singulier contre un Anglais.

BRUCE (Datid), roi d'Ecosse sous le nom de Dayid II, fils de Robert Bruce, succéda à ses droits en 1329. Privé pendant quelque temps de ses Etats par Edouard IIl, qui avait placé Bailleul sur le trône, il y rentra en 1342 avec le secours de Philippe de Valois, roi de France, et fit la guerre à Edouard III , Après avoir obtenu quelque succès, il fut vaincu et pris à NevilPs Cross (1846), et resta pendant 10 ans captif à la tour de Londres. Edouard lui rendit enfin la liberté, à la sollicitation de sa sœur Jeanne, que Bruce avait épousée. Il mourut en 1371 , laissant la couronne à Robert Stuart, son neveu.

BRUCE (Jacq.) , voyageur écossais, né à Kinnaird en 1730, mort en 1794. Après s'être enrichi dans le commerce, il se mît à voyager pour se distraire du chagrin que lui causait la perte de sa femme. Il visita l'Espagne, le Portugal, fut nommé en 1763 consul à Alger, profita des facilités que lui offrait ce titre pour parcourir toute l'Afrique septentrionale, puis pénétra dans l'Abyssinie» et se mit à la recherche des sources du Nil (1768-72). Après une longue absence, il revint en Angleterre où on le croyait mort, et y publia en 1773 Ta relation de son "Voyage à la recherche de$ sources du Nil ^ trad.i>ar Castéra, 1790. Bruce a beaucoup ajouté aux connaist sur la géographie et l'histoire

sauces que l'on avait sur la ç< .

naturelle de l'Abyssinie, mais if n'a pas découvert, comme il le croyait, les sources du vrai Nil* il a seulement romonté jusqu'à la source du Bahr-el- Azrek , un des principaux affluents du fleuve.

BRUCHIUM, quartier d'Alexandrie. F. Alexandrie.

BRUGHSAL, v. du grand-duché de Bade, ch.-l. de cercle, à 19 kil. N. E. de Carlsruhe: 8000 hab. Hêtel de ville, château oui était jadis la résidence de l'évèque de Spire. Ecole de jeunes aveugles* h»ras. Mine de sel, commerce de sel.

BRUCKER (J. i.) savant allemand, né à Augsbourg en 1696, mort en 1770, fut professeur d'histoire de la philosophie à léna, puis pasteur de l'église de St-Ulric à Augsbourg, et fut élu membre de l'Académie de Berlin. II est auteur de VHûtoria crtfica philosophix a tnundiineunalniligadnottram «*- ^ue xtatem dedticta.Leipsick, 1741-44 et! 767 , 6 voL in-4, vaste et savante compilation où les opimouB des philosophes sont exposées avec exactitude, et Jngéw avec une grande liberté. L'auteur en donna lui-mém» un abrégé sous le titre d.*Instiiutionet historùe philosophicœ, 1747 et 1756. U avait préludé à son grand ouvrage par plusieurs dissertationsdont la plus importante est Historia philosophica de ideis^ Augsbourg, 1723. Il publia aussi en 1747 , sous le titre de Pinaeotheca scriptorumy une biographie des savants, avec portraits, et en 1748 : Miscellanea historié phUosophicXj litterarise, criticss, etc.

BRUCTÈRES. Bructeri^ peuple germanique, qui habitait sur les bords de l'Ems. entre les Frisxi au N.. les Batavi àl'O., les Usipilm S.. l»I>ulgibini à ]'£., s'étendait jusqu'à la Lippe, le Weser et le Weept Ils occupaient remplacement de la Wc»tphalie et du roy.de Hanovre, territoire marécageux (Toùils avaient tiré leur nom Qmich, marais). Ils combattirent Drusus sur l'Ems l'an 12 av. J.-C., contribuèrent à la défaite do Varus (9 de J.-C), aoutinfont les Chénisc^ues et les Marsesdans leurs ffuerres oontre les Romains, et favorisèrent la révolte de Givilis, 69. lis furent subjugués plus tard par lesSaxons. Beaucoup d'entre eux entrèrent alors dans la milice romaine; le reste se mêla aux Francs.

BRUÉ (A. H.), un de nos meilleurs cartographes, né en 1796, mort en 1832 à Paris, a donné divers atlas et des cartes spéciales également remarquables par la pureté de la gravure et l'exactitude des ren-

seignements. Son principal titre est son Atlas imt- %)ersel : publié d'abord en- 1820 en 36 cartes, cet atlas a été graduellement augmenté par lui et par Picquet. Brué dessinait directement sur cuivre (en grec c]fpron) : il a donné aux cartes dressées par ce procédé le nom de cartes eneyprotypes,

BRUEYS (David Augustin de), poète et théologien, né à Aix en 1640. mort à Montpellier en 1122^ fut élevé dans la religion protestante, fut converti par Bossuet (1681), écrivit plusieurs ouvrages en faveur de sa nouvelle religion et finit par entrer dans l'état ecclésiastique. S'étant alors fixé à Paris , il prit du goût pour le théâtre et composa, soit seul, soit en société avec Palaprat, son compatriote et .son ami, plusieurs comédies qui eurent au succès. Ses pièces les plus connues sont : le Grondeur y 1691; le Muet, 1691 ; PImportant de cour, 1693 ;le Sot toujours sot, 1693, les Empiriques, 1698; V Avocat patelin, 1706, imité d'une ancienne farceattribuéeàtort à P. Blanchet. n s'est aussi essayé, mais avec moins de succès, dans la tragédie. Ses œuvres littéraires ont été publiées en 173&, 3 vol. in-12, et en 1812, par Auger, 2 vol. in-18.

BRUBTs(Fr. Paul de), contre-amiral, né en 17&3 à Uzès, commandait la flotte qui conduisit en Egypte l'armée aux ordres de Bonaparte (1798). Ayant trop tardé, après avoir débarqué ses troupes, à quitter les côtes de l'Egypte, il fut attaqué par l'amiral Nelson près d'AbouEir; son eseadre fut presque enti^ rement détruit3»et il périt lui-même après avoir fait des prodiges de valeur (1*' août 1798). Une statue lui a été érigée à Uzès (1857).

BRUGELETTB, bourg de Belgique (Hainaut), sur laOendre,à 22 kil. N. 0. de tfons; 1800 hab. Les Jésuites y ont eu un collège florissant, qu'ils ont abandonné depuis leur retour en France.

BRUGES, v. de Belgique, ch.-l. de la Flandre occid., à 121 kiL N. 0. de Bruxelles, sur le canal de Gand à Ostende; 50 000 h. Evèché, université, sociétés savantes, bibliothèque, musée. Eglise N.-Dame où se trouve le tombeau de Charles le Téméraire, hôtel de ville, palais épiscopal, palais de justice (anc. palais de Philippe le Bon), halle, dont la tour possède 10 plus beau carillon de l'Europe ; chemin de ler, canal qui unit Bruges à Ostende. Dentelles renommées, toiles, serges, étoffes de hiine, draps, savon, eau-devie, bière, fonderie de cloches. Patrie de Berken, Stévin, eto. Le peintre J. Van Eyck s'y fixa, d'où il fut dit Jean de Bruges. — Anc. capit. des comtes de Flandre, Bruges passa ensuite aux comtes de Bourgogne, contre lesquels elle se révolta fréquemment : les Français y furent massacrés en 1302. La ville fût occupé» par les Français en 1745 et 1794. Gh.-1. du dép. de la Lys sons l'Empire, elle fut comprise dans le roy. des Pays-Bas en 1815, et dans la Belgiaue en 1832. Très-riche au moyen âge, grâce à l'industrie du tissage des laines, des tapisseries, de la taille des diamants, Bruges était un des principaux entrepôts de la Hanse: elle estauj. fort déchue.

BRUGG, bourg de Smsse (Argovie),8ar I'Aar,près del'emb. de la Reuss. Beau port. Patrie de Ztmmermann. Près de Brugg était le château de Habsbourg.

BRDGIfATELU (Louis Gaspard), médecin et chimiste italien, membre de l'Institut de Milan, né à Pavie en 1761, mort en 1818, fut professeur de TOniversité de Pavie, et contribua puissamment, par ses écrits et ses découvertes, à répandre en Italie le goût des études physiques et chimiques. On lui doit plusieurs poblicaAons important^ : Journal phy^ sieo^médieal, 20 voL, 1792-1796: Annales de ehimte, 22 voL 1790-1805; Journal de vhytiq[ue, de chimie et tffttrtotre naturelle, U vol. 1806-1818; Pharmaeopéegénérale,2Yol 1811; J^^ummu de chimie , etc. Il avait proposé une réforme de la nomenclature chimique qui ne fut pas adoptée.

BRUHL, V. des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 13 kiL S. de Col^nei 2500 hab. Aux environs, superbe châtaan, dit des Électeurs et d'Augusten-

BRUN

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hwn, cofistniit en 1725 par Clément- Auguste de Bavière, auj. détruit Mazarin se retira à Bruhl lorsqu'il fut exilé en 1651.

BRUHL (Henri, comte de), premier ministre et favori d'Auguste III, électeur de Saxe et roi de Pologne, né en 1700, mort en 1764, s'est rendu tristement célèbre par les malheurs c[ue la Saxe et la Pologne essuyèrent sous son admmistration , ainsi que par son faste et ses prodigalités. II a laissé à la ville de Dresde une collection de 62 000 volumes.

BRUIX (Eustache), amiral français, né en 1759 à St-Domineue, mort en 1805, fit avec distinction la campagne d'Amérique, fût exclu du service en 1793 avec tous les officiers de l'ancien corps de marine ; mais se fit rappeler dès 1794, devint peu après major général de .la marine à Brest, puis contre-amiral et enfin ministre de la marine, 1798. Vice-amiral l'année suivante, d réussit presoue miraculeusement à sortir de Brest qui était bloqué parles Anglais, gagna la Méditerranée et ravitailla Gènes où Masséna était blomié. Nommé amiral en 1803, il devait commander li /lottiile rassemblée à Boulogne pour faire une descend en Angloterre, mais le délabrement de sa santé l'en empéch a et il mourut peu après.

BRULON, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 39 kil. N. 0. deUFlkhe: 1228 hab.

BRUMAIRS (le 18) an VIII, journée mémorable dans laquelle le Général Bonaparte renversa le Directoire, peu après son retour d'£gypte. Soutenu par les hommes les ni us éclairés et les plus influents de l'époque, il obtint la démission de 4 des Directeurs et fit transférer les Conseils de Paris à St-Cloud. Le lendemain, ayant rencontré quelque résistance au Conseil des Cing-Cents, il fit évacuer par une compagnie de grenadiers la salle où délibérait ce Conseil, pais il forma, avec Sieyès et Roger-Ducos, un nou- Tçau gouvernement sous le nom de Consulat provirnin. Ces journées répondent aux 9 et 10 nov. Tembre 1799.

BRUlfATH ou BRDMPT, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), 17 kâ. N. O. de Strasbourg; 4545 hab. Station.

BRUMOT (Pierre , dit le Père), savant jésuite, né àBouen en 1688, mort en 1742, vint de bonne ' heure à Paris, fit l'éducation du prince deTalmont, travailla au JourruH de Trévoux, fut chargé de conttnuer VHistoire de Véglise gaÙicane, commencée parLongueval et Fontenay (il en rédigea les vol. XI efXII), et se fit connaître avantageusement par plusieurs autres publications historiques et littéraires. U plus importante est le Théâtre des Grec9, conte- Qaot des traductions et des analyses des tragiques ?rees, avec de savantes remarques, 1730, 3 vol. in-4, et 1747, 6 vol. in -8. Cet ouvrage a été publié de nouveau, avec de grandes améliorations, par MM. RocnefortetUporte-Dutheil, Prévost etBrottier, 1785- S9, 13voI.in-8, et par Raoul Rochette, 1825, 16 vol. On a encore de Brumoy un Recueil de diverses pièces fnprote et en vers, ou l'on remarque deux poèmes latins, l'un sur les Passions, l'autre sur la Verrerie. BRUNCK (Rich. Fr. Phil.),helléniste français , né à Strasbourg en 1729, mort en 1803, fut commissaire des guerres, puis receveur des finances, et ne commença que vers l'ftge de 30 ans A cultiver la littérature grecque, à laquelle il a rendu d'éminents services. On lui doit un grand nombre d'éditions estimées. Les principales sont : Ànàleeta veterumpoeforum greeeorum. 3 voL in-8, Strasbourg 1776 : c'est une édition de Y Anthologie beaucoup plus complète que les précédentes; Anaeréon, 1778 et 1786; ^poUonius de Rhodes^ 1780; Aristophane, 1783; les Cnomtquef , 1784 ; SovhoeU^ 1 786 et 1 789 : ce dernier travail est son cbef-<rœuvre. On reproche à Brunck ^p de hardiesse dans ses corrections.

BRCNDISIUM ou BRUNDUSIUM. F. brindbs.

BftUNE (G. M. A.) , maréchal de l'Empire, né en 1763 à Brive-Ia-Gaillarde, mort en 1815, était fils d'un avocat au présidial de sa ville natale. Il adopta aver. ardeur les principes de la Révolution, se lia avec

Danton et se fit d'abord connaître par quelques écrits politiques. Ayant pris du service en 1793, il devint bientôt général de brigade. II se distingua à la bat. d'Arcole (1796), fut envoyé en 1799 en Hollande, battit les Anglo-Russes à ber^en , à Castricum , re-

S rit le Helder, força l'ennemi, par la capitulation 'Alkmaer, à évacuer la Hollande, fut envoyé de là dans la Vendée, qu'il j[>acifia (1800), puis en Italie, où il se couvrit de gloire, força le passage du Mincie (15 déc. 1800), et fut nommé maréchal à l'avénement de Napoléon (1804). Chargé en 1807 du gouvernement des villes hanséatiques, il prit Stralsund: néanmoins il encourut peuapr^s une disgrâce. Quand Napoléon revint de 111e d'Elbe, il lui offrit ses services et fut chargé d'un commandement dans le Midi. Peu après la bataille de Waterloo, il fut assassiné à Avignon par la populace royaliste ameutée : ce crime resta impuni. Brive lui a érigé une statue (1841).

BRUNEHAUT, reine d'Austrasie, née en 534, était fille d'Athanagilde, roi soth d'Espagne, et épousa en 566 Sigebert, roi d'Austrasie. Voulant venger sa sœur Gaisuinte , femme de Chilpéric , roi de Neustrie, qui était devenue victime des intrigues de Frédégonde, elle fit déclarer la guerre par Sigebert au roi de Neustrie ; elle allait s'emparer de la personne du roi, quand Frédégonde fit assassiner Sigebert à Vitry-sur-Scarpe (575). Devenue elle-même prisonnière de son ennemie , elle ne s'échappa qu'à la faveur de l'amour (^'elle sut, dit-on, inspirer à Mérovée , fils de Chilpéric. Brunehaut gouverna l'An»trasie sous la minonté de Childebert, son fils, et de Théodebert , son petitrfils. Chassée d'Austrasie par une sédition, die se réfugia en Bourgogne, auprès d'un autre de ses petits-fils, Tbierri H, et exerça dans ce pays une grande influence. Clotaire II, fils de Chilpéric et de Frédégonde, devenu roi de toute la monarchie en 613, se fit livrer Brunehaut, et la mit à mort en la faisant attacher par les cheveux à la queue d'un cheval indompté. Les nistoriens portent sur cette reine les jugements les plus contradictoires, mais tous s'accordent à louer la beauté de sa personne et la supériorité de son esprit. Elle avait essayé d'introduire chez les Francs les arts et les formes administratives des Romains. On voit en Belgique, en Flandre et en Bourgogne différents ouvrages, notamment de belles chaussées, qui portent encore le nom de Brunehaut; mais la plupart sont plutôt l'œuvre des Romains que de la reine d'Austrasie. On doit à M. Flobert une Étude sur Brunehaut, 1860.

BRUNEL (Marc Isambert), ingénieur français, né en 1769 àHacqueville (Eure), m. à Londres en 1849, montra de bonne heure un goût instinctif pour la mécanique, servit quelque temps dans la marine française, émigra en 1793, résida six ans aux États- Unis , où il exécuta d'importants travaux , notamment le Théâtre de New- York, alla en 1799 se fixer en Ajigleterre, y inventa et y appliqua plusieurs machines ingénieuses qui l'enricnirent promptement, entre autres une macnine à fabriquer les poulies pour la marine, une scierie de bois d'acajou et de marqueterie, un moulin à scier pour l'arsenal de Ghatham, et mit le sceau à sa renommée en formant et exécutant le hardi projet d'un tunnel sous la Tamise : conçus dès 1819, ses plans ne commencèrent à être mis à exécution qu'en 1824; le travail ne fut terminé qu'en 1842. Élu dès 1813 membre de la Société royale de Londres, Brunel en devint en 1833 le viceprésident. Il était correspondant de l'Institut.— Son nls, né à Portsmouth en 1806, mort en 1859. le seconda dans la plupart de ses travaux, dirigea la construction du chemin de fer le Great-Westem et s'appliqua également avec succès à la construction des bâtiments et des machines à vapeur : c'est lui qui construisit le steamer colossal qui porta successivement les noms de Léviathan et de Great-Eastem.

BRUNELLESCm (Phil.), architecte célèbre, né à Florence en t377, mort en 1444, fut d'abord apprenti orfèvre. Un voyage qu'il fit à Rome lui inrpira

BRUN

BhUN

ie goût àe rarchitectore; il ae forma par rôtude des monuments antiques. Ses dessins forent préférés à oenx de tons les autres artistes que les Florentins avaient appelés à concourir au plan d% la célèbre coupole de l'église de SantarM arit-del-Fiore, et il fut chargé d'exécuter ce monument, l'un des chefsd'œuvre de l'art. Il fournit aussi les dessins d'une foule d'autres ouvrages, parmi lesquels on cite là citadelle de Milan, les digues du Pô k Mantoue, l'église du St-EsDrit.les plans de l'église St- Laurent et le palais Pitti a Florence. HicheUAnge, plein d'admiration pour Brunelleschi, disait qu'il était difficile de l'imiter et impossible de le surpasser.

BRUNET (J. Jos. MiKA. dit), acteur comique, né à Paris en 1766, m. en 1851 ^ fournit la plus grande partie de sa carrière aux Variétés, et devmt l'un des )ropriétaires et des administrateurs de ce théâtre. :i jouait avec un naturel inimitable les rôles de niais, et il attira la foule pendant près d'un demisiècle. /ocrûfe, Innocentin, CadeURousseX, Monsieur Vautotir étaient ses triomphes.

BRUNETTO LATINI, écrivain italien , né à Florence vers 1220^ loua un rôle important parmi les Guelfes*} fat députe car son parti vers Alphonse, roi de Castille, pour lui demander du secours^ et fut forcé de s'exiler lorsoue les Gi-bdlns eurent triomphé (1260). Il se réfugia & Paris et séjourna 24 ans dans cette ville, cultivant et enseignant les lettres et la

fhilosophie ; il y compta le Dante au nombre de ses lèves. Il ne retourna dans son pays qu'en 1284 et y mourut en 1294. Brunetto Latini compo5a à Paris le Trésor da totUes choses, écrit en (t'an^is, espèce d'encyclopédie oil il traitait de l'histoire sacrée et civile, de la géographie, de la morale, de la politique, etc. Cet ouvrage, qui se trouva en manuscrit à la Bibliothèque royale (n. 7066-69), a été publié par H. Chabaille dans les DocumenU inédits de l'histoire de France ; il avait été traduit et publié en italien à Trévise dès 1474, parBuono-GiamDoni,etTéimprimé à Venise, 1 533 , et a Florence, 1824. On a encore delui une grammaire, le Livre de la bonne parleure, et plusieurs ouvrages de rhétorique et de morale en italien.

BRUNFELS (Othon), botaniste et médecin , né à Mayence vers 1470, mort en 1534, était d'abord chartreux. Il quitta le cloître lors de la prédication de Luther, devint maître d'école à Strasbourg, puis se fit recevoir médecin (1530), et exerça la médecine à Strasbourg et à Berne. Il publia un assez grand nombre d'ouvrages sur la médecine, la matière médicale et la botanique. Le plus important est BerbarumviiMe icônes y Strasbourg, 1530-36, 8 vol.în-ft)l., avec des gravures d'une fidélité remarquable.

BRUNI (Léonard), connu sous le nom de VArétiny écrivain italien , né en 1369 à Arezzo, mort en 1444 à Florence, fut secrétaire apostollmie dlnnocent VI et de trois de ses successeurs. Il se retira à Florence, où il fut nommé chancelier de la république en 1415. Le plus important de ses ouvrages est une Histoire de Florence ^ en 12 livres, en latin, publiée en 1610. On a de lui les Vies de Dante et de Pétrarque y des Lettres et des Mémoires (Cornmentarii rerum suo tempore geslarum) , précieux pour l'histoire de son temps. Il étudia un des premiers la littérature grecque et traduisit plusieurs ouvrages d'Aristote. de Démosthène, de Plutarque, etc.

BRUNIQUEL, bourg du dép. du Tam-et-Garonne, à 34 k. de Montaubau; 1600 hab. Hauts fourneaux, raffineries, martinets. Station du chemin du Midi.

BRVNN, T. des Etats autrichiens (Moravie), ch.-l. de cerole, sur la Zwittau et la Sohwartza, à 107 kil. N. E. de Vienne; 50000 hab. fivéché, cour d'appel, gymnase, école de sourds-muets, musée, bibliothè- [ue, jardin botanique. Chemin de fer, église Stpacques, hôtel de ville, palais du prince Lichtenstein, théâtre; fabriques de draps, flanelles, lainages, soieries, motisselines, toiles, etc. Commerce de transit mportant. Près de la v. est la célèbre prison d'Etat du Spielberg (F. ce nom). Ane. place forte, démantelée

ISOQ.—Brtinn a été lacapitde toute

Moravie;' elle est auj. ch.-I. du cercle de Brûnn et de tout le gouvt de Moravie et de Silésie. — Le cercle, entre ceux de Hradisch, d'Olmûtz, de Znaym, l'Autriche et la Bohême, a 88 k. sur 62, et 370000 h.

BRUNUTEN, bourg de Suisse (Schwitz), à 4 kil. S. 0. de Schwitz, sur le lac des Quatre-Cantons. Célèbre par l'alliance perpétuelle ou'y firent en I31.S les cantons de Schwitz, d'Uri, a'Underwald, et qui fut l'origine de l'indépendance de la Suisse. .

BRUNO, fils de Ludolf (chef de la l'* maison àe SaxeL fut duo de Saxe de 859 à 880» et bâtit vers 861 la T. qui de son nota a été appelée Brunsicick.

BRUNO ou BRUNOif , dit le Grande archevêque de Cologne et duc de Lorraine^ né en 928, m. en 96:>, était 3* fils de l'empereur Henri l'Oiseleur , et frère d'Othen. Il succéda en 923 à Wicfred, archevêque de Cologne, se signala par sa bonté et sa piété, et eut une part active aux afi'aires de son temps.

BRUNO (S.), fondateur de l'ordre des Chartreux, né à Cologne vers 1030, mort en 1101. Après avoir été revêtu de plusieurs dignités ecclésiastiques et avoir refusé l'archevêché de Reims (1080),. il se retira avec six de ses compagnons dans un désert voisin de Grenoble, auj. appelé 2a Chartreuse (1084), et y fonda un monastère où il mena la vie la plus austère (F. chartreux). Appelé à Rome en 1089 parle pape Urbaio II, dont il avait été le maître, il l'aida de ses conseils*, mais il refusa les dignités que le pontife lui offrait, et se retira en 1094 pour aller fonder en Calabre, auprès de SquiUace, une nouvelle Chartreuse, où il finit ses jours. Il a laissé quelques écrits théoiogiques, Paris, 1524, et Cologne. 1611 et 1640. Sa vie a été écrite par le P. de Tracy, 1786. Son histoire, représentée en 26 tableaux par Lesueur, ornait le cloître des Chartreux de Paris; ces tableaux se trouvrent auj. au Louvre. On l'honore le 6 octobre.

BRUNO (Jordano) , philosophe italien, né vers 1560 à Noie en Campanie, était d'abord dominicain. Ayant conçu des doutes sur la religion, il sortit de son couvent, se rendit à Genève (1580), et, aprèâ y avoir coniéré avec le célèbre Théodore de Bère. embrassa le Calvinisme. En 1582 il vint à Paris où il enseigna la philosophie, attaquant Arislote. et préconisant le Grand art de Raymond Lulle. Il passa de là en Angleterre (1585), nuis séjourna à Wittemberg, à Prague, à Francfort. Ayant eu l'imprudence de rentrer enritalie, il fut arrêté à Venise par l'inquisition, conduit à Rome et brûlé vif, comme hérétique et violateur de ses vœux, en 1600. Jordano Bruno s'était fait un système de panthéisme fort analo^e à celui qu'enseigna depuis Spinosa : il soutenait que Dieu est la substance et la vie de toutes choses (naiwranaturans)^ et que l'univers est un animal immense dont Dieu est l'âme. Il mêlait à ce système des idées pythagoriciennes; il accordait en outre une grande importance à l'art de Lulle. Ses principaux ouvrages sont : De umbris tdeorum^ Pans, 1682; Spaccio deUa Bestia prionfanti {Ea^lsion de la bête triomphante), Londres, 1584, allégorie où il combat la superstition; Délia causa, prindpio e uno, 1584; Dell' tn/imlo universo e mondt, 1 584; De monade, numéro et figura , Francf. , 1591. Ses OEuvres ont été recueillies par A. Wagner . Leips., 1829-30, 2 v. in-8, et par Gfrœrer, Stutigard, 1834-36. On doit à M. Debs J. Bruni vita et plccita. Par., 1844, et à M.Barthohness J. Bruno, 1847.

BRUNOinS vicus, nom latinisé de brunswicx.

ËRUNOY, vge de Sefne-et-Oise, à 15 k. N. de Gorbeil, à 22 k. S. £. de Paris, sur FTère; 1000 h. Station du chemin de fer de Paris à Lyon.

BRUNSWICK (duché de), £ut de la Conféd. de l'Allemagne du Nord, entre les £tats de Prusse, d'Anhalt et de Hesse; 400 000 hectares^ 280 000 h. Capit., Brunswick. Le duché se divise en six districts : Bnmswick . Hobcminden , Wolfenbuttel . Heim- Btsedt, Ganderaheim, Blankenburg, auxquels il faut joindre la principauté d'CBls en Silésie, propriété

BRUN

BRUiN

Sarticuiière du grand-dilc. Sol. fertile, qnbimie Salotineui: mines asSex nombreuses; excelleîiw che- Taux; inaustrie assez développée : toiles, draps, J>apiers, grandes brasseries. La majorité dès hàDitants professe la religion luthérienne. Le gouyernetnent est monarchique et constitutionnel * la • succession passe aux femmes en cas d*extinction des niâles. Le duc de Brunswick a deux voile (jians le conseil fédéral de la Confédération de l'Allemagne du Nord. — Le Brunswick faisait autrefois Jjartie du 1* d>iché de Saie. Une V* maisoti de Bhinswick, qu'on nomme âiissi Bruns^iok-HànoVre, ftit commencée au IX* s. aous Othon I , duc de Saxe, par Bt-iittô son neveu, qui fonda Brunswick. Cette maison s'éteignit dès 1090, avec Ekbert IL Ses possessions t>assèreni pat uiie suite de mariages aux Nordheim, aux Siipplenbourg, enfin aux célèbres Welfs ou Guëlfs (issus de la maison d*Est) , en la personne d'Henri le Superbe, duc dé Saxe et de Bavière. Henri le Lion , mis au ban de l'empire et dépouillé de son duché de Saxe, obtint en 1194 le pays de Brunswick. Quand les Guelfes eurent définitivement été vaincus, Othoh J'Enfant, leur héritier, recueillit ce qu'il jput des riches débris aîlodiaux de sa maison, en nt hommage à l'empereur Frédéric H. et les irecut de lui en fief immédiat avec le titre de duché dé Brlitiswick (1235). A partir de 1252, la maison de Brunswick se divise en deux lignes : maisoii de Brufaswick et maison de Lunebourg. La 1 " forme elle-même , en 1279. les branches de Grubenbagen, éteinte en 1596, et de Gœttinçue, scindée à son tdut dés 1347 en rameau de Gœttingue et rameau de Brunswick. En 1368, l'anc. ligne de Luneboiifg s'éteignit, mais le rameau de Brunswick, Se subdi visant encoÏTe, fournit, en 1431, la moyenne maison dé Luheboùrg et la moyenne nialson de Brunswick. Celle-ci, après s'être divisée en branche deWolfenbûtlel et branche deKalenberg , s'éteignit en 1634. La moyenne maison de Lunebourg se divisa, en 1521, en llG|n6 de Hârbourg (éteinte en 1642), et ligne de Zette, partagée dès 1569 eti deux branches : Dânneberg pu non- Telle maison de Brunswick, Lunebourg ou nouvelle maison de Lunebourg, dite aussi inaison Tauj. royale) de Hanovre. Cette dernière obtint la dignité électorale en 1692, en la personne d'Ernest-Augiiste, duc de Brunswick-Lunebourg {V. cl-dessôUs). Après s'être divisée encore en deux rameaux, Lunebourg ou Zelle, Éalenberg ou Hanovre, elle est réduite ftuj. à une seule branche : c'est elle qui est montée sur le trône d'Angleterre en là personne de George I. La nouvelle maison de Brunswick s'était de même partagée en deux branches : 1* Bnittswick-Wolfen- DQttel, 2» Brunswlck-Bevem, réduites dès 1735 à une seule, qui prit le nom de Brunswick- Wolfenbûttel. Le duché de Brunswick fbt annexé b|r Napo- Ii'onen 1807 au roy. de Westphalie; mais 11 recourra son indépendance en 1814. En 1820 le BrUhâwick Ff^çnt une constitution', en 1830, le duc Charles^ hostile à cette constitution, vit éclater une i^volution, et fut obligé de fuir. Il fut remplacé en 1831 par son frère Guillaume. Le duché de Brunswick MX partie de V Union douanière prussienne.

BRUNSWICK, :0n*nomi 'oicus ou Sfuhopoîù en latin moderne, capit. du duché de Brunswick, sur l'Ocker, à 56 k. E. S. E. d'Hanovre; 38 000 b. Chemin de fer pour Berlin et Hanovre. Cathédrale conshiiite par Henri le Lion, chflteaudit Grauê hofj résidence du duc, obélisques des ducs Charles-Ferdinand et Prédéfic-Guillaume: jolies promenades. Prévflté, maison provinciale , b&timehts de la chambre des comtes, arsenal, monnaie, opéra, bel bOtel de ville; muséum d'antiquités, de peinture, etc.; célèbre Collegium Carolinum^ école de cbiturgie et d'anatomie ; deux bvmnases, institution de sourds-muets et d'aveuçles, 2 bibliothèques; industrie -.soieries, lainages, toiles, couleurs, tabac, amidon; produits chimiques, sel de Glauber, porcelaines, ouvrages de carton, etc. Grand commerce ; deux foires importante». Patrie du ro-

mancier Attg. XAlbntalne. —Brunswick dbit son non h Bruno, duc da6axej|ui la b&tit vers-Sél ; elleehtra en 1247 dans la ligne nansiSatique et t\ïi soumise en 1671 pâf le duc Rodolphe AugustUt

bftuHsWiCK (NDov.): cohtrée de l'Amérique dii N. et l'un des gnuvts de iaNouv«-Bretagne^ ^ar 45*-49" lat. H:, 66M0" long^. 0.^ entre le fleuve St-Laureni au N., les Etats-unis à ro. et au 8.^ la Nouvelle- Ecosse et le golfe St-Laurént ft l'E. Snviran 230000 U^ Gh.-l.; FrSdériktbwn. Pays extrêmement troïd\ gtandeà forêts de sapins et dé cèdres, qu'on 7 et> ploite. — denays, découvert en 1534 fiar J. Cartier « appartint d'anord à la France et fit (lartié de l'Acadie. Après de longues contestations ^ la France le c6da eh 1763 & l'Angleterre.

BRUJirâWICK (Othon^ duc de)» dit TEfi/biit ; chef dé la Maison dUcalé de Brunswick, issu des Guelfes, et petit-fils de Henri le Lion, iiuccéda à son père Guîllautiie ft lô ans. il s'empara de la ville de Brunswick en 1227 et, du consèrttemehl des citoyens, prit le titre de duc , avant même d'avoir reçu d.e l'empereur l'investiture de ce duché. Il ftt sa {>aix avec l'empereur en 1235, à la diète de Mayëhce, et en reçut l'investiture de ses Etats, comme fiefs de l'empire, avec le litre de duo de Brunswick et de Lunebourg. H mourut en 1252. Ses deux fils âtnés, Henri et Jean, se partagèrent ses Etats, et furent la tige l'un de la maison des ducs de Brunswick; et l'autre de ceux de BrunswiCk-Lunebourg.

BRUNSWICK (Othon de) , prince cadet de la maison de Brunswick, quitta son pays où il n'avait pas d'héritage à espëret-, alla en Italie fail-e lemétiet de eOMdof aere,et y acquit une telle réputation que Jeanne I, reine dte Wajïlèâ. vettve pottr la 3* rois, lé choisit pour épodi, afin d'avoir en lui un appui contre les ennemis qui la menaçaient (1376). Il ne put cependant empêcher Charles de t)urazzo de s'emparer de Naplës et d'en Chasser Jeanne(1381). Fait lui-même prisonnier, il ne sortit de captivité qu'au bout de trois AM. Il passa ensuite au service dé Louis II d'Anjou, prit Naples (1387) et punit ceiix qui s'étaient déclarés contre Jeaxine. IL mourut en 1399:

brunswîcê-ldUebourg (Christian, duc de), évêque luthérieh d'Alberstadt, né en 1599* i'atiaôha pendant la guerlTB de Trente ans à la cause de l'électenrpalatin Frédéric V, élu roi dé Bohôihe. Apre* la fuite de ce prince, battu à Prague, il ^ecagea la Hes$e et l'êlectorat de Hayence, pillant les églises et se proclamant ami de ï>iéu, ennemi det prêtres ^ fut battu par les impériaux sur le Meln» alfa en 1622 se mettre au service des Hollandais insurgés contre l'empereur, et téussit Maire lever aux Espagnols le siège de Berg-op-Zoom ; mais fUt défait par Tilly, et obligé de fuir. Il commençait a teléverses aflkires lorsque là mort le surprit, . 1 626.

SRutfswict (Aufeuste.duc de), né en 1579, monta en 1636 sur le troné ducal et cottsacra «oh règne à réparer lés maux que la guef te de itentè ans avait infligés a soh pays. C'est lui qui créa la célèbre. bibliothèque de Wolfbnbûttel (1644). Mort en 1666.

BRUNàwicit-tuHEBôDRO (Erttesl Au^Btë, duc de), électeur de Hanovre, nÔ en 1820, mort eh 1698> e'unit en 1675 à l'émpereUr et ft l'Espagne contra la France, et rempolrUi quelques avantages sur Iq maréchal de CréqUi. L'émpôlreur. en récompense de ses services, lui conféta la dignité d'électeur (1692), créant en sa faveur un 9* électùirat. li avait épousé Sophie^ fille de l'élècteUr palatin FlrédériC et petitefille, par Êliâabeth samèra, de Jacques I, roi d'An^ gletetre t ce qui donnait à sa famille des droits au trône d'Angleterre, sur lequel monta en effet son fils George Louis, soUs le nom de George I.

BRUNSWICK (Feitiinand, duc de)» habile général, lié en 1721, mort en 1792, servit d'abord sous Frédéric le Grand, roi de Prusse, puis cbmmanda pou»» George II les troupes anglaises et hanovriennes dans la guerre de Sept ans, 1757, s'empara de Minden, et chassa les Français de la Hesse (1762). Il quitta

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