‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 196 sur 578 · BRUY · texte numérisé non relu

BRUY

le Mrvioe à lapaix (1763), et consacra le reste de sa ^e à la franc-maconnerio et à des pratiques thtosophiques. Il a laissi des Mémoires, publ. seulement en 18&8 à Leipsick par E. KnesebecK.

BRUNSWicK-LUNBBOUBO (Gh. GuiU. Perd., duc de), ffénéral au service de la Prusse, longtemps nommé le Prince hérédiêaire, né en 1735, fit ses premières armes sous Ferdinand de Brunswick, son oncle, se distingua dans la guerre de Sept ans (1756-63), puis dans une campagne des Prussiens contre la Hollande (1787) et se fit uneteile réputation qu'en 1792, lorsque la Prusse et PAutriche se coalisèrent contre la France^ il fut choisi pour général en chef des armées coalisées. Il commença par publier un manifeste menaçant (25 juillet 1792) et entra en Champagne avec une armée considérable ; mais il n'osa pas livrer une bataille décisive, et, après ralTaire de Valmy, traita avec Dumouriez. Ayant repris un commandement en 1806, il fut battu à léna et mortellement blessé d'un coup de feu près d'Auerstadt — Son fils, GuiU. Fréd. , duc de Brunswick, né en 1 771 , prit part en 1815 à la bauille de Waterloo et fut tué aux Ouatre-Bras.

BRUSCAMBILLE, comédien de l'hôtel de Bourgogne au commencement du xvu* siècle, réussit dans la farce, et succéda dans la faveur du public à Gautier GarguiUe. On lut avec empressement ses Fantaisies, ses Plaisantes imaginations, ses Prologues facétieux, ses Bons motSt toutes choses qui ne sont plus recherchées que comme des curiosités.

BRUSQUET. fou du roi, remplaça Triboulet, et vécut à la cour ae François I et de ses successeurs. Il avait d'abord exercé la médecine et avait été employé au camp d'Avignon: mais il fit tant de victimes par son ignorance qu'on allait le pendre, quand le Dauphin, depuis Henri II, eut pitié de lui et le prit à son service. Il obtint la place de maître de poste à Paris, et il Y fit fort bien ses afl'aires; mais ayant été soupçonné de huguenotisme. il fut pillé et se vit forcé ae fuir (1562). Il mourut l'année suivante. Brantôme raconte de lui une foule de tours des plus comiques.

BRUT. On a nommé ainsi d'anciennes chroniques bretonnes et anglaises, soit en souvenir d'un prétendu Brutus, arrière-petitrfils d'£nôe, regardé comme le premier roi des Bretons ^ soit du mot Brud, bruit, rumeur, et par suite récit, annales. On confiait surtout le^rul de Wace (F. wace), et celui de Layamon (publ. à Londres en 1847), qui en est une parapnrase.

BRUTIUM , auj. la Calabfe ultérieure, prov. de lltalie méridionale, avait au N. la Lucanie, et partout ailleurs était baignée par la mer. Elle se divisait en Brutium cismontain ou occidental, et Brutium trahsmontain ou oriental. Elle faisait partie de la Grande Grèce et avait pour villes principales Thurium (l'anc. Syharis), Locres, Rhegium, Grotone, Pandosie, Scylacium, Hipponium. Le mot Èrutii voulait dire esdaves fugitifs, et le nom de Brutium avait été donné à ce pays, dit-on, parce que ses montagnes servaient de refuge aux esclaves fugitifs, ou bien à cause de la lâcheté avec laquelle les habitants s'étaient soumis à Annibal sans combat. Les Romains avaient fait dés 270 av. J. G. la conquête du Brutium.

BRUTUS ÇL Junius), Romain célèbre par son amour, pour la liberté, était fils de M. Junius et de TarQuinie, 2* fille deTarquin l'Ancien. Ayant vu de bonne heure son père et son frère assassinés, par Tarquin le Superbe, et craiffnant le môme sort, il contrefit Tinsensé pendant plusieurs années (d'où son surnom de Brutus). Après l'outrage fait à Lucrèce par Sextus Tarquin, il leva le masque, harangua le neuple, fit chasser les rois (509 av. J. G.) et proclama la répubiic(ue. Jl fut aussitôt nommé consul, avec Collatin, mari de Lucrèce. U distribua au peuple le domaine royal, compléta le sénat, mutilé par Tarquin, rétablit les lois de Servius, et repoussa les attaques du roi détrôné. Dans son amour pour la liberté, il ne balança point à condamner et à faire exécuter ses propres nls qui avaient conspiré pour rétablir les

Tarquins. Il périt dans un combat singulier avec Aruns, fils de Tarquin, en perçant aussi mortellement son adversaire (508). Les dames romaines portèrent son deuil pendant une année.

BRUTUS (M. Junius), rigide républicain , fils deU. J. Brutus, partisan de Iffarius, etdeServilie, sœur de Gaton d'Utique, naquit en 86 av. J.-C., suivit le parti de Pompée dans la guerre civile, et combattit à Pha^ sale (48). César, qui l'aimait, et qui, même, disait-oc, était son père, l'appela auprès de lui après sa victoire, et le combla de faveurs. Ces caresses ne l'empâobèrent point d'entrer dans la conspiration formée contre le dictateur. César, au moment de mourir, le voyant au nombre des conjurés, s'écria : « Etioi aussi, mon fils? » Après ce meurtre, Brutus, poursuivi par Antoine, se réunit à Cassius, et livra bataille a Antoine et à Octave dans les plaines de Phir^' » en t&acédoine. U fut vaincu , et se tua de spoir,ran42 av. J.-G. On dit qu'il s'écria enmourant : « Vertu, tu n'es qu'un nom; » mais cette parole désespérante n'a rien d'authentique. Brutus cultivait les lettres et la philosopUSe : il embrassa le Stoïcisme. Il avait composé un éloge de Gaton d'Utique et d'autres ouvrages qui ne nous sont pasparvenus: il ne reste de lui que quelaues lettres à Cicéron et a Atticus. Cicéron lui avait dédié son traité De Claris oratoribus. Plutarque a écrit sa Vie.

BRUTUS (Decimus Junius), parent du précédent, fut au nombre de ceux qui conspirèrent contre César. Après la mort du dictateur , il s'enferma dans Modène, força Antoine à lever le siège de cette ville, le chassa de l'italie, et fut honoré du triomphe; mais il fut vaincu à son tour par le triumvir, et périt assassiné en se retirant dans les Gaules.

BRUTUS, personnage légendaire, qui aurait été le premier roi des Bretons. F. brut.

BRUXELLES, oapit de la Belgique, ch.-i. du Brabant, sur la Senne, à 266 kil. N . E. de Paris, 370 par Valenciennes et Quievrain; 180 000 h. Plusieurs chemins de fer. Magnifiques promenades Çie Parc, l'Allée- Verte, les nouveaux boulevards, le château de Laeken, aux portes de la ville), 14 portes, 27 ponts, belles églises, entre autres celles de Ste-Gudule, des Sablons, de Notre-Dame, etc.j places Royale et St- Michel, palais du Roi, du Prince-Royal , des Ëtats, de Justice ; hôtel de ville gothique, monnaie, salles de spectacle, etc. Université libre, acad. roy. des sciences et belles lettres, soc. ro^.des beaux-arts, de Concordia, de Flore; athénée, jardin botanique, bibliothèques, observatoire superbe, serres du jardin d'horticulture, nombreuses coUections en tout genre. Industrie et commerce très - développés : dentelles renommées, dites point de Bruxeues, tissus et étofies de laine, de m, etc. ; bonneterie, chapeaux, bougies, amidon, tabac, vitriol, produits chimiques; calandres, fiUtures: imprimeries de toute espèce, longtemps employées à la contrefaçon d'ouvrages français; brasseries, tanneries, raffineries de sel et de sucre; carrosserie et sellerie. Patrie des deux Champagne, des Duquesnoy, de Van der Meulen, Van-Helmont, Vésale, Feller, Clerfayt, du prince de Ligne, etc. — Bruxelles n'était qu'un modeste bourg au vu* siècle. Elle ne reçut son nom qu'en 1044, lorsqu'elle fut entourée de murs. Elle était alors le séjour des ducs de Brabant; elle fut la capit. des Provinces-Unies depuis 1567, du roy. de Belgique depuis 1831. De 1815 à 1831, elle avait été une des deux capitales du royaume des Pays-Bas. Bombardée par les Français en 1695, prise en 1746, par le marécnal de Saxe , mais bientôt rendue , prise de nouveau en 4792, elle a appartenu à la France de 1796 à 1814; elle était le ch.-l. du dép. de la Dyle.

BRUYÈRE (L.), ingénieur et professeur à l'École des ponts-et-chaussées, né à Lyon en 1788, mort en 1831, a exécuté le canal de St-Maur, en partie souterrain (1808-1811), a rétabli la machine de Marly et a dirigé à Paris une foule de grands travaux; entre autres la construction de l'Entrepôt des vins.

BUCË

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