BRUZEN DB LA MARTINIÈRB. V. LAMARTINIÈRE
BRYENNE(Nicéphore), général derempereur grec Michel Parapinace. Craignant Peffet des défiances de son maître, il le révolta en 1077. et se fit proclamer empereur à Dyrrachium ; mais il fut vaincu, pris, et eut les yeur crevés (1079). — Son fils, nommé aussi NicéDh. Bryenne, fut en faveur auprès d'Alexis Comaene, qui lui donna sa fille Anne en mariage, avec le titre de césar. Cependant Bryenne ne put se faire nommer son successeur. Ayant tenté de prendre Antioche sur les Latins, il échoua et revint mourir à Constantinople, en 1137. Il a écrit VHtAtoire des empereurs Isaac Comnène, Constantin Dt^ cas, Romain Diogène et Michel Parapinace (de 1057 à 1071),Paris, 1661 (dans la collection aesBysantins). Cette histoire a été traduite par le président Cousin. BRZESG, V. de Pologne. F. bbbsts.
BHZEZANY, V. des £tats autrichiens (Galicie), ch.-l. de cercle, à 65 klL S. £. de Lemberg; 5000 hab.
BUA (Ile), dite aussi tle des Perdrix, île des £tats autrichiens, dans la mer Adriatique, sur la côte de Oahnatie, à 32 kil. N. 0. de Spalatro; 3500 hab. Ch.-L, Boa. Elle communique avec Trau par un môle.
BUACHE (Phil.), géographe, né à Paris en 1700, mort eu 1773, se forma sous le séographe Delislc, dont il épousa la fille; fût nommé en 1729 premier géographe du roi, et dfevint l'année suivante membre de l'Académie des sciences. II établit la division da globe par bassins de rivières et de mers, subordonnés les uns aux autres. Il croyait à l'existence dhm continent austral, opinion que les découvertes postérieures n'ont pas confirmée. Il a publié en 1754 m Atlas physique f et a donné plusieurs mémoires. BUAT (du), historien. F. dubdat.
BCBAŒNE. anc.prov. d'Asie, auN. du montParopamise, formait la partie S. E. de la Bactriane.
BUBASTE, en latin Bubastis ou BubastuSy auj. TeU-Basta? anc. v. delaB.-Égypte, au S. E. deLéontopoIis,sur une branche du Nil diiebrasbybastique^ était ch.-l. du nome Bubastite, et avait été ainsi nommée en l'honneur de Bubastis, déesse égyptienne, analogue à la Diane des Grecs. C'est là que conunen- Ç^t le canal du. Nil à la mer Rouge.
BUBNA (le comte Ferd. de), général autrichien, né en BohÔme en 1760, mort en 1825, fut aide de camp de l'archiduc Charles, remplit diverses missions diplomatiques eu 1812 et 1813 auprès de Napoléon , ^mandji en 1813 le corps d'armée qui pénétra en nancepar Genève, en 1815 un autre corps d'armée en Savoie, et fat repoussé par Suchet. Il fut nommé en 1821 gouverneur de la Lombardie.
BPC, vge de Seine-et-Oise, sur la Bièvre, à 3 k. S. de Versailles; 700 hab. Aqueduc remarquable qui loamitde Peau à Versailles.
BUCEIfrAURE, bâtiment de parade dont on se Krrait à Venise pour la célébration du mariage du doge avec la mer, cérémonie qui s'accomplissait le jour de l'Ascension. C'était une sorte de «aère trèsbaute, sans mâts ni voiles, desservie par des rameurs et couronnée par une espèce d'estrade demi-circulaire, d'où chaque année le doge jetait un anneau cor dans l'Adriatique comme signe qu'il l'épousait. 9^ coutume remonte à l'an 1177. Le Bueentaure tirait son nom dece qu'il portait à la proue Pimage d un Centaure monté sur Un bc8u[.
BUCfipnALF. cheval d'Alexandre. Ce prince éuit
le seul qui pût le monter. Plusieurs fois Bucéphale lui sauva la vie en le dégageant du fort de la mêlée. Il fut tué dans l'Inde, sur les bords de l'Hydaspe, dans une bataille contre Porus. Au lieu où il périt fut fondée une ville du nom de Bucéphalie; eUe était située vis-à-vis de Nicée, au N. du roy. de Taxile.
BUCER (Martin) , un des plus ardents propagateurs de la Réforme, né à Scheiestadt en 1491 , mort en 1551, était d'abord dominicain. Il miitta son couvent en 1521, se maria, prêcha la réforme et exerça 20 ans à Strasbourg le double emploi de ministre et de professeur de théologie. Il contribua à la trêve qui fut conclue entre les partisans de Luther et ceux de Zwingle à la suite des conférences de Marbourg en 1529, ainsi qu'à l'accord de Wittemberg en 1536. Il alla en 1545 en Angleterre et professa la théologie à Cambridge jusqu'à sa mort. II flotta toute sa vie entre la doctrine de Luther et celle de Zvringle ; en Angleterre, il se montra favorable à la hiérarchie anglicane. H a laissé un grand nombre d'ouvrages ; le meilleur est une Kxplicatùm des psaumes^ Strasbourg, 1529. On remarque dans ses écrits une grande subtilité. Les Strasbourgeois le regardent comme leur apêtre.
BUCH (le captalat de), subdivision du Bordelais, avait pour ville princijpale La Teste de Buch. Ses anciens seigneurs , célèbres dans l'histoire de la Guyenne, se qualifiaient captais ou eapoudais.
BUCH (Léopold de), géologue prussien, né en 1774, à Stolpe (UcKermark), mort en 1853 , visita le Vésuve, les volcans éteints de l'Auverene, les Alpes et les montagnes de l'Allemagne, les Iles Scandinaves, les Hébrides, les Canaries, fit faire de grands pas à la géologie et à la paléontologie, et fut, en récompense deses services, nommé chambellan du roi de Prusse. Elève de Wemer, il adopta d'abord la doctrine neptunienne de son maître; mais il se rallia plus tard aux doctrines vulcaniennes et à la théorie des soulèvements. On a de lui : Description géoqnostique de la SiUsie (1797), Observations géognosttques faites en Allemagne et en Italie (1802-1809) , Voyage en Norvéoe et en Laponie (1810), Description physique des Ues Canaries (1825), et la Carte géognostiqtie de VAUemagne (1832). Il était membre de rAcademie de Berlin et associé de l'Institut. M. Flourens a lu à l'Institut en 1856 une Notice sur ce savant.
BUCHANj petite contrée de l'Ecosse, enclavée dans la partie E. du comté d'Aberdeen, se termine par le cap Buchan-ness.
BUCHAN (J. STDÀRT, comte de), général écossais, amena un corpsd'Ëcossaisau secours de Charles VII, aida à battre les Anglais à Baugé, 1421. fut pris au siège de Crevant, mais bientôt échangé, reçut en 1424 la charge de connétable, avec le comté d'Evreux, fût battu à Vemeuil et tué devant Oriéans, 1428.
BUGHAN (Guill.^j médecin écossais, né eu 1729, mort en 1805, dirigea l'hôpital des enfants trouvés d'Ackworth (Torkshire), puis s'établit à Edimbourg en 1770 et y publia la Médecine domestique, qui a eu de nombreuses éditions et a été trad. par Duplanil, Paris, 1789. Il pratiqua depuis à Londres. On lui doit aussi le Conservateur des mères et des enfants, trad. par De Presie, 1804.
BUGHANAN (George) , poète latin moderne et historien, né en 1506 en Ecosse, mort en 1582, fit ses études à Paris, fût professeur à la communauté de Ste-Barbe , puis retourna en Ecosse , et devint précepteur d'un fils naturel de Jacques V, le fameux comte de Murrav. Ayant écrit une satire contre les Franciscains, il fut emprisonné (1539), puis se réfugia en France , et enseigna pendant plusieurs années à Bordeaux et à Paris. Appelé en Portugal pour enseigner àCoImbre (1547), il éprouva dans ce pays de nouvelles difficultés à cause de la hardiesse de ses opinions. U repassa en Ecosse en 1560 et y embrassa le Protestantisme. La reine Marie Stuart le chargea de la direction d'un collège, et voulut lui confier l'éducation de son fils il ne s^en déclara pas