BUCK
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moins contra- cette princesse dans les troubles qui BUÎTirent, et fut nommé par les États précepteur du jeune roi Jacques VI. Il consacra les dernières années de sa vie à des compositions historiques. Ses ouvrages, tous en latin, se composent : 1* de poésies parmi lesquelles on distingue la Taraphraae des Fsaumesj des épigrammes, 4eux satires contre les moines : Frotr«/ratemmt etFroncwccwiu^lepoSme de \k Sphère, les tragédiesdeJep^^et^. Jeàn-5aptûte; 2* d'ouvrages en çrose, dont les principaux sont : De Maria régira ejusque oompiratione, linelle <^ui en déshonorant Marie Stuart a nui ti la réputation de l'auteur lui-môme; ï)e jure rejgni ofud Scotas, remarouable par le libéralisme des idées; et V Histoire a Ecosse^ en 12 livres, le plus estimé de tous. On a donné de» éditions complètes de ses (Ëuvres^ t vol. 1n-fol., Edimbourg, 1714, et 2 voL in4, et Leyde, 1726. Ses ouvrages sont à T/ndex à Rome.
BUCHARKST, bukhàbsst ou bookharest, c.-à-d. la ^ke de lajoie^ TTiyofitw P capit de la Valachie, sur la Dumbovitza, à 444 kil. N. 0. de Constantioople; env. 140000 hab. Résidence de l'hospodar^ archevêché grec, école grecque, collège finnçais, bibliothèque, société scientifique. Ville spacieuse, mais mal bâtie; 60 églises, 20 couvents; dO caravansérails; beaux palais du prince, de l'archevêque, des envoyés autrichien et russe. Toiles, tapis, distilleries d'eau-de-vie. Commerce très-actif avec fAllemagnei la Russie et la Turquie. —Capi taie depuis 1698 (après tergovist). Prise sur les Turcs en 1769 par les Russes, en 1774 et en 1789 par les Autrichiens, et toujours rendue. Un traité fut conclu en, 1812 S^ Bucharest entre la Russie et la Porte ottomane, par lequel cette dernière cédait aux Russes la Bessarabie, une partie de la ^Moldavie, et acceptait le Pnith pour limite; la Valachie étuit placée sous la protection de la Russie.
BUCUÀaiE. contrée d'Asie. V. boukharib.
BDCHMANN. F.BibUANPER.
BUCHUOLZ, V. du roy. de Saxe (Zwrckau), à 2 k. S. 0. d'Annabeig; 2600 hab. Mines d'argent et de cobalt Gharlemagne y défit Witikind en 780.
BCCHON (J. Alex.), né en 1791 près de Bourgçs, m. en 1846, prit une part active aux efforts du parti libéral sous la Restauration , puis se renferma dans les travaux d'érudition et fut nommé en 1828 inspecteur des archives et bibliothèques ; mais il fut destitué sous le ministère Polignac à causé de sçs opir nions. Chargé en 1830 d'une mission en Orèce, il rapporta des documents précieux. On lui doit la publication des Ckronieues fta^nçatses du, xm* au xvi* wcte, 1824-29, 47 vol. in- 8, des Chroniques, étran^ gères relatives aux expéditions françaises du xiu" siècle, 1840, ainsi que de savantes Recherches sur la domination française dans les provinces de tempire urée, 1840-1842. Il fut un des fondateurs du Panthéon litléraire et y publia plusieurs Mémoires inédits.
BUCflOVINE. f. BUKOWiNE.
BUCHY, ch.-l. de c. (Seine- Inf.) , à 24 kil. N. E. de Rouen: 660 hab.
ÉDC1l£BURGy ch.-l. de la principauté de Lippe- Scbaumbiu^ ; 3600 h. Château, résidence du prince.
BUCKINGHAM. Neomoifus, v. d'Angleterre, di.-l. du comté de même nom, à 88 kil. N. 0. de Londres, sur la r. d. de l'Ouse, à 90 k. de Londres par chemin de fer. Fabrique de dentelles blanches. — Le comté, situé entre ceux de Northampton, Bedford, Hereford. Middiesex, Berks, Oxford, a 75 k. sur 31, et 160000 hab. Il est traversé par le grand canal dît de GreaUJunctùm, Marbre, ocre, terre à foulon; *. ^^^ belles laines. Manufacture de dentelles et
d'étoffes de ooton. papeteries, ouvrages en paille. — Après la conquête, le comté de Buckingham fut donné par Guillaume à Gautier Gifford, un de ses compagnons d'armes. En 1377, il fut conféré à Thomas Woodstock, dernier fils d'ÉdouardlIL U passa en 1446 à Edmond, comte de Stafford, qui fut créé duc Tannéd soiv., en. 1703 à John Shemeld. et en 1784 k la famille Grenville, qui en porte auj. le titre.
BUCKINGHAM (George viujbrs, ave de), favori de Jacques I dt de Charles I, tté en !.'^92 dans le comié de Leicester, d'une fâtnllle Normande. Doué de toutes lôs grâces du corps et de l'esprit, il plut à Jacques , qui éloigna pour lui son favori Somerset. Il fut élevé en moins de deux ans aux pltis hautes dignités. Créé Inan^s. t)uis duc de Buckingham, il devint premier tninistre et fut le dispensateur de toutes les Ikveurs. Il n'usa de son pouvoir qtie pour satisfaire sa cupidité et celle du roi : s'eniichit, grâce à là faiblesse et à la connivence dti chancelier Bacon, en étabUssant des taxes injustes, en vendant des privilèges; fit casser plusieurs parlements, et entraîna son pays dans des guerres désastreuses. En- Toyé en Espagne (1623) pour négocier le mariage du prince de Calles ( Charles I) avec l'infante, il fit échouer ce projet par soh insolence et détermina le le roi & déclarer à l'Espagne une ^érré injuste. Envoyé t>iud tard en France pour demahder la main de la i)rmcesse Henriette, fille de Hehri IV, il osa parler d'amouf ï la teine Anne d'Autriche , et Ait écondiilt après s'être attiré ta haine de Louis tXll et dé Richelieu. Pour se venger, il alla porter des secburs aux Protestants insurgés, mais il échoua bonteusement dans ses tentatives sur La Rochelle et sur l'Ile de Ré (1627). il piréparait une nouvelle expédition lorsqu'il périt en 1628, assassiné 'par le iknatique J. Felton j qui croyait par ce meurtre servir sa patrie. Plusieurs fois les Communeà avaient demandé son éloignement. — Son fils, nommé aussi George, 1627-1688, accompagna Chartes II en exil, le suirit en Ecosse où il combattit vaillamment, et jouit d'une grande faveur auprès de ce prince apt^ la Restauration. U fut membre du ministère dit de la CaJbal. En 1666, il entra dans on complot contre le ministère Clarendon ; mais il obtint sa grftce. On k de lui des écrits qui prouvent qu'il était homme de goût, entre autres une comédie : The Rehearsûl {la Répétition). BCCSLLAND fW.), célèbre géologue anglais, correspondant de rinstitut, né en 1782, m. en 1856, étudia en théologie à Oxford, se livra en même temps avec succès aux sciences naturelles, devint en 1813 professeur de gréologie et de minéralogie à l'Université d'Oxford, et joignit à ce titre en' 1845 celui de doyen de Westminster. Il.s'eflbrca surtout de confirmer par les découvertes de la géologie les récits de la Genèse. Ses principaux ouvrages sont : Reliquiœ diluviame (1823) ; la Géologie et h Minéralogie dans leurs rapports avec la Théologie tioturelle (1837), ouvrage qui fait partie dès Traités dt Bridgewater (trad. par M. L. Doyère, 183Ô).
BUCQUOY, famille originaire de l'Artois, lire son nom d'un bourg situé k 18 kiL Se d'Arras. EUe s'établit en Belgique et passa de là en Autriche. — Charles de Longueval, comte de B., général célèbre dans la guerre de trente ans, né en 1551, défît l la Montagne-Qlanche, près de Prague, en 1620, dans une embuscade, les Bohémiens révoltés contre Ferdinand II, réduisit ensuite la Moravie, poursuivit Bethlem-Gabor en Hongrie, lui enleva Presbourgen 1621, mais fut tué la même année devant Neuhausel. — (reorge de Longue val, baron de Vaux, comte de B., chambellan de Temp^reur d'ÂUtriche, né en 17Ô1 , mort à Prague le 19 avnl 1851 , s'adonna attx sciences mathématiques et physiques, créa d'importantes verreries en Bohême» et mit à la mode les cristaux de diverses couleurs.
BUCQDOT (j. A. n'ARCHAMBAUD, comte de), dit Vàbbé Bucquoy^ né en Champagne vers 1650, mort en 1740, fut successivement militaire, religieux trap^ piste, maître d'école à Rouen, fondateur d'ordre a Paris, et se fit enfermer À la Bastille pour avoir prêché contre le despotisme, U s'échappa de prisoo et se retira en Hanovre, où il publia : Histoire de mon évasion, 1719. On a aussi do, lui : Pe la vraie et de la fausse religion, 1732; Méditations sur la mort et la gloire, 1736, etc.
BUDDÉE (J. Pr.), Buddxus, savant théologien lu-
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ihérien, né en Foméranie en 1667. laort en m9, professa la philosophie avec succès a Halle et à léha. et deyint en 1713 conseiller de r£glise à Gotha. Il publia un grand nombre d'ouvrages relatifs à la philosophie et à l'histoire : Jlistoria juris naturas^ léna, 1695; De stoica phUoso^ia, 1696; ElemerUa philosophùs ^acticx^ 1697; Eletnenla philosophise instrumentalU^ 1703 ; De atîieUmo et superst'ttione 1716 (trad. en français, 1740); PMtosophta Hebràorum, n20\Bistoria critica theologiM,X12b\ Theologia moralis, 1727; Histoire de VÂncien Testamehtj etc.; Conipendium historié philosophicss j Halle, 1731. Ses ouvrages, écrits dans le sens rationaliste, ont été mis à l'index à Rome.. — F. budé. BCDB ou OFEN. Aquincum f grande V. des Ëtats autrichiens, capit. de la Hongrie et dû comté de Pesth, sur le Danube, à 205 ku. S. E. de Vienne et vis-^'vis de t^esth , à laquelle 1^^ réunit un pont de hateaia: 40000 hab., env. 100 OÔO en y comprenant Pesth et Je Tge d'AU-Ofen. Bude se compose ae 4 parties: Ja Haute-Ville (où sont le château, l'arsenal , le théâtre). "Wasserstadt, Raizenstadt et Neustift. , Hésidence oies autorités. Nombreuses institutions de bienfaisance et d'instruction ; observatoire, fonderie (le canons, soieries, ustensiles en cuivre, çtc. Bains (feaui thermales, Vin rouge renommé. — Bude était jadis la. capit. des rois de Hongrie; elle fui occupée par les Turcs de 1530 à 16S6. Reprise en 16H6 par le duc de Lorraine. eUe resta depuis ce temps sous la d>^peDdance de 1 Autriche. Elle a beaucoup souÔ'ert daris la guerre de 1849.
BlDÉ (Guill.), érudit, né à Paris en 1467, mort en IS^O, ne commença que vers l'âge de 24 ans à faire des études sérieuses et acquit bientôt une si vaste ;science qu Erasme l'appelait le Prodige de ïa France. Louis XII et ï'rançoisl^ appréciant son mérite, lui confièrent des cbarges importantes ; il profita de son crédit Dour déterminer François I à fonder le Collège royai (auj. Collège de France). Ce savant avait embrassé toutes les sciences, théologie, jurisprudence, mathématiques , pliilologîe ; mais c'est surtout comme lieiléniste qu'il est connu : c'est lui qui a le plus contribué à propager l'étude de la langue grecque en France. On a de lui, entre autres ouvrages, des Annotations sur les Pandectes , un traité l)e Àssc, iSU, qui traite des monnaies anciennes et qui passe pour ce qu'il a fait de mieux ; de savants Commenuiires sur la, langue grecque, en latin, 1529; un înité De l'institution du prince, 1547 ; un recueil de Unres écrites en grec avec une pureté remarquable. Ses OEuvres ont été réunies en 4 vol. în-4, Bâle, Ihh'i. M. Rebité a fait une thèse sur G, Budé, 1846.
fiUDINI, peuple scvthe. habitait au N. de la mer Noire , probai)lenient aansJe pays actuel de Woronctz. fiCDlSSIN. Kbautzen.
BCDWEIS, y. des États autrichiens (Bohême), ch.-l de cercle» sur la Moldau, à 123 k. S. de Prague; 12000 hab. Svêché, gvmnase et séminaire, collège de Piaristes. Chemin ae fer. — Le cercle, situé entre ceux de Tabor, de Prachin et l'Autriche, a 102 k. sur '3 et 200000 hab. Forêts, éUngs, mines.
BUEIL (Jean de), comte de Sancerre, dit le Fléau fidÀnglaiSy contribua avec Jeanne d'Arp à la délivrar.ce d'Orléans, accompagna Charles VII à Reims, ^ista à plusieurs sièges importants, fut nommé en i4ôO grand amiral, et prit part en 1453 à la bat. de '•astilion. Disgracié par Louis XI, il entra dans la %u« du Bien public^ mais il rentra en grâce en 1469. U mourut vers 1480. — F. racan.
BUËNO.<;-AYEES. grande v. de l'Amérique méridionale, capit.de l'Stat de Buèno»-Ayres, et naguère de toutes \&s Provinces-Unies du Rio^de-la-Plata, siu: la r. dr. de la Plata; 125 000 hab. La ville tire son nom du bon air qu'on y respire. Évôché, université, nombreuses écoles, observatoire. Rade aançereuse, port peu conunoda; forte citadelle; rues tirées au cordeau ; queloues édifices remarquables : Cavildo ou iiôtel de ville; Recova, espèce de bazar avec ar-
cades; cathédrale, églises de ^an-l'rancîsco, dé la Merced^ hôtel des monnaies, chambre des députés. Industrie : cuirs, savons, tabac, draps, toiles, beaucoup de coBàmerce. — Buenos- Ayres fut fondée en 1535 par don Mendoz^i, sous le nom de Ciudad de la Trintdad; ruinée parles Indiens, eUe fut rebâtie en 1580. Un évêché y fut étàbUen 1620. fen 1776, elle devint la capitale de la vice-roy. de Buénos-Ayres. En 1806 , elle fut prise par l'Anglais ^èresford.
BUÉNOS-AYRES (État oe) , l'un des Etats de la ÏRèpublique Argentine ou de la Plàla, borné au S. et au S, E. par l'Océan Atlantique, au N. par la prov. d'Entre-Rios et lé Rio-de-la-Plâta, au N. 0. par là prov. Cordovà, au S, 0. par te Rio-Negro; IIOQ kil. sur 860; 470000 hab. Ch.-l. Buénos-Ayres. Fortes chaleurs,, grandes pluies en niver. Sol trèsfertile, mais culture bresque nulle. Peu de montagnes, vastes plaines dites pampas, où errent quelquelques tribus indigènes et une Immense quantité ae bétail.— ïi'Etat de Buènos-Ayres est une partie de l'ancienne vice-royauté de même nom. 11 proclama son indépendance dès 1810. C'est celle des Provinces- Unies dii Rio-àe-Ia-Plata qui à joué lèplusçrand rôle dans les événements qui ont signalé l'ère de l'indépendance : aussi désigné-t-on souvent sous son nom toute cette Confédération. Elle s'en est momentanément séparée en 1853; mais pat uh traité signé en 1860, elle y est rentrée. ,
BUEN-RETttlO (c-â-d. bonne rtftraite), beau palais construit à la porte de Madrid sous Philippe IV par Olivarès, avec de superbes jardins; il est auj. dans l'enceinte de Madrid et s'ouvre sur le Prado. Il fut converti en citadelle par les l^'rançaisèn 1810.
BtJËT (mont), dans la Haute-Savoie, & 17 lil. N. E. de Sallancbes, à î9kiL N. 0. du lîont-Blanc. Il a env, 3220 mètres de hauteur. Beaux glaciers.
BUFFALO, V. .et port des États-Unis (New-York), à l'extrémité E. du lac Ërié, à 35 kil. de la chute du Niagara, â 500 kil. N. O.de New-York; env. 60000 h. Évêché catholique. Bon port, canal Qui la fait communiquer avec New- York, chemin de fer. Gr^md commerce; entrepôt des marchandises du Nord. Buffalp n'était en 1814 qu*un vge de 1500 hab.
BDFFALORA, bourg de Lombardie, jprov. de Pavîe, sur le Naviglio-Grande, à 9 kil. N. 0. d'Abbiategrasso; 1650 h. Les Français y battirent les Autrichiens le 4 juin 1859. .
BUFFltK (Claude, dit le Père), savant jésuite, né en Pologne d'une famille française , en 1661 , mort en 1737, entra chez les Jésuites en 1679, passa la plus grande partie de sa vie dans leur principal collège à Paris (Louis-le-Grand) , et y partagea son tenaps entre les travaux de l'enseignement et la rédaction de ses écrits. Il a composé un très-grand nombre d'ouvrages de littérature, de science, d'histoire et de piété. Il en a réuni les principaux dans son Cours de sciences sur des principes nouveaux et simples (1732, in-fol.),où l'on remarque une Grammaire française, des Traités d'Éloquence et de Poésie, un Traité des premières vérités ^ les Principes du raisonnement, des Éléments de métaphysique, un Discours sur Vétude et la méthode des sciences. On lui doit aussi la Pratique de la mémoire artificielle, 1701 , et une Géographie avec le secours de vers artificiels, 1715. Il coopéra longtemps à U rédaction du Journal de Trévoux. Le plus estimé de ses ouvrages est le Traité des premières vérités ; il y étnblit les caractères des vérités qui sont incontestables, et énumère celles qui servent de base à chaque espèce de connaissances.
BUFFOÏî, vge àe la Côte-d^Or, sur l'Armançon, à 21 kU. N. de Semur, à 7 kil de Montbard; 340 hab. Ane. seigneurie possédée par la famille des BufTon, érigée en comté en faveur du célèhre naturaliste.
BUFFON (G. L. leclfrc. comte de), célèbre naturaliste, né en 1707 à Montbard en Bourgogne, mort en 1788, était fils d'un conseiller au pariement de Dijon. 11 se livra dès sa jeunesse avec ardeur a rétude des sciences, voyagea en Italie et en Angie-
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terre, se fit coûDaitre de bonne heure par de sayants mémoires et de curieuses expériences de physique et d'économie rurale (on connaît surtout celle par laquelle il prouva la réalité des miroirs ardents d'Archmiède) ; fut admis dès 1739 à l'Académie des sciences, et nommé la même année intendant du Jardin du Roi. Dès ce moment il se consacra tout entier à l'histoire naturelle. Profitant des ressources que lui offrait le grand établissement qu'il dirigeait et qu'il ne cessa d'enrichir, il entreprit de tracer le tableau de la nature entière. Son Histoire naturelle ^ dont les premiers volumes parurent en 1749, l'occupa tout le reste de sa vie. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains aussi bien que des savants, Buffon obtint tous les genres de récompenses et d'honneurs : l'Académie française le reçut dans son sein en 1753; Louis XV le créa comte, et avant de mourir, il put voir sa statue placée à l'entrée du muséum d'histoire naturelle avec cette inscription : Majestati naturas par ingenium, VHistoire naturelle de Buiïon, qui devait embrasser tous les règnes de la nature , ne comprend que les minéraux et une partie des animaux (quadrupèdes et oiseaux). Elle est accompagnée d'une Théorie de la terre y de Discourt en forme d'introduction , et de suppléments parmi lesquels se trouvent les Époques de la nature y un des plus beaux ouvrages de l'auteur. Buffon eut pour collaborateurs dans cet immense travail, pour les quadrupèdes, Daubenton qui se chargea ae la partie anatomique; pour le^ oiseaux, Gueneau de Montbeillard . Bexon et Sonnini. On s'accorde universellement à regarder les écrits de Buffon comme le plus beau modèle delà noblesse et de l'harmonie du style : on reconnaît aussi qu'il a décrit avec une admirable fidélité les mœurs et les traits caractéristiques des animaux, qu'il a fait faire à l'histoire naturelle des progrès, soit par la nouveauté des vues, soit par la multitude de ses recherches, et qu'il a rendu d'immenses services en rassemblait une foule de matériaux épars et ^n propageant en France le coût pour l'étude de U nature; mais on lui reproche d'avoir dédaigné ou même proscrit les classifications scientifiques, sans lesquelles il n'y a pourtant ni ordre ni clarté, et surtout d'avoir avancé des hypothèses hasardées (notamment dans ses Époques de la nature) : c'est ainsi qu'il suppose que la terre a été détachée du soleil par le cooc d'une comète, qu'il explique la génération des êtres vivants par la supposition de molécules organiques et de moules intérieurs^ ou'il attribue aux animaux un sens intérieur matériel^ hypothèse plus inintelligible encore que le mécanisme auquel Descartes avait recouru. — VHistoire naturelle fut imprimée d'abord à l'Imprimerie royale en 36 vol. in-4, 1749-1788. Elle a été continuée dans le môme fbrmat par Lacépède , qui a décrit les ovipares, les serpents, les poissons, les cétacés, 1788-1804. On a depuis réimprimé bien des^fois Buffon et ses .VutteÂ-. Les meilleures éditions, après l'édition princepSy sont celles de Lamouroux e; Desmarest, 1824-1832, 42 voL in-8, de Fr. Guvier, 1829-1831. 42 voL,etdePiourens, 1854, 12 voL in-8. — Outre VHistoire naturelle y Buffon a donné une traduction de la Statique des végétau» de Haies , de la Théorie des fluxions de Newton, et a composé des mémoires et divers morceaux détachés , parmi lesquels on remarque son Discours sur 2e f<y je, qu'il
S renonça pour sa réception à l'Académie française : y donne lui-même la théorie de son style , et montre que le style est l'homme même. Sa Correspondance a été publiée en 1860, par M. H. Nadault de Buffon. Vicq d'Azyr, Condorcet, Guvier, ont écrit son Éloge; M. Flourens a donné VHistoire de sa Vie et de ses Ouvrages; M. Villemain a parfaitement apprécié son talent dans son Tableau de la littérature au xvin* siècle. — Pendant la Révolution, la gloire de Buffon ne put sauver son fils de l'échafaud : il expira adressant au peuple ces seuls mots : Citoyens , je m'appelle Buffon.
BUG. V. BODG.— BUGARONI. F. sept-caps.
BUGEAT, ch.-l. de cant. (Corrèze), à 26 k. 0. d'Ussel; 736 hab.
BUGEAUD DB LA PicoNNERiE (Thomas Robert), maréchal de France, né à Limoges en 1784, d'une famille noble, mort à Paris en 1849, s'engagea en 1804, fit avec distinction les grandes campagnes de l'Empire, se signala en Espagne, aux sièges de Lérida, de Tortose, de Tarragone, au combat d^éda (Murcie), où il enleva tme colonne de 700 Espagnols avec 200 hommes, au col d\)rdal(Catalognae), où il anéantit un régiment anglais ; enfin en Savoie, à L'Hôpital-sous-Conflans, où il repoussa avec 1700 hommes un corps de 8000 Autrichiens (28 juin 1815). Après l'abdication de l'Empereur, il se retira avec le grade de colonel, et se livra, dans sa terre d'Excideuil (Dordogne), aux travaux agricoles. Rappelé à l'activité en 1830, il se dévoua à le nouvelle monarchie, réprima avec énergie en 1832 et 1834 de violentes insurrections dans Paris ; ftit en 1832 chargé de commander la citadelle de Blaye, où était détenue la duchesse de Berry; fut envoyé en 1836 en Algérie, et battit Abd-el-Kader sur la Sikkah (6 juillet), mais conclut avec lui en 1837 le traité de la Talha, qui constituait la puissance de l'émir et qui, pour ce motif, fut vivement critiqué. Nommé en 1840 gouverneur général^ il déploya dans ces fonctions les talents de l'administrateur aussi bien que ceux du guerrier : poursuivant sans relftche Abd-el-Kader, il réussit à l'atteindre en donnant à notre armée plus de légèreté et de mobilité, lui enleva Takedempt, Mascara, les forts de {(oghar, Salda, Thaza, le rejeta dans le Maroc, et mit le comble à sa gloire en remportant sur les Marocains la victoire d'Isly, où 10 000 Français défirent une armée quatre fois plus forte ( 14 août 1844). Nommé dès 1843 maréchal de France, il fût, à la suite de cette dernière victoire, fait duc d'Isly. Après avoir dirigé avec succès une expédition contre la Grande Kabylie^ il commençait Fœuvre de la colonisation quand il crut devoir se retirer, mécontent de se voir contrarié dans l'exécution de ses plans (1847). Appelé par Louis-Philippe, dans la nuit du 23 au 24 lévrier 1848, à la tète ae la force armée, il se vit retirer son commandement peu d'heures après, au moment où il prenait des mesures énergiques pour sauver la monarchie. Investi après l'élection du 10 décembre de toute la confiance du Président de la république, il venait d'être nommé général en chef de l'armée des Alpes lorsqu'il fut enlevé par le choléra. Député de la Dordo^e depuis 1831, Bugeaud porta dans nos assemblées nationales une parole rude, mais franche et pleine de sens. Gomme général, on lui doit d'avoir introduit en Afrique une tactique appropriée à la nature du pays et de l'ennemi qu'il avait à combattre; il sut aussi, par sa .sollicitude toute paternelle, gagner au plus haut degré l'amour et la confiance du soldat. Agriculteur en même temps que guerrier, il avait pris pour devise : Ense et aratro. Un double monument lui a été érigé, à Périgueux et à Alger. Son nom a été donné à un village de la province de Constantine (au S. G. de Bone). On a de lui quelques écrits sur l'Algérie, sur l'art militaire, et une relation de la bataille îVïsly (dans la Revue des Deux Mondes); en outre, il fit paraître en 1848 et 1849 les Socialistes et les Soirées du village, dans le but de combattre le communisme. M. A. Ponroy a publié en 1849 une Notice sur le maréchal Bugeaud,
BUGEY, petite province de France , à !'E. de l'Ain et à ro. du Rhône, faisait partie des pays savoyards compris dans le grand gouvt de Bourgogne. Il se divisait en Bugey propre, Valromey, Michaille. et avait pour ch.-l. BeUey. — Cédé à la France avec la Bresse en 1601 , il fait auj. partie dudép. de l'Ain.
BUGDE (le), ch.-l. dec. (Dordogne), sur la Vezère, à 23 k. N. 0. de Sarlat; 1623 h. Serges, étamines; vins. Aux env. vastes grottes de Miremont.
BUHLB (J. Théophile), savint allemand, ré à
BULG