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BULL

Brunswick en 1783, mort en 1831 , professa la philosophie à Gœttinçue dès 1787) puis à Moscou, et enfin à BrunswicK. On lui doit, entre autres ou- Trages : Traité de VhUtoire de la philoxophie et éPune bibliographie critique de cette science, Gœtlingue, 1796-1804, 8 vol. in-8; Histoire de la philosophie moderne jusq^*à Kant , 1800-1805, 10 vol. in-8; et une traduction allemande de Sextus Èmpiriciu. Il avait entrepris une édition complète d'Aristote; mais il n'en a paru que VOrganon, la Poétique et la Rhétorique f Deux-Ponts, 5 vol. in-8, 1792, etann. suivantes. Son Histoire de la j^hilosophie moderne est précieuse pour les renseignements, mais elle manque de cïirté, de proportion et d'intérôt : elle a été trad. en français par A. J. L. Jourdan, Paris, 1816, 7 vol. in-8. Elle est à Vlndex à Rome.

BUmON-FOSSE, bourg du dép. de l'Aisne, à 15 k. N. 0. de Venins; 1600 h. Saboteries. Philippe VI et Edouard III s'y rencontrèrent le 23 oct. 1339, mais Edouard déclina le combat.

BmS(iej, Fturum, ch.-l. de cant. (Drôme), sur rOurése, àl4kil. S. E. deNyons; 2033 h. Chapeaux, tanneries, filatures de soie. Jadis ch.-l. des Baronnies.

BUIUKDËREH (c.-à-d. ^ande vallée), village de Turquie (Roumélie), sur le canal de Constantinople, à 18 k. N. E. de Constantinople; 1800 h. Maisons de campagne qu'habitent surtout les ambassadeurs. BUKOWINE, c.-à-d. forêt rouge^ province des EUts autrichiens, bornée au N. et à PO. par la Galicie, la S. 0. par la Hongrie et la Transylvanie, au S. et à TE. par la Moldavie, au N. E. par la Russie; 360000 h. Villes principales : Czemowitz (ch.-l.) , Soutchava et Sereth. — La Bukowine faisait jadis partie de la Moldavie; elle en a été distraite en 1777 et réunie à la Galicie. Depuis 1786, elle forme le cercle de Czemowitz. F. czernowitz.

BULGARES, peuple de la famille ouralienne, habita d'abord les nves du Volga, d'où ils paraissent tirer leur nom. et où une ville deBolgari témoigne encore deleur séjour. Chassés des bords du Volga vers 475, époque ou ils sont mentionnés pour la ]" fois par la historiens, ils s'établirent sur la mer Noire et la mer d'Azov, puis s'avancèrent Jusqu'au Danube (487), et de leur nouvelle demeure, ils dirigèrent de fréquentes incursions contre l'empire grec. De 560 à 634, ils furent soumis aux Avares. En 667, les 5 fils de louvrat, un de leurs chefs , se partagèrent ses Etats, etAspanich, l'un d'eux, passa le Dnieper, le Dniester, et se fixa sur le» bords du Pruth. En 679, ils occupèrent la Basse-Mésie et y fondèrent un roy. qui dura près de trois siècles, mais qui devint tribuiHitaire des Russes en 968 et fut bientôt après réuni a l'empire grec par Jean Zimiscès. En 980, Sisman fonda en Macédoine un 2* royaume bulgare, et Jean madisUwyUn de ses successeurs, y joignit la Servie ; mais l'empereur Basile II, après une guerre de 37 ans, renTersa en 1018 ce nouvel État : 15000 Bulgares bits prisonniers dans cette guerre eurent les yeux crevés. En 1186 conmiença un 3* roy. bulgare dit Talaque-bulgare ou valaque-cuman : il se composait de la partie de la Bulgarie au S. du Danube : il eut S rois, Calopierre, Asan I, Joannice, Jean Asan II, Sisman. Ce roy. finit en 1396 par la mortdu roi Sis- J^,que fit tuer le sultan Bajazei I. Féroces, sans wis, les anciens Bulgares abandonnaient l'agriculture ioi femmes, et ne s'occupaient que de chasse, de ^rre. de l'éducation des nestiaux et du coomierce de pelleteries. Les Bulgares avaient embrassé le Chnstianisme dès 861. Ils suivent le rit grec.

BULGARIE, Mœsia inferior^ prov. tributaire de la ^orquie d'Europe, ainsi nommée parce qu'elle. a été JOQgtemps le siège des Bulgares , a pour bornes au ^- je Danube, qui la sépare de la Valachie ; au S. les |BalkIians,qui la séparent de l'anc. Thrace; à l'O. le nmok, qui la sépare de la Servie; à l'E. la mer Noire. Elle a 530 k. sur ] 20. et compte env. 4 millions «^oab. Sacapit, au temps des Bulgares, était Pe-

reiaslavl. Am. les principales villes sont Sophia, qu'on reganie comme la capit, Choumlâ, Varna , Nicopolis, Viddin, Routchouk , Silistri, Bazaijik, Baltchik, Rassova, etc. Sol montueux, climat salubre; grandes forêts; beau bétail, bons chevaux; beaucoup de grains. — Pour l'hist. , V. sm^AREs.

BULGNËYILLB, ch.-l. de c. (Vosges), à 21 kil. S E. de Neuchdteau; 970 hab. René d'Anjou , duc de Bar, y fut battu et pris en 1431 par Ant. de Vaudemont, qui lui disputait la Lorraine.

BULL (John), qu'on prononce DjonnBoule^ sobriquet du peuple anglais, veut dire /ean le Taureau^X semble désigner la force que s'attribue la nation.

BULLANT (Jean) , sculpteur et architecte de Paris, né vers 1510, mort en 1578, apprit son art en Italie. Le ch&teau d'Ecouen , au'il nàtit sous François Ip en 1545, celui des Tuileries, 1564, et l'hôtel ae Soissons. qu'il éleva avec Philibert de Lorme sous Catherine de Médieis en 1572, ont établi sa répuution. U se distingua aussi comme sculpteur : on lui doit le mausolée d'Anne de Montmorency , ainsi que le tombeau de Henri II et de Catherine de Médieis, ai]gourd'hui à St-Denis. Il a laissé la Règle général* d^architecturCy Paris, 1568.

BULLES des papes, réécrits des souverains pontifes, ainsi nommées de la bulle ou boule de plomb qu'on y laisse attachée pour leur servir de sceau. On les désigne souvent diaprés les mots par lesc^uels elles commencent. On en distingue ae plusieurs sortes, selon leur destination; les principales sont: les buUes d^exeommunication et les bulles doctrù noies ^ qui prononcent sur des points de doctrine. — Parmi les premières on remarque la bulle In Cœna Domini, ainsi nommée parce qu'on la lisait publiquement à Rome tous les ans le jour de la Cène (jeudi saint) : elle prononce une excommunication générale contre tous les hérétiques, les contumaces et les ennemis du Saint-Siège (elle fut rendue par Paul III en 1536; Clément XIV en supprima la lecture en 1770>; les bulles rendues contre les rois de France Robert le Pieux, 998, Philippe I, 1095, Philippe-Auguste, 1200, Philippe le Bel, 1296 et 1301 (ces deux dernières sont dites : Clericis laieos et Ausculta, fiU); celle par laquelle Grégoire VII défendit aux prélats de recevoir l'investiture des princes séculiers, et qui devint le principe de la fameuse querelle des investitures (1074); celles qui frappèrent les empereurs Frédéric I, 1160, Frédéric II, 1227 et 1246, le roi de Naples Mainfroi , 1263, Louis de Bavière, 1327 et 1346; U buUe dite Esecrabilis, par laquelle Pie II défend les appels au futur concile ^ 1460; celle par laquelle Clément VII condamna le divorce de Henri VIII, 1530, et qui fut le prétexte du schisme d'Angleterre; le bref par leouel Paul IV défend aux Catholiques d'Angleterre ae prêter le serment d'allégeance, 1606; enfin la bulle que le pape Pie VU lança, le 10 juin 1809, contre l'empereur Napoléon , sans toucher toutefois aux droits politiques du souverain : on sait qu'elle fût suivie de la captivité du pape.— Parmi les bulles doctrinales , on remarque la nulle de Grégoire XI contre les erreurs de Widef, 1377; celle de Léon X contre Luther, dite Sxsurge, Domine; la bulle dite Cum oceasione, par la(][uelle Innocent X condamna les cinq fameuses propositions de Jansénius, 1653 ; celle de 1665 , pour prescrire un formulaire qui contenait une adhésion a la condamnation de Jansénius, et que tous les ecclésiasti^es étaient forcés de signer; enfin la bulle ou constitution dite Uniqenitus^ rendue en 1713 par Clément XI à la demanae des évêques de France et

3 ui condamnait 101 propositions extraites d'un livre u P. Quesnel, prêtre ae l'Oratoire et janséniste : cette dernière nulle fût l'occasion de longs troubles en Fiance. D'après le Concordat de 1801 , les bulles ne sont exécutoires qu'après enregistrement par le conseil d'£ut — U a été publié divers recueils des bulles des papes. Le plus complet est le BuUaeium magnum, imprimé à Rome de 1733 à 1748, en 14 vol.

BDNA

BDON

in-fol. . ei complété par un Supplément de Barberi , en 20Yor. in-foL, 1835-6Q.

BULLES d'or. On nomme ainsi plusieurs chartes ou constitutions rendues au moyen âge par divers sou- Yerains, le plus souvent par les empereurs d'Allemagne, et scellées en or. La plus célèbre est celle que rendit en 1356 Tempereur Charles IV, pour régler le droit politise de rAUeiQaçne et qui a en e(fet réRi l'empire depuis cette époque jusau'ep ] 806. Cette bulle, divisée en 30 chapitres, fue les droits et le rang des électeurs, le mode ae l'élection, etc. Elle fut rédigée par Barthole, qui y consigna les résul^ts des délinérations des deux diètes.

BULLET (P.), architecte, né en 1639, m. en 1716, était élève de Blondel. Il éleva la Porte St-ûenis d'après les plans de son maître; il construisit ensuite d'après ses propres plans la Porte St-Martin (1674) , et l'église Si-Thomas d'Aquin. BuUet a écrit : Traité du nivellement f 1688, Archiiecture ffratique, 16U1. Il avait été élu en 1685 membre de l'Académie d'architecture.

bULLET (J. B.) , professeur de théoloeie à l'Université de Besancon, né dans cette viUe ea 1699, mort en 1775, a laissé : Histoire de Vétablvisement du Christianisme, tirée des seuls auteurs juifs et paiensy 1764; VSvistence de Dieu démontrée par les inerveilles de la nature, 1768; Méponses aux difficultés des incrédules, 1773 , ouvrages remarqqables par la netteté et la force de l'argumentation. On a aussi de lui de savants if ^moires sur la langue celtique, 1 754, sur VUistoire de France, sur la Mytl^ologie française, 1771, sur lés cartes i jouer« etc.

BULLIARD (Pierre), botaniste, né àr Aubepierre, près de Lansres, vers 1742, mort i Paris en 1793, réunit les talents de Tartiste ^ eeux du savant, et put faire lui-môme le dessin et la gravure do ses ouvrages. On a de lui : Flora pansiensis, 1774; Aviceptoiogie, 1796; Herbier de la France, 1793; Dictionnaire élémentaire de botaniq^e ^ 1799; HistoWe des Plantes vénéneuses de la Ftance, 1718; Hiftoire des ckempignons de la France, 1791-4812.

BULLION (Claude de), surintendant des finances sous Louis XIII (1632), puis garde des sceaux, mort en 1640. Il fit bâtir à Paris, sur les dessins de Levau, un hôtel magnifique, où l'on remarquait deux paieries peintes par Youet et Blanchard et qui, après la Révolution, lut aflfecté aux ventes publiques.

BITLOW (Fréd. Guill), général prussien, né en Ylbh, mort en 1816, se distingua dans la campagne de 1813, sauva Berlin par les victoires qu'il rem-

{)orta à Grossbeeren et à Dennewitz, ce qui lui valut e titre de conrte de Donne wit2, et eut une grande part aux batailles deLeipsick et de Waterloo. — Henri Buiow, son frère, né en 1760,mortenl807, aécritdesou- VI âges de tactique militaire qai eurent du succès, notamment un6ific(otVff de la campagne de 1805. où il critiquait les opérations du gouvt prussien. Incarcéré pour ce fait, il mourut en prison. 11 ^tait grand partisan de Svedenborg.

BULTEAU (Louis), savant écrivain, né à Rouen en 162Ô, mort à l'abbaye de St-Germain-des-Prés en 1693. n publia en 1678 V Histoire dfis moines de l'Orient (de S. Antoine au vu* s.), puis, de 1684 à 1694. VHistoire de S. Benoit et des moines d'Occident. l\ a trad. les Dialogues de S. Grégoire U Grand et l'Introduction à la sagesse de Vives.

BCNAU (Henri, comte de), historien allemand, né en 1697 à Weissenfels, mort en 1762 , fut conseiller intime de l^électeur dé Saxe, roi de Pologne (Auguste III) , fut aussi employé par Pempereur r.harles VII, et acquitta avec succès de plusieurs missions diplomatiques. On lui doit une Hutoire de l'empire d'Allemagne, L&ipsick^ 1728-43, outrage plein d'éruditioh et de critique, mais qui ne va que jusqu'à 918, et one Histoire de la guerre de Sept ans (n56-6a). Le comte de Bimau possédait une riche bibliothèque , qui fait aujourd'hui partie de la Biblioihèqiieroyue de liresde. Il ms plaisait à aider les

! jeunes gens studieux oui étaient sans fortune : il fiit

le protecteur de Wincxelmann.

I BUNDELKAND , région de l'Inde en deçà du (Stnge, ; entre l'Agrah et le Malwa, formait jadis une province

de l'Allahabad indépendant ; auj. elle est soumise aux ' Anglais et comprise presque tout entière dans k

g' résidence de Calciitta; env. 1 million d'hab. Ch.-l., anda. Ce pays est célèore par ses mines de diamants: : les principales sont à Pannah.

BUNKERSHIIX , éminence qui domine Bostoo (Massachussetts), au N., se trouve auj. comprise dans la villedeCharlestown.(i'est là qu'eut lieu le 2*combat entre les Anglais et les Américains, 17 juin llT-r. les insurgés y eurent l'avantage. Une colonne a été élevée sur les lieu:^ en mémoire de cet événement.

BUNYAN (J.), anabaptiste anglais, né en lô2X. m. en 1688, était fils d'un chaudronnier et exerça d'abord lui-même ce métier, puis il s'enrôla dans Tannée du Parlement. Il fut mis en prison comme séditieux et y resta douze ans (1660-72) ; il composa pendant si captivité plusieurs ouvraÉ[es mystiques, dont le plus célèbre est le Vouagedupelerin{Pilgrim*sprogTess . trad. en 1831 :vC est une ingénieuse allégorie, où il raconte, en style biblique , les épreuves d'un clir'tien qui veut sauver son âme. Ses OEuvrcs oui -^i recueillies à Londres en 1736-37.

BUNZLAU, Boleslavia, v. des Etats autnchleii' (Bohême), ch.-l. de cercle , à 50 kil. N. K. de Pr.. gue; 5000 hab. On la nomme quelquefois Ima- Bunxlau (Nouv.-Bunzlau) . par opposition à Àit- Bunxlau (Vieille-Bunzlau), v. située sur FElb€. à 11 kil. N. E. de Prague. — Le cercle, entre la Saxe au N., la Prusse au N. E. et les cercles de Bidscliow, ^iaurzim, Leitmeritz, a 93 kil. sûr 53; 480 000 bar.

BUNZLAU, V. des Etats prussiens (Silésie] . ch.-l. ù cercle, à 37 k. N. 0. de tiegnîtz; 6000 Jab.

9U0NAGG0RSI (Phil.). historien, né en Toscar.e dans le XV» siècle, mor( en Ï496à Gracovie, fonda a Home, avec pompon ius Lîetus et d'autres savants, une académie dont les membres prenaient des noms grei> et latins: il y prit celui de ÇalUn^chuSj auquel sa grande connaissance des affaires 6t aiouter le surnom d'Experiens. Cette assemblée, dont les membres travestissaient ainsi leurs noms, parut suspecte à Paul II, et fut poursuivie avec rigueur. Buonaccorsi se réfugia en Pologne vers 1473, auprès du roi Casimir IV, qui le chargea de Véducation de se^ enfants, en fit son secrétaire, et lui confia plusieurs négociations importantes à Constantinople. Ses ouvrages historiques sont: Attiia, seu DegeslisAttiia. Haguenau, 1531; Uisloria derege ULadislao. TjI;

BuoNACcoHsi (P.), peintre. V. fERiNO piùl vaga.

BUONAÇOSSL F. bonacossi

BUONAFËDE (P. Appiano), philosophe et pub! ciste» né à Cbmmachio (Ferrarais) en 1716, m Tt ci. 1793, entra chez les Célestins, et professa la théolosie à Naples depuis 1740. On a de lui une Histoire philosophique du suicide , Lucq. , 1761 ; une Histoire des écoles philosophiques, Lucq., 1763, 7 voL in K. un Traité de la Hestauration de la philosophie am xvf, xvn*et xvm* siècles, 3 vol. in-5, Venise, IIS)^. et des écrits poétiques et littéraires publiés sous b pseudonyme de Cromaziano.

BUONAROTTl (Michel-Ance). F. hichel-ange.

BUONABOTTI (PhiL), né a Pise en 1761, mort en 1837, prétendait descendre de Michel-Ange. 11 adopta avec ardeur les idées de la Révolution française, rédigea en Corse un journal intitulé l'Ami d^ la Itlierté italienne, reçut de la Convention la qualité de citoyen français, et fut chargé de quelques missions. Il entra en 1796 dans la conspiration de Babeuf, mais réussit à se faire acquitter, et men4 depuis une vie obscure et misérable. Il a publié en 182S V^i^tovre de la conspiration de Baieuf.

BUONGOMPAGNCfiTL K. gbégoirk xm.

BUONXALENTI (Bemardo), un des plus grande artistes delà Toscane, à la fois architecte, sculpteur et peintre, né \ Florence en 1^36. mort en l6o8

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