‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 21 sur 578 · ADAM · texte numérisé non relu

ADAM

Tiûtaa d'Acunha, capitaine portugais, fut en- 1 vojé, en 1506, par le roi EmmanuâL daos Tlnde, aa secouis de ItaDçois d' Almeida ; visita Madagascar , décoaTriilw lies qui ont gardé son nom ; ^ansporta dans Vlode en 1508 le nce-roi AJtopierque, el se signala daai cette contrée paraonoourage. Il fut, en UU, «fflbaasadeur à Rome.

Don lot. O^orio d*Acunha, évoque de Zamora sous Ferdinand le Catholique, entra dana la Sainte- Ligue qui dieputait le trône à Charles-Quint et soatnaitles droits de Jeanne la Folle, forma un régiment de prêtres et comhattit à leur tête avec acharnement. Après la défaite du chef de la liguo, Jean de PaihUa (1523), il fut pris et mis à mort par ordre de Charles^uint.

Femand d'Acunha, né à Madiid, moft on 1580, se disitogua à la cour de Charles-Quint comme militaire et comme poSte. Il traduisit avec succès le Chemlier délibéré, d'Olivier de La Marche.

Christophe d'Acunha, missionnaire espagnol de iâ Société de Jésus, parcourut le Pérou et le Chili, et publia, k son retour, en 1641, une ReUUio» de la découverte de la rivière des Amcaones.

DoQ Rodrigue d'Acunha, archevêque de Lisbonne, fut un des chefo de la conspiration qui arracha le Portugal à l'Espagne et plaça le duo de Bragance surletrêne (1640). B prêta au nouveau roi serment de fidélité au nom du clergé et fut provisoirement chargé du gouvernement.

Don Alph. CariUo d'Acunha, areherêque.deTolàde, ministre de Henri IV de Gastille. Disgracié pour s'être vendu au roi d'Aragon, il s'arma contre son souverain, lui suscita pluaeurs compétiteurs, et lui Ii?ra, sous les murs oe Medina-del-Campo. une bataille dont le succès resta incertain (1467). U contribua puissamment à faire placer sur le trône Isabelle, sœur de Henri, et devint tout-puissant à l'a- \éQement de cette princesse. Mais bientôt, jaloux du crédit du cardinal Mendoza, il se révolta de nouveau. U fut enfin forcé de se soumettre en 1478. Isabelle lui fit çràce ; mais il dut rendre ses forteruses, n se retira dans tm znoiiastère, où il mourut en 1482.

ACCNHA (lies de tristan-d'), groupe de l'océan Atlantique, par 13* 4' long. 0., 37" 5'lat. S. La principale. Tristan-d'Acunha proprement dite, a40kil. de tour, dont env. 100 hectares en culture, offre de bonne eau, et est remarquable par son pic élevé (enriron 2400"). Elle est habitée depuis 1816 par quelques An^ais. Ces tles furent découvertes, en 1606, par k Portugais Tristan d'Acunha.

ACCSILACS, historien grec antérieur à la guerre uédique, a écrit une chronologie des rois d'Argos <^<iDt u ne reste que quelques fiagments, recueillis |-%r Guill. Sturz, Géra, 1798, in-8, et compris dans les Fragmenta hietor, grœc, de Didot, 1841.

AB, suivi d'autres mots conune ad tncenmum, od horrea, pour dire auprès de. V. le mot qui suit. ADAB, nom de (dusieurs roisdidumée et de Syrie, qui furent en guerre avec les Juifs : l'un d'eux fut tué par David: un autre assiégea Achab dans Samarie. puis dent ce prince {V. âchàb) : un troisième, plus connu sous le nom de Ben-Adad, combauit Joram. V. bbn-adad.

ADAD-BEMMON, v. de Judée, dans la tribu de Hanassé, au N. 0. de Samarie. Néchao, roi d'Egypte, y vainquit Josias, roi de Judée, vers 608 av. J.-^. Sous l'Empire, cette ville prit le nom de Jfom'mtanopolis, en Vhonneur de l'empereur Maximien.

ABALBÉEOfit, erchevêque de Reims et grand chancelier de ftance sous Lothaire, Louis V, Hugues Capet, sacra ce dernier. Il fut l'un des plus lavants prélats de son siècle et fit fleurir les écoles de Reims. On trouve plusieurs de ses lettres parmi c«Ues de Gerbert, son successeur.

iDALBtnoN (Ascelin), évêque de Laonen977, né en Lorraine , mort en 1030, remit entre les mains de liuKues Capet le duc de Lorraine, Charles, son com-

pétitetir au trône, et l'archevêque de Reims, Amould. On a de lui un poème satirioue sur l'état du royaume, dédié au n» Robert (dans le X* vol. des Hutoriens de France).

ADAUWRT, nom de Z princes qui régnèrent en Toscane sous le titre de ducs, le 1*' de 84& à 890, le 2* de 860 à 917, le 3* de 1001 à 1014.

iLDÀLBUT, fils de Bérenger U , fut associé au trône d'Italie par soa père en 960, et fut chassé de ses Etats pair l'empereur Othon I, en 961.

ASALBEAT (S.), évêquo do Prague, l'apôtre des Prussiens, prêcha la rdigion en Bohême, en Hongrie et en Prusse, et périt martyr en 997 , à 68 ans. On le fête le 29 avrU.

AnALBEBT, archevêquo de Brème et de Hambourg au XI* siècle, exerça une grande influence sur les souverains de son temps, et fut un instant régent de . l'empire pendant la minorité de Henri IV. IL mourut k Goslar en 1072.

ADALGISE. F. àdbloisb.

ADAM, le premier homme, père du genre hu* main. Dieu le créa le dernier jour de la création, le forma àsa ressemblance , lui donna five pour épouse , et les plaça tous deux dans le jardin d'Ëden, mais leur désobéissance les en fit cnasser. Adam vécut 930 ans et fut père d'Abel, Gain, Seth.

ADAM DE BRÈME, chanoiue à Brème du temps de rarchevê(][ue Adalbert, a écrit, vers 1067 « en latm, une Histoire des églises de Hambourg , de Brème jeta. , de 788 à 1072, ouvrage précieux pour l'histoire de la propagation du Christianisme, pubL à Helmstaedt, 1678. et une Géographie de la Scandinavie {De situ Dantw)y Leyde, 1629.

ADiH nB LA HALLE, le Bossu d'iCiToc, trouvère du xni* siècle, né vers 1240 à Arras, suivit à Naples Robert II, comte d'Artois, en 1282, et y mourut en 1286. Il composa pour les divertissements de la cour de Naples le Jeu de Robinet de Èlari- n, comédie pastorale avec ariettes, qui eut un grand succès. On a de lui le Boi de Sicile ^ poème composé à la gloire de Charles d'Anjou, et publié par Buchon (Chroniques nationales) , et qudques Jeux , ébauches de comédies , publiés par M. de Monmen^uè dans son Théâtre fran^. du moyen âge : on y remarque surtout le Jeu du manage. On compte Adam de La Halle parmi les créateurs du théâtre en France.

ADAM BiLLAUT, connu SOUS le nom de maître Adam, menuisier de Nevers, mort dans cette ville en 1662, est célèbre par des poésies quk »rillent peu par l'élégance , mais qui sont pleines de verve et d'originalité . Il excellait surtout dans la chanson bachique. Il fut pensionné par le cardinal de Richelieu et par le duc d'Orléans. Adam partagea ses poésies en trois recueils qu'il appela, par allusion à son métier^ les Chevilles, le Vtlbrequin et le Rabot. Il jouit d'une grandie vogue de son vivant, et fut surnommé le Virgile au rabot. M. Tissot a donné ses œuvres choisies,1800, M. F. Denis ses œuvres compL 1842, gr. 8*.

ADAM (Lambert^Sigisbert) . sculpteur, né à Nancy, en 1706. mort en 1759, exécuta avec son frère, Nicolas-Sébastien (1705-1778), plusieurs des plus beaux sujets qui ornent nos parcs publics, entre autres, la Seine et la Marne, à St-CÎoud, ffevtune et Amphitrite, à Versailles. Lambert Adam punlia, en 1754, \m Recueil de sculptures antiques.

ADAM (Alexandre) , savant écossais, né dansle comté de Murray, en 1741, mort en 1809, fut longtemps recteur de la principale école d'Edimbourg. U est auteur des Prtnctpef de grammaire anglaise et latine, souvent réimprimés: des Antiquités romaines , 1791, in-8, ouvrage estimé, trad. en français parLaubépin, Paris. 1818, 2 vol. in-8; d'une petite Biographie elaseique, 1802, in-8, etc.

ADAïf (Adolphe), compositeur, né à Paris en 1803. mort en 1866, avait pour père un habile pianiste alsacien, Louis Adam (1760-1848), qui devint professeur au Conservatoire de Paris, et \ gui l'on doit un* excellente méthode de piano. Ad. Adam reçut, ayei'

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