ADAN
ADDl
les leçons de son père, celles de Boieldieu, se fit de bonne heure remarquer par la facilité de ses improvisations et obtint en 1825 le 2* grand prix de l'Institut. Doué d'une merveilleuse fécondité, il composa, le plus souvent pour rOpénirComique et en collalx>ration avec Saint^Geoiiges ou Scribe, un grand nombre de pièces charmantes, entre autres : le Cho^ let (1854), U PostxUon de lonmmeati (1836), le Fidèle Berger (1837), Gùèle, ballet délicieux (1841 >, le roi d^Tvetot (1842), U Toréador (t849), Giralda (1850), le Corsaire (1856), ballet, le dernier de ses ouvrages et l'un des meilleurs. Ëlu en 1844 membre de l'Académie des Beaux-Arts, il fut nommé en 1848 professeur de composition au Conservatoire. Adam avait créé en 1846 le Théâtre lyrique , pour lequel il composa plusieurs jolies pièces (le Bijou perdu^ Si fêtais roi j etc.) ; mais les événements de 1848 étant venus interrompre le succès de cette entreprise , il éprouva des pertes ruineuses, et dut, pour les réparer, s'imposer de pénibles sacrifices et des travaux excessifs qui abrégèrent sa vie. Gomme compositeur, Adam se distingue par une musique fraîche, gracieuse, correcte et lacile. Il possédait au plus haut degré l'entente de la scène lyrique, et excellait dans la disposition des voix.
ADAM (pic d'). F. hamàzel.
ADAMA, une des v. de la Pentapolede Palestine, fut détruite avec Sodome par le feu du ciel.
ABAMS (John), 2* président des Stats-Unis, né en 1735 dans le Massacnussets, mort en 1826. exerçait la profession de jurisconsulte quand éclata la révolution américaine. Euvovê au congrès par l'f.tat de Massachussets en 1774, il prit une grande prt à la résolutioû de 1776 qui déclarait l'indépendance. U vint à Paris avec Franklin pour demander des secours, mais il s'accorda peu avec lui. De retour en Aiflérique, il contribua puissamment à faire adopter la constitution fédéraliste de 1787, remplit les fonctions de vice-président pendant la présidence de Washington, et fut lui-môme nommé président en 1797. A l'expiration de ses fonctions, il se retira des affaires et alla habiter son domaine de Ouincy, près de Boston. Professant des opinions fort modérées, il eut pou^ adversaires les démocrates ardents.— Son fils, John Quincy Adams, né en 1767 , mort en 1848. fut président de 1825 à 1829; il soutint comme lui le parti fédéraliste et se montra chaud partisan de l'abolition de la traite des nègres. ADAHS. Beaucou.. ^e v. et de comtés des Êtat&-Unis ont reçu ce nom en l'honneur des deux présidents J ohn et Quincy Adams, entre autres une v. du Massachussets, à 200kil. 0. N. 0. de Boston, remarquable par un pont naturel en marbre blanc; 6172 hab. AJDANA, Adana^ Batnœ, v. de la Tun]uie d'Asie, ch.-l. de l'eyalet de ce nom, sur la riv. d'Adana (Sarox), à 25 kil. de la mer; environ 20000 hab. Aqueduc , ruines (pont construit sous Justinien) , commerce actif. Climat malsain en été : aussi les riches vont-Us dans cette saison habiter la campagne montueuse et boisée des environs. — L'eyalet d'Adana est borné au S. parla Méditerranée, au N. par l'eyalet de Konieb, à l'O. par celui de Selefkeh. La possession de ce district a donné lieu, en 1833, à de violents démêlés entre la Porte et le pacha d'Egypte. ADAICSON (Michel), naturaliste, né en 1727, à Aix en Provence, d'une famOle d'origine écossaise, mort en 1806, montra de bonne heure une vive passion pour l'histoire naturelle, entreprit dès Vii^e de 21 ans de visiter le Sénégal, pays qui n'avait pas * encore été exploré, resta 5 ans sous ce climat brûlant et malsain, et en rapporta des richesses immenses en observations de toute espèce. 11 se proposait de publier une description complète du pays, mais il n'a pu exécuter qu'ime partie de ce grand travail; elle a paru en 1757, sous ce titre : Histoire naturelle du Sénégal (Coquillages), ar>ec la relation abrégée d*un voyage fait en ce pays pendant les ann, 17VO-I753, 1 vol. in-4. Il entra en 1759 à l'Académie
des Sciences et fût aans la même année nommé cen» seur royal. Il publia en 1763 ses Familles des Plantes, 2 vol. in-8. ouvrage où il proposait une nouvelle classification et une nouvelle nomenclature, mais oui n'eut pas tout le succès qu'il méritait. En 1775 u soumit à l'Académie le plan d'une vaste encyclopédie, dans laquelle tous les êtres et tous les faits devaient être classés d'après des principes nouveaux; il voulait exécuter à lui seul cet immense travail, et déjà il en avait fait une bonne partie, mais, son projet n'ayant pas reçu de grands encou ragements, il n'acheva pas l'ouvrage. Ruiné par la Révolution, Adanson obtint à la fin de sa vie une pension du Directoire. Outre les ouvrages que nous venons de citer, il a fourni à l'Académie un grand nombre de savants Mémoires j et a fait pour le Supplément de V Encyclopédie des articles sur les plantes exotioues. Ce savant combattit les idées de Linnéc : il voulait que l'on fondât les classifications, non sur un seul caractère ou sur un petit nombre, mais sur rense]X]d)le des parties et de leurs rapports, méthode qui depuis a prévalu. Cuvier a prononcé son Éloge à rinstituten 1807.
ADDA, Âddua, riv. de Lombardie, sort du mont Umbrail, dans les Alpes rhétiques, coule dans h. Valtdine, traverse les lacs de Gême et de Lecco, reçoit le Serio, arrose Bormio, Sondrio, Lecco, Lodi, et se joint au Pô, par la nve g., près de Crémone, après un cours de 240 kil. Flaminius défit les Gaulois sur les bords de l'Adda, 223 av. J.-C.; Théodoric v défit Odoacre en 490. — Sous Napoléon, il y eut, (fans le roy. d'Italie ^ un dép. de l'Adda (ch.-l. Sondrio), au N. de celui du Serio.
ADDISON (Joseph), écrivain anglais, né à Milston dans le Wiltshire en 1672, m. en 1719, étudia k Oxford, commença sa réputation, étant encore sur les l^cs, par des poésies latines, et composa à 22 ans un poème sur la paix de Ryswick, qui lui fit obtenir du roi Guillaume une pension de 300 livres sterling, puis voyagea en France et en Italie, et publia à son retour, 1702, la relation de sonvoyage, ainsi que des Dialoques sur les Médailles. £n 1704, il célébra la bataille de Blenheim, dans un poème (Tlie Campaign) qui eut beaucoup de succès. I) fut nommé en récompense commissaire des appels; l'année suivante, il fut fait sous-secrétaire d^État, et bientôt après accompagna en Irlande, comme premier secrétaire, le marquis deWharton. qui venait d'en être créé vice-roi. En 1709, et dans les années suivantes, il travailla, avec Steele, à la rédaction du Babillard (Tattler), du. Spectateur , du Tuteur {Guardian), publications périodiques, où la littérature, la morale et la politique étaient traitées d'une manière supérieure. En 1713.11 fit représenter Caton, tragédie dans le genre classique, qui eut un grand succès; il la fit suivre en 1715 d'une comédie moins connue, le Tambour y œuvre spirituelle, mais de peu d'efl^t. 'H rédigeait en même temps des journaux et des pamphlets politiques, tels que le Whig Examiner, le Pree-JIolder (le Franc-Tenancier). Après la mort de la reine Anne, il revint aux affaires et fut élevé en 1717 au fioste de secrétaire d'Etat^ mais il était peu propre à de telles fonctions, et il ne tarda pas à les r^igner; on lui donna en dédommagement une pension de 1600 liv. sterling. Dans sa retraite, il entreprit une Défense de la reliaion chrétienne, mais if ne put l'achever. Addison s est surtout fait un nom par son élégance et par son goût : c'est lui oui contribua le plus à faire apprécier le génie de Milton, méconnu jusque-là. m pçHtique, il était attaché au parti whig et eut de puissants protecteurs dans Montagiie et Halifax. Il était lié avec les plus grands écrivains de son temps, particulièrement avec Stsele et Congrève. En 1716, il épousa la comtesse de Warwick, mais cette femme orgueilleuse ne le rendit pas heureux. Ses opuvres ont été publiées en 1761, Birmingham, 4 vol. in-4 et en 1856 Londres, 6 voK in-8
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Presque tous ses écrits ont été traduits en français, MToir : le Babillard ^ par A. de La Chapelle, 1734; le Spectateur, par J.-B. Moét, 1754; le Guardian , sous le titre de JTenfor moderne ^ par Van-Effea, 1726; ]»Free'Holder, sous le titre de F Anglais jor Umxden Hberié, 1727; le CaUm^ par Dubos, Guillemard. Deschamps et Dampmartm. On a imprimé àTTeraun, 1777, en 3 toI., l'Esprit d'Addison ou la Beautés du Spectateur du Babillard et du Gardien. Johnson a écrit la vie d^Addiscn, ADDUA, Ht. de la Gaule cisaJpine^ auj. Tadda. ADEL, Etat de la cdte orient. d'Afnque, au S.E. de l'Abyssime, s'étend depuis le détroit de Bab-el- Maodeb jusqu'au cap Guaraafui. Il était puissant aux zvi* et xvn* siècles, et avait pour capit. Zeïlah; îl est auj. bien déchu. Commerce d'esclaTes, d'ivoire, de poudre d'or. Cet état a eu beaucoup de démêlés avec les Portugais.
ADÉLAÏDE, reine et impératrice, était fUle de AodoJphell, roi de Bourgogne, qui disputait le trône d'iudie à Hugues, comte de Prorence. Elle épousa Lothaire, fils de Hugues (947); qui fut dés lors reconnu roi, et elle devint ainsi le gage de la paix. Après la mort de Lothaire, Bérenger 11^ qui avait usurpé le trône d'Italie, voulut lui faire épouser 5on fils Adalbert, et, pour l'y contraindre, u l'enferma dans une tour. Elle fut délivrée par Alberto A2Z0, prince de Canossa, puis en 951 offrit sa main à Othon de Saxe, à qui elle apporta des droits sur ia couronne d'Italie. Régente pendant la minorité d'Otbon III y son petit-fils, elle gouverna avec une grande sagesse (983-93). Elle mourut en 999, en odeur de sainteté. On l'honore le 16 déc. Epouse ou aïeule de trois souverains, cette princesse avait été surnommée la Mère des royaumes, — Une autre Ste Adélaïde, fille de Mengendose, comte de Gueldre, il>bes8e de Notre-Dame, à Cologne, morte en 1016, est bon. le 5 février.
Lenom d'Adélaïde a encore été porté par plusieurs princesses françaises, dont une épousa Louis le Bègue, et fut mère de Charles le Simple; — une 2* épousa Hugrues Capet, et fut mère du roi Robert;— une 3*, qaTon nomme aussi AUx de Sa/voie, épousa I^niis le Gros, et se remaria après la mort de ce prince au connétable Matthieu de Montmorency. Sous le nom de JTme Adélaïde, on connaît: 1* La fille aînée de Louis XV, tante de Louis XVI, née en 1732 : elle quitta la France en 1791 , pour se soustraire aux événements de la Révolution , se re* tira d'j^x)rd à Borne, puis & Naples. et mourut k TriesteenlSOO;
2* la fille de Philippe d'Orléans, sœur cadette du roi Louis-Philippe, dont elle fut constamment l'amie dévouée, née en 1777, morte en 1847. Elle fut éle« vée avec son frère par Mme de Genlis dans des idées phûosophiques, n'emigra que quand elle y fut forcée, contrioua, sous la Restauration, à rallier autour 'ie son frère les hommes les plus distingués du parti libéral, et, en 1830, à le décider à accepter la couronne. Femme de tète, elle exerçait un grand ascen- •iant sur l'esprit de Louis-Philippe : on la surnommait son tgirie. Elle laissa une grande fortune, qu'elle légua à ses neveux.
ADÉLAÏDE. V. d'Australie, oapit. de l'Australie méridionale, sur le Torrens, près de son emb. dans •«golfe St-Yincent. Svéché anglican. Cette ville, fondée eu 1836, a déjà près de 30000 hab. Riches œinea^de cuivre aux environs.
ADELAIU) , petit-fils de Charles Martel par le comte Bernard, et cousin de Charlemagne, né en -^, m. en 827, fut abbé de Corbie. demt le prin- "iinl ministre de Pépin, roi d'Italie (796), ainsi l^e de Bernard son fils, administra sagement, n'en ^ pas moins disgracié et exilé par Louis le Dé- [«noaire, et ne rentra en grâce qu^au bout de 7 ans. 'I bisait partie de l'Académie palatine fondée par Lhvlemagne, et a laissé quelques écrits. ^ÉLARn SB BATH, ssvant anglais, de l'ordre de
St-Beno!t, qui vivait au commencement du xn* siècle, voyagea pour s'instruire en France, en Espagne, en ^ypte, en Arabie, en Grèce, et traduisit de l'arabe plusieurs ouvrages importants de mathématiques et d'astronomie, entre autres les Éléments d'Euâide, dont on ne connaissait pas encore l'original grec. H est aussi l'auteur de Questions miturelles, publ. en 1472^n-4.
ADÈLE ou ADÉLAÏDE. F. OâLAlDB.
ADELGISE fut associé au trènd en 759 par Didier son père, roi des Lombards, et épousa une sœur de Cnarlemagne; ce qui n'empêcha pas ce prince de l'assiéger dans Vérone, parce ou'il avait pris parti contre lui pour Carloman, et de le dépouiller de ses États. 775. Il mourut à Constantinople vers 788, ^rës avoir vainement tenté de les recouvrer.
ADCT.iF , terre découverte en 1840 par Dumont dlJrville, dans l'océan Antarctique, par b6* SO'lat. S., 140* long. E.y est couverte de glaces. Diverses observations placent près de là le pôle magnétique austral.
ADELSBERG, vge de la Camiole, à42 kH. S. 0. deLaybach; 140i() hab. Aux env., magnifique grotte à stalactites de 2 kil. de long, onVant 3 voûtes l'une sur l'autre.
ADELUNG (Jean-Chnstophe), savant allemand, né en 1732, en Poméranie, mort en 1806, fut d'abord professeur au gymnase d'Ërfurt (1769), se fixa ensuite à Leipsick(1761), et devint en 1787 bibliothécaire de l'électeur de Dresde, fonctions qu'il remplit jusqu'à sa mort. Ses principaux ouvrages sont : 1* Dictionnaire grammatical et eritique de la langue allemande (5 vol. in-4. Leips., 1774^86, réim- Çrimé avec corrections et additions en 4 vol. . Leips., 793-1801), ouvrage qui fût pour la langue allemande ce que sont les dictionnaires de l'Académie, de la Crusca et de Johnson pour le français, l'italien et l'anglais^ 2* Glossarium manuale ad seriptores mediao et xnfmse latinitatis (6 vol.in-8, Halle, 1772), abrégé de l'ouvrage de Ducange; 3* Histoire des folies humaines, Leips., 1785; 4° Tableau de toutes les sciences^ des arts et métiers, etc, (4 part., Leips.. 1778^), encvclopédie très-substantielle*, 5" Histoire de la civilisation^ Leips., 1782-88; 6* Histoire de la philosophie, 3 vol. in-8, Leips., 1786; 7* la plus ancienne histoire des Teutons, in-8, Leips., 1806; B* Mithridaies, ou Tableau universel des lanf(ues, avec le Pater en 500 langues, Berlin, 1806, in-8. 11 ne put achever ce dernier ouvrage, celui de tous ses travaux qui a le plus contribué à le faire connaître hors de son pays : il n'en a publié que le l**" vol.; deux autres ont paru depuis par les soins de i.S. Vater, 1809 et 1817.
Son neveu, Fréd. Adelung, 1768-1843, connu aussi comme philolo^e et érudit, se fixa à St-Pétersbourç, où il devmt conseiller d'£tat et président de l'Académie asiatique. On lui doit la aéceuverte de vieux poèmes allemands et d'intéressantes recherches sur la langue et la littérature sanscrites.