‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 232 sur 578 · CATH · texte numérisé non relu

CATH

marbres, jaspes, etc. Indastrie florissante; gfftnd commerce ports nombreux. — Les anciens habitants de cette contrée furent les Ceretani, les Tndi" ^têSf les Ausetani, etc. Soumis les premiers par les Romains, ils furent compris d'abora dans THispania Citérîeure , ensuite dans la Tarraconaise. Au ▼• s. , Barcelone fut le 1*' siège de la monarchie des Vifigoths. Enlevée à ces derniers par les Maures (712), la Catalogne ne tarda point à être réunie au vaste empire de Charlemagne. Sous les successeurs de ce prince, elle se divisa en fiefs indépendants, parmi les^els se distinguait le comté de Barcelone, qui finit par absorber les autres. En 1137. Raimond- Bérenger, comte de Barcelone, obtint la couronne d'Aragon en épousant Théritière de ce royaume; c'est à cette époque que le nom de Catalogne, qui date sans doute de la domination des Gotbs, et qui semble être une corruption de Gothalania^ commença à remplacer officiellement celui de comté de Barcelone. Devenue à la fin du zv* siècle partie intégrante de la monarchie espagnole, la Catalogne conserva néanmoins ses lois et ses privilèges (fuerot) ; en 1641, elle se révolta contre Philippe lY, qui avait voulu les lui enlever, et se donna a Louis XI II; rendue en 1659, elle fut encore occupée par les Français de 1694 à 1697. En 1713, elle résista un an à Philippe V, et en 1808, à l'invasion française. En 1812 elle fut presque organisée en départements flrancais. En 1823 elle s'insurgea et, sous la conduite de Mina, résista longtemps aux troupes de Ferdinand VU. Les Catalans ont un idiome particiidier, très- rapproché de l'ancienne langue d'Oc ou provençale, qui s'est répandue dans le roy. de Valence, OJUQs les Baléares et dans le Roussilion, et qui a eu du zi* au zvn* siècle sa littérature à part

CATAMARCA , un des fitato de la Confédération Argentine, au N. 0., borné à l'E. par le Tucuman, au S. par le Rioja, à VO. par le Cnili, et au N. par la Bohvie; 105000 h. Ch.-L San-Femando-do-Catamarca. Pays très-fertile, arrosé par la Catamarca.

CATANE, Catana ou Catina, v. de Sicile, ch.-l. de llntend. de Catane, à 160k. E. S. E. de Païenne, à 38 k. S. de Messine, sur la côte orient, de llle, ài'eztiémité S. de l'Etna: env. 60 000 h. Ëvêché, université. Ville bien bâtie et pavée en dalles de lave: belle cathédrale, couvents remar(][uables, bibliotnèques, musées. Soiries, savons, huiles, cuirs, laines, grains, soufre, etc. Port peu fréquenté, quoiqu'un des plus grands de la Sicile. Belles ruines romaines. — Fondée vers 746 ou 704 av. J.-C, par une colonie nazienne ou chalcidienne, Catane a été plusieurs fois ruinée par des tremblements de terre et les éruptions de l'Etna (1669, 1693, 1783, 1818); en 1669, il y périt 18 000 h. L'anc. Catane est la patrie du législateur Charondas. — L'intend. est située «ntre celle de Messine au N. et de Syracuse au S. , sur la côte orient de l'tle ; 410 000 h. Territoire trésfertile, qu'on appelle le Grenier de V Italie,

CATANZARO, V. de l'iulie mérid., ch.4. d^ la Calabre Ult. 2«, &280k. S. E. de Naples; 14500 h. £v6ché. Draps, soieries, velours. Elle a beaucoup souffert du tremblement de terre de 1783.

CATAONIE, ré^pon de l'Àsie-MiDeure , sur la frontière de la Cilicie, d'abord comprise dans le roy. de Cappadoce, puis dans laprov. de Cappadoce 2*, avait pour capitale Comana ae Cappadoce.

CATAPAN (du grec kata pan, sur tout, c.-à-d. préposé général), nom donné sous le Bas- Empire, du xz*" au zi* siècle, à des gouverneurs généraux qui administraient la Pouille et la Calabre pour les empereurs grecs. Ils résidaient à Bari.

CATARACTES. Les plus célèbres sont celles du Nil et du Sénégal en Airique; du Niagara, du Missiesipî, du Missouri, de la Magdalena, en Amérique; celles de SchafiTouse, de Staubach, en Suisse; d'Orco, en Piémont.

GATA'WBA (grande-), riv. de la Caroline septentr. sort des montagnes Bleues et tombe dans le Congarée,

après un cours de 355 k. ËUe reçoit la Petite-Catawba. Ces deuz rlv. tirent leur nom ae la tribu indighM des Catawbas, qui en habitatént les bords.

CATAY on catrat, nom donné dans le moyen âge à la partie sept, de la Chine, qui avait poor capit. Cambalu (Pékin).

CATEAU-CAMBRfiSlS ou LE cateàu, ch.-l. dec, (Nord), à 24 k. S. E. dé Cambray ; 6015 h. Coflége. Mérinos, calicots, percnles, etc. Patrie du maréchal Mortier, à qui la ville a ériçé une statue. H y fut signé en 1659, après la bataille de St-Quentin, un traité entre Henri II, roi de France, et Philippe II, roi d'Espagne, par lequel ce dernier recouvra Thionyille, Montmédy, Damvilliers, etc. ; la France recouvrait St-Quentm et Ham ; la possession de Calais, reprise l'année précédente, lui était assurée.

CATEL (GuiU.) , conseiller au parlement de Toulouse, 1560-1626, débrouilla le premier l'histoire de son pays : on lui doit une Histoire det comtes de Toulouse (de 710 à 1270), 1623, et des Mémoires sur Vhist. du Languedoc, publiés après sa mort . 1635.

CATEL (Ch. Simon), compositeur, membre de l'Institut, né à L'Aigle en 1770, mort en 1830, éuit élève de Gossec. Il composa avec ce maître de beauz mor* ceauz de musique militaire pour les cérémonies de la République, entre autres V Hymne à la Victoire (paroles de Lebrun) et le Chant du départ (paroles de Chénier) , et fiit nommé professeur a'hannonie au Conservatoire dès la création, mais il fut destitué en 1814. On a de lui un Traité d^harmonie (1802), plusieurs compositions dramatiques : au Grand-Opéra, Sémiramis, les Bayadères: à TOpéra-Comique , les Artistes par occasion, V Auberge de Bagnères (1807), Wallace (1817); des 5ym}Vionte«, des Quatuor, etc. Catel posa les principes de la science des accords tels qu'on les comprend auj. Ses mélodies se distinguent par une élégante et gracieuse pureté.

CATELET (Le), ch.4. de c. (Aisne), sur l'Escaut, à 19 k. N. de St-Quentin; 250 h. Bonne pierre de taille. Forteresse bâtie par François I en 1520. Prise par les Impériauz en 1557, et reprise en 1638.

CATESBY (Marc), naturaliste anglais, né en 1680, mort en 1750, visita la Virginie, la Caroline, la Floride et les îles Bahama. De retour en Angleterre, il publia V Histoire naturelle de ces contrées, en 2 magnifiques vol. in-fol. Il était membre de la Société royale de Londres.— Un autre Catesby (Robert) est connu comme l'instigateur de la conspiration des Poudres [V. poudres), u périt les armes à Ut main, en se détendant après la découverte du complot.

CATHAY. F. GATAT et CASSAT.

CATHARES, C.-à-d. purs. V, albioeois.

CATHELIIŒAU (Jacques), chef de Vendéens, né en 1758, exerçait la profession de tisserand auPinen-Mauges(Mame-et-Loire), lorsqu'en 1793 une insurrection éclata parmi les jeunes sens de St-Florent appelés à tirer au sort. Cathelineau, quoique ezempt de service comme marié , se mit à la tète des insurgés, attaqua hardiment, et toujours avec succès, plusieurs postes républicains, et fut au bout de quelques mois nommé général en chef des armées vendéennes. Il ne craignit pas d'attaquer Nantes (29 juin 1793), mais il fut repoussé et blessé mortellement.

CATHERUfE (Ste), vierge et martyre, vivait, i ce qu'on croit, à Alexandrie, au commencement du xv* s., et subit le martyre sous Maximin Dala, vers 312. £31e avait une instruction au-dessus de son sexe et de son âge : à 18 ans , elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l'empereur de la faire renoncer à sa foi. Elle est la patronne des écoles de filles; longtemps aussi les élèves de philosophie l'ont prise pour patronne. On croit que cette samte s'appelait Dorothée, et que le nom de Catherine (du mot syriaque kétharj couronne) lui fut donné parce qu'elle remporta, dit S. Jérôme, la triple couronoe du martyre, de la virginité et de la science. On la représente appuyée sur une roue à demi rom* pue et teinte de sang. On la fête le 26 nov.

OLTB

CAtmiMB^te). dite Cde Simnê. nèàSianii» en ia%7, était fllie dW teinturier. A l'ftge de 20 ans elle entra dans l'institution de§ sœura de- St4>omir jûque; elle y eut des rôrélatioiis qui lui donnèpent Mitdt une grande céUbrité, et y conmoea des éerita mystiaues qui furent très-rechexohée. Catherine joua Bn rôle important dans le aofaima* qui édata en 1878. à l'occasion de k concurrence d^l]tbain VI et de dément Vil : elle s'était déclarée pour le parti d'Urbain. Elle mourut en 1880, exténuée par les auatéritéak On la fôte le 30 avril. On a d'elle des traités de dévotion, des lettres et des peéeies reinanraahles par l'élégance et la pureté du style. L'édition la ph» exacte et la plus complète de ses œuTres estcellede Jérftme Gigu, sous ce titre : Opère àdla urmftBBn Miua Catarinaj Sienne et Lnoque». 1707-1713, 4 ToL inr^ On y remarque on IHaiùguê «nirt le Pèreétemeil et St9 Caihénnêy qu'elle dicta en 1378 étant nmo en extase. Une légende exploitée par les IMintres dltalie fait de cette sainte la /Um6 du ChriM. ChaYinde Malan a écritsa Viêy ISâO^—H y eut enoore à Bologne et à Génet deux saintes du même nom. qui se rendirent égalemeni otii^ies par leur piété «t leurs écrits nnsfiques : la t** vécut de 1413 à 1463 (on Phon. le 9 mars); la 2% de 14W i IMO (on llioQ. le 14 septembre. —On honore aussi en Suéde une Ste Calfaerine, fille de Ste Briffitto, qui accompagna sa mère à Rome et se signala par sa piété. Sa fête est ctiébrée le 22 mars.

CATHranw 1» FRjUfCB, fille de Charries YI et d^- Mbean de Baiière, née en 1401, morte en 1438, épouse Henri Y, roi d'Anf^terve, en exécution du bontenx tnêlé de Troyes , en 1 430. Elle derint ¥ewe •B 1493, et {MU après elle épousa secrètement Owen Ttdor, gentilhomme gallois, que le duc de GlooeilBF fit périr peu d'années après. lUe en avut en trois fils, dont rainé, le comte de Richmead, fût père de Henri de Richmond, qui devint oi sous le nom de Henri VIL

CATBBRiN» u'àragor, fllle de Ferdinand V, roi d'Aragon, et d'Isabelle, reine de CastiUe, épcnsa en 1501 Arthur, fils aîné de Henri VII , roi d'Angleterre. Devenue veuve, elle fut en 1509 mariée, avec dispense du pape Jules II, au frère de son l^époiu, qui régna sous le nom de Henri Vlll , et eut de ce prince une fille qui fiit reine sous le nom de Marie. Après 18 ans d'une union parfaite. Henri VIII, épris d'Anne Boulen, demanda la aissolution de ton mariage. Le papo' ne voulut point y conaentir ; Catherine résista pUiaieurs années, mais elle n'en finit pas moms par être répudiée (1533). Le divorce fut prononcé par Cranmer, archevêque de Cantorbéry j et Catherine se viteonfinée dans le chftteau de XimboUon, où eUe mocffuten 1536. On sait que o*est oe divoree qui lût l'origine du schisme en Angletecre.

GATHBRiifB UB MÉmcis, reâtte de France, fitte de Laurent II de Médieis, ducd'Urinn, née à Flonnce en 1519, morte en lâ88, épousa en 1633 le 2* fils de François I, depuis Henn II. Apvès \m mevrde 3on époux et celle de son fils aîné, François Q^ elle s^erapara de la régence du royaume penoaak la minorité de son second fils, Charles IX. La ruse^ et la diidmulation furent ses principaux moyens de -gou- Temement. Elle excita la guerre civile entre les Caâioliques et lea Réformés, résolut la perte de ces demien après avoir feint un instant de les fiivoriser, et fût la principale instigatrice de l'horrible massacre de la 8»arthéleray (1572). Elle se brouilla ensuite ftveeCbaries IK, et bit san» infiuenœ sous le règne de Henri III. Catherine avait apporté de l'Italie le goût des arte : c'est par ses on&es qu'ont été construits le pelais des Tuileries, le château de Monceaux : elle continuale Louvre. Cetteprincesse croyait fort à rastrdogie (F. Rn60iBU).-*Se Fie. par B. Albéri Florence, 1838), aététrad. parMlleSala, 1844.

CATBEaiNi DB BXAGÂNCX, fille de Jean IV, roi de Portugal, née en 1838, épousa en 1661 Ghariesil^ roi d'Anglalerre, qui lui fit éprouver toutes sortes de

GâTl

mépris et. dft olugrine;. dla supporta, saot aoet ma résignation. Après la mort du roi elle retowne m Por^igai, et fut en 1704 et 1705 régente de ce ray. pendant la maladie de son frère don Pedre.

GJkTBnnm i, impétetriee de Ruerie, née-e». ifift en Liirenie, de parants pauvres, morte- en 172T. EHe venasit d'épouser un simple soldat euèdâBS'Ionqn^elle fut réauite en captivité après la prise* ds Marienbeurg^l702). D'une beauté remacouaUe^ etts plut au prince Menzihoff, et bientôt ^)rèe à Pm» le Graaa hû-mème. En 1711 elle aecompagnui le ciar dans sa campagne contre le& Turos^ ei loi rendit le plus important serviee en tieitant aveo las ennemis oui le tenaient eaferméeur les borda dn i^cnth.: elle acheta au- prix de see pierferies la retraite du.grand viâr. Le cxar, apêès en srohr en plusieurs eniHits, ladéalan.aon épeun; en 1724 fi la fit: couronner aatenxielleneat impératâce. A|vès U mort duczar (1725^. eUe futreconnue souveraine de- toute» les Ru8sie& BBe conUnuai l'enivre de dvi-

neée par seur épeus; maâa ^le s^ahaiidoenft 4 de coiuaiiiMedéségLaBeBts» etlaisaa. une trop grande part dw pe«vQtr à son nveû Mènzikof . cjLTBniRB n, iapératrioede Russie, filkdu prinae d'Anhalt-Zerket, néeiStettiaeB 1730, épousa Ikcément en 1745 le duc de Holatein-<Sattoip, que l'impésatrice Ëlisabelh snrait désigné ponrson ajteœsaettr. et qui régmbseoe le naflK.de PieneUL Wtnaaée du dtverce et de remprisonnenHUït, Gii»rise, qm pewséitaitil'aflhelien des Rinaaa, léttesîfeè fûre dépeser son épeuaL^ oui Ait étnnglé peu d* jour» après (1782^ piae ^ se fit sacnr à M omou avee la plus gfuide pempei En 1764 éUe pleyasT letrtae de Poloeie StauialaePenMmakiy qai anit été son amant. Brantét après ell» enleva aux TuflM la Citasie et les ferteiMsoa d'Axof. de Taftanra^ de Kinbumet d'IemaSl. Bn 1772 elle oondstaeee la Prusse et l'Autriche ud. traité oui démembnait la Pologne et donnait 4 la Russie les gouven de Polotok et de MofaUev; le tnité de ~ conclu en 1774 avec la Turquie, lui a sieen provinces méridionales et lui ouvrit la iner Ifoire^ iK même temps qu^elle reculait amai ks limites deeoD empire, Catherine impiinaât une activité nouvelle à ragrionltuieetànndaBtrift, eucourageait.les lettres et Us arts, était en oorremndaneeavee Voltaiie. d'Aiembeat, et zeoevaitDiaeDt 4 sa cour. En 1793 et 1795, elle acheva, par de nouveaux partagea, d'aaéantir la Pcdegne^ en jetant à ses États oequl reetaiteu demier-somnn oe malheureua paça. EUe projetait de nomveiles

apa^B. . .

êtes lorsqu'dle iMurnt en 1796, dHine de Ibudroyante. On ad^elle quekrans écrite, Le'verw

Vws

eoBôdîea, un draaae d'OIs^, et une •< a«w Y^îtetr», G^'mm, etc. et des Jfteoiras, (1660). C. Ht une grande princesse et mérita^ d^Otoa eerveramée la 5eimfaniû.dtf Nordf maieon lui repreeàe une vie dissolue (F. pomultowski; oruof, potbiibii). Bi Jajiffilet a donné en 1 860 Cotfcertfie /f «C joiMrà[^.

CATHERU» (ordre de stb-), ordre ruaae epémalement afiecté au sexe féminm^ Art fondé par Pienre le Grand en 1714, en mémoire du dévouement que Catherine, sa femme, lui avait montré lors de son désastre sur le Pruth (F. catbebuik i). La déooratien consiste en une plaaue qui perte sur la face une croix d'argent avec rimege de la samte, et sur le revers un nid d'aiglons et deux .aigles qui dévorent des serpents, avec cette devise : jBquat mmmia eompufit. Le prince Menzikoff est ie seul homme qui en ait été décoré.

CATHOLICOS (Jean), patriardie d'Arménie eous le nom de Jean VI, mort en 9125, est auteur ^une histoire de sou pays depuis Halg, ouvrage estimé qui a été trad. par St-Hartm et puhSé par L^jard, 1841.

CAmOLiQUES, c-àrd. UnweneUy nom sons lequel on réunit tous les Chrétiens qui reconuaieeent nutofité du pape. F. eausE câtbouqob.

GAULDIA (L. Seigius), d'une IjuniUe illustre ^

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t» déshonon dès sa jeûnasse par ses TÎces

u Grimesi et se fit r&gent de Sylla dans les pBQBeriçtions;.N*&yant pu réussir à se faire nommer ooDsal» li tenta de fatre-assassiner les consuJs Manllus ToiqvatiiB «t ÂuretiusiCatta, qui avaient .été ses concarreotsftôav; J.-C.), Ayant encore échoué dans sa demande l'année suiv.» il tonna une grande conspiration, tendant à faire périr les consuls, le sénat et i détruire Rome par le fer et le feu (63). La conflpnttion fut déoourerte par Cicéron. alors consul, cfaile foudroya deson éloquence en plein sénat et le for^a à se démasquer. CatiHnasortit aussitôt de Rome et alla en Strariese mettre à la tête d'une armée de ses partisans. Se TOyant vaincu^ il se fit tuer à Pistoria dans un^emiar combat que^ui livra Pétréius, lieutenant d*Antemus« collègue de Cicéron (62). L'bistoire de cette ocnquration a été*, écrite par Saliuste et, de nos jeors^.par M. Mérimée (1844). Les CatHiMins de GiiDéraDLy ajoutent de sabissants détails. GiéèiDon^ ÛBOïêCatiltna, VoUaire, dansitoms tantvét^ ont mis sarla.aeèBe la conspiration et la un tragique* de Galilzna*

CATINAT (Nîeelaa), maréchal de France, né à P»ri9 en 1637 , m. en 1712. U quitta dans sajeunesse le barreau pour les aunes, se forma sous Turenne, devint lieutenant général en 1688 , vainquit le duc de Savoie en 1690 à Stafiarde, en 1693 à Marseille, et i^empara do la {dus grande partie de ses États. Le bâton de maa^bal fut le prix de ces exploits. Placé une S** fois à la tôte des troupes en Italie, il eut à combattre le prineo' Eugène; maisle mauvais état de Tarmée , le manque d'argent et- de subsistances paralysèrent ses efibris, et il éprouva quelques échecs, notamment -à Carôi, ce qui le fit disgracier, ITOl. 11 subit en philosophe cet injuste traitement, et vécnt depuis dans sa retraite de StrGratien (près Montmorency), fuyant la. cour et prati(|uant toutes les vertus. Gatinat avait écrit des Mémotres qui ont 6té publiés à Paris en 1^19, 3 vol. in- 8. Son Éloge a été écrit par La Harpe, 1775. Unestamn^ lui a été érigée à St-Gratien en 1860.

GATMAND01T, v. de l'Inde, capil duiNépaui, par 27* 42* lat. N. , 82» 34' lonff. E,; env. 38000 h. Remarquable par le nombre de ses temples et par ses manufactures. Les Anglais y ont un représentant. CATON (M. Poreius), surnommé» lUnetfn on le Centewr, Romain célèbre par sesTertns. né à Tusculum, l'an 234 av. J.-C, d'une famille obscure; servit d'abord sous Fabius Maximus pendant la 2* guerre punique. Nommé préteur en Sardainie^ il acheva de 80umettre<ce pays. Envoyé avec le titre de consul en Espagne et en Grèce» (195), il mérita, par sa valeur et sa prudence, les honneurs du triomphe. Censeur huit ansap;rès, il exerçasse fonctions avec une sévérité qui passa en proverbe , et il mérita qu'on lui élevât une statue avec cette inscription : A Coton ^ qui a corrigé les maure. Dans ses dernières aimées, crai^^nt pour Rome k rivalité de Carthage, il terminait tous ses discours en disant mi'il fallait détruire cette ville : Déknda Carihago. 11 mourut l'an 149 ans av. J.-C. , à 85 ans. Caton s'appliqua aux sciences et aux lettres; il excellait dans la jurisprudence aussi bien (|ue dans l'agriculr ture; il étudia jusque dans sa vieillesse et apprit, dit-on, le grec à 80 ans. Cependant il regardait comme dangereux certains arts de la Grèce, et il en empêcha l'introduction à Rome. (F. CABNÉana). On reproche à ce saçe païen son goût pour le vin et son avarice. Caton laissa en mourant un grand nombre de lettres, des harangues, un ouvrage intitulé : Ort^'ner romaines, et queloues écrits secondaires. U ae reste de lui qu'un petit traité intitulé Uere ruffioh tnui.par Saboureux de La Bonneterie, 1771, et dans la ooUectiQn Nisard, et quelques frannents, réunis par lAon, Gœtt., 1826^ et par H. Jordan. Leipskk, 1859. Cornélius Nepos et Plutarque ont écrit sa Vie, CATON (H. Porcins), surnommé tVViique^ arrière petits-fils du préc. , né en 93 av. J.-C., montra de

bonne heure une âme ferme et courageuse. JLmené & 14 ans au palais de SyQa, et apercevant les têtes sanglantes des proscrits, 11 demanda un poignard, afin^ dit^il^ d'anhmchir Rome de son tyran. Lors de la coi\juration de Catilina, il appuya les mesnresda rigueur proposées par Cicéron. Tout en se. détoit de Pompée, il s'opposa de tout aon pouvoir à l'ambition (le César, et vota contre la mesure oui don« Jiait à ce dernier le commandement des Gaules pour cinq ans, disant aux sénateurs qu'ils se décrétaient un tyran pour l'avenir. Pendant la guerre civile, il se prononça pour Pompée, et remporta, mielqnes avantages sur les troupes de César à Dyrracnium. A la nouvelle de la défaite de Pharsale, et peu après l'assassinai de Pompée, il rassembla les débridde l'armée républicaine et se rendit en Afrique, o& Q. Métellus Scipion, à la tête de ouelques troupes, se préparait à résister i César ; mais Môtellus ayant été battu & Thapse, Caton ne voubU pas sunrivre à la liberté : il s'enferma dans Utique et s'y perça de son épée. On dit qu'avant de se frapjçer u lut et médita le Phédon^ dialogue où Platon traite de l'immoctafité de l'âme. Caton était attaché à la doctrine du stoïcisme, qui s'accordait bien avec l'austérité de son caractère. Plutarque a écrit sa Vie. Addison ajDris la Uoft de Caton pour sujet d'une tra£[édie célèbre.

CATON (Valérius), poète latin^ qui vivait au temps de Sylla, fut dépouillé de son patrimoine sous ce dictateur et composa à ce sujet, sous le titre deZhVa; (Imprécations), un pofime où 0 maudit les ravis» seurs, et qui a été quelquefois attribué à Yiirgile. Ce poème se trouve dans les Poetx minorée da. Wemsdorf, et aété trad. par M. Cabaret, 1842.

CATON (Dioaysius) , auteur latin, gui vivait vers le m* siècle de notre ère, a laissé 4 livres de Dittir qnes muraux ^m ont obtenu beaucoup de voçueaa moyen âge. Ils ont eu un grand nombre d^éditione et ont été traduits dans toutes les langues de r£un]|>e. Les éditions les plus estimées des Distiques sont œUes d'Otbpn Axntzénius, eum natis variorum, Amsterdam, 1754, et de Zamke, LeipSi, 1852.. Ils ont été traduits en 1533 sous ce titra : Les MoU H sentêMesÂorés demaUve de sagesse Caton ^ et réimprimés en 1798 par M. Boulard. tf . J. Chenu les a traduits de nouvee» en 1843, dans la collection Panekoueke. M. J. Travers les a mis en vers, Caen, 1837.

CATOaCE, h, plus riche mine 4'argent du Mexique, à 170 k. N. deSan-Lui»-Potosi; longtemps elle a produit par an près de 30000000 de francs.

CATROtr (le P.), jésuite, né à Paris- en 1659. mort en 1737, s'est fait un nom comme- critique. Il fonda en 1701 le Journal de Trévoux^ où il rendait compte des envraçes nouveaux, et en fut pendant douze ans le. principal rédacteur. On a de lui : Bi$^ toire du MogoXy 1705; Bistoire du fanatisme protestant, 1733; Histoire rwMdne,!Ba 21 voL in-4, 1725-37. Ces histoires ne sont guère que des gazettes. Catrou a aussi traduit Virgile, mais sans pi us de succès.

CATTARO, V. et port des fitats autrichiens palmatie), ch.-L de cercle, à 60 k. S. E. de Ragdse; 3000 hab. Beau port sur le golfe de Cattaro; rade sûre: château sur le roc inaccessible de la Pella. âvèené. Commerce actif. Cattaro est entouré de montagnes si hautes qu'en hiver à peine voitron le soleil oans cette ville. ~ Fondée au vi« siècle, souvent ruinée pariastnsmblements de terre, notamment en 1563 et 1667. Longtemps république indépendante, elle se soumit à Venise en 1420; elle passa entre les mains de l'Autriche en 1797 ; elle appartint à la France de 1605 à 1814, époque à. laquelle elle retourna à l'Autriche. — Le cercle de Cattaro, entre la Turquie d'fikirope et l'Adriatique , a 88 k. sur 22; 4O00O h., du rit grec. Ce cercle est coupé em deux par les bouches du Cattaro. Il est montueux,

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entrées qu'on nomme louches; le fona du golfe en arrière des bouches est dit canal de Cattaro.

GATTÊGAT, c.-à-d. Trou du ehatj bras de mer gui unit la mer du Nord à la Baltique par le détroit du Sund et les deux Belt, entre le Jutland à PO. et la Suède à l^E.; 220 k. sur 110. Navig. dangereuse.

CATTENOM, ch.-l. de c. (MoseUe), à 9 k. N.E. de Thionville; 1000 b. Autrefois fortifié.

CATTES, Cattif peuple de la Germanie, au S. des Cbérusques, au N. È. des MaUiaci, habitait la Hesse électorale actuelle, ainsi ou'une partie du duché de Nassau et de la Westphalie , et avait pour yiUe principale Castellum Cattorum (Cassel). Trèsbelliqueux, ils furent battus, mais non soumis par les Romains. Au m* siècle ils s*absorbèrent dans la confédération des Francs.

CATTOLICA, V. de Sicile, à 25k. N. O.deOirgenti; 7000 hab. Aux env. vastes soufrières. —Bourg dltalie (Forli), sur TAdriatique, à 15 kil. S. E. de Rimini, donna asile en 339 aux prélats ccUholiques qui s'étaient séparés des Ariens, au concile de Rimini.

CATULLE, C. Valérius Catuîîut. poêle latin, né Tan 87 av. J.-C., à Vérone ou à Sirmio (auj. Sermione), sur le lac Benacus^ réussit surtout dans Tépigramme et dans le genre erotique. On a aussi de lui quelques morceaux d'un genre plus sérieux, entre autres, l'épisode des Noces de Thétis et de Pelée, qui prouvent qu'il pouvait s'élever à la hauteur de r^opée. Ce poète fut lié avec les hommes les plus distingués de son temps ; il ne craignit pas d'attaquer César dans ses vers, mais le dictateur, au lieu de s'en irriter, sut gagner son amitié. Il mourut jsuoe, à 30 ans selon les uns, à 40 ans selon d'autres. Ses poésies, longtemps perdues, n'ont été retrouvées qu'au XIV* s. Parmi tes nombreuses éditions qui en ont paru, on remarque celles d'Isaac Vossius, Londres, 1684, in-4, enrichie d'un précieux commentaire; de Doërinff, Leipsick 2 vol. în-8, 1788-92, et deNaudet. dans la Bibliothique lat. de Lemaire. Car tulle a été traduit par Pezay, 1771 «^ par Noël, 1803; par L. Th. Paulimer, 1840, nar Héguin de Guesle (cou. Panckoucke) et par CoÛet (coll. Nisard). Ginguené a mis en vers les Noces de ThéHs et de Pilée.

CATULU8. F. LDTATIDS.

CATURIGE8, peuple de la Gaule Cisalpine, dans les Alpes Graùty faisait, du temps d'Auguste, partie des États du roi Cottius, et avait pour ch.-l. Car turiaes (auj. Chorgex), Leur territoire répond aux vallées de Chorges et d'Embrun (Utes-Alpes).

CATVS, ch.-l. de c. (Lot), à 14 k. N. 0. de Cahors; 1300 h. Ancien château fort.

CATZ (Jacob van), poète hollandais, né dans la Zélande, en 1577, mort en 1660, fut un des créais tirs de la langue et de la poésie hollandaise. 11 remplit dans sa patrie les premières fonctions administratives et diplomatiques, fut ambassadeur en Angleterre (1627), grand pensionnaire de Hollande (1636-1651), et consacra ses loisirs aux lettres. Ses poésies se composent d'emblèmes, d'allégories, de fables, d'idylles et d'odes. Ses Fables Vont fait surnommer {e La Fontaine de la Hollande, Ses œuvres ont été réunies k Amst. en 1712, 1790 et 1828.

CAUCA, V. d'Hispanie (Tarraconaise) , chez les Vaccéens, à 70 k.S. 0. deClunia. Patrie de Théodose.

CAUCA, riv. de Colombie, a sa source dans les Andes , sort du mont Paramo de Guanacas, forme plusieurs bras qui se réunissent, coule du S. au N., arrose Antioquia, et tombe dans la Magdalena, à 150 k. S. E. de Carthagène, après un cours de 320 k. —Elle a donné son nom àTÈtat de Cauca, dans la Nouv - Grenade; 300000 h.; ch.-l., Popayan.

CAUCASE, Caucasus, nom général sous lequel on comprend un grand système de mont, qui sépare l'Europe de l'Asie, et qui s'étend entre la mer Noire et la mer Caspienne, au N. du Kour et du Rioni , par 40'-45* lat N. et 35*-47* long. E. La chaîne princip. , le Caucase proprement dit, va du S. E. au N. 0., depuis la péninsule d'Apchéron jusqu'à la forteresse

d*Anapa, sur une longueur d'env. 1000 k. Beaucoup de cl^tnes se détachent à droite et à gauche de la chaîne principale : à VO. , TElbrouz {CeramH montes) ; au K. O. , les collines qui bordent la mer Noire (Caraxiei montes)] au S. 0., le Caucase se rattache à l'extrémité orientale du Taurus, ^i couvre toute TAsie-Mineure. Les principales cimes du groupe caucasien sont le mont Elbrouz, oui a 5646"; le Mquinwari ou Kazbek. 4800^, et le Cnat-Elbrouz, sur les confins du Dagnestan. 4000". Un grand nombre de fleuves prennent leur source dans le Caucase : le Kouban au N. 0. , le Térek au N. E., le Rioni (Phasis) au S. 0., l'Alazan au S. £. Les diverses chaînes du Caucase ofSrent plusieurs défilés dont quelmies-uns célèbres : les Portes Caucasiennes ^ auj. défilé de Dariél, sur la route de Mosdok à Tiflis; les Portes Aïbaniennes ou Sarmattques, le long des côtes du Daghestan : les Portes Caspiennesy près de Téhéran ; les Portes Aériennes, auj. Schaourapé. — Le Caucase fut connu dès la plus haute anti(|uité ; il jcue un rôle important dans la mythologie des Grecs; c'est sur ses cimes que ces derniers plaçaient le supplice de Prométhée. Les nombreuses peuplades qui nabitent ces mont., et qui sont auj. connues sous les noms de Tcfuirkesses, Nogats, Àbaxes, Ossètes, etc., furent presque toujours indépendantes. Chez les anciens, Mitnridate seul sut pendant quelque temps leur faire reconnaître son autorité; chez les modernes, la domination des Turcs sur les montagnards ou Cauoase était purement nominale. Les Russes ont commencé en 1*22 à faire la guerre aux habitants du Caucase et ce u'est qu'en 1859 qu'ils ont réussi à les réduire complètement; de 1839 à cette époque, Schamyl les tint en échec en Circassie.— Les savants ont regardé comme sortie du Caucase hi race blanche qui couvre toute l'Europe et une grande partie de l'Asie, et ils lui ont donné par ce motif le nom de race caucasienne.

CAUCASE (gouvt du), vaste contrée de la Russie, comprenant la prov. au Caucase ou Ciscaucasie . U Transcaucasie et en général toutes les parties du Caucase qui sont soumises à l'empire. Elle contient près de 4000000 d'iiab. et a pour ch.-I. Ttfiis. — La prov. du Caucase ou Ûscaucasie est située sur le versant N. du Caucase, entre l'Astrakhan au N., les Cosaaues de la mer Noire & l'O., la Circassie et le Dagnestan au S., la mer Caspienne à l'E. , a 880 kil. sur 360, et 1 100000 hab. (Mahométans, Arméniens, Juifs, etc.). Ch.-I., StavropoL Autres villes: Georgievsk, Kisilar, Mozdok.

CAUCASIENNES (portes), CaucasiâB pyUPy auj. défilé de daribl. F. oaribl.

CAUCHON (P.), évéque de Beauvais, se vendit aux Anglais qui avaient envahi la France, réclama le droit de juger la malheureuse Jeanne a' Arc qui avait été pnse dans son évêché, fut le plus acharné de ses juges, et réussit, nar des ruses infimes, à faire prononcer contre elle la peine de mort II fut chassé de son siège par les habitants de Beauvais indignés, et mourut tourmenté de remords, en 1443 Le pape Calixte 111 l'avait excommunié.

CAUCUY (Aug. Louis), mathématicien , né à Paris en 1789, mort à Sceaux en 1857, était fils de L. Franc. Cauchy, archiviste de la Chambre des Pairs. Admis à seize ans à l'École polytechnique, il se voua à l'enseignement, professa à l'Ecole polytechnique et à la Faculté des sciences^ et fut en 1816 nommé membre de l'Institut. Royaliste dévoué, il suivit Charles X en exil et fît l'éducation scientifique du duc de Bordeaux. H refusa le serment en 18o2, mais n'en fut pas moins maintenu dans ses fonctions. Ce savant infatigable a composé une foule de Mémoires f parmi lesquels on remarque sa Théorie des ondes f couronnée en 1815 par Tlnstitut; ses Mémoires sur la polarisation de la lumière et sur la Théorie des nombres. En outre, il a publié : Cours d^analysCf 1821 ; Leçons sur les applications du calcul infinitésimal à la géométrie , IB26\ Exercices de

CAUM

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