‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 236 sur 578 · CHU · texte numérisé non relu

CHU

rlMnee de Pcance au roi d'Espagne Philippe V. Mau ee dessein fut déoeuvert, et le prince oe Cellamare se vit obligé de ^itter la France. On peut coQsuller sur cette oonspiEation les Jf^motret de la Régmcey kwai., 1749, et V Histoire de la conspirer Itofi ds CeUamare de Vatout, 1B32.

CEIXABICS. Ce nom, qui n'est que le nom allemand JT^^Ier latinisé, a été porté par un assez grand nombre de savants- allemands. Le plus célèbre est GhristophorusCellaritis, philologue et éntdit. né en 1638 à Smalkaide, mort en 1707. Il enseigna la philosophie et les langues orientales à Weissenfels, devint suoceasrvesaent recteur des collèges de Wel* mar, Zehz. Kecseboorg. et enfin professeur d'élocuenoe et d'histoire à Halle. Outre un çrand nombre d'éditions dateurs latins^ on lui doit : Otthoffrttphia laHma ; Jmtiibarbarm , 1 695 ; Urwiarium anHquitatwm romafiarum.; Hoîitia orbis antiqui, Leipsiok^ 1701, ouvrage important, mais qui a été surpassé depuis parlas travaux de DelisLe et de d'AaviUe. Il a été réimprimé «n 1773, avec des additions de Schwairtz. On en apublié on J^ppenéiaù^ qui contient 18 nouvelles cartes, Leipstok) 1776.

CEIXES, ch.-l. de c.(Deux>^àvrea), à 9 kil. N. 0. deMelle; 1100 h. —Y. de Hanovre. F. zell.

CGIiLIllI (Benvenuto), orfèvre et sculpteur florentin, né en ISâO, mort dans sa patrie en 1571. Il sigoala'sa bravoure, peadantle siège de.Rome (1527), en défendant le château St-Ange, assiégé par le connétable de Bourbon, qu'il tua, dit^n, lui-^mème d*un coup d'arquebuse. François I Pattira en France, le fit travailler pour le efa&teau de Fontainebleau et le combla de bienfaits. Gellini eïécntaan marbre pintiears figures et en jeta quelques-unes en fonte. Paxmi ces dernières on remarque im groupe de Persie q^i cowae ia taie de Méduse; et parmi les premières, un ^/imt pour la chapslle du palais Pitti. Mais il est surtout célèbre pour ses ceavres d*aff6- TFerie et de ciselure, qui sont devenues fortisreaet qui sont sans prix. On a de lui un Traité sur Itt^sculnhsre et ia manière de travailler Vor, Florence, 1 568 îtead. en français par E. Piot, 1843), et de curieux ménunres sur sa t^ie, qui ont été trad. en franc, par St-Maroel, 1822, -et par M. Leclanché, 1846.

CKLS (J. Martin), horUculteur, né ^ Versailles en 1743, mort en 1806, était recsiveur aux barrières de Paris. Ruiné à la Révolution par la suppression de son emploi, il forma un jardin iKitmique dans lequel il cultiva les plantes étrangères pour en iaire le commerce, et contribua à répandre le goût des fleurs exotiques. Il fut nommé membre de la seotion d'agriculture de llnstitut dès sa création, et de la Société d'agriculture, et pubUa sur les diverses branches de cette science d'utiles instructions.

CBLSE, A Cornélius Celsus, surnommé VBippocraie lattn et le Cicéron de la médecine, né à Rome ou à Vérone, d'une fftmille distinguée, vécut dans \ de notre ère. On ne sait rien sur sa vie ;

brassé

le i** siècle

on croit qu'il exerça la médecine. H avait

toutes les sciences, et avait rédigé une sorte d ^encyclopédie dans taq^uelle, au jugement de Qorntiîien (XII, c. Il), il traitait arec un ^al succès de l'agriculture, de Part militaire et de la médecine. 11 ne nous reste de lui qu'un traité de •médeàne, Dtre médita, en 8 livres, Pouvrage le phis précieux en ce genre que nous aient légué les Romains : fl n'est pas moins remarquable par te style que. parle fond OBS choses. Celse a surtoat suivi flippocrate et Asdépîade;!! paraît appartenir à la secte des Bdectiques. Son ouvrage a eu plus de 60 éditions. Les plus estimées sont celles de Léonard Targa, Podoue, 1769, avec de bonnes notes ; réimprimée par Ruhnkenius, tum notU variortm, Leyde. TT85 ; et d'Ed. Hilligan Londres, 1826. Gebe a été trad. en franc, par H. Ninnin, 1753, par Fouquier et Ratier, 1824, et par Des Étangs. 1846 (dans la collect. Nisard).

csLSB, philosophe épicurien, qui vivait au n* s., sous Trajan et ses successeurs, avait composé*, sons

le titre de Discours véritable^ un ouvrage oà il attaquait le Christianisme naissant par les armes du raisonnement et par celles du rimcule, et au^Origèni crut devoir réfuter. Cet ouvage était écrit en gnc; il ne nous est pas parvenu, mais on en trouve da morceaux étendus dans la Réfutation qu'en a Cûts Origène. Ce philosophe était lié avec Loden, qd lui dédia son Faux Prophète,

ŒLSICS (OlaQ^, botaniste, théoloipen et orieataliste auédois, membre de rAcadémie de Stockholm, né en 1670, mort en 1756. Charles IX lui tt faire plusieurs voyages dans les principaux États de rCurope, pour déterminer les diverses plantes citées dans ia Bible, On a de lui 17 Dissertatums, remues sous le titre : Ilierchotanieon, Upsal, 1745 et 1747, le Catalogue des plantes des eov. d'Upûl, 1732 et 1740, et plusieurs IHssertaiions sar la théologie, l'histoireet les antiquités. Celsius fUtle premier maître et le pie* te^.teur de Linné, qpui entreconnaissance adonné à un genre de plantes le nom de CeUia, — Son oevea, André C, professeur d'astronomie à Upsal j né en 1701, mort en 1744, accompagna Maisertuis, Clairaut et Lemonnier dans leur voyage à Toméo ; ii fit élever à aes frais un observatoire à Upsal. On a de lui : IHsseriatio de uovo methodo dtmcftend» dit- UuUiam-soUs «a terra, 1730; un Recueil de 316 oth ser^aUon* d aurores boréales , faites de 1 716 à 1732 ; Qbser^atianes pro figura teUuris.deierrmnamda ta Galliahahùœ, 1738. Celsiw eut ie premier Tulée de diviser le tbemomètie en 100 degrés.

CBLTBS, CeUm, grand peuple ideJa Gaula^ qu'w ooroit issu de la race îiidoigermaBf que , et qm, a noe époque fort reculée, semMC s'être répandu, de l'E. i i'O. , dans la partie centrale de l'Europe, et avoir laissé sur sa route diverses tribus , entre autres les Cimmériens dans la Tauride, lesCtmbses dans le Julknd, et diverses peapladee de l'IUyrie ancienne, avaat de.ee fixer en masses plus grandes dans la Gaule. Selon les uns, le nom de CeUes est synonyme de Gaulois et désigne tous les peuples habitant la Gaule; suivant Topinion la plus commune, il désigne seulement lapopuUitiea mdigène primitive aWlaqaeUe les Kymns (F. ce mot) vinrent postérieurement ol^ tager le pavs. De la Gaule, des bikndes de GallorCekes (Celtes et Galls réunis) émigrèrent en Germanie, où ils occupèrent la Bohème, .puis la Barière; en Italie, dont presque toute la partie sept prit le nom de Gaule Cisalpine, et^& ils laissèrent les Ligurs (U^urié^, les Isombm {Insttbne) et les Ombra {Otnbrts}i ea Hiepanie, o& Ton trouve des Gaels purs, tels qie jes Gallalques {Gaiiee et Portugal) et ies Celtiouês, et des Gaeks mûés asix indigènes, les Celtibèns; dans ia Grande-Bretagne, ie pays de GaUea, la Calédome et l'Hibeniie ; queLques^ms pénétrèrent même en Grèce et enÂsie-lfineare (Galates). On trouve des restée de la langue eelticrae dans le bas-^hreton et dans lalanguagaéiique panée encore aiy. daasie pays de Galles, en Irlande, en fieoase.

CELTftS (GoBiad piolkl, dit), peAte latin allé-

mand, né en 1459 presse Wurtahoorg, mort en 1608, parcourut pour s^inetruire l'AUemagne et FI* taHe, reçut i son Tetour la eouronne peétique des mains de Tempereur Fnédâric JII (1491) , et M nommé par Hazimilien I prolMaeur d'éloquence à njniversité de Vienne et bibliothéoaffe. QeUès fonda la plus anc. société littéraire derAllemayie, Socistas Bhenana, à Heidelbeig. contribua pinseamment ft répandre dass son pays le goût des lettres, déoonvrtt les Tables, de Pmre et la (KoUe de Peultiiger, et laissa de nombreux écrits parmi lesquels on remarque: Ârs versificamdi , Nuremberg, 1487; jtmorum Ub, 17 (où règne une lioenoe exeessive), Nuremb. , 1502; Odarum Ub. IV, Straab. , 1513..0B lui doit aussi lapidïlication des œuvrea de Broswifa. CELTIBÈRfS, CelOberi, peuple de rBispanie KTamcenaise)^ à 1%. des Carpeiani, à 1*0. des^d^tani, occupait les sources de Unsts (Guadiana) et du Tage et tous ]es Ëeux eimomiaBlB. MilMSt

CBNE

CENT

Sifidbrigaf éteiant teuis idaces priacipakf. Ua'èbùenif oomme l'indique leur nom, de née mixte et composés de Celtes et d'Ibères. Soumiie ptr les Carthaginois, puis par les RomaiBS,

r' I une Uitte opiniâtre, la Celtinérie fUt comprise la Tarraconaise.

CELTIQDB, CeUica, Ce nom, donnô d'abord v»euement à tout le pays habité par les CeUêt, c-à-d. à toute la Gaule Transalpine, aésigna, au temps de Céiar, la Gaule pix^remealdite, comprise entue le RMne, la Garoone, l'Océan, la Seine, la Marne et la partie inftrieure du Rhin. Au temps d'Auguste, on donna le nom de Gaule Celtique à l'ensemble dae quatre Lyonnaises. Pour les divisions de la Geltique, F. &AULS et UONMAIIB.

CELTIQUES. CeUidj peu|)le de l'Hiapanie occid. (Lusitanie), celte d'origine, entre Temo. du Tagtu (Tage) etunepartiedu cours inférieur del'ifuu (Gusr diana). Leur ûys répond à peu près à rAlentéjo, plus une portion ael'Ëstramadufe et de TAndalouaie. On y tiouiait Mboru et Pa« JuUa (B4ija).

dLT, Tge du dép. de Seine-et-Kame. à 13^kiL S. 0. de Keiun; &20 bab. Am «ni(., obâteau b&ti par Jacques Coeur en 1400.

GENCBRSES, CenehfeXy y. du Pélopenèae, sur legoUe Saroniflûe, était un des 2 porta de Corintbe.

CEIfGL faaûUe romaine cél^re par ses^richeeses, ses crimes et ses malbeurs, se prétendait issue du cooflil Crescence : un de ses membres, £ls d'un préfet de Rome, et préfet lui-même, suscita en 1075 une émeute contre le p^q» Grégoire VII et le retintcaptif.

le personnage le plus fameux de cette famille est Fniiœsco Ceuci, qui vivait à la fin du xvi* siàde. Ses mœurs étaient fort cosron^ues; il fut accusé ploaeurs fois d'un vice infâme, et acneta ses juges àprixd'or. U avait ^tre fil&et urne fille, Béatrix Ceoci; il les maltraitait cruellement ou les faisait lerrir à ses plaisirs brutaux; en l'aicouse même d'à- Tcrii fait assassiner les deux aînés. RévoUée de tant d'horreurs, Béatrix, 6a,fiUe, daooneert avec deux d« les frères et Lucrèce, leur mèra, fit assassiner l^'nniesGO Cenci. Accusés de parricide, ils périront tou quatre sur récbaiàud par la sentence de Clé- OKDt Vm (I6ûâ). Ce triste événement fit une im- PraiNon çroConde sur le peuple de Rome, et peu* <uat plusieurs siècles le nom de Béatrix Cenci s'est CQDaené dans les cbants populaires. U a aussi été mis plusieurs fois sur la scène. Le supplice de la Cenci a été reproduit par plusieurs peintres, notamment ^ Paul Delaroche. On voit auj. à Romej, dans le palais Colonna, son portrait par Guido Reni.

CENDRES (MEBcaxni nss), le lendemain du »ordioraiy est le 1" jour du Carême. Cbez les çrejQieis Chrétiens, ce jour était celui où se faisaient les pénitences publiques-, les pénitents se présen- ^i en signe d!af&iction la tête couverte de eenr arts, Auj., u n'y a plus de semblables pénitences, ^ les fidèles se rendent à l'église, où. le prêtre 1^ lait une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant oe verset de la Genèse (m, 19) : Ife- ^"^ homo quia pulvù es . et in pulverem reoer- ^. > Homme souviens-toi que tu es poussière et jue tu retourneras en poussière. » Cette cérémonie ><ilÙQiuituée par Grégcure L

wE (du latin coina, souper). Ce nom a été ^ooDé ^écïalement au dernier souper que J.-C. fit Avec les apôtres rassemblés la veille de sa mort : .tP^ y avoir mangé la Pftque avec eux, il institua ixucharistie en disant : Ceci eet mon coirpe, ceei est ^ ntiç. L'Église en célèbre la mémoire le jeudi uont. Comme, ^krès la Cène, J.-C. lava lespieds aux 12 anêtres, il est d'usage dans cbaque église de laver Ibs pieds ce jour-là à, 12 pauvres. Nos rois anciouiement aocoropiissaient eiu-mêmes cette touchaate cérémonie.— Léonard de Vinci et le Poussin ^1^ r^résenté U Cène dans d'admirables tableaux. ils ont tous deux cboisi le moment où Jésus déclare * ^ i^tees qu'un d'entre eux le trahira.

GDfSDA, Ce»iela, y. forte de VénéOe. à5Sk. N. de Venise; 5000 bab. £vêcbé. Sources eulrareusos.

GBNEROTH , v. de Judée (tribu de Nephiati) / donna sou nom au lac qui est plus connu eous le» noms de lac de Geneeareih ou de Tibériade,

CENIS (numt) , Cenisius meiw, montagne des Alpes, entre la Savoie et le Piémont, à 50 kil. K. de St4ean de Maurienne, à 17 kil. N. 6. de Suse, forme le nœud des Alpes Cottiennes et des Alpes grecques. Ses cimes les plus hautes atteignent 3500". Le mont Cenis est un des passages des Alpes les plus firé* quentés : oe passage jusqu'en 1802 ne s'eASsctuait qu'A dos de mulet^ Napdéon I y a fait construire une superbe route qui mène de Lanfr4e«Bourg à Suse. Il a aussi eonaidérablement augmenté l'ho^iee du mont Cenis, fondé. jadis par Louis le Débonnaire. Un tmmel de 13 600" a été pené en 1800 et ann. sutv. sous le mont Goiis pour le passaged'un chemin defer.

CÉNOBITE (de eomos, commun, et bioe^ vie), religieux qui, tout en occupant des cellules isolée, se réunissent pour ceiteine exercices communs. On les nomme amsi par opposition aux anachorètes, qui vivaient entièrement séparés les uns dea autres. S. Pacême est considéré comme l'instituteur de ia vie cénobitique.

CÊNOMANS , Cenomomij peuple de la Gaula, dans ia 3* I^yonnaise, faisait partie de la eonfédé^ ration des Aulerques et occupait le pays qui fimna plus tard le Maine oriental. 11 avait pour oapit. Suindinwn ou Cenomani (auj. Le Mans). — Vert Je VI* s. ay. J.-C., la pins grande partie des Génomans fit une invasion en Italie, ou ils délacèrent les Euganei, et s'étalilirent au N. du PO, entre l'Adige et l'Adda, dans le territoire de Mantoue, de Crémone et de Brescia.

CENSEURS, magistrats romains dont les fonctions ne consistèrent d'abord qu'à faire le cent ou le dénombrement des citoyena, à évaluer leur fortune et à administrer la fortune pubUque; mais dont le pouvoir acquit dans la suite une plus grande importance : Us furent chargés de surveiller les mcBura, d'infliger des notes de flétiiesuie-aux okevaHers et aux sénateurs, et même d'exclure ces derniers des assemblées du sénat. Les premiers censeurs furent créés l'an 444 av. J.-C.; il y en avait deux, et leurs fonctions devaient durer 5 ans: mais bientêt, dam la crainte qu'ils n'abusassent de leur autorité, on en limita la durée à un an et demi. Cette magistrature fut d'abord réservée aux patriciens ; eUe devint accessible aux plébéiens Tan 339 av. J.-C, en vertu d'une loi proposée par Publilius Philo. La censure, tempdrairement supprimée par Sylla, fut abolie sous Auguste: toutefois les empereurs en exercèrent euxmêmes les fonctions jusou'à Vespasien. Après la mort de ce prince on voit disparaître toute trace de cette magistrature. L'empereur Dèce voulut la rétablir,.mais cette tentative n'eut pas de suite. Parmi ceux qui se ctisUnguérent dans cette magistrature, on connaît surtout Caton surnommé le Censeur.

CENSOEINUS, grammairien latin du m* siècle, vivait sousAlaxanore-Sévère et ses auccesseurs. De ses divers ouvrages, U ne nous reste qu'un traité De die notent, qu'il composa à l'occasion de l'anniversaire de la naissance d'un de se» amis. Ce livre traite de la naissance et de la vie de l'homme, des jours, des mois, des années, des rites religieux: il est fort précieux pour les usages de l'antiquité. Les meilleures éditions sont celles d'Havercamp, Lejde» 1743, avec d'amples commentaires, et de Grufier, Nuremberg. 1805. Il a été trad. par J. Mangeart, 1843 (dans la BibHoth, lat.. franc, de Panckouske).

CBNSORiKUfi (App. Claud.), prit la pourpre sous Claude II en 269, et fut tuise|>t jouraaprèa par stf propres soldats à cause de sa rigueur extrême.

CENT ANS (Guerre de). On donne ce nom à cette longue et sanglante rivalité qui divisa la France et r Angleterre pendant plus ôrun siède, de 1337 à 1453, sous les règnes de PhiUppe VI, de Valois, de

CENT

CËPH

Jean Ii, de Charles V. de Charles VI et de Charles VII eu France; d'Edouard III, de Richard II, de Henri IV, de Henri V et de Henri VI en Angleterre. F. PRANCE (partie historique), et galles (pnnce de),

BEOFORD, nUNOIS, JEANNE D'aRC ; CRÉCY, POITIERS, etC.

CENTAURES, monstres demi-hommes et demichevaux, nés, suivant l'opinion commune, d'Izion et d'une Nue que Jupiter avait substituée k Junon (V. ixion). Ils nabitaient enThessalie aux environs des monts Ossa et Pélion. Ayant voulu, aux noces du Lapithe Pirithoûs avec Hippodamie , enlever cette princesse, ils furent repoussés et battus par les Lapithes, qui les forcèrent à quitter le pavs et à se disperser; Hercule et Thésée eurent aussi aies combattre. Les Centaures les plus célèbres sont: Nessus, Chiron, Eurytus, Amycus, Pholus.

CENT-JOURS. On appela ainsi sous la Restauration la dernière période du règne de Napoléon, qui commença le 20 mars 1815, date de l'arrivée de l'Ëmpereui: aux Tuileries, et finit le 28 juin delà même année, date de la 2* restauration des Bourbons. Cet intervalle fut marqué par l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire (22 avril), la coalition étrangère, le champ de mai (!*' juin) et la bat. de Waterloo (18 juin), à la suite de laquelle Napoléon abdiqua pour la 2* fois.

CENTUVRE (Suzanne preekan, mistrlss) , femme célèbre par ses aventures et sentaient dramatique, née en 1667 dans le Lincolnshire, morte en 1723, resta orpheline à 12 ans: se vit forcée, par les mauvais traitements, à fuir de la maison où. elle était âevée; passa quelque temps à l'université de Cambridge, flous des habita d'homme, en compagnie d'un jeune étudiant, devint deux fois veuve en 4 ans, se fit alors auteur pour vivre, puis monta sur la scène. Elle n'eut cas un grand succès comme actrice , mais sa beauté lut remarquée de Centlivre^ maître d'hôtel de la reine Anne, qui l'épousa (1706) et la mit en relation avec plusieurs hommes de lettres, Steele, Rowe, Farquhar, etc. On a d'elle plusieurs comédies dont quelques unes eurent de la vogue: les meilleures sont : The Busy-Body (l'Homme affairé); A hold stroke for a icife (Un coup hardi pour une femme), et The Wonder (la Merveille), jouée en 1714.

CENTORBI, Centuriva, v. de Sicile (Catane), à 28 k. N. 0. de CaUne- 3000 h. Ruines antiques.

CENTRE (canal du), dans le dép. de Saône-et- Loire, unit la Loire à la Saône eu passant par Pa^ ray, Palinges, St-Léger, Chagny. Il débouche dans la Loire à Digoin et dans ]& Saône à Chftlon; le bief de

Îartage est à Montchanain. Sa longueur totale est de 25 k. Projeté par François I, il ne put être exécuté que sous Louis XVI (1784-93). On l'appela d'abord canal du Charolais, de l'anc. nom du pays qu'il traverse.

CENTRONES et mieux ceutrones, peuple de la Gaule Cisalpine (Alpes Grecques), eut pour ch.-l. Forum Cîaudii ou Ceutrones (Centron) , puis Daran- Uisia fMoutiers). Leur pays répond à la Tarantaise.

CENT-SUISSES, compagnie d'élite, recrutée en Suisse , était affectée à la garde du roi. Supprimée en 1830. Leur institution remonte à Louis XI.

CENTULE (abbaye de). F. saint-wqdier.

CENTnMGELLC,v.du Utium,auj.Cii?ito-re«cfctfl.

CENTUMVIRS, magistrats subordonnés au préteur urbain , étaient chargés de rendre la justice dans Rome conjointement avec le préteur. Ils furent institués en 233 av. J.-C. Ils étaient originairement au nombre de 105; ils furent portés sous Trajan à 180. On les divisa alors en 4 conseils ou tribunaux que Ton réunissait dans les causes importantes.

CENTCRIB, compagnie de 100 hommes d'armes, formant le 6* de la cohorte et le 60* de la légion. Servius lullius transporta cette division militaire dans l'organisation civile, et distribua le peuple romain en 6 classes, qu'il subdivisa ensuite en centuries. La 1'* classe, composée des citoyens qui possédaient plus de 100000 as, contenait 08 centuries; les 3 suivantes, dont les membres avaient 75000,

50 000 ou 25 000 as, formaient chacun 20 centuries; la 5" , où l'on était admis avec 1 0 000 as , avait 30 oenturies; la 6* enfin, composée de tous les proUtaintj ne formait, malgré leur nombre, qu'une seule centurie. Il y avait oonc dans les 6 classes 189 centuries, auxquelles il faut joindre quelques centuries sudplémentaires composées d'ouvriers, ce qui portait le nombre total à 193. Quand on votait par centuries, l'accord des membres de la l** classe, c-à d. des plus riches, entraînait nécessairement la majorité.

centuries de HAGDFBODRG. F. MA6DEB0DRG

CENTURION, officier romain qui commandait une centurie. Il y en avait 60 dans chaque légion. Celui de la 1** centurie, ^i était le premier après les tribuns, s'appelait primipilaire. Les centanons avaient pour marque de leur dignité un cep de rignr

CENTDRIPA, auj. Centorhi^ v. de Sicile, au S. G. de l'Etna, l'une des villes qu'avait pillées Verres.

CfiOS^ auj. ZéGj une des Cyclades, au S. E. du cap Sunium en Attique; ch.-l., lulis. Elle était fô^ tile et peuplée. Patrie de Simonide et de Baahylide. — Elle forme, dans le nouv. roy. de Grèce, une éparchie du nome des Cyclades.

CÊPHALAS (CONSTANTIN). F. CONSTANin.

CÊPHALE, prince theasaUen, époux de Procrii, princesse athénienne, était d'une beauté remarquaole. Il inspira une vive passion à l'Aurore; celle-ci, pour le détacher de Procris, l'engagea à éprouver la fidélité de son épouse. Dans ce but, il s'introduisit près d'elle , caché sous un déguisement : a}^nt réussi a la séduire, il la chassa de sa présence. Cependant U se réconcilia bientôt avec elle. Dans la suite Cé-

ShalOj étant à hi chasse, perça involontairement 'un javelot sa chère Procris ; désespéré de cette mort, il se tua avec le même javeloL Selon une autre version , il fut exilé pour ce meurtre et se retira dans l*tle qui prit de lui le nom de Céphaloaie. CfiPHALËNIB, Cephalenia, auj. Ciphatonû, CEPHALOEDIS, v. de Sicile, auj. Cefalu, CÉPHAL0N1B, CephaUnia des anciens , ooonoe aussi sous les noms a'Épire Noire. Melœna, la plus grande des tles Ioniennes, à i'O. d^Ithaque et à l'entrée du golfe de Lépantej SG kiL sur 50; 70 000 h.; ch.-l., Argostoli (autrefois la ville principale était Sami), Svéché catholique ^avecZante). Beaudimat, sol fertile, mais mal cultivé. Beaucoup de raùin dit de Corinthe, vin muscat. — Après avoir appartenu à Ulysse, aux Thébains, aux Athéniens (pendant U guerre du Péloponèse), aux Macédoniens, aux Ëtoliens, cette île rut soumise par les Romains l'an 189 av. J.-C. Elle appartint longtemps àPempire d'Orient, fut conquise en 1 146 parles Normands, qui Tërigèrent en comté; puis , en 1483, par les Vénitiens, qui la comprirent dans le duché de Corfou. En 1797, elle passa sous la domination de la France avec les autres tles Ioniennes (F. ce mot) ; auj. elle fait partie de la République des lies Ioniennes placées depuis 181) BOUS la protection de l'Angleterre.

CÊPHÊE, roi d'Ethiopie, fils de Phénix, époux de Cassiopée et père d^Andromède^ eut part à la conquête de la Toison d'or, et fut mis après sa mort au rang des constellations.

CÉPHISB, Cephisut^ nom commun à deux riv.

que. descendait du mont Pamès, 'passait au pied d'Athènes, traversait les muri du Pirée, et tomoait dans le golfe Saronique au port de Pbalére.

CÊPHISODOTE ou CfiPHiaonoRB. sculpteur grec, fils de Praxitèle, et Arère de la 1^ femme de Phocion, florissait 360 ans av. J.-C. Il fit les statues des courtisanes Ànyte et Jftffo, et plusieurs autres beaux morceaux de sculpture, cités par Pline et par Pausanias. — Orateur athénien, fut un des dix anh bassadeurs qu'Athènes envoya à Sparte l'an 368 ar. J.-C. n dirigea, avec une flotte de dix vaisseaux, une expédition dans la Chersonèse : mais ayant cod

CERD

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