‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 237 sur 578 · CERI · texte numérisé non relu

CERI

du m traité qui déplut à ses compatriotes, il Ait destitué, mis en jugement, et peu s'çn fallut qu'il ne subtt la peine capitale.

GÊPION (Q. Servilius). F. sbbvujus.

CÉFioR, historien. V, cippico (Coriolan).

CÊRAM, une des îles Moluaues, entre Âmboine et la Terre des Papous; 330 kû. sur 65. Montagnes de 2 et 3000"; bois de construction. Llle est gouvernée par plusieurs petits radjahs, vassaux des Hollandais. Les habitants sont adonnés à la piraterie.

CfiRAHIQUE (le), terrain en {partie enclavé dans Athènes, était primitivement plein d'établissements de potiers et de tuileries , d'où son nom {Kéramot, toile). Il s'y éleva ensuite beaucoup de temples, de portiques, de théâtres; ce qui en fit un oes plus beaux quartiers d'Athènes. Dans la partie du Céramique qui s'étendait en dehors des murs se trouvaient les jardins d'Àcadémus. 7. académie.

céRAMiQUE (golfe), auj. golfe de Stanco, dans la merlgée, sur la côte de Carie, en face de Cos, ainsi Dommé d'une ville de Cérame ^ située sur sa côte S.

CÛUSOXTE. Ceroftt*. puis Phamacia, auj. Kérétoun ou Kérastonda, v. du Pont, sur le golfe Cotyorxut, à ro. de Tripoli$, C'est de là que Lucullua, après la guerre de Mithridate, rapporta les premiers cerisiers (en latin ceran). Prise parles Turcs en 1462. CERBÈRE, chien à trois têtes, était chargé de la

de des Enfers, et veillait jour et nuit. Orphée oimit en allant chercher Eurydice , Hercule sut le contenir quand il descendit aux Enfers, Enée mit en défaut sa vigilance avec le gâteau que lui avait donné Déiphobe; mais il dévora PirithoOs qui venait pour enlever Proserpine.

ŒRGLES d' ALLEMAGNE. On donnait ce nom à des ^insions de l'empire germanique qui ont plusieurs wis varié. En 1387, 'l'empereur Wenceslas partagea Pour la première fois l'Allemagne en quatre grands Cercles, comprenant : le l**, la Haute et Basse-Saxe ; «2% la prov. Rhénane; le 3*, TAutriche, la Bavière et la Souabe^ le 4" la Thuringe et la Francooie. £n 1438, l'emp. Albert II établit six cercles, Ïû étaient sous le gouvernement de l'électeur de randebourg, de Tarchevéaue de Saltzbourg, du comte de Wurtemberg, de révoque de Mayence, de l'électeur de Cologne et de l'électeur de Saxe. Enfin en 1512, sous Maximiiien I, tout l'empire fut partagé définitivement en dix cercles^ savoir: ceux d'Autriche, de Bavière, de Souabe. de Franconie, de Haute et Basse-Saxe, de Westphalie, de Hautet Bas-Rhin et de Bourgogne. — Chaque cercle était gouverné par un directeur, président d'une <usem&2^e t^mlairej et par des vnnces corvcoquanis. Cette division a subsisté jusqu au commencement du xix* siéde; elle a disparu lors de la formation de laConlédération du Rhin, en 1806.

CERGOPES (c.-à-d. einges à queu,e\. Les anciens donnaient ce nom : 1' aux habitants ne l'Ue de Pitbécjse. près delà Sicile, que Jupiter métamorphosa, dit-on, en singes, pour les punir de l'avoir f^; 2* à une peuplade fabuleuse de l'Asle-Mii^^ aui vivait près d'Ëphése. Hercule les vain- ^it et les conduisit enchaînés aux pieds d'Omphale.

CEECYON, brigand fameux, dominait à Eleusis, d'où il ravageait l'Attique. Doué d'une force extraordinaire, il courbait les plus gros arbres, en rapprochait la cime , et attachait aux 2 bouts ceux qu'il avait terrassés, afin que les arbres, en se relevant, déchirassent ses victimes. Thésée le punit du même supplice.

CERBAGNE, Cardania^ Cereiania, anc. pays situé sur l'un et l'autre yersant des Pyrénées. La

Ee française était comprise dans le Roussillon inées- Orient.), et avait pourch.-L Mont-Louis; ^jrtie espagnole était dans la Catalogne, et avait pour ch.-l. Puycerda. La Cerdagne eut des comtes particuliers du u* au xii' s. et fut ensuite réunie au comté de Barcelone. La Cerdagne française n'apparut à la France que depuis 1659.

CERDIC, roi saxon, envahit la Grande-Breugne

dans la l'* année du vi* siècle et^ après de longues ffuerres contre Arthur et Aurehus Ambrosius, y fonda en 516 le royaume de Wessex. A sa mort (534), il possédait llle d.e Wight et les provinces actuelles de Hamp, Dorset, Wilts et Berks.

CERDON, gnostique syrien du n* siècle, admet* tait deux principes indépendants, rejetait la plus grande partie des Écritures, et soutenait (][ue J.-C. n'avait qu'un corps fantastique. Il eut Marcion pour disciple. Le pape Hygin l'excommunia.

GCfRÉAIJS(Petilius), général romain, parent de Yespaaien, fut chargé par cet empereur ae marcher contre Ciyilis et Classicus, chefs des Gaulois et des Bataves révoltés, les battit (71), et brûla leur camp. Nommé ensuite gouTemeur de la Bretagne , il réduisit aussi les Bretons. Dans cette dernière campagne , il eut Agricola sous ses ordres.

GËRÈS, déesse des blés et des moissons, fille de Saturne et de Rhée ou Cvbèle , enseigna ragriculture aux hommes. Cette déesse avait eu de Jupiter une fille, Proserpine, qui lui fut enlevée par Pluton; elle parcourut toute la terre pour la chercher. Après maintes aventures merveilleuses, elle apprit enfin de la nvmphe Aréthuse le sort de sa fille (F. proserpine). Cérës était surtout honorée en Sicile et dans l'Attique. On institua en son honneur à Eleusis des mystères ou fêtes mystérieuses devenues célèbres (F. ELEUSIS). On la représente sur un char attelé de dragons, couronnée d épis et une faucille à la main.

CERESTE, Citharistay bourff des Bouches-du- Rhdne, à 32 k. S. E. de MarseiUe et à 5 k. de La Ciotat; 700 h. Remparts.— Bourg des B.-Alpes, à22 k. E. S. E. de Forcaïquier; 1200 h. Restes d'une tour antique. Anc. seigneurie de la maison de Brancas.

CëRET, Ceretum. ch.-l. d'arr. (Pyr.-Orient.) , sftir la r. dr. du Tech , à 31 k. S. 0. de Perpignan; 3100 h. Pont hardi, d'une seule arche, muraiues flanquées de tours. Trib., collège. Huile, liège. Les plénipotentiaires de t>ance et d'Espagne se réunirent en 1660 k Céret pour fixer les limites des deux pays. Les Français y battirent les Espagnols en 1794.

GEBETANI, peuple a'Hispanie(Tarraconaîse}, entre les Indigetes et les Jaccetani, au pied des Pyrénées, occupaient le pays appelé depuis la Cerdagne.

CâtlGNÔLE, V. du roy. de Naples (Capitanate) , à 37 k. S. E. de Foggia. Sivêché. Gonzalve de Cordoue y battit en 1503 le duc de Nemours, qui y fut tué : cette défaite fit perdre à Louis XII toutes ses possessions dans le roy. de Naples.

CÊRIGO, Tanc. Cythère^ une des lies Ioniennes, au S. de la Morée : 28 kil. sur 13 ; 28 000 hab. , très>'

Eauvres; ch.-l., Cérigo, sur la côte 0.; 1200 hab. Ile est monta^euse, aride; elle nourrit beaucoup de chèvres. Rumes nombreuses, entre autres celles d'un magnifiaue temple de Vénus. Les Vénitiens s'emparèrent de Cérigo au zv* siècle; depuis eUe a suivi le sort des autres lies Ioniennes, r, ctthêre.

CERIGOTTO, ^gilia, la plus mérid. des îles Ioniennes, à 30 kil. S. E. de Cérigo, dont elle suivit i? sort : 300 hab. Souvent pillée par les pirates.

CERILLY. ch.-L de c. (Allier), à 40 kil. N. B. de Montluçon; 2450 hab. Papeteries.

CÉRUmiE, gnostique juif du i*' siècle, disciple de Simon le Magicien, vivait à Jérusalem au temps des apôtres. Il reconnaissait J.-C. pour le Messie et il ne contestait pas ses miracles, mais il niait sa divinité, ce qui le fit chasser de l'Église. C'est pour le réfuter que S. Jean écrivit son Évangile.

GERISAY, ch.-l. de c. peux-Sèvres), à 15 k. G. de Bressuire; 1000 hab.

CERISIERS , ch.-L de c. (Yonne), à 20 kil. N. deJoigny; 1200 hab.

CERISOLES, en ital. Ceresole, v. des Etats sardes fTurinK à 7 k. E. de Carmagnole; 1750 h. Franc. d'Engnien y battit en 1544 le marquis du Guast et les Impériaux, qui y perdirent 15 ()00 hommes. La prise de Carignaan fut le résultat de cette victoire.

CERISY ou cERisT-LA- SALLE, ch.-L de cant (MaH' H. 24

CEftV

CISSA

eM» nr la SouUe» à H kil. £. de Gout«DM9; 2400 bab* Galicpts. coutilB.

CEBNAY, ch.-i. de oant. (Haut-Rhin), sur la Thaï» et sur le chc^mm de fer de Thenu à Mulhouse, à 3 kiL N. 0. de Mulhouse; 3500 hab. EUatuiirt, blanchisseries, draps, calicots; fonderies.

CERNÉ, Ile décrite par le navigateur Hannon et qqe les anciens plaçaient à reztrémitô occid, du monde. Lee savants modernes ont voulu la reconnaître, les uns dansrile dUrauin , sur la côte de Nigritîe, les autres dans celle de Garée ou de Mtidèrê,

GERaBTANI. F. cbretani.

CERABTOy Cemetum, v. du roy. d'Italie (Terre de Labour), à 31 kU. N. E. de Caserte; 5000 bab. £v6cbé (avec Alife). Désolée en 1656 par la peste, et en 1688 par un tremblement do terre.

CERRO-^ORDO, défilé du Mexique, situé près de Pérote. sur la route de la Vera-Cruz à MexuMk Le

Sénéral Américain Scott y battit le 18 avril 1847 les [ezicains commandés par Santa-Anna.

CERTALDO, bourg de Toscane, à 15 kil. S. 0. de Florence, sur TElza, passe à tort pour la patrie deBoccace, mais fut habité par cet écrivain, dont on montre encore la chambre.

GERTOSA. c.-4-d. Chartreuie. On coniuitt surtout en Italie la Certota di Ftr«nse, sur le mont Acuto, à kk» S. de Florence, ornée de tableaux d'Orgagna; la C. di Pisa, à 9 kil. E. de Pise, et la C, diravia^ près de Pavie, dont le monastère, bâti en 1396, fut ti^primô au dernier siècle par Temp. Joseph II.

CERULARIUS (Michel), patriaiche de Constantiluqtia en 1043, ferma les églises latines en 1054 et consomma ainsi le schisme a Orient, commencé par Photius. Léon IX Texcommunia.

CfiRUm (Jos. Ant. Joachim) , jésuite , né A Turin •n 1738, mort en 1792, vint se fixer en France et professa avec distinction à Lyon. Il avait rédieé en 1762 une Apologie des Jésuites, mais quand la Société eut été proscrite, il renia les principes qu'on lui attribuait II embrassa en 1789 les idées nouvelles, se lia étroitement avec Mirabeau, prononça son oraison funèbre et fut appelé à TAssemblèe légisUtive en 1791. Ona deCérutti, outre plusieurs écrits de circonstance, des apologues et un recueil de pièces diverses en prose et eo vers, parmi lesquelles on remarque un petit poème sur les Echecs, On a réuni et publié ses œuvres en 1793. Il était un des rédacteurs de la Feuille villageoiUf destinée à I éducation politique des campagnes.

CERVANTES SAAVEDRA (Michel de) , le premier écrivain de l'Espagne, né en 1547 à Alcala de Hénarès (Nouv.-Castule) , d'une famille noble, mais pauvre, servit d'abord en Italie, prit une part gloneuse à la bat. de Lépante (1571), et y reçut une blessure au bras gauche dont il fut estropié pour toute n vie ; fut pris par les corsaires en retournant en Espagne (1575) et resta 5 ans esclave à Alger. Racheté par les Pères de la Trinité, il rentra dans sa patrie, s'y maria (1584), et vécut tantôt à Tolède, Untét à Séville et à Madrid, n'ayant guère d'autre moyen d'existence que sa plume et méconnu de ses compatriotes. Il mourut a Madrid en 1616, accablé d'infirmités et de misère. Cervantes est auj. œnnu de tous par son roman de Don Quichotte de ta iroRCAe (publié à Madrid en deux parUes, 1602 et 1616) : u y raille de la manière k plus plaisante le gQât des aventures romanesques et chevaleresques qui dominait ae son temps. On a aussi de lui Galal^«. roman, pastoral, 1584; des Nouvelles morakt, . en 1613, et qui l'ont lait surnommer le Boeeace

publ

tion da ses œuvres, 16 vol. in*8. Le Don Quichotte a été souvent imprimé : Cbarles III en fit ikire une éditioa magnifique en 1780, Madrid, 4 vol. in-4i Clémendn en a donné une excellente édition avec commntalxis, Madrid, 183^5 , 6 voL in-4.. U a été

Slusieurs fois traduit en français : par César Ondin, es 1616; parRosset, 1618; FilIeaudeSt-Martto, 1677 ; B. Duboumial , 1808; De l'Aulnaye. 1821 ; Bretonne, 1836; L. Vlardot, 1836-38; Damas-Uinard, 1847; Fume. 1858, etc. B. Duboumial a trad. en outre Persilis et Sigismonde. 1800 ; Viardot et Romey, las IhuvtUa (1858); Alph. Royer le Théâtre, 1862,. Guanfia le Voyage au Pamaeu^ 1864. FloriaD a imité Don Quichotte et Galatée. V Michel Cervantes et son temps, par Em. Chasies (1865).

GERVARO, Cerbalus^ riv. du roy. d'Italie (Capitaaate), naît près de Mooteleone, et tombe dans le golfe de Manfredonia après un cours de 90 kil.

CKRVERA, T. dnSspagne, à 40 kil. E. deLérida; 5200 hab. Elle eut une université de 1717 à 1841.

CERVETERI, ÂgyHa^ puis Csere, V, cjms.

CERYIN (mont), dans les Alpes Pennines, «or les confins des États sardes et du valais. Hauteur, 4450 mètres; aiguille très^^ugue; immenses glaciers.

CERTIûin^ ch.-l. de cant. (Corse), à 42 kil. S. de Bastia; 1000 hab. Vins estimés.

CERYOLI, Colun^fma^ !lot de la Médilerraoée, entre llle d'Elbe et la province de Pise.

CERYOLLE (Arnaud de), dit ^ Axchiarilite ^ andacieux partisan français, né dans le Périgord vers 1300, mort en 1366, possédait, quoique séculier, l'archiprêtrise de Yemia, d'où le surnom par lequel il est connu. 11 leva, après la bat. de Poitiers (13S6), plusieurs compagnies de Roud'ert, ravagea la Pravence, rançonna le pape à Aviffpon et pilla la Bourgogne. En 1359, le Daupbin Charles (Ch. V) l'attira à son service; mais, après la paix de Brétigny (1360), CervoUe rassembla die nouveau ses Routiers, alla ravager la Bourgogne, et força le comte de Neven à traiter avec lui. Il revint ensuite combattre pour le roi Charles Y, qui lui donna, le titre de cbambeUan : il repoussa les Tcerd^Yenu»^ puis ravagea la Lorraine, les Yosgeset les bords du Rhin. Repoussé par l'empereur et les ducs de Brahant et de Lo^ raine, il se retira en Provence, où il mourut tranquillement. Selon une autre version, il aurait été tué en 1366 par un de ses serviteurs, à la suite d'un échec éprouvé en Alsace.

CÉSAIRE (S.), frère de S. Grégoire de Nazianze, né en 330, mort en 369, était versé dans toutes les sciences. Médecin de l'empereur Constance, il remplit les mêmes fonctions près de Julien; mais, inffuiété par ce prince dans sa foi, il quitta le palais, u fut rappelé par Jovien et nommé4>ar Yalens questeur en Bithynie. S. Grégoire a composé son oraison funèbre. On l'hon. le 25 fév.

CÉSAiRE (S.), né en 470 nrèsdeCh&lon-sur-Saône, entra au monastère de Lerins, et fut élevé, malffré lui. sur le siège d'Arles, en 501. Il fut honorô du palUwin par le pape, oui le fit son vicaire dans les Gaules en 502. Il présiaa plusieurs conciles, notamment, en 529, celui d'Orange où fut condamnée l'hérésie de Pelage, et mourut en 542. On l'hon. le 27 août. On a de lui des Homélies et des Sermons ^ dont plusieurs ont été trad. par l'abbé Dujat de Vil* leneuve, Paris, 1760.

CES ALPlir (André) , philosophe, médecin et naturaliste, né en 1519 à Arezzo, mort à Rome en 1603, enseigna longtemps la médecine et la botanique à Pise, fut appelé à Rome par Clément YIII, qui le choisit pour son premier médecin et le nomma professeur de médecine au collège de la Sapience. Comme philosophe, il se fit remarquer par sa connaissance profonde des écrits d''Aristote , et embrassa la secte des Averrhoïstes, représentant Dieu» non comme la cause, mais comme le fond et la substance de toutes choses, ce qui le fit accuser de panthéisme et même d'athéisme. En médecine, il soupçonna un des premiers la ctrculatioii du sang. Comme naturaliste, il reconnut le sexe dans les fleurs et inventa la première méthode de botani-

Sue : il fondait sa classification sur la forme de la eur, du fruit, et sur le nombre des gxainv^ Ses

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