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ADOR

ADERBAIDJAN, à peu près VAtropatène des anoîens, prov. de Perse, entre le Ghilan, Tlrak-Adjémi , le Kourdistan et la mer Caspienne , a pour ch.-I. Tauris, et compte eny. un million d'nab. Mont. très-61evées, grand lac d*Ourmiah; fer, cuivre, sel en abondance; eaux thermales et naphte (d'où son nom, qui veut dire terre de feu),

ABEfiNO, Adronumj y. de Sidle (Catane), au pied de TEtna, à 26 kil. N. 0. de Catane, sur le Simeto, qui y forme de belles cascades; 10 000 hab.

APHfiMAK, moine chroniqueur, né en 968, m. dans un voyage à la Terre-Sainte en 1030, a écrit une Chronique de France depuis Torigine de la monarchie jusqu'en 102d, publiée par le P. Labbe «ians la Nouvelle Bibliothèque des manuscrits.

ADHâMARDB HORTSQ.. évéqueduPuy-en-Velay, prélat guerrier et orateur âoquent , d'une famille iUustre de Provence , fut le premier qui se présenta au ooncUe de Glermont, en 1095, pour demander la croix au pape Urbain II , et partit pour la Terre-Sainte avec Raymond, comte de Toulouse. Le pontife le nonm^a son légat auprès des Croisés; il contribua puissamment par son courage et ses pieuses exhortations aux victoires des Chrétiens. Le Tasse le fait fiinirer "'iOB la Jérusalem délivrée,

j^HERBAL. général carthaginois, remporta sur le consul Claudius Pulcher une victoire navale , k Drépane, prés des côtes de Sicile, 249 av. J.-C

le secours des Romains, Tan 112 av. J.-G.

ADIABENE, aiy. partie du Kourdistan ^ ano. contrée de l'Asie, en Assyrie, à l'fi. du Tigre, était arrosée par TAdiab (auj. Xab), Après avoir fait partie d^ empires perse, séleucide, parthe, elle fut soumise par Tn^an.

ADIGB, AthenSf riv. de la haute Italie, sort des Alpes rhétiques, traverse le Tyrol et la Vénétie, arroseTrente.Roveredo^ Rivoli, Vérone^ Legnago; reçoit TEiaaoa, le Lavis, l'Alpon, et se jette dans la mer Adriatique à Porto-Fossone, après un cours d'eny. 350 kil. Bien qu'il ne soit pas un affluent du Pô, il s'unit à ce fleuve par diverses branches. —Le roy. d'Italie, après 1805, eut un dép. de l'Adige, ch.-L Vérone, et un dép. du H.-Adige, oh.-l. Trente.

ADIGETTO, un des bras principaux de l'Adige, avoisine la mer, passe & Badia, Lendinara, Rovigo, et fait communiquer l'Adige avec le Pô.

ADIS, BhadêSt P^^^ ▼• d'Afrique, dans le territoire de Carthage. non loin du Bagradas, où Régulus battit les Carthaginois, 256 av. J.-G.

ADJËBn. V. IBAK-ADjtiMI.

ADJEMIR , Uadjepoutanckh , contrée de Tlnde anglaise (Calcutta), comprend neuf principautés, savoir : Djeypour, Kotah , Odeypour ou Mewar, Djoudpour ou Marwar, Tonk, Boundi, Djessalmire, Bikanir et le pays des Bhatties^ et a pour capit. Adjemir.— Bien qu'incorporé nommalement aux empires ^auride et mogol de Delhi, l'Adjemir n'était que tabulaire. 11 se rendit indépendant en 1748; il s'est placé en 1818 sous le protectorat anglais. — La V. d'Adiemir est à 350 kil. 6. 0. de Delhi, au pied de collines; elle a près de 12 kil. de tour et ne compte guère auj. que 25 000 hab. C'est une ville sainte, où l'on se rend en pèlerinage pour vénérer le tombeau d'un saint musulman. Ane. résidence d'Akbar.

ADLERSPABBR (George, comte d*), ffénèral suédois, né en 1760, m. en 1835, jouit de Ta confiance de Gustave III, entra dans la conspiration contre Gustave IV , et fut un des principaux auteurs de la révolution oui le renversa ce prince du trône (1809). Il eut d'abord un grand crédit à la cour de Charles XIII, mais il fut ensuite disgracié et vécut depuis dans la retraite.

ADMÈTB, roi de Phères* en Thessalie, lut un des Argonautes et uo 4m chasseurs du sanglier de

CalydoD. Apollon, chassé du ciel, se mit au service de ce prince et garda ses troupeaux. Reconnaissant de ses bons procédés, le dieu voulut être la divinité tutéhûre de sa maison. Admets étant attaqué d'une maladie mortelle, Apollon trompa les Parques, et le déroba à leurs coups; mais ce fut à la condition Qu'une autre victime prendrait sa place. Alceste, sou épouse, eut la g^érosité de se dévouer pour lui.

ADOLPHE (S.), vivait en Espagne au viu* siècle et y souffrit le martyre au commencement du règne d'^érame. On l'honore le 27 sept. — Un autre S. Adolphe, évoque d'Osnabruok de 1202 & 1222, est honoré le 11 lévr.

AnoLPHE DB KASSAU, né en 1250, fils du comte Wabram de Nassau, n'était guère connu que par sa valeur lorsqu'il fut élu , en 1292, empereur d'AUema g;ne, à l'exclusion d'Albert d'Autriche; il se fit aussitôt couronner à Aix-la-€h^elle. N'ayant pas accompli les promesses qu'il avait faites aux électeurs, il lut déposé en 1298 : Albert, élu à sa plaoe, le battit à GoeUieim, près de Worms, et le tua.

ADOLPHB-FRâoÉBic. roî dé Suèdc, de la maison de Holstein-<Sottorp, né en 1710, m. en 1771 , était évèque de Lubeok et administrateur du duché de Hols* tein-Gottorp, lorsque les états de Suéde, sous la pression de la Russie, le désignèrent pour le trône (1743). 11 reçut la couronne en 1751, rétablit la paix avec la Russie, et fit fleurir les sciences, les arts et le commerce. Malheureusement, il ne sut pas toujours maintenir l'autorité royale. C'est sous son réene que se formèrent les factions des Chapeau» et des Bonnets, F. ces noms.

ADOM, V. de Judée, sur le Jourdain, près du lac Asphaltite. C'est là que le fleuve s'ouvrit pour laisser passer à pied sec les Israélites, conduits par Josué.

ADONAI, c.-à-d. Seigneur, souverain maître, \m des noms de Dieu ches les Juifs, était substitué au nom sacré de Jéhovah, qu'ils n'osaient prononcer

ADONLAS, 4* fils de David. Soutenu par Joab, il aspira à la royauté après la mort de son père et voulut dans ce but épouser Abisag, veuve du roi. Salomon le fit mettre à mort (1001 av. J.-O.).

ADONIS, jeune homme d'une beauté remarquable, était, suivant les Grecs, le friiit du commerce incestueux de Cinyras avec sa fille Myrrha. Il fut aimé de Vénus. Un jour qu'il chassait dans les forêts du Liban, consacrées à la déesse; il Ait mortellement blessé par un sanglier , qui n'était autre que le dieu Mars , jaloux de voir en lui un rival préféré. Mais Jupiter, cédant aux larmes de Vénus, permit qu'Adonis revit la lumière pendant une moitié de 1 année, à condition qu'il passerait l'autre moitié auprès de Proserpine. Selon une tradition, il fut changé en anémone. Adonis parait n'être qu'une figure du soleil, et le temps qu^il passe successivement sur la terre ou dans les enfers représente les SIX mois d'été et les six mois d'hiver. On célébrait ses fêtes avec grande pompe à Byblos, à Alexandrie, etc. Elles duraient deux jours : le !«* jour était consacré au deuil ^ le 2* à la joie. Les femmes seules prenaient part à ces fêtes. Adonis était appelé Hiamw^mt en Syrie et en Phénicie.

ADONIS, Ibrahim Nahry petite riv. de Phénicie, prend sa source au mont Liban et se jette dans là Méditerranée entre Byblos et Béryte. Ses eaux prenaient à certaines époques une teinte rougeâtre produite par les sables qu'elles entraînaient : on croyait que c'était le sang d'Adonis qui les colorait.

ADONISÊDEG, roi de Syrie, fut vaincu par Josué avec 4 autres rois dans cette journée mémorable où Dieu arrêta le soleil : le vainqueur les fit murer vivants dans la caverne où ils s'étaient réfugiés.

ADORNO, nom d'une famille plébéienne de G€» nés, du parti gibelin, qui fournit plusieurs doges et lutta pendant prés de 200 ans avec la famille Fre* goeo, toutes deux plongeant la république dans l'a* narchie et appelant quélquefeis l'étranger à leur aide. 1j6s doges de ce nom sont : l" Gabriel, oui fui élu

âDR£

ADRI

par le peuple en 1363, et qui succéda à Simon Boccanegn, 1" doge; il fût exilé en 1371, et remplacé par Bomini<^ue Fregoso; 2» Antoine, oui ftit élu en 1384 et qui fût quatre fois déposé et rétabli; 3" Georges, élu en 1413 , qui abdiqua deux ans après; V Thomas, qui gouverna de 1415 à 1421 ; 5^ Raphaël, élj en 1443, qui se démit en 1447; 6» Barnabe, qui s'empara du pouvoir à la retraite de Raphaél en 1447, et qui eut à combattre Jean Fregoso; 7« Prosper , élu en 1461 , qui chassa les Français de Gènes et fut deux fois forcé par la faction Fregoso de quitter sa patrie; 8° Antoine 11, élu en 1513, qui fui dépossédé la même année par Octaviea Fregoso, puis rétabli en 1522 par le secours de Charles-Quint, et définitivement erpubé en 1528, par André Doria. à la tête d'une flotte française. André Doria mit fin aux querelles des Adomo et de? Fregoso, en leur enlevant tout pouvoir et les forçant même à quitter leur nom.

ADOCB. Àturus, riv. de France, au S. 0., sort du mont Tourmalet (H .-Pyrénées) , traverse la vallée de Campan, arrose Bagnères-de-Bigorre, Tarbes, Aire, St-Sever, Dax, Rayonne, et tombe dans le ffoJfe de Gascogne, à 4 kil. N. 0. de Rayonne, après un cours d'env. 220 kU. Elle reçoit les eaux ae la Midouze, du Xuy, du Gave de Pau et de la Nive.

ADOVA, T. du Tigré, jadis capit. de ce royaume, est la plos commerçante de rAbyssinie*^ env. 10 000 iiab. La toile de coton qu'on y fabrique circule comme monnaie dans toute l'Abyssinie.

ADRA, Ahdera, v. et port d'Espagne (Grenade;, sur la Méditerranée, à 60 kil. 0. S. 0. d'Almeria; 8000 bab. Cabotage, vin, sucre, amandes. Ricbes nùnes de plomb aux env.

ADRAMÊLECH, divinité des Assyriens et des Samaritains. On brûlait des enfanta sur ses autels.

ARRABan, Adramyttium, v. d'Anatolie, près de la côte orient, du golfe de même nom . à 120 iil. N. de Smyme, presque vis-à-vis de Vue Méteiia f Lesbos). Commerce de laine et de duvet de chèvre.

ADRAN, nom d'un évêché in |>ant&u«, tiré probablement d'une anc. v. d'Arabie , voisine de Bosira, a été illustré au dernier siècle par Pigûeau de Behaine (F. ce nom), titulaire de révéché.

ADRANA, auj. YEdeTf riv. de Germanie, affluent à^ la Fulda. Germanicus défit les Germains sur les bonis de cette riv., Tan 15 de J.-C.

AD&ASTE, roi d'Argos, reçut à sa cour Polyttice, fils d'Œdipe, banni de Thèbes par Etéocle, son frère; lui fit épouser Argie, sa fille, et marcha contre Thèbes, avec Tydée, Capanée, Amphiaraûs, Hippomédon, Parthênopée, dans le but de le réta* Mtr sur le trône. Cette guerre, dite des Sevt chefs, n'ayant pas réussi, Adraste arma plus tard les nls 'ies guerriers morts devant Thèbes : ceux-ci prirent le nom d'Èpiyones (F. ce nom). Adraste perdit dans celte 2* guerre son fils Ëgiaièe et mourut de la liûuleur que lui causa cette perte.

ADRASTB d'aphrodisie, pénpatéticieu du n* siècle «ie J.-G.y a laissé des commentaires estimés sur Aristote, dont il reste peu de fragments, et a écrit sur l'astronomie des ouvrages dont on trouve des extraits dans Théon de Smyme.

ADRASTÊE, la même que Némésis. F. némésis. ADBETS (François de beaumont, baron des), fai&«ux chef de Huguenots, né en 1513, aux Adrets, bourg du Dauphiné (à 22 kil. N. £. de Grenoble) , embrassa le parti de la Réforme à la suite d'une quenelle avec le duc de Guise, devint le lieutenant de Condédaiiftle midi^ se signala par sa bravoure, et enleva aux catholiques Valence, Lyon, Grenoble, Vienne, Orange, Montélimart, etc. : mais u déshonora ies sQccte par sa cruauté envers les vûncus. Arrêté par trahison pendant qu'il négociait, il fut délivré par la ]>aiz d'Anîboise (1563). U abandonna nlus tard le puti des Protestants, et passa du côté aes CathoKqocÂ, par dépit de ce qu'on lui avait reftisô le gou«

vemement du Lyonnais. Il mourut en 1586, également en horreur aux deux partis.

ADRLA, Hadria ou Adrta chez les anciens, t. de la Vénétie, à 44 kil. S. 0. de Venise, à 18 E. de Rovigo. sur le canal Bianco, et prés de l'embouchure au Pô: 10000 hab. Ch.-L d'un diocèse dont l'évêque réside k Rovigo. -^ Cette v. fut fondée vers 1376 av. J.-G., par une colonie d'Struscnies; elle était, dans l'origine, sur la côte même de la mer oui en a pris le nom de mer Àd/riatiguef par l'eflet des attemssements du Pô et de l'Adige, elle en est auj. à 18 kil. env. Les Gaulois s'en emparèrent au vn* s. av. J.-C. ; les Romains la prirent et la détruisirent en partie vers 213 av. J.-C. En 1382, Clément VU, pape d'Avignon, imagina de créer en faveur de Louis d'Aniou un roy. dTAdria, formé aux dépens de l'État ecclésiastique, et composé de la Romagne, de la Marche et du duehé de Spolète; mais ce projet n'eut point d'exéoution.

ADMANOPOUS, T. de Thraoe, auj. andhinople.

ABRLATIQUE (HER) OU GOLFE SB VENISE, iAdWo-

ticum OU Adrianum mare y grand golfe de la Méditerranée, entre l'Italie, la Dalmatie et la Grèce, doit son nom à la t. d Adria, située jadis sur ses bords. Ce nom ne s'entendait primitivement que d'uu petit golfe situé devant cette viUe, et auj. comblé par

que celles des antres parties de la Mé(tttêmnée.

ADRIEN, P. JSliue Adrianus, empereur romain, né l'an 76 de J.-G.. d'tme famille espagnole, était eousin et fils adoptif de Trajan. Il était gouverneur de Syrie lorsque kmortdeTrajan l'appeia au trône, l'an 1 1 7 . Limitant ses domaines à ce qinl pouvait con- * server, il fit la paix avec les P»rthes, repoussa les Alains, les Sarmates et les DaceSj et employa la plus erando partie de son règne à visiter les provinces ce l'empire. Il fit bAtîrun mur dedOmilles entre la Calêdome et la Bretagne, pour prévenir les inciiP' sions des barbares. Sur les remontrances de Quadratus et d'Aristide, philosophes chrétiens, il Ût cesser les persécutions dont les partisans de la nouvelle religion étaient l'objet. Les Juifs s'étant deux fots révoltés sous son règne, il les soumit: la l** fois, U ruina leur ville, et la 2*, il les chassa pour jamais de leurpavs (136) et rebâtit Jénisalemsous le nomd^jBlia Capttolina. C'est lui qui fit construire les Arène» de Nîmes, le pontdn Gard, ainsi que son propre mausolée à Rome (auj. ch&teau St-Ange), et le pont qui y conduit. Il mourut à Baies (138) , à l'âge de 62 ans, laissant l'empire à T. Antonin. Adrien fit des lois sages, et donna le code connu sous le titre d*Éd%t petpétuel. Il aimait et protégeait les arts et les sciences j il savait sculpter et cultivait la poésie avec succès; mais fl se déshonora par son attachement aux superstitions du paganisme et par son infâme passion ' pour le bel AntmoUs.

ADRIEN, rhéteur grec du n* âècle, né à Tyr, étudia l'éloquence à Athènes, sous Hérode Atticus, ftit amené à Rome par Marc-Aurèle pour y professer cet art, et y mourut sous Commode. On trouve quelques extraits de ses Déclamations dans les Excerpta varia Grœcorum Sophistarum ac Rhetorumy publ. par Léo Allatius, grec-latin, Rome, 1641.

ADWKN (S.). On trouve dans le martyrologe quatre saints de ce nom : le l'**, qui était officier dans l'armée de Galère et qui combattait les Chrétiens, se convertit à la vue de l'héroïsme de ses ennemis, et souffrit le martyre â Nicomédie vers 306 (on l'honore le 8 sept.); — le 2* subit la mort à Césarôe en Palestine, en 309 (on Thon, le 5 mars);— le 3» fut envoyé par le pape Vitallen prêcher la foi dans la Grande-Bretagne, et y mourut en 720 (on l'hon. le 4 janv.); —le 4% évoque de St-AUdré en Ecosse, subit le martyre en 874 (on l'hon. le 4 mars).

ADRIEN I, pape, né à Rome, élu en 772, mort en 795, se vit inquiété par Didier, roi des Lombards^

ÂËDË

/ENES

et fut vengé par Gharlemagne, qui lui fit don d'une partie des états de Didier, notammeiit du Pérugin et du duahé de Spoléte (774). C'est sous soa pontificat que se tint le 2* concUe de Nicée, 787.

ADRIEN n, pape, né à Rome, fut élu en 867, après avoir refusé deux fois le pontificat. Il leva Texcommunication lancée contre Lothaire, roi de Lorraine, qui avait répudié sa femme; tint en 869 un concile à Rome contre Pbotius, patriarche de Constantinople, qu'il fit déposer; eut des démêlés avec l'empereur d'Orient Basile et avec le nouveau patriarche grec au s^jet du schisme provoqué par Photius, et quelque différends avec Charles le Chauve, au sujet d'un évoque qui avait été condamné en France. Il mourut en 872.

ADBiBN m, pape, natif de Rome, élu en 884, mort dés 885, maintint avec fermeté ce qui avait été fait contre Photius, patriarche de Constantinople.

ADRIEN IV, Nie. Brakespeare, le seul pape anglais, né à Àbbots-Langley, dans le Hertfordshire, était fils d'un mendiant et fut pendant quelque temps réduit lui-môme à mendier. Étant venu en France, il entra comme domestique chez les chanoines de St-Ruf, près d'Avignon, se fit ensuite religieux dans ce couvent et en devint bientôt supérieur. Eugène III le fit cardinal d'Albano, et l'envoya comme légat en Danemark et en Norwége, où il réforma les mœurs du clergé. Élu en 1154, il eut à lutter contre ceux des Romains qui soutenaient Arnaud de Brescia, ainsi que contre Guillaume le Mauvais, qu'il fut forcé de reconnaître pour roi de Sicile, et contre l'empereur Frédéric qui avait envahi des biens de l'Église. Il mourut en 1159.

ADRIEN v, pape, né à Gênes, neveu d'Innocent IV^ fut élu en 1276, mais mourut un mois après.

ADRIEN VI, AdrUn Boy ers, pape, fils d'un tisserand, né à Utrecht, en 1459^ enseigna d'abord la théologie à Louvain. devint vice-chancelier de l'université de cette ville, fut précepteur de Charles- Quint, puis évoque de Tortose, remplit en Espagne les fonctions de vice-roi en l'absence de Charles- Quint, et fut enfin élevé à la papauté en 1522, par la protection de cet empereur. Il réforma quelques abus dans sa cour, ramena l'économie dans l'aaministration et tenta de rapprocher Charles-Quint et • François I. Malheureusement, il mourut dès 1523. ADRUMÊTS, Sousa ou Hamamet, v. maritime de 1 Afrique anc, auj. ruinée, à 130 loi. S. de Carthagc, dans la Byzacène, dont elle fut la capit. sous les Romains, avait été fondée par les Phéniciens. César y débarqua lorsqu'il porta la guerre en Afrique (47 av. J.-C.).

ADUATICA ou ATUATUGA. V. tongrbs.

ADULE, mons Adula, haute mont, des Alpes où Strabon place les sources du Rhin et de l'Adda. On croit que c'est le St-Goihard ou le groupe qui domine les passages du Splugen et du Bemardino.

ADULIS, Arkiko ou ZuUa, v. d'Ethiopie, sur le golfe Arabique (mer Rouge) , à 228 kil. N . E. d'Axum. était le port le plus fréquenté et le plus commerçant de cette côte. Ptolémée-Évergète y fit élever un célèbre monument, avec une inscription en son honneur qui nous été conservée par Cosmas Indico-

Sleuste. Ce monument est connu sous le nom de fonument Adulitain. Ruines importantes.

M. Cherchez par E les art. qui ne seraient pas ici.

^A, île et V. de Colchide, à l'embouchure du Phase. C'est là que la Fable place la résidence du roi iGétès et de Circé, sa sœur, ainsi que l'histoire de la Toison d'Or.— Anc. tle de la mer de Toscane, réunie depuis k la terre ferme, forma le Circeium promontorium. On y place aussi la résidence de Circé.

AÈDES, c.-à-d. en grec chantra, nom sous lequel on désigne les premiers poètes delà Grèce, surtout avant Homère. La plupart venaient de Thrace et étaient prêtres. Les plus célèbres sont Orphée, Linuà. Musée, Eumolpe, et plus tard Tbamyris, Phé- |

mius, Démodocus, qui sont nommés avec honneur par Homère dans YOdyssée, A la différence des rhapsodes, gui récitaient les poésies des autres, les Aède« chantaient leurs propres poésies, en s'accompagnant de la cithare ou de la lyre.

iEDESIUS, philosophe néoplatonicien du iv* siècle de notre ère, né en Cappadoce, étudia sous Jamblique et forma à Pergame une école célèbre, d'où sortirent Chrysanthe, asaxime d'Ephèse et Julien. U prétendait avoir commerce avec les dieux. Il mourut dans un âge avancé. On trouve dans Eunape de curieux détails sur ce philosophe.

^ÉTÈS, roi de Colchide, fils du Soleil et de Persa, frère de Circé, fut père de Médée et d'Absyrle. Il régnait à Ma. du temps de l'expédition de Jason, et fut tué dans un combat livré sur le Pont-Euxiu à la flotte des Argonautes.

^GADES IXSULiB. F. égades

£QJE ou ÈGES, nom de plusieurs v. grecques. Les plus connues sont : une v. de Macédoine, sur l'Êrigon, à 36 kil. N. 0. de Pella, —et une v. d'Achaîe. sur le golfe de Corinthe, à l'embouchure du Crathis, l'une des 12 qui formèrent dès l'origine la Confédération achéenne. Elle fut détruite de bonne heure par une inondation. F. iEciHA,

iEGlDIUS, dit aussi le comte Gillet , éuit grand maître de la milice romaine dans les Gaules vers le milieu du v* siècle^ et s'y était formé uu petit Etat indépendant qui comprenait Beauvais, Soissons, Amiens, Troyes, Reims et leurs territoires. Childéric ayant été chassé du troue en 457, iEgidius fut choisi pour chef par les Francs, et sut maintenir son autonté pendant sept années; mais les guerres continuelles quMl avait à soutenir et la dureté de son gouvernement lui ayant aliéné les esprits, les Francs Tabandonnèrent pour se rallier à Chilpéric. iïlgidius se retira à Soissons, qui lui était resté fidèle. Il y mourut en 464, laissant à son fils Syaçrius les débris de ses Etats. Pour les autres iEgidius. F. GILLES et colonnb.

JBGIRA, Paleocastroy v. et port d'Achale. une des 12 villes confédérées, re^ut les habitants d^jEgœ, quand cette ville eut été rumée par l'inondation»

.£GIRGIUS, riv. d'Aquitaine, auj. le gers.

JEGIUM, Vostitxay v. d'Achale, sur le golfe de Corinthe, une des 12 de la confédération et celle où se tenaient les assemblées générales de la Ligue. C'est là que mourut Aratus. Ruines.

.£GOS-P0TAM0S (c'est-à-dire feuve de la chèvre) , auj. Indjé'limen ou Galata. petite riv. de la Chersonèse de Thrace, tombait dans l'Hellespont à quelques kil. au N.deSestos. C'est à l'embouchure de cetio riv. queLysandre gagna sur les Athéniens, l'an 4().S av. J.-G. , la victoire navale qui mit fin à la guerre du Péloponèse.

£LANA ou ailath, auj. A}i(^ba'el-Vesrir^, anc. V. de l'Arabie-Pétrée, sur la mer Rouge, au fond d'un petit çolfe oue cette mer forme au N. £. et qui recevait de là le nom d^Mlanites sinus. C'est un des ports d'où partaient les navires de Salomoii.

.£LIA CAPITOUNA, nom donné à Jérusalem par Adrien (^îius Adrianus), après qu'il l'eut rebâtie en y élevant un temple à Jupiter Ôapitolin.

JEUUS SEXTDS CATUS, jurisconsulte romain, fut successivement édile, consul et censeur. £tant édile, 200 ans av. J.-C., il divulgua les formules du droit, dont les patriciens s'étaient jusque-là r6servé la connaissance : la partie du droit qu'il fit connaître prit de lui le nom de Droit Élien.

JEMILLi, .ffiMILIUS. F. ÊMitnt, Emile.

JEMODM iNSULiK. auj. les îles shetland.

^MONA, V. de ranc. Germanie, auj. laybach.

ANARIA, auj. Ischia, lie volcanique de la Méditerranée, dite aussi Pithécuse et Inarime, Sources chaudes. C'est sous cette lie, selon la Fable, que Typhée fût enseveli après avoir été foudroyé.

iEPTEAS. F. ÉNÉE. — iENEAS STtVIDS. F. PIK II.

^NÉSIDÈME, philosophe sceptique de Cnosi.9 ^li

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