AFRA
Crète, Tirait à Alexandne à la fin du I*' siècle av. J.-O. H renouvela le pyrrhonisme, reproduisit sous des formes plus rigoureuses les tropes ou motifs de doate des sceptiques, et attaqua l'idée de cause. Il avait écrit 8 livres de Discours sceptiques , dont il ne reste que des extraits , conservés par Sextus Empiricnset Photius.— Gottl.-£m. Schmze, philosophe xeptique aUemand, a pris le nom d*.£nésidème dans plasieun de ses écrits, par allusion à la doctrine que professût le philosopne grec.
^50S, V. de Thrace , à remb. de THèbre. F. énos. JEPDfUS (Pr.-Marie-Ulrich-Théod.), célèbre physicien, né en 17%, à Rostock. mort en 1802 àDorrat en Livome« enseigna la pnysique à St-Péters- Wrg. Il s*est surtout occupé d'électricité, et a beaucoup ayancé cette partie de la science en y appliquant le calcul avec un grand succès. On a de lui Tentamen théorise electricitatis et magnetismij 1759 fPétersbourg, 1 vol. in-4), dont Haûy a donné un Abrégé en 1787; Réflexions sur la distribution de Ja éfûdeur sur la surface de la terre , en latin, trad. en français, par Raoult, de Rouen; Recherches tw la iourmcLline^ 1762, et d'intéressants Jfëmotrei fournis à l'Académie de St-Pétersbourg.
AERSCHOOT, T. de Belgique (Brabant môrid.}, à 15 iil. N. E. de Louvain, sur la Demer ;4232 han. Titre de comté dès le xi* siècle, elle fut érigée en duché en 1533, après avoir passé par mariage dans la maison de Croî.
AERSCHOOT lPhil.decROÏ,ducd'). Il refusa d'entrer dans la confédération des nobles du Brabant f^tre Philippe II, roi d'Espagne, et m^me s'arma contre eux. U fut nommé en 1577 burgrave d'An- TCrs, et bientAt après statbouder de Flandre. Ayant échoué dans ses enbrts contre la xnaison d'Orange, il ae retira à Venise, où il mourut en 1595.
BSIS, auj. VEsi ou Esino^ petite riv. d'Italie, séparait le Picenumdel'Ombrie^ arrosait une ville d'iEsis, et tombait dans l'Adriatique.
fTHAJLIA ou iLVA, auj. l'tle oI'blbe.
AÉnuS, hérésiarque duiv* siècle, chef des AétienSf QéàAntioche, enseignait que le fils de Dieu n'est pas semblable a son père, renouvelant en cela les errson d'Anus. Condamne dans plusieurs conciles, il f^ exilé par Constance. Julien le rappela. Il mourut à Constantinople en 366.
AÉTius, l'un des plus grands généraux des derniers temps de l'empire romain, vivait sous Valentinien III, einpereur d'Occident. 11 défendit longtf^mps les Gaules contre les invasions des Francs, des Bourguignons et autres barbares, puis il réunit ces peuples contre Attila, qu'il tailla en pièces dans les champs Catalauniques (près de Chatons), 451. n eut avec le comte Boniface des démêlés sanglants, ^ eurent pour résultat d'attirer les Vandales en Afrique (F. bonipace) ; il tua ce général de sa propre main dans un combat qu'il lui livra en Italie. Aétius fut lui-môme assassiné par Valentinien, jaloux de sa gloire et de sa popularité, 454.
AÉTIUS, médecm grec, d'Amida, sur le Tigre, exerçait dans Alexandrie vers la fin du y* siècle. 11 est auteur du Tetrabiblos, vaste compilation en 4 parties qui ont été subdivisées en 16 livres, et où il avait mis à contribution les plus grands médecins ^ â^es antérieurs. On n'en a imprimé oue les 8 I^remiers livres, Venise, '1534; il a été trad. en entier eu latin par Comaro et Montano, Ven., 1542.
AFER (noMiTiDs), orateur latin, né à Ntmes l'an 16 av. ;.-c., mort l'an 59 de notre ère, brilla au barreau de Rome, tint école, et eut la gloire de for^ mer Ouintilien. Il se déshonora par ses flatteries et ^ délations, et obtint lûnsi la faveur des empe- ^rs Tibère. CaUgula et Claude, qui relevèrent aux h<»meurs. Il a été justement flétn par Tacite.
ÀITRANCHIy libertusy esclave rendu par son °>^ à la liberté. Pour la condition des Affranchis ^ les divers modes û'Àffranehissement, F. notre Die- •**wa»>tf i»nn7. des Sciences, des Lettres et des Arts.
AFFRE (Denls-At^O? archevêque de Paris, né en 1793 à St-Rome-de-Tam, neveu de l'abbé Boyer, étudia au séminaire St-Sulpice, exerça les fonctions de grand vicaire à Lucon, Amiens et Paris, devint en 1839 coadjuteur ae Strasbourg, avec le titre d'évêque in partibus de PompéiopoTis, et fut, en 1840, sacré archevêque de Paris. Il s'efforça de faire fleurir les études et fonda dans ce but la maison des Carmes. Le 25 juin 1848^ ému du spectacle des discordes civiles, il voulut s'mterposer entre les combattants au faubourg St-Antoine; mais la lutte, suspendue un instant par sa présence, s'étant tout à coup ranimée, il fut atteint d'une balle, partie d'une main inconnue; il mourut deux jours après. Animé jusqu'au dernier soupir des plus nobles sentiments, il répétait ces belles paroles : « Le bon pasteur donne sa vie pour sus brdbis. » Un monument lui a été érigé dans la cathédrale. Outre des Mandements remarquables^ on doit à Mgr AfTre plusieurs ouvrages qui se distinguent par la solidité de l'instruction et la force de la logique : Traité de Vadministration temporelle des paroisses ^ 1827, ouvrage qui fait autorité; Essai sur la suprématie temporelle des papes, 1829, où il combat les exagérations de Lamennais; Traité de l* appel comme d^abus , 1843 , où il réfute des excès contraires ; Introduction philosophique à Vétude du christianisme, 1844, dirijgrée contre le rationalisme moderne. Ce prélat était resté attaché aux maximes de l'Eglise gallicane. L'abbé Cniice a publié sa Vie. 1849.
AFGHANISTAN, Dranqiane , Arachosxe, etc., région de l'Asie intérieure qm , jointe au Sistan , forme actuellement le roy. de Kaboul, est située entre l'Inde et la Perse, et limitée au N. par l'Etat de Hérat et THindou-Kouch, à ro. par la Perse, au S. par le Béloutchistan, à TE. par le Pendjab. Elle se compose de 7 parties : Kaboul, Loghman, Djdalabad, Gaznah,Sivi, Kand£diar, Farrâh,etapourcapit. Kaboul. Les habitants, honunes très-belliqueux, se nomment eux-mêmes Afghans, c'est-à-dire destructeurs : ils formaient la majeure partie des armées des Gaznévides. Ils professent l'islamisme. — L'Afghan Mahmoud Gaury supplanta en 1155 les Gaznévides et commenta la dynastie des Gaurides, qui subsista jusçju'à l'invasion de Gengis-Khan (1225). Des chefs indigènes gouvernèrent le pays depuis la mort de Timour-Leng jusqu'en 1506, qu'il tomba au pouvoir des sophis de Perse. Au xvm* s. , les Afghans conquirent la Perse et prirent Ispahan (1722), mais bientôt ils furent assujettis eux-mêmes par Nadir (1737). En 1747, Ahmed-chah , l'un d'eux, fonda l'empire des Afghans qui comprend, outre l'Afghanistan propre, le Sistan, le Kachemir, le Pechaver, rHazareh, le Chikarpour, le
glanté depuis 1793 et en ont préparé la ruine, ruine qui a été consommée en 1818 par les conquêtes de RunjetrSîng, roi de Lahore. Ce pays a été envahi par les Anglais en 1839, sous prétexte de s'opposer aux empiétements de la Perse; mais ils l'ont évacué dès 1841 après de grandes pertes.
AFIOUM-KARAHISSAR (c'est-à-dire le Château noir de V Opium) ^ Apamea CibotoSj v. d'Anatolie, ch.-l. d'un Hvah de même nom, à 280 kil. E. de Smyme , sur une montagne isolée , et près de l'Akharsou; environ 40 000 hab. Jolie mosquée. Très-graud commerce d'opium; tapis et feutres, yatagans et armes à feu. Fondée par le roi de Syrie Antiochus Soter (F. APAMÉE), ou, suivant les Turcs, par le Seldjoucide Aladin. Elle fut le patrimoine d^Othman, le l*' des sultans ottomans.
AFRANCESABOS OU JOSEPiDNOS, nom donné en Espagne à ceux qui en 1808 prêtèrent serment de fidélité à la constitution établie par les Français et au roi Joseph Napoléon. Exilés en 1814 par Ferdinand, ils ne purent rentrer qu'en 1820.
. AFRANIUS, poète comique latin, vivait env. lOÛ
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ans av. J.*C. An lieu de s'en tenir » comme Plaute et Tôrence. k la simple imitation de la comédie grecque, il s'attacha à la peinture des mœurs de son pays et des ridicules de son siècle, et mit sur la scdne des personnages romains, ce qui fit appeler ses pièces togatx. Il n'en reste que quelques fragments dans le Corpm postorwm Minorum de Maittaire et dans les Pœtm scmici de Bothe.
AFRA^iDS (L.)f lieutenant de Pompée, consul ]*an 60 av. J.-O. , combattit à Pbarsale et à Thapse, fut pris après cette dernière bataille et mis ^ mort par ordre de César, 46, ou, selon une autre version, fut massacré par ses propres soldats.
AFRIGANUS (Julius), historien grec du m* siècle, vivait è EmmaÛs, en Judée. D'abord païen, il se convertit vers 23t , et rédigea une Chronogra/phiê, qui embrassait toute Thistoire depuis Adam jusqu'au règne d'Héiiogabale.et où il discutait plusieurs points de chronologie. Il n'en reste que des fragments cités par Eusèbe et parqueloues Pères. On lui attribue les Cestetf espèce d'encyclopédie, que l'on trouve dans liB Mathematici veteret^ Paris, 1693, in-fol.
AFRIQUE, Africa, Hhya^ une des 5 i>arties du monde, est une grande presqulle triansulaire d'env. VaôO kil. de long sur 1000 ae large, liée à l'Asie par l'isthme de Sues. £lle a pour limites la Méditerranée au M.. l'Océan Atlantique à TO, la mer des Indes, la mer a'Oman et la mer Rouge àl'E. On lui donne 60 millions d'hiû). Elle se divise en 5 jBprandes régions naturelles : 1* le Maghrebou Barbane au N. et N. 0.; 2* la région du Nil au N. £.; 3" la Nigritio entre le Maghreb et l' Afrique australe; 4* l'Afrique australe au S. et au S. 0. ; 5* l'Afrique orientale à l'E. et au S. £. Chaque région comprend beaucoup d'âtats ou de réguma oecondaites, parmi lesquels 20 principaux, savoir : 1* dans le Maghreb, Maroc, TAlgérie, Tunis, Tripoli; 2* dans la région du Nil, rfigypte, la Nubie, l'Abysslnie, le Kordofan et le Darfour ; 3* dans la Nigritie, le Soudan ou Nigritie proprement dite, le Sénégal, la Guinée, le Congo; 4* dans l'Afrique australe, la colonie du Cap, le pajs des Hottentots, la Cimbébasie; 5* dans l'Afrique orientale, la Cafrerie,Zanguebar, le Monomotapa, Mosambique, la côte d'Ajan (pour les possessions européennes^ F. ci-après les art. afriqdr ànolaisb, etc.) Les principales tles sont les Canaries, les îles du Cap-Vert, Ste-Hélène, les tles Maurice et de la Réunion, Madagascar, les Seychelles, Socotora, Kerfuelen. Les principaux aétroits sont ceux de Giraltar, au N. 0.; de Bab-el-Mandeb, au N. E.; le canal de Mozambique, à l'E. Les caps sont : le cap Bon, au N. de l'Etat de Tunis ; Bojador et le cap Blanc, à VO. du Sahara; ceux des Palmes, des Trois-Pointes, dans la Guinée; de Bonne- Espérance et des Aiguilles, au S.; de Gardafui, sur la câte d'Ajan. Les grandes chaînes de montagnes sont : l'Atlas, qui traverse la Barbarie parallèlement à la Méditerranée, les montagnes de Kong entre U Guinée et la Nigritie, les monts Alkumr ou £1-Kamar, ou de la Lune, au S. de TAbyssiiiie. Les principaux fleuves sont : le Nil, le Sénégal et la Gambie, le Niger ou pjoliba, le Zaïre, rOrange, le Coanza et le Zambèze. On y remarque les lacs Tchad, Dembea, Ngami, Ukérévè. L'Airiqne est presque tout entière sous la fone torride : aussi la cnaleur y est-elle dévorante. Une grande partie de ce continent se compose de plaines brûlantes, remulies d'un sable fin et mouvant, et parsemées de loin en loin de quelques vertes oasis. Une foule d'animaux féroces (lions, tigres, panthères, rhinocéros) habitent cette contrée, avec les éléphants, les ffirafes, les antilopes et les gaaelles. Eale abonde éffalament en crocodiles, en serpents et produit d innombrables insectes. Une végétation puissante se développe sous l'inâuence du soleil des tropiques : ^ y trouve d'immefaes végétaux, tels que le baok^ le, bambou, le palmier, etc. La race nègre pr^omine «t ocvyipr tout le centre et une grande
partie du S.; viennent ensuite au N. les funir.es teyptienne, abyssiniepne. nubienne, kabyle etmv ffhrebine. L'Afrique possède une trèfrgrande variété a'idiomes. mais l'arabe est généralement entendu dans tout le N. Le fétichisme règne chaz la plupart des Africains de race nègre; le mahométisme est professé dans tout le N.; on y trouve aussi des peuples chrétiens (en fiçypte et en Abyssinie) . ainsi que des Juifs. La civilisation' est peu avancée; le commerce intérieur, qui est peu actif, se fait par caravanes; les Européens seiids font le commerce extérieur, qui a surtout pour objet la poudre d'or, le cuivre, le natron, le sel, l'ivoire, le corail, la gomme, le maroquin, les plumes d'autruche, le riz, le froment, le poivre, rindigo, les dattes, le séné, l'aloès, les arachides, etc. Longtemps le principal commerce fut celui clés esclaves. — L'Afnque est encore aui. la moins connue des 5 parties du monde. On croit qu»^ les Phéniciens firent le tour de l'Afriaue. Les Ro mains et le» Grecs ne pénétrèrent que dans le Nord. Les Arabes s'avancèrent assez avant dans les régions du N. et de l'E. Au xV siècle, les Portugais firent connaître toutes les côtes de l'Afrique et ouvrirent le chemin des Indes par le cap de Bonn^^- Espérance. Depuis le xviii* siècle seulement, l'intérieur du continent est un peu connu, grâce aux voyages de Houghton. Mungo Park, Burkhardt, Caillaud, Caillié et Barth, dans la Nigritie, de Combes, Tamisier et Speke en Nubie et en Abyïwinie, de M. Livingstone dans la Cafrerie. L'innée géographique àè Vivien de Saint-Martin (1863 et suiv.) tient au courant des plu» récentes explorations.
AFRIQUE ahœnnb, Affica, Libya des Grecs. Ce mot avait trois sens et désignait :
1* Le continent môme ou plutôt ee que les anciens en connaissaient;
%• Le diocèse d'Afrique, formé au xv* siècle, qui comprenait les Mauritanies, la Numidie, l'Afrique propre et la Tripolitaine ;
3* La prov. romaine a' Afrique, dite aussi Afrique
(auj.
partie de celui de Tripoli) ; elle eut pour ch.-l. Utique, et plus tard Cartbage.
AFRIQUE ANGLAISE. Los possossious de la Grande- Bretagne en Afrique comprennent : 1* l'importante colonie du cap de Bonne-Espérance. 2* des établissements en Séntoambie, à Sierra-Leone, en Guinée, sur la côte uOr et la côte des Esclaves; 3* les îles de l'Ascension, de Ste-Hélène. de Tristan-d A cunha , dans l'océan Atlantique; 4* les Seychelles . les Amirantes, l'île Maurice, dans la mer des Indes.
AFRIQUE ANOLo^AMÉRiCAiifEj petit établissement formé par la société américaine de colonisation, à l'E. du cap Mesurado en Guinée, comprend les '1 petites V. de Libéria et de Caldwell»
AFRIQUE ESPAGNOLE. £Ue cousiste en 3 parties : l" les présides des côtes du Maroc, savoir Ceuti. Melilla, Alhucemas, Penon de Vêlez; V Tarchipel des Canaries, 3* Femando-Po et Annobon.
AFRIQUE FRANÇAISE. Elle 80 composo do 3 parties : 1* l'Algérie; 2* divers établissements au Sénégal (St-Louis, Corée, le rov. d'Oualo); 3* l'île de la Réunion, celles de Ste-Marie, Mayotte, Nossî-Bé et quelques points de Madagascar. Maurice ou l'île de France et les Seychelles étaient jadis à la France.
AFRIQUE HOLLANDAISE. Elle comprenait avant 1815 la cobnie du Gim, mais ne se compose plus auj. que de quelques forts en Guinée (chez les Achantis), et de lavdle d'Elmina, sur la côte de Guinée.
AFRIQUE PORTUGAISE. Elle formo 5 gouvernements : ]• gouvt de Madère (l'Ue de ce nom): 2* gouvt du cap Vert (l'archipel du cap Vert, plus quelques districts du continent vis-à-vis); 3* gouvt de San- Tome et do Principe (les 2 tles ainsi nommées); 4* gouvt d'Angola (une grande partie du Congo}; 5' gouvt dp Mozambique.