CHAN
CHANGELLADE, vge delà Dordogne, à7 kil. de Périgueux: lUOhab. Il sW trouvait une célèbre abbaye de Bénédictins, fondée en 1133.
GHANCELLOR. (Ricbard), navigateur anglais , découvrit en 1&&3 le port d'Arcbangel en cherchant un passage en Amérique par le Nord-Est; il périt en 1556 dans une tempête, en revenant des mêmes parages. Son Voyage se trouve dans les collections d'Hackluyt et de Pinkerton.
CHANDELEUR, fête religieuse qui se célèbre le 3 février en mémoire de la présentation de Jésus- Christ au temple et de la purification de la Vierge. Cette fête fut instituée au vi« siècle (F. purification). Son nom vient des chandelles ou cierges qu'on y brûle comme symbole de la lumière que le Christ allait répandre sur les Gentils.
: territoire).
. Q^nie française des Indes et florissante sous Dupleix, la ville a perdu toute importance depuis 1814 et n*a plus de fortifications. On en exporte annuellement 400 caisses d*opium. Les Anglais nous l'ont souvent prise; ils Tout rendue après la paix (1816). CHANDLER (Richard), helléniste et archéologue anglais, né en 1738, mort en 1810, publia en 1763 une magnifique édition des Marbres <FÀrundel ou d*Oxford (MarvMra Oxoniensia) , plus exacte et plus complète que celles qu'en avaient précédemment données Selden , Prideaux et Maittaire. Chargé de faire des rechercnes sur les monuments antiques, il parcourut de 1764 à 1766 l'Ionie, l'Attiq e, l'Arcolide, l'Ëlide, et y recueillit une ample moisson ae matériaux qu'il apporta en Angleterre et dont il publia la description. On lui doit : Ânti-
Îuités iomennesj Londres, 2 vol. in-foL, 1769-1800; nscriptiones antiauœ in Àsia Minari et Grxcia^ prœsertimÀthenis, cotlecUe, Oxford, 1774.in-fol.; Voyaqes en Àsie-Mineure ,et en Grèce y Oxford, 1775-76, 2 vol. in-4, trad. par Servois et Barbie du Bocage, 1806; Histoire de Troie, Londres, 1802.
CHANDOS (Jean^, capitaine anglais du xiv* siècle, fut nommé par Ëclouard III lieutenant général des prov. que l'Angleterre possédait en France et négocia la paix de Bretigny. Il fit prisonnier Duguesclin à la bat. d'Auray en Bretagne, en 1364, et àceUede Navarette en Espagne, 1367. mais il sollicita lui-même sa liberté. Lorsqu'£douara III ériffea l'Aquitaine en principauté en faveur de son fibi, le prince de Galles, Chandos devint le connétable de ce dernier. Il fut tué au combat d Lussac, près Poitiers, en 1369. Les Anglais le considéraient comme le plus habile de leurs généraux après le Prince- Noir (Edouard) ; il s'était concilié également l'estime des Français, particulièrement de Duguesclin.
CHAKGALLAS, peuple n^re,liabite à TO. de TAbyssinie et au S. de la Nubie, sur les bords du Bahr-el-Abiad et de ses affluents, jusqu'au Tacazzé. Sa principale occupation est, de toute antiquité, la chasse des éléphants et des autruches : Ptolémée les désigne sous le nom d'Él^hantophages et de S trouthiophages (mangeurs d'Eléphants et d'Autruches).
CHANG-HAI, ville de Chme, dans la province ae Kiang-sou et le dép. de Soung-Kiang, sur une des embouchures du fleuve Han-Kiang ou fleuve Bleu ; 300000 h. Port ouvert aux étrangers depuis 1842, en vertu du traité de Nankin. Commerce immense; exportation de thé, drogues médicmales, nankin; importation d'opium, de draps, calicots , sucre, plomb.
CHANLAIRE (Gabriel), géographe, né à Vassy, en 1758, m. en 1817, était attaché au bureau topographique du cadastre. On lui doit plusieurs tra- Taux recommandables de statistique et oe géographie : Tableau général de la nowelle division de la France, Paris, 1802, in-4»; Description topographique et statistique de la France^ 1810, 2 vol. in-4*'; Atlas de la France en départements (en 86 cartes), 1818; nias de grandes cartes du thidtre de la guene
en Orient, de VÉgypte, du Bhin- et de la Mgique, etc.
CHANNING (William ellkrt) , né en 1780 à New- Port (Rbode-lsland), mort à Boston en 1842, embrassa l'état ecclésiastique, exerça son ministère à Boston, se fit remarouer par son élo^ence, sa charité et son esprit de tolérance, et ménta d'être appelé le Féntîon du Nouveau-Monde, Il était un des chefo de runiUrianisme aux Etats-Unis. Il fut aussi un des plus ardents
Promoteurs de l'abolition de l'esclavage. Il s'attacha, ans ses sermons et ses écrits, à prouver la Déce^ site sociale delà religion, dont il opposa les préceptes aux mauvais conseils de la pauvreté et aux e^ reurs du socialisme. Ses Otuvres complètes ont été
Subliées en 1851 par Madellan (Londres, 2 v. in-8). [. Ed. La Boulaje a donné une traduction de ses OE*vres sodaUSy ainsi que de son Traité de VEsclaïay., 1855 , avec un Essai sur sa vie et ses ouvrages.
CHANOINES (du latin canonieus, soumis à des règles dites canons) , prêtres attachés à une église cathédrale ou collégiale, dont ils forment le chapitre et où ils célèbrent en commun le service divin; ils portent Vaumusse. Le nom de chanoine fût donné dès le IV* siècle aux cénobites, religieux qui riraient en commun sous une même règle ; mais ce n'est oue i depuis 763, lorsque Chrodegang , évèque de Metz, eat | puolié sa rè^le des chanoines, aue cette institution i eut vme existence régulière, if y eat d'abord des I chanoines laïques ou séculiers; mais une bulle dn , pape Alexandre II. en 1063, en créant les chanotnei ! réguliers y exclut les laïques de ces sortes de Cum- , munautés. Les chanoines peuvent être de simples clercs; mais, dans l'usage, ils sont tous prêtres et ,
B mieux baptiser, absoudre , et offrir le saint sacrifice. ans les églises cathédrales, il y a tom'oars un chapitre de chanoines, dont les membres composent le | conseil de l'évoque; les fonctions curialea de la cathédrale leur appartiennent à tous collectî vement, et I sont exercées psn l'un d'eux au nom du chapitre. Le titre de chanoine est auj. presque toujours conféré à titre de récompense, ou comme retraite.
CHANOINESSES, titre porté par des dames gai faisaient partie de chapitres de femmes. Elles appartenaient à des familles nobles, vivaient dans uae maison commune, mais en ayant chacune leur habitation particulière, gardaient le célibat et étaieût assujéties à certaines observances; on leur donnait le titre honorifique de Madame. Il y avait des chanoinesses à Mauneuge. à Remlremont . à HontQeun près de Dijon ; il en existe encore en Allemagne.
CHANONAT, bourg du Puy-de-D6me, sur l Aozon, affluent de l'Allier, à 9 k. S. de Clermont-Feirand; 1700 h. Source minérale.
CUAN-SI, province de Chine, a pour bornes au N. la ffrande muraille, à 1*0. le Chen-si, à TE. le Pètchi-h,auS. le Ho-nan : 750 k. sur 300; UOOOu^ d'hab. Elleapourch.-l.Thaî-youan.Le Hoang-ho oa Fleuve-Jaune la borne à l'O. et au S. , le Fen-hoU traverse. C'est le premier séjour des ancêtres des Chinois, suivant les traditions chinoises.
CHANTAL (Jeanne Françoise fremiot, dame de), femme célèbre par sa piété, née à Dijon en 1573. d'un président à mortier, morte en 1641, a%^t épouse Christophe de Rabutin, baron de Chantai. Son mari ayant été tué à la chasse, elle fit vœu, quoique jeune encore, de ne point se remarier, et, après avoir établi ses enfants, elle se consacra tout entière à des œuvres de charité. Elle travailla avec S. François de Sales à l'établissement de l'ordre de la Viatation, dont elle fonda le premier couvent à ait necy en 1610. Clément XI l'a canonisée en 1767. On l'honore le 21 août. Elle a laissé des Lettres ^ qui ont été publiées en 1660. Sa Vie a été écrite par Daurignac et par Mme de Changy. Mme de Sévigné était petite-fille de Mme de Chantai.
CUANTELLE LE-CHÂTEAU, ch -L de c. (Allier), à 20 k. N. de Gannat; 1850 h. Ruines d'un ancieo château des ducs de Bourbon.