CHAMBRE DIS PAIKS. F. PAIRS
CBAMBRB ÉTOiLÉB, haute cour de justice en Angleterre, qui apparaît pour la 1" fois sous Henri VII, en 1485. Elle était composée des conseillers du roi qui se réunissaient dans une salle ornée d'étoiles d'or, a'où lui vint son nom. Ce tribunal jugeait sans lé concours d'un jury et sur le témoignage d'un seul témoin : aussi aevmt-ilun instrument terrible entre les mains de Henri VIII et d'Elisabeth. 11 fut aboli en 1641 par le Long-Parlement.
CHAMBRE DVTROUVABLE , sobriquet douué à la Chambre des Députés convoquée le 7 octobre 1815. Cette chambre réactionnaire se signala par son ultra-royalisme, par son zèle excessif en faveur de l'aristocratie et du clergé, et tenta de rétablir l'ancien régime. Elle vota rétablissement des cours prévôtales et prononça le bannissement de tous les Conventionnels qui avaient voté la mort de Louis XVI. Louis XVIIl se vit obligé de la dissoudre (5 septembre 1816).
CHAMBRES DE RÉUMioif, commissious formées par Louis XIV en 1679 pour rechercher les anciennes dépendances des pays concédés à la France par les traités de Westphahe, d'Aix-la-Chapelle etdeNimfegne. afin de prononcer la réunion de ces dépendances a la couronne. Louis XIV se fit ainsi adjuger le comté de Vaudemont, Saarbourg, Saarbmck, Salm, une partie du Luxembourg , Hombourg , Deux- Ponts, Hontbéliard, Wissembourg , Strasbourg, avec une partie de l'Alsace inférieure. La paix de Ryswyk. 1697, l'obligea de restituer une paîrtie de ces acquisitions, mais il garda l'Alsace.
CHAMBROIS, ch.-l. de cant. F. brogue.
CHAMFORT (Sébastien Roch Nicolas, dit), poète et littérateur, né en 1741 en Auvergne, d'un père inconnu, fit ses études comme boursier au coué^ des Grassins à Paris, et remporta les premiers pnx de l'Université. Il prit en entrant dans le monde le nom de Chamfort, à la place du simple nom de Nicolas qu'il avait porté jus<|ue~là, se fit de bonne heure counattre par des prix de poésie remportés à l'Académie, donna au Théâtre -Français quelques comédies qui réussirent, et s'attacha pour vivre à diverses entreprises littéraires. Sa réputation le fit choisir par le prince de Condé pour être secrétaire de ses commandements; il devint ensuite lecteur de Mme Elisabeth, soeur du roi. Néanmoins, à la Révolution, il embrassa avec ardeur les idées nouvelles; il se démit de son emploi, et se lia avec Mirabeau. Roland le nomma en 1 7 92 conservateur de la Bibliothèque nationale. Ayant osé, sousla Terreur, blftmer les fautes et les violences du parti révolutionnaire, il fût arrêté et jeté en prison ; il essaya inutilement de se tuer. On le relâcha bientôt, mais il mourut au bout de quelques semaines des suites des blessures qu'il 5*était laites (avril 1794). Il avait été reçu à l'Académie en 1781. Ses écrits les plus estimés sont : Éloge de ¥oficrc, couronné (1 769) \Éloge de La Fonlatn€(1774); La jeune Indienne ^ le Marchand de Smyrne, comédies ; Mustapha et Ziangir^ tragédie. Plusieurs de ses ouvrages se sont peraus, entre autres un Com* mentaire sur La Fontaine (il n'en a paru qu'une par* tie dans les Trois Fabulistes, 1796). Ses œuvres ont été rassemblées par Ginguené, 1795, 4 voL in-& et par M. Auguis, 1824, 5 vol. in-8. Chamfort brillait surtout par l'esprit : on a fait sous le titro de Chamfortiana un recueil de ses bons mots, 1800.
CHAMILLARD (Michel de), ministre de Louis XIV , né en 1651. m. en 1721, fut d'abord conseiller au parlement de Paris. Une çrande adresse au billard, jeu qu'aimait Louis XIV, fut, dit-on, la cause principale de «on rapide avancement En 1699, il fut nommé contrôleur général des finances, et en 1701 ministre de la guerre. Il se servit de moyens odieux pour remplir le trésor , et les cris du j)ublic l'obligèrent à se démettre de ses deux emplois (1709). Du reste, il était estimé et aimé de ceux qui le oonnais*
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laieDt personnellement, à cause de son intégrité et de funénitô de son caractère.
CHAHILLT (Noël bouton, marquis de), maréchal de France, né à Chamilly en Bouivogne, en 1636, mort en 1715, se signala en 1675, dans la guerre de Hollande, par la défense de Grave , qui dura 93 jours, et coûta 16 000 hommes au prince d^Orange ; il reçut le bfttOD de maréchal en 1703. Il avait servi en Portugal sous Scbomberg , en 1 663 : il séduisit dans ce pays une jeune religieuse, et reçut d'elle des lettres passionnées, ou'il ne craignit pas de livrer lui-même à la publicité : ce sont les célèbres Lettres portugaises (1669). Du reste, il parait que, sur les 12 lettres dont le recueil se compose, 7 sont supposées.
CHAMISSO (Adelbert de) , écrivain et naturaliste, né en 1781 au chftteau de Boncourt en Champagne, mort à Berlin en 1838^ fut emmené par ses parents en émigration , servit quelque temps en Prusse, tout en cultivant les lettres et les sciences naturelles; revint en France après la paix de Tilsitt, et fut nommé professeur à Napoléonville, mais ne tarda pas à retourner à Berlin, et y publia en 1514 on livre original, écrit en allemand, Peter SchlemiM{ind. par N. Martin, 1838), histoire d'un homme qui a perdu son ombre et qui court le monde pour la retrouver; accompagna de 1815 à 1818 Otto deKotzebue dans son voyage de découvertes, rédigea la partie scientifique de ce voyage, et fut à la fin de sa vie nommé directeur du Jardin des plantes de Berlin. Ses OEuvreSf la plupart en allemand, se composent d'écrits des genres les plus divers, botanique, linguistique, romans, poésies: elles ont eu an grand succès en Allemagne. Il règne dans ses poésies un sentiment de tristesse qui semble nattre 06 l'éloignement où il était du sol natal. CHAMO (désert de) , dans l'Asie centrale. F. kobi. CBAMONIXou CHAMOUNT, de Campus munitus ? dit aussi le Prieuré, bourg de France (H. -Savoie), à 30 ko. E. de Sallanches, dans une belle vallée; 2300 hab. La vallée, située en vue du Mont-Blanc, la S. E. de Bonne ville, est traversée parle haut Arve. Immenses glaciers, formés d'eaux qui descendent du Mont-Blanc : on distingue ceux des Bois , des Bossons et la fiuneuse Uer de glaee. qui a près de 8 k. CHAMOUSSET (Clément Humbert piarron de), philanthrope, né à Paris en 1717, mort en 1773, était mattre des comptes. Il consacra sa fortune au Gerrice des pauvres et des malades, améliora le régime des hôpitaux et créa à ses frais un hôpital modèle où il supprima l'usage de réunir plusieurs malades dans un môme lit. Il fut nommé intendant général des hôpitaux sédentaires de l'armée. On lui doit, en outre, plusieurs établissements d'utilité publique, entre autres celui de la petite poste. 11 eut la première idée des associations de secours mutuels.
CHAMOUX, ch.-l. de 6. (Savoie), arr. de Chamhéry,près du confluent de l'Isère et de l'Arc ; 1510 h. CHAMP D'ASILE, territoire du Texas, sur le golfe dn Mexique, entre les riv. del Norte et de la Trinité, à 40 kU. 0. de Galveston. Des Français réfugiés y fondèrent en 1817 une colonie sous la conduite du général Lallemand; mais le vice-roi du Mexique, Apodaca, fit détruire l'établissement, 1819. ^ CHAMP DE MAI et champ de mars, noms (jue ToD a donnés aux grandes assemblées de guerriers francs depuis la conquête des Gaules au v* siècle, parce qu'elles se tinrent soit en mars (sous la l'* race) loit en mai depuis 755). En latin on les appelait ^odta (plaids) ; les Francs leur donnaient le nom de mais. Ces assemblées avaient un double caractère : elles étaient tantôt des revues militaires ou des réunions solennelles dans lesquelles tous les hommes fibres venaient rendre hommage au chef suprême des Francs, et lui apporter leurs dons annuels; tantôt des réunions plus actives où le souverain convoquait soit les leudes et les guerriers pour les con- Âilter sur quelque expédition militaire, soit les ^ues pour régler leurs différends avec la royauté^
ou pour prendre leurs conseils sur la direction des affaires de l'État. Ces assemblées, tenues irréguli^ rement sous les Mérovingiens , devinrent ^eaucoup^ plus fréquentes sous les premiers Garlovingiens; mais après Charles le Chauve, toute trace de cette institution disparaît. — On a aussi donné le nom de CHAMP ns MAI aune fameuse assemblée tenue en 1815,
rindant lesCent-Jours, au Champ de Mars de Paris, l'imitation des anciens Champs de mat, et dans laauelle l'empereur Napoléon proclama, en présence es députations de tous les collèges électoraux «t des corps de l'armée, l'Acte additionnel aux constitua tions de VEmpire, Cette assemblée , annoncée pour le 26 mai 1815, ne put avoir lieu que le 1** juin.
CHAMP DE MARS, Campus Martius. On appelait ainsi à Home une vaste plaine qui originairement s'étendait hors des murs de la ville, et où Romulus avait consacré un temple à Mars; elle était située à ro. de Home et sur la r. g. du Tibre. C'est dans cet emplacement que se trouve en grande partie la Rome moderne. Le Champ de Mars servait aux évolutions militaires et à divers autres usages : c'est là qu'on tenait les assemblées du peuple, qiron élisait les magistrats , et que la jeunesse s'exerçait à la lutte , à lancer le javelot et le disque, à conduire les chars, etc. Dans les derniers temps de la République, on éleva autour du Champ de Mars des portiques, des arcs de triomphe et de magnifiques monuments publics. — Par imitation, on a donné, à Paris, le nom de Champ deMarskxay vaste espace situé à l'extrémité S. 0. de la ville, entre l'Ecole militaire et la Seine, qui fut disposé vers 1770 pour servir de champ d'exercice. Ce lieu a été le théAtre de plusieurs grands événements. 7. Fédération et oi-des-
sus CHAMP DE MAI
CHAMP-DENIÊrS, ch.-l. de c. (deux-Sèvres) à 17 kil. N. de Niort; noo hab. Foires pour les bestiaux.
CHAMP DU DRAP D*OR, vaste plaine où se passa une entrevue célèbre entre François I*'', roi de France, et Henri VIII, roi d'Angleterre (1520); elle était située en Flandre, entre les chAteaux d'Aidres et de Guines, dont le 1" appartenait à la France^ et le 2' à l'Angleterre. Son nom lui fut donné à cause du faste que les deux cours rivales y déployèrent à l'envi. François I, dont le but était de gagner le roi d'Angleterre et de déjouer les intrigues de Charles-Quint, obtint par un traité la confirmation du mariage du Dauphin de France avec Marie d'An-
gleterre; mais le card. Wolsey, ministre du roi 'Angleterre, acheté par Charles-Quint, prévint les effets de cette entrevue.
CHAMP DU MENSONGE. 7. ldgbnfbld.
CHAMPAGNAC, ch.-l. de cant. (Dordogne), sur la Dronne, à 16 kii. S. de Nontronj 1050 hab.
CHAMPAGNE, Campania en latm moderne, anc. prov. de France, ainsi nommée de ses vastes plaines Xcampis , était bornée au N. par la Flandre française, les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Sedan; à TE., par la Lorraine; au S. E., nar la Franche-Comté ; au S., par la Bourgogne et le Nivernais, et à ro. par Ttle ae France et la Picardie. Superficie, 280 kil. de long sur 200 de large. Chef-lieu, Troyes. Elle forme auj. les dép. de la Marne, de la Hte- Marne, de l'Aube, des Ardennes, et en partie ceux de l'Yonne, de l'Aisne, de Seine-et-Marne et de la Meuse. La Champagne se divisait en 8 parties: Champagne propre, Châlonnals, Rémois, Rethelois, Yallage, Bassigny. Sénonais. Argonne. La Champagne propre se sundi visait elle-même en Hte-Champagne (v. principales : ChAtiUon-sur-Mame, £pernaj, AI, Vertus, Dormans), et Basse -Champagne (v.
Cîipales : Troyes, Arcis-sur-Aube, Méry-sur-Seine, erupt). La partie orientale de la B.-Champagne et le sud du Chalonnais, c-à-d. le pays compris entre Yitry et Sézanne, porte vulgairement le nom de Champagne pouilleuse, à cause de l'infertilité du sol et de la misère des hahitaots. La Champagne est anrosée par la Seine, l'Aube, la Marne, l'Yonne.
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f Aisne et Leurs affluents. Ou y trouve «n alM&dtnce la craie, ]& marne, Tardoiae, etc. Le sol produit beaucoup de grains, de fruits, de lôgomes; mais ce pays est surtout célèbre par ses vins blancs et rouges, et par ses vins mousseux, dite vint de Chatte poffnêf parmi lesquels on cite ceux d'ÂI, Sîllery, Bonzy, IfareuU, HautTÎUiers, Dizy, fipemay, Pierry, Ayize. — Les peuples qui babitaient ce pays avant la conqu6te romaine étaient les Lingonês^ les Senonet, les Itieasteif les Catalauni et les Hemi, Soms Pempire romain, il fit partie des Lyonnaise^ 1^ et 4' et de la Belgique 2*. Après l'invasion des Barbares, il fdt partagé entre le roy. des Bursundes et ^ui des Francs, puis entre les deux roy. d^Orléans (Bourgogne francique) et de MeU (Austrasie). En 451, k Cbampagne fut dévastée par Attila^ qui fut défait aux en V. de ChMons. Sous lee Mérovingiens, elle eut desducs nommés par les rois. Aux* sièâe, elle échut A des comtes issus de la maison de Vermandois, -dont le l** fut Herbert, mort«n 943. Quand cette dynastie s'éteignit, en 1020, elle devint le partage d'Eudes U, petit- fils de Thibaut le Tricheur (comte de Blûis, Chartres, Tours, Beau vais et Meaux, m. vers 978) et neveu du dernier comte de la maison de Vermandois. Deux fils du comte Eudes II, Etienne •et Eudes, puis son frère, Thibaut, lui succédi^rent. Thibaut donna naissance à deux branches de la maison de Champagne : Taînée posséda d'abordla Champagne et ^'éteignit en 1125; la cadette, celle des comtes de Blois, Chartres et Brie, hérita en 1125 du comté de Xlhampagne. Se divisant à son tour en 1 152 , cette branchepitduisitdeux li^es : la 2* ligne de Blois et la ligne champenoise, qui eut la Champagne et la Brie. Henri I commença cette dernière ligne: Henri II, son fils aîné, devint roi de ^ypre, puis 4e Jérusalem, et mourut en 1197, laissant son comté à Thibaut Y, son f^ère; Thibaut VI le posihume régna après lui et devint roi de Navarre en ■1234. Il eut pour successeurs, tant en Champagne qu'en Navarre, Thibaut VU (II en Navarre), Henri m (I), Jeanne I. Celle-ci apporta la Champagne et la Navarre en dot à son époux Philippe le Bel, iSn 1284. Depuis ce temps la Champagne ne fat plus séparée de la couronne de France. Cependant la céunion officielle ne fut plus prononcée qu'en 1361. Sous l'administration royale, la Champagne formait un des 12 grands gouvernements: elle renfermait 10 bailliages. On doit à M. d'Arboisde Jiibainville l'JKfioire des comtes de Champagne, 1859^, 3 vol. 8*.
On avait donné le nom ae Champagne k quelques autres pays de France, sans doute aussi à cause des plaines qu'ils contiennent : 1* en Berry, lieux principaux : Luttny, Jussy (Cher), Ménétrôol, La Champenoise (Indre) : 2' dans le Maine : Loué, Cranne, Montreuil, St-Cnristophe (Sarthe); 3» en Normandie : BaiUy, St-Martin (Seine-Inf.h 4* dans FAngoumois : ee dernier pays, comprenant les environs de Cognac, est auj. réparti entre les dépts de la Charente et de U Charente -Inf.: il est renommé pour la supériorité de ses eaux-de-vie, dites fine Champagne.
CHAMPAONE, ch.-l. de c. (Ain), à 15 WL N.-de'Bel- «y; 450 bah. Ane. capit, du Valromey.
,J^.^^J^o^^'^ouTQVj ch.-l. de cant (Charente) , à 19 kil. 0. de Confolens : 900 hab.
CHAMPAGNE (THIBAUT, comtes de). F. l'art, ci-
deiSUS et THIBAUT.
?fî?^°"^ (Philippe), peintre, né à Bruxelles en 1602, mort en 1674, vint à Paris en 1621 pour ry perfectionner sous le Poussin, et s'y fixa tout à ait. Ses talents lui méritèrent la place de !•' peintre de lar^ne et une pension de 1200 liv. Il fut reçu, en 1648, membre de l'Académie de peinture, ftit g«Mf6 professeur en 1655, et enfin directeur de 1 Académie. Son assiduité au travail lui avait donné «ne facilité surprenante. Il a laissé une multitude de morceaux estimés, qui ornaient les édifiées putocs, les églises (Val-de-Grftce, Sorbonne, St-Se- "twin, St-Merry) et les maisons particulières. Les
plus connus sont : le Tobu de Louis lOî (à IMebame). la Réception des chevaliers du St-Esprît, une Cène, la maddeine aux pieds de J.-C.<t les Religieuses. Il excellait aussi dans le portrait. Champagne dessinait fort bien et imitait exactement k nature, sans jâinais blesser la décence; mais ses compositions sont phxs savantes que poétiques. — Son neveu, J. B. Champagne, s'est aussi distingué dans le même art; il a le plus souvent travaillé avec lui
CHAflCPAGNET, ch.-l. de c. (H.-3aône),à 16ka "N. E. de lure; 2000 hab. Station. Houille.
COAMPAOITOLES, ch.-L de c. (Jura), à 23 ka S. E. de Coligny: 3146 hab. Tréfilerie, forges.
CHAMPAGNY (J. B. nompèrb de), duc de Cadore, né à Roanne en 1756, mort en 1834, était major de vaisseau à 26 ans. Il fut, en 1789, député de la noblesse aux £tats généraux, et se distinna pir son éloquence et sa modération. Bonaparte T'appela au Conseil d*£tat en 1800, le nomma en 1801 ambassadeur à Vienne, «en 1804 ministre de PSntérieiir, en 1807 ministre des relations extérieures; il conclut en xsette qualité le traité de Vienne, 1809, et négocia le mariage de l'Empereur avec Mane-Louiss. 11 rentra dans la vie privée à la Restauration, et fût nommé -pair en 1819. Il avait été créé doc de Car dore en 1808.
CHAMPADBERT, vge de Prance (Marne) , à ^22 k S. 0. d'fipemay; 250 hab. Napoléon y battit la général russe Alsuvief, 10 février 1814.
CBAMPCENETZ (le chevalier de}, ofBeier aax ffardes françaises, connu par son esprit, né en 1759i 'Paris, était neveu du gouverneur des Tuileries. Il attaqua la Révohition avec l'arme du ridicule : H travailla avec Rivarol à nlusieun écrits de circonstance et eut la principale part à la tédaction du recueil périodique intitulé : les Àctet dm 4fôtns, Vl fut arrêté et mis k mort en 1794.
GHABIP d'asilb, de haï, etc. T. taoLUP.
GEIAHPEAUX, vge de Seine-et-Marne, à 12 UL N. E. de Melun; 460 hab. Patrie de GuiHamne da Cham peaux, maître^ puis adversaire d'Abélard.
CHAMPEDr (Stanislas), compositeur, membre de l'Institut, né en 1753 à Marseille^ mort en 1830, est connu par de spirituelles partitions dont plusienti sont restées longtemps au répertoire r on remaïqua surtout le Soldat français, opéra-comique, 1779; h Mélomanie, 1781 , charmante parodie de la musiqva italienne, le Nouveau don Quichotte, (pie Panteur fit passer pour un opéra italien, et qm trompa ki Italiens eux-mêmes. Champein entra en 1792 dans l'administration : il fut préfet à Mayence.
GHAMPEDL, ch.-l. de c. (Puy-ue-Ddme) , sur la Couze , à 1 0 k. N. 0 . dissoire; 1900 hab. Ane. chateaa.
CHAHPIER (Symphorien), né en 1472 à St-Sym-
Ehorien, près de Lyon , mort vers 1539, était allié à L famille du chevalier Bayard. Il fut l*^médeein da duc de Lorraine, suivit ce prince qui se reidahen Italie avec Louis XII, assista à plusietirs batailles, puis se fixa à Lyon, où il remplit les fonctions dMchevin et contribua à nlusieora fondations utHes, notamment à celle de rËcole de médecine de LyoïL Outre de savants traités de médecine, inspirés par l'étude des maîtres grecs et arabes, il a composé on grand nombre d'ouvrages historiques, paurmi le^ quels on remarque les Chroniques de Senoie, 1516; la Vie de Bayard. 1525 ; La Nef des Damée vertug^ ses, ouvrage mêlé de prose et de vera, 1503 et 1515; là Nef des princes et des batailles , 1502, avBsisièUe de prose et de vers. Il est un de oeox auaqnels du attribue le fiameux livre De tr^ns impo^tonbms.
GflAMPIOimET(J. Etienne), général français, né à Valence en 1762, mort en 1800, était fils naturel d'un avocat II entra fort jeune au serviee et dut à sa valeur un avancement rapide. Nommé colonel après le combat d'Arion , général de brigade en 1 793 , il contribua beaucoup k la victoire de Fleurus , 1794. Envoyé en 1798 en Italie, il chassa de Rome Parmée napolitaine, conquit en peu de jours leioy. de
CBAM
chàn
Nafiles, et j établit la République pafthinopéenne ;
mais au milieu de ses succès, il fut arrêté, par ordre du Directoire, à la suite d\m démêlé* qu'u avait «u avec un eommisBaire du govreniemexit, et se vit jeté en prison. Rappelé au commaïuiement de Parnée dltalie après le 30 prairial an vu , il fut d'abord lainqueur; mais il fût ensuite déflùt à Genola par les Austro-Russes. Ne pouvant supporter cet échec, il donna sa démission et mourut peu après'de chagrin. Sa tille natale hiia âoté une statue (1648). H. A. de St'Albin a laissé : Championnet ou les Campagnes df Bume «t de Naplee, ouvrage qui a été publ. en 1860 par son fils, 11. Hortensius dé St*Âlbin.
CHAMPLAIN (Samuel) , armateur de Dieppe, né au Brouage terslSTO, mort en 1685, partit en 1003, avec l'assentiment de Henri lY , pour jeter les bases d'un établissement an Canada, et reconnut une partie du pays. Il établit des relations avec les sauvages, fonda en 1606 la riJie de Québec, qui prit bientôt l'aspect d'une véritable colonie, et en fut nommé gouverneur en 1630; mais, attaqué en 1637 j)ar les Anglais, û te vit obligé de capituler. En 1629|^ le Canada ayant été restitué à la Pranee , Champlam reprit son oommandement, qu'il oonBerva jusqu'à sa mort. Ghamplain a laissé son nom à un lae de l'Amérique aepteotr., qu'il avait eiploré. On a une relation de Ns Voyages, dont la soeilleure édit. est de 1640.
aUMPLAIN (lac), lac des États<Unis, sur les oonissdu Canada, entre i'Ëtat de New-York et celui deVermont: nO k. sur 25. Ce lac reçoit le Missis- (jai. la Moelle et l'Onion, communique avec les kcs Hudson et Erié. et se dèchaige dans le St-Laurent parle fleuve Richelieu ou Sorelle. Il fut découvert psr Ghamplain en 1608. Les Américains, commanaés par Hac-Donough , détruisirent une flotte angtesur ce lac en 1814.
(3UMPLATRECX. vKe de Seinfr-et^Oise, à4 kil. S. de Luzarcbes: 130 nan. Beau chAteau appartenant k lafunille Mole et où le roi Louis-Philippe alla vi- «teren 1839 H. Ifolé, alors son 1«» ministre.
CHAMPLITTE, ch.-l. de cant (Haute-Saône), à 19 kil. N. 0. de Gray; 3083 bab. Vignoble estimé. ine. domaine d'une maison illustre pendant les croindes, qui obtint la principauté d'Acbaîe. 1205.
GBAVPMESLË (Marie nssMAREs), célèbre actrice, née à Rouen en 1644. mcMte en 1696^ vint à Puis en 1669, débuta au théâtre du Marais, pui» jonasm" celui de raôtel-de-Bourgogne, où elle se fit Dîentét remarquer dans les rôles tragiques. Elle a créé wox de Bérénice. d'Iphigénie, de Phèdre et de Vonime. Elle vécut dans une étroite intimité avec Kacine, qui la forma lui-même à la déclamation ; avec La Fontaine, qui lui dédia Belphégor^ et avec plusieurs grands personnages, notamment le comte de dennont-Tonnerre. —Son mari, Charles Cbevillet, fleur de Champmeslé, mort en 1701, était aussi actear : Q a composé plusieurs comédies assez jolies : lei Grisettes^ Criiptn chewùiert le JRorenhn. la C^pe enàtantée sent les meilleures; il fit ces deux dernières en société avec U Fontaine. Ses Œuvres ttit été réunies en 1 696.
QIAHPOLLION (Jean Pxançois), savant «gyptologue, né à Figeac (Lot) en 1790, fut nommé dès l%9professeur-a(y oint d'histoire à Grenoble. Ayant imisé dans les conversations de Fonrier . membre de nnstitut d^Egvpte. alors préfet de ITsère, un goût tv^vif pour r étude des antiquités éff^tiennes, il ^çut le hardi projet d'expliquer les niéroglyphes. n communiqua en 1821 et 1822 à l'Académie des in- Kriptions le fruit de ses recherches, qui fut reçu ^ivecun applaudissement universeL Après avoir visité les musées égyptiens de Turin et de Rome, il fut chargé en 1826 d'en organiser un semblable à Paris, et en fat nommé directeur. En 1828 et 1829 il visita l'Sgypte elle-même et y amassa de précieux trésors d'antiquités; mais il en rapporta une maladie dont il mourut peu aprè« son retour, en 1831, au mo- Bunt où il allait occuper une chaire d*arcnéologie,
créée exprès pour lui. Il avait été reçu à fAcadémia en 1830. Son ouvrage le plus important est VÉgvpêe sous les Pharaons f ou Redierches sur lagéogrf^^iê, lareKgionf la langue y les écritures et Vhigtoire «de VÉgypte avant Vinvasiqn des Cambyse^ 2 vol. in-B, 1814. Champollion a commencé à expliquer les hiéroglyphes, qui étalent restés jusque-là indéchiffirablés. Il a distingué d'abord trois sortes d'écriturus : récriture hiéroglyphique proprement dite ou écriture sacrée ; Vhiéraiique ou sacerdotale f la d^mofigue ou vulçaire ; il a reconnu en outre que les caractères hiérogïvphiques étaient employa, tantôt comme signes de cnoses, tantôt commç simples lettres ; il avait commencé à rédiger une Grammaire et un Dictionnaire hiéroglyiphiquey quand la mort l'enleva. L'Stat fit l'acquisition de ses manuscrits, qui furent publiés de * 1834 à 1848. Sa ville natale lui. a élevé une statue. — M. Champollion-Figeac, son frère aîné, né en n78, a continué ses travaux et publié ses manuscrits. On lui dort en outre d'importants travaux soi la chronologie, notamment ies-Annales des Lagidss , couron^iées en 1819.
CHAMPS ou cHAHpe-BB-BORT , ch.-L de cant. (Cantal), à 26 kil. N. E. de Mauriac; 1725 hab.
CHAHPS I^TSÉES. V. ËLTSËES.
GHAMEP8AVR, petit pays du Haut-Dauphiné, an S. du Grésivaudan, fut ériffë en duché en 1336. Villes, Saint-Bonnet et Lesoiguières. Il est auj. ré* parti dans les dép. des Hautes-Alpes et de la Drôme.
CHAMPTBRCIER, vge des Basses-Alpes, à 11 k« 0. de Digne; 460 hab. Patrie de Gassendi.
CHAMPTÛCEAtX , ch.-L de cant. {Maine-et- Loire) , sur la Loire, à 6 kiL S. 0. d'Ancenis ; 1150 nab. Jadis ville forte, rasée en 1420.
GHANAAN, fils de Cham, fut maudit par Noé en même temps que son père (V. chàm). Il vmt habiter avec ses 1 1 fils le pays qui prit de lui le nom de Terre de Chanaan. et qui plus tard fut nommé Terre promise, puis Palestme. Les Chananéens, descendaûSs de Chanaan, étaient des peuples souillés de crimes : Dieu ordonna aux Hébreux de les exterminer en en- ^ trant dans le pays qu'ils occupaient
CHANAAN (Terre de). On comprenait jadis sous ce nom la Phénicie, la Judée et une petite partie de la Syrie mérid. , pays habités par onze tribus issues des onze fils de Chanaan. Les Hébreux entrèrent dans cette terre, qu'on appelle aussi la Terre vfO" mise, sous la conduite de Josué, Tan 1605 av. J.-C,
CHANAC, ch.4. de cant. (Lozère), à 14 kil. S. S. E. de Marvéjols; 1900 hab. Serges.
GHANCEAinL, bourg de la Côte-d'Or, à 10 kiL de Saint-Seine, près de la source de la Seine; 600 h.
CHANCELIER, cancellarius, A Rome on donnait ce nom aux secrétaires de l'empereur, parce ^e, lorsque celui-ci rendait la justice, ils se plaçaient dernère les barreaux (cancefti), dans l'enceinte qm séparait rempereur du public. En France , le titre de chancelier a toujours été commun A plusieun offices; mais le plus éminent était le chancelier de France^ président du Conseil d'État et interprète des volontés du mi près du parlement. A partir de la 2" race, le chancelier eutla garde des sceaux et fut chargé de' dresser et de contre-signer les actes donnés par le roi. Cette charge fut supprimée en 1790. Napoléon créa le titre A'archichancelier en favuur de Cambacérès, à qui il donna l'administration de Pétat civil de sa maison. La Restauration rétablit la chancelier de France, mais lui OU la garde des sceaux, qui fut confiée au ministre de la justice, et lui attribua la présidence de la Chambre des Pairs. Iln'ya plus auj. en France d'autre chanceiiorqut le grand chancelier de la Légion d'honneur.
En Angleterre, on appelle lord grand ehanulm le !•' officier public, auquel appartient de droit la présidence de la Chambre des Lords, et qui estun même temps le chef de la justice et le président d'une cour particulière appelée court of chancery.,
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