‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 248 sur 578 · CHAO · texte numérisé non relu

CHAO

GUAU

chisseries de toile. Patrie du grammairien Lhomond y l (\m une statue y a été érigée en 1860. Titre d'un comté qui en 1619 fut érigé en duché, et qui apparlesait à la maison d'Albert

GHAUUCBS (Honoré d'albert, duc de), maréchal de Fiance, né vers la fin du xn* siècle, mort en 1649, était frère de Charles d'Albert de Luyues. Il parut à la cour sous le nom de Cadenet; devint suoceasivement mestre de camp, lieutenant général de Picardie, maréchal de France; fut créé en 1619 duc de Chaulnes, et pair de France en 1621. II partagea avec le maréchal de La Force le commandement de l'année de Picardie, 162&, devint gouverneur de eette province en 1633 ; commanda en Artois et s'empara d'Arras en 1640, avec le maréchal de Ghâtillon. cHAULNBs (Ferdinand d'albert d'aillt. duc de), arrière-neveu du préc, pair de France, lieutenant générai et gouverneur de Picardie, né en 1714, mort en 1769» cultiva la physique et Thistoire naturelle, et employa son immense fortune au progrès des sciences. £n 1743, il devint membre honoraire de l'Acad. des sciences. On a de lui : Nouvelle Méthode pour diviser les instruments mathématiques , smma'ime Description d^unmieroscope. Paris, 1768, in-fûl , et des Mémoires, dans le recueil de l'Académie des sciences. Il eut le premier l'idée de la fabrication des eaux minérales factices. — Louis d'Albert d'Aiily, duc de Chaulnes, flb du précéd. , né en 1 741 , mort vers 1793. porta jusqu'à la mort de son père ie titre de duc ae Pecquigny. Il cultiva les sciences arec succès, et fut reçu membre de la Société royale de Londres, n découvrit les moyens d'extraire et de purifier les sels de l'urine ^ l'art de faire cristalliser les alcalis, et de secourir les asphyxiés. Il visita l'Egypte et publia un Mémoire survmtréedu monument de Sakkara, 1785.

CEAUMERGY. ch.-L de cant (Jura), à 27 kiL S. deDôle; 400 hab.

CDAUBfETTE (Pierre Gaspard], né à Ne vers en 1763, était fils d'un cordonnier qui lui fit faire quelgués études. 11 vint à Paris en 1789, travailla a un journal intitulé les Révolutions de Paris , et fût nommé en 1792 nrocureur syndic de la Commune, il professa alors les opinions les plus violentes et se mit avec Hébert, son substitut, a la tête d'une faction de déxnagoguesdite des Hébertistes.Onteur de carrefour, il exerça une déplorable influence sur ie peuple : il essaya de détruire tous les cultes religieux et provoqua la destruction d'un grand nombre d'œunes d'art consacrées au culte catholique. Il inventa les fêtes de la Raison^ qui se célébraient à Notre- Dame, et dont la déesse était représentée par une actrice de l'Opéra. Robespierre, qui craignait en lui un rival, le fit décapiter en 1794. Chaumette avait pris le nom d'Anaxagoras,

CHAUMONT (en Bassigny), CaUms mont, Cdhinontium, ch.-l. du dép. de la Hte- Marne, a 254 k. S. E. de Paris par route (262 par chemin de fer) ; 6318 hah. Trib. de r* inst. et ae comm. , lycée, bibliothèque; société d'agric, se. et arts. Chemin de fer, avec un admirable viaduc à 3 étages d'arcades. Ba^ drapés, chapeaux, gants, coutellerie, sucre de betteraves, méffisseries, etc. Patrie de Bouchardon. - Cbaumont était jadis le ch.-L de Bassigny et du comté de Chaumont, comté qui eut des seigneurs particuliers jusqu'à sa réunion au comté de Champape en 1228. En 1814 , après la rupture du congrès de Ch&tillon, l'Autnche, la Russie, la Prusse, signèrent à Chaumont un acte portant qu'on ne traiterait plus avec Napoléon et que la France serait réduite a ses anciennes limites.

CRAUMONT-EN-vBXiN, ch.-L do caut. (Oise), à 28 k. S. 0. de Beauvais ; 1000 hab. Dentelles, éventails. CHAUMONT-PORCiKN , ch.-L do cant. (Ardennes) , sur l'Aisne, à 22 k. N. 0. de Réthel; 1000 h. Toiles. CRADMONT-sim-LOiRE , bourg de Loir-et-<^her , sur la Loire, r. g., à 16 kil S. 0. de BIolh; 950 hab. inc. domaine de la maison d'Amboise * vieux chA-

teau, où résidait souvent Catherine de Médicis; pont de 700" sur la Loire.

' CHAUNY. ch.-l. de cant. (Aisne), sur l'Oise et sur un embranchement du canal de St-Quentin, à 37 k. N. 0. de Laon; 4483 hab. Autrefoisplace forte. Chemin de fer; station. Bonneterie, fabrique de soude, usme hydraulicpie pour nolir les glaces de St-Gobain, etc. Patne de l'abbé Racine.

CHAUSSARD (J. B. Publicola) , littérateur et poète, né à Paris en 1766, mort en 1823 , fut un chaud

S artisan de la Révolution^ se fit nommer secrétaire e la mairie de Paris, puis du Comité du salut public, et devint plus tara un des adeptes de la secte des Théo^hilanthropes. Lors du rétablissement de l'Université, il professa les belles-lettres au collège de Rouen, puis la poésie latine à la Faculté de Nîmes. On a de lui : VÉdueation des peuples, 1793; VEsprit de Mirabeau. 1797: let Fêtes et les courtisanes de la Grèce, 1801 , et Èéliogabale, 1803, ouvrage trop souvent licencieux; une traduction des Expéditions d'Alexandre^ d'Arrien, 1803; des odes, et une Épttre sur les genres dont BoHeau n'a pas fait mention dans VArt poétique, 1811, transformée depuis en un poème en 4 chants sous le titre de Poétique secondaire ^ 1819 : c'est son meilleur ouvrage.

CHAUSSËE-DES^ÊANTS, cap d'Irlande (Antrim), an N.^ formé d'une immense quantité de colonnes basaltiques qui se prolongent au loin dans la mer.

CHAUSSE Y, Ile de France (Manche), dans la Manche, à 13 kiL N. de GranriUe; 2500* sur 1300. Beau granit bleu. Phare.

GHAUSSIER (Br.), médecin, né à Dijon en 1746, mort à Paris en 1828, enseigna d'abord l'anatomie à Dijon, fut appelé à Paris en 1794 pour concourir à la reorganisation de l'enseispement de la médecine, occupa une chaire d'anatomie dans la nouvelle école, fut noouné en 1804 médecin de la Maternité, puis médecin en cbef de l'École polytechnique. Il créa pour l'anatomie des muscles une nomenclature nouvelle qui malgré son mérite n'a pas été conservée , et rédigea un grand nombre de mémoires intéressants. On estime ses Tables synoptiques danatomie, 1799- 1816 , et ses travaux sur la médecine légale. Il admettait la doctrine du vitalisme* organique.

CHAUSSIN, ch.-l. de cant. (Jura), sur la r. g. du Doubs, à 14 kiL S. 0. de DAle; 1100 hab. Prèsde là. château de YiUarceau.

CHAUVEAU-LAGARDE (Claude François), avocat de Paris, né en 1756 à Chartres, mort en 1841 . se distingua sous le régime de la Terreur en défendant, au péril de sa vie, un grand nombre d'accusés, notamment la reine Marie-Antoinette, Mme Elisabeth, sœur du roi, et Charlotte Corday. Dénoncé i)ar Hébert et mis en arrestation, il était sur le point d'être traduit devant le tribunal révolutionnaire lorsque le 9 thermidor lui sauva la vie. Sous les divers réffimes qui se succédèrent, il continua avec la même indépendance l'exercice de sa profession, et mérita l'estime de tous. En 1806, Napoléon le gratifia d'une des charges d'avocat au Conseil d'État oui furent créées alors. Les Bourbons, à leur retour, lui donnèrent la croix d'honneur avec des titres de noblesse. 11 fut nommé en 1828 conseiller à la Cour de cassation. Il a publié une Notice sur le procès de la reine et de Mme Elisabeth (1816), et quelques plaidoyers. Son nom a été donné à une rue de Paris.

GHAUYELIN (Germain Louis de), garde des sceaux et secrétaire d'£tat aux affaires étrangères, né en 1685, mort en 1762, fiit de 1727 à 1737 le second et l'homme de confiance du cardinal Fleury, alors oremier ministre: mais ayant été soupçonné par celui-ci de vouloir le supplanter, il fut aussitôt exilé (1737). ~ Son fils. Franc. Claude, marquis de Chauvelin, mort en 1774, servit en Italie et en Flandre, devint ambassadeur à Gênes et à Turin, et passa ses derniers jours à la cour, dans l'intimité de

I Louis XV. — Bernard François, marquis de Chauvelin, fils du préc.^ né en 1766. mort en 1832, adopU

CHËL

Cl! EN

les principes de la Révolution de 1780^ fut chargé d'une mission diplomatique à Londres en 1792, siégea au Tribunat après le 18 brumaire, et fut nommé intendant de la Catalogne en 181!t. Ëlu en 1816 membre de la Chambre des Députés, il prit place parmi les plus ardents champions de la cause nationale. Sa vie.p«r1ementaire ne fut qu'un long combat contre le ministère ultra-royaliste. Il donna sa démission en 1839, désespérant d'une cause qui triompha quelques mois plus tard. Chauvelin brillait surtout à la tribune par son esprit et par son originalité.

CHAUTfLiN (Henri Philippe de) , chanoine de Notre- Dame et conseiller au parlement de Paris, frère du marquis Franc. Claude, né en 17 IC, mort en 1770, attaqua ayec ardeur les Jésuites et défendit le Jansénisme, ce qui le flt enfermer en t7î»3 au mont St- Michel. Dès qu'il fut libre, il recommença le combat • et publia, en 1761, deux écrits qui firent grand bruit : Discours sur les constitutions des Jésuites; Compte rendu sur la doctrine des Jésuites.

CHAirVIGNY ch.-l. de cant. (Vienne), sur la Vienne, et à 24 kil. N. 0. de Hontmorillon; 1600 h. Ville autrefois forte et défendue par 4 chftîeaux.

CHAUX (La). T. la chacx.

CHAVANGES, ch.4. de cant. (Aube), à 30 kil. E. d'Arcis; 1100 nab. Cotonnades.

CHAVANNEÔ, T. du dép. de VAfn, sur le Suran, à 17 kil. N. de Bourg; 1950 bab. Autrefois ville foiiè. Avant la conquête de la Franche-Comté en 1674, die était sur Textrème frontière de la France.

GHAYES, Aquee Flomi^, v. de Portugal (Tras-os- Montes), à 70 k. 0. de Bragancej 6250 hab. Pont romain de 1 8 arches sur la Tamega. Eaux thermales.

CHAVIES (Silveyra Pinto nE ponseca, marquis de), comte d'Amarante, général portugais, né vers 1780, mort en 1630, se mit en 1823 à la tète d'un petit corp9 de trouons afin de soustraire le roi Jean VI au joug- des Gortès, s'empara de Chaves, de Viliaréal, ramena le roi libre à Lisbonne, et fut en récompense créé marquis de Chaves.

CHEF-BODTOfCNE , ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 14 kil. S. E. de Melle, près de la source de la Boutonne; 1560 hab. Serges, faïence, bestiaux.

CHEHREZOUR, paéhalft de Turquie j(Kourdistan), Mitre ceux de Van au N., de Bagdad au$^ de Mos- •oul et de Diarbékir à FO., et la Perse h Vt. ; 330 k. sur 220. 11 a pour v. principales Chehrezour (çh.-l. et évéché f rec) , Betlis et Rerkouk.

CHEK, c.-à-d. ancijsn^ nom que donnent à leurs chefs les tribus Arabes. Ce titre est aussi donné aux desservants des mosquées et aux savants.

CXLÉLIP, Chinalaph chez les anciens, la plus importante riv. de l'Algérie, sort du Djebel Amour, dans le versant septentrional de l'Atlas, reçoit peu après les 70 Fontaines, et se jette dans la Méditerranée entre Tenez et Arzew, à 13 kil. N. E. de Mostaganem, après avoir coulé au N. E., nuis au N. 0., dans les prov. d'Alger et d'Oran, pendant un cours de 250 kil. env.

CHELLA ou SEBILAH, l^alla ou Mansaila au moyen Age, v. du Maroc, à 140 kiL 0. de Fez, est regardée comme une ville sainte par les Maures.

CHELLES, Cellœ, bourg de Seine-et-Marne, à 28 kil. S- 0. de Meaux. et à 9 kil. 0. de.Lagny; 1200 hab. Station. Canal abrégeant la navigation de la Mame. Célèbre abbaye fondée par Bathilde, femme de Cloris II, vers 670, et où furent confinés plusieurs princes mérovingiens. En 1008, il s*y tint un concile. C'est dans un bois des environs de Cheiles que Chilpéric I fut assassiné en 584.

CUELBl, V. de la Pologne russe, à 60 kil. de Lu- Uin; 2000 hab. Château fort Jadis ch.-L d'un palalinat et florissante; c'est encore un évêché. Les Polonais furent vaincus paries prussiens à Cbelm en 1 794.

CHELSlSFOiU). Cœsaromagus^ v. d'Angleterre, ch.-i. du comté d'Essex, à 49 kiL N. E. de Londres, sur le Chelmer • 6000 h. Beau pont, théâtre, caserne. Courses annuelles de chevaux.

CHELSEA, V. d'Angleterre fMiddlesex), à l'O. et tout près de Londres, sur la Tamise ; 32 000 hab. Pont de bois sur la Tamise. Hôtel des Invalides, fondé par Charles II en 1682: maison d'Orphelins militaires, fondée parle duc d'Tork en 1801. Palais de l'évêque de Winchester: Jardin botanique.

CHELTENJIAM, v. d'Angleterre (Clocester), à Uk. N. E. de Glocester; 3000 h. en 1801. 42000 en 1860. Sglise et théâtre remarquables. Eaux minérales et thermales, découvertes en 1716, et très-fréquentées.

CHEMILLR, ch.-L de cant. (Maine-et-Loire) , à 20 kil. E. de Beaupréau; 3888 nab. Fabriquas de toile, filatures de coton, blanchisseries, etc.

CHEAUN , ch.-L de cant. (Jura), à 18 kil. S. 0. de Déle; 250 hab.

CHEMINAIS (le P.), jésuite, né 8i Paris en 1652. mort en 1689, se livra avec succès à l'ensei^niem''' ; et â la prédication. On a de lui des Sermong estimés, publ. en 1690 par le P. Bretooneau,

CHEMMIS, V, de la Hte-Bgypte, auj. 4kmym.

CHEMNITZ, V. du roy. de Saxe, ch.-l. de TErzgebirge, sur une riv. de même nom, à 62 kiL S. 0. (Je Dresde; 32000 hab. Fabriques de tissus divers; filatures, teintureries. Patrie de Puflendorf, G. Fabricius, Heyne. Ane. abbaye, fondOe en llîo. — Chemnitz est une des plus anc. villes de Saxe; elle fut fondée par les Serbes et fortifiée par Henri l'Oiseleur; elle était ville impériale avant Je xiv" siècle.

CHEMXITZ (Martin). ChfmnitiuSf théologien

grotestaot, né en 1522 a Britzen dans le Brandeourg, mort en 1586, a pub^é : Examen conciUi IVidentiniy' Francfort, 1585, 4 vol. in-foL; Iraite des indulgences^ traduit du latin en français, Genève, 1599: Harmonia evançeïica t Francfort-$ur-Ie- Mein, 1600 à 1611; Theoloqia Jesuitaruim. Ia Rochelle, 1589, — Son petit-fils, Philippe Ch., mort en 1678, connu sous le nom de Hippolytus à lor pide, est auteur de l'ouvrage intitulé De Ration*' status in imperio Romano-^ermanicOf 1640, où i! blâme l'abus des droits impériaux.

CHEMTOZER (Ivan), né a St-Pétersbourg en }74'i. mort à Smyrne en 1784, servit dans la garde impériale et cultiva en même temps les lettres. H est regardé comme le La Fontaine des Russes. La meilleure édition de ses fables a paru à St-Pétersbourg en 1799; ellesont été trad. par MascleL Moscou. 1830.

CHEXDI, V. de Nubie, jadis capit. de i'ÉUt de Chendi, sur U r. dr. du Nil, & 350 kil. N. de Sennaar, avait de 8 à 900 maisons et comptait 6 à 7000 hab, avant que Méhémet-Ali, pacha d'Egypte, l'eût détruite en 1822. pour venger le meurtre de son fils IsmaU, qui y avait été tué en 1819. C'était l'entrepét et le grand marché d'esclaves de la Nubie. Le roi du Chendi. avec celui de l'Halfay, pouvait armer 30000 cavaliers. L'Etat de Chendî est auj. tributaire du pacha d'Egypte. C'est dans cet État que se trouve Itle Héroé des anciens.

CHÊNEDOLLË (Ch. lioui-t de), poCte, né à Vire en 1769, mort en 1833, passa le temps de la Révolution en Hollande et en Allemagne, revint en Frauce sous l'Empire j fitparaltre en 1 807 le Génie de rhomme. poôme didactique qui attira l'attention, fut nommé professeur à Rouen, puis inspecteur de l'Académie de Caen (1812), et enfin inspecteur général de l'Université (1830). Outre le Génie de VHomme, on a de lui V Invention^ poème dédié à Klop^tock, 179.S; des Études poétiques, l^ll^i, etZ'£«prit de Aiwirol, 1808.

CHÊNE-POPULEUX (le). F. CHESNE-POPUtECX.

C0ENERAILIJES, ch.-L de cant. (Creuse), à 18 k. N. d'Aubusson; 950 hab. Jadis place forte. Antiquités.

GHÊNIER (Marie Joseph de), poêle français, né en 1764 à Constantinople où son père était consul, mort & Paris en 1811 , suivit d'abord !a carrière militaire, mais la quitta au bout de deux ans pour se consacrer aux lettres et cultiva avec succîîs plusieurs genres, mais surtout le théâtre. Enthousiaste des idées républicaines, il leur dut le plus souvent ses inspirations. Il fit représenter successivement C/ifi»"-

CHER

CHER

fef 71, en 1789; HenH VIII et ?a Mort de Calai, I79I; GracchuSy 92, Fénelon, 93; Tiinoléon, 94. I^D5 toutes ses pièces, on trouyait exprimés, dans un style pur, noble et énergique, Ji haine du despotisme et un vif amour de la liberté; aussi eurenteues pour la plupart un succès prodigieux. Chénier fut de toutes les assemblées politiques qui se succédèrent depuis 1792 jusqu'en 1802; quoique ardent démocrate, il s'efforça d'arrêter les etcès révolutionnaires. Il s'était surtout occupé d'instruction publique : aussi fut-il, lors du rétablissement des écolBs, nommé inspecteur général des études; mais il fut destitué sous VKmpire. Il était membre de l'Âcadémie française, et fut chargé de faire au nom de ce corps le rapport sur les progrès de la littérature de de 1788 à 1808, jpour les pnx décennaux. Outre ses tragédies, Chénier a composé des poésies lyriques (odes, hyinnes, chants imités d'Ossian) , dont il publia un recueil en 1797 ; des épttres, des satires pleines de Terye et de sel, parmi lesquelles on remarque VÉpître à Voltaire ; quelques ouvrages en prose , dont le pins estimé est son Tableau de la littérature française deptiis 1789, ouvrage posthume, paris, 1815. Il a en outre composé une foule de chants patriotiques pour les fôtes républicaines. La calomnie l'accusa, mm contre toute vérité, de n'avoir rien fait pour soustraire son frère à l'échafaud : il a repoussé ceue accusation avec éloquence dans son Epttre 9ur k calomnie (1797). Ses œuvres ont été réunies par Arnauit, 1824-26, 8 vol, in-8. Daunou a donné ses Otur vretposûiumes, ^vec une Notice, 1824, 3 v. in-8. On y trouve plusieurs tragédies qui n'avaient pas été représentées, Philippe II, Brutui et Cassius, Œdipe roi, (Bdipe d Colone, et Tibèrey son chef-d'œuvre. ŒûciEh (André de), frère a!né du prêc., né à CoQstantinople en 1762 ^ se distingua de bonne heuie par son talent poétique; il réussissait surtout dans mégie. Révolté par le» excès de laEévolution. il osa les Dlàmer hautement dans des lettres qu'il &t insérer au Journal de Parie ; traduit' pour ce fait devant la tribunal révolutionnaire , il fut condamné à mort, en 1794. Ouelqnes jours avant l'exécution, il composa sur sa fin prématurée les vers les plus tûuch^ts. Ses œuvres, recueillies longtemps après sa mort, ont été publ. en 1819 par H. oe La Touche, <-t, d'une manière plus complète, en 1840. Becq de Fouquières en a donné une édition critique, 1862. Nourri des poètes grecs, A. Chénier sut comme eux unir aux sentiments les plus élevés un style pur , élégant, harmonieux. Parmi ses poésies, on admire surtout l'Aveugle, la Liberté , le Jeune Malade, le Mendiant, la Jeune Captive. C'est de lui qu'est ce vers qui déSnit bien son talent :

Sur des pensera nouveaux faisons des vers antiques.

CHEXNAB, VAeesines, fl. de l'Inde. V. tchennab.

CHENONCEAUX, bourg du dép. d'Indre-et-Loire , sur le Cher, à 14 kil. S. d'Amboise. Beau château bâti par François I pour la duchesse d'£ta<npes, et qu habita ensuite Catherine de Médicis.

CHEN-SI, proT. septentr. de la Chine, entre celles de Chan-4i à l'E. , de Xan-sou àPO. ; 845 k. sur 310; 14800000 h.; ch.-L Si-an. JtUleseéiv. en 7 dép.

CH£aP8, anc. roi d'Egypte, régnait à Memphis, et fit élever la grande pyramide: il aecahia son peuple d'impôts et de corvées afin d'exAcuter ce travail gigantesque. On plaçait jusqu'ici son règne au zii* s. AV. J.^:. (1178-22); mais, d'après les monuments rëcenunent explorés, il paraît antérieur à Abraham.

CHÊPIiEM, rd d'Sgypte, frère et successeur de Chéops, régna 66 ans au dire d'Hérodote, et construisit une des pyramides, la 2* en grandeur.

CHEPSTOW, V. et port d'Angleterre (Monmouth), ^17 k. S. de IConmouth, à l'emb. de la Wye; 3000 h. Vieux château sur un roc presque perpendiculaire. Pont -tube en fer. Construction de navires.

CHEK, Caris, riv. de France, naît près du hameau de Cher (Creuse), baigne Auzance, Montlu-

çon, St-Amand. Châteauneuf, Yierjon, St^Aignan, Montrichart), Blérô, St-Sauveur, reçoit m vre, TArnon, l'Aùron, et se jette dans fa Loire au Becdu-Cher(Indre-etrLoire). après un cours de 345 kil., dont 200 de flotUge. Elle est peu navigable. — U y ^ en Bretagne une petite riv. du nom de Cher, qui n^ jette dans la Vilaine au-dessus de Redon,.

CHER (dép. du), lé dép. le plus central, entrp ceux du Loiret au N., de la Creuse au S., de l'Allier et de la Nièvre à l'E., de Loir-et-Cher, de l'Indre à ro.: 7133 kil. carrés; 323393 hah.; ch.-L, Bourges, n est formé de la partie orient, du Berry et d'une portion du Bourbonnais. Sol plat, sablonneux. Fer, houille, marhre, grès, pierre de taille» pierre lithographique, argile, et^î. Grains, vin, Un, beau chanvre, châtaigneis, cire; chevaux, bétail, moutons estimés, quelques niérinos. Forges et fonderies; draps, toiles de chanvre; porcelaine, faïence, papeteries, etc. Commerce de fer, laines, merrain, niSle de noi^, salin, potasse, salpêtre, etc.— Ce dép. a 3 arr. (Bourges^ St-Amand, Sancerre), 2d c, 293f comnu ; il appartient à la 13* div. militaire, possèd» unecQur impér. et un archevêché, {k Bourges).

CPEEASGO. Clarascum, en français Qviraeque, V. murée des £tats sardes, au confluent de la siura et du Tanaro, à 35 klL N. de llondovi; 9000 hab. Jolie ville. —Ville Jibre iusau'au xiii? siècle, elle appartint d^nis aux rois de ifaples (1260) , aux comités et ducs de Savoie, aux Français (1796), et enfin aux rois de Sardaigpe (lâl4). C'est auj^ un des boule- Tards des États sardes. Eicl^elieu y eondut en 1631 un traité q^ui maintenait le duo de Nevers, Charles I, dans le duché de Hantoue. Le générai Bonaparte y signa en 1796 un armistice avec le Piémont.

CHERBOURG, Casaris bMrgus, peut-être le Coriallum des anciens, Can^bur au z* s., t. et port du dép. de la Manche, oh.-t du 1"' arrond. de marine milit, aur une baie de la Manche, à l'ea»^ houch. de la Divette, h 340 k. N. 0. defaris (361 par iB route de StrLÔ), ^ 370 k. par chemin de fer; 23800 h. Superbe poii qiilitaire, le seul que noua ayops dans la Manche : il peut eoptenir 50 vaisseaux de ligne: il est défendu par plusieurs forts construits sur des Ilots environnants, dont les principaux sont le fort Impérial et le ibrt de Querqueville. La rade est fermée par une digue de 3866**, au ipilieu de laquelle est le Fwrt emiral. Outre le {K)rt militaire» il y a im port marchand. Trib. de 1'* inst., de comm. et de marine. Collège, école préparatoire k la marine, école d'hydrographie. Chemin de fer. Dentelles, bonneterie, raffinerie de soude de varec; chantiers de construction, etc. — Vainement assiégée par fidouard III, roi d'Ançleterre, en 1346, elle fût plus tard livrée aux Anglais par la trahison de son gouverneur (1418). Les Français la reprirent en 1450. Les Anglais s'en emparèrent une 2' fois en 1758 et la ravagèrent. La construction de son port actuel date de 1808; la digue, faite de main d^homme, a été commencée par Louis XYI en 1784 et n'a été terminée qu'en 1858. C'est k CherboiH'g gae s'embarqua Charles X en 1830.

CHERBURY (lord). F. bbrbert.

GBQERGHBLL, loi, puis Julia Canarea, v. d'Algérie, sur la mer Méditerranée, à 60 k. O. d'Alger; 3050 nab. Cette ville, qui, sous les Romains, donna son nom à la Mauritanie Césarienne, appartint au roi Juba le Jeune, qui r]q>pela Cœsaarea en l'honneur d'Auguste, son protecteur. Dévastée par les Vandales et les Arabes, elle fut reconstruite au xv* s, par les Maures chassés d'Espagne. Elle fut prise en 1531 par André Doria et en 1840 par les Français. CHjSRËA (Cassius)^ tribun d'une cohorte prétorienne, tua oe sa main Caligula, et tenta de rétablir la république. Claude le fit mettre à mort dès qu'il fut sur le trône, 41 de J.-C.

CHÉRÉDIN , pour KaÂ/r-Bdd\fn, V. barberoussb. GHERI'A (BL), l'ancien Jourdain. V. jfouruain. CHÊRIBON, V. de rUe de Java, ch.-l. de la prov.

CHER

Page 1