‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 247 sur 578 · CHAT · texte numérisé non relu

CHAT

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lit une fidélité chevaleresque à «a cause de la légitimité : il se retira des affaires, quitta même la Chambre des Pairs et ne signala plus son existence politique que par des critiques acerbes contre le nouveau gouTemement {De la Restauration et de la Monanhie ilectivet 1831), par des yopges auprès de la flimille déchue, et par la publication d*un Mimoire tur la caftiviU de la duchesse de Beny (1 833), mémoire au sujet duquel il fut poursuivi, mais aoouitté. B avait donné en 1831 des Études historiques (4 voL in-8), résumé d'histoire universelle où il voulait montrer le Christianisme réformant la société; cet ouvrage devait être le frontispice d'une histoire de France qu'il méditait depuis longtemps, mais qu'il n'a pas exécutée. Ses dernières années furent passées dans une profonde retraite; il ne quittait guère sa demeure oue pour aller à l'Abbaye -aux- Bois, chez Mme Recamier, dont il fut l'ami constant et dont le salon réunissait l'élite du monde littéraire. Il avait commencé dès 1811 des mémoires sur sa propre vie ; il les reprit et les continua presque jusqu'à ses derniers moments; ces mémoires, qu'il mtitulû Mémoires d'Outre-Tonibe, ne devaient paraître qu'après sa mort; toutefois, pressé par des besoins d'argent, qui l'assiégèrent toute sa vie, il les céda dès 1836 à une société qui lui assura un revenu convenable pour le reste de ses jours. Il mourut en 1848 à Paris; ses restes furent transportés à St-Malo, et déposés, selon son vœu, au rocher du Grand Bé, îlot d'aspect romantique situé dans la rade de sa ville natale; il lui fut fait des obsèques magnifiques.

Chateaubriand est sans contredit Te plus grand ieriTain du siècle et peut-être le plus grand peintre de la Dature <^ui ait existé : il brille surtout par l'éclat, le coloris et le grandiose des images, empruntées pour la plupart à une nature toute nouille; chez lui le sentiment, noble ou tendre, est presque toujours mêlé de mélancolie et d'amertume. On a relevé, surtout dans ses premiers écrits, des traces de mauvais goût, un style ampoulé, des idées bizarres, des alliances de mots forcées; les saçes conseils de Fontanes parvinrent peu à peu à faire disparaître ces imperfections. Par ses qualités comme par ses défauts. Chateaubriand peut être considéré comme le oère du romantisme en France. Gomme homme politique, sa conduite et ses écrits semblent offrir de nombreuses contradictions; cependant, il fat toujours, ou du moins il voulut être à la fois i'ami de la royauté légitime et de la liberté, défendant alternativement celle des deux qui lui semblait être en péril :« Je suis, a-t-il dit lui-môme, bourbonien par honneur, monarchiste par raison, républicain par goût et par caractère. » Aux avantages de l'esprit, Chftteaubriand joignait ceux de la personne : < Le génie était dans ses yeux, a dit un de ses panégyristes, la grftce dans son sourire; la noblesse et la fermeté de son âme se répandaient sur tous ses traits. > Comme plusieurs hommes célèbres, il avait ^e vanité excessive, qui éclate dans ses Mémoires, Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs édit. de ses OEuvres complètes; les meil- ^Çttres sont celles de Ladvocat, en 31 vol. in-8, Pans, 1826-31, revue par l'auteur môme, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a ^richie de quelques oeuvres inédites (lies Àbencer- *'09», les Natchex.Moise, tragédie, des poésies diverses ^ des discours politiques); et ceûe de Ch. Oosselm, 25 vol. in-8, 1836-38 (on y trouve en plus le Conçrès de Vérone j un Essai sur la littérature û«yia«e, une traduction du Paradis perdu de Mil- ^n;. Chateaubriand n'a donné depuis que la Vie de ^<^eé, 1844. Les Mémoires d'Outre-Tonibe^ publiés dabord dans le feuilleton de la Presse , ont été Uités en 12 vol. in-8 de 1849 & 1850.- M. de Noailles, jon successeur à l'Académie, y a fait son Éloge. MM. Marin et Ancelot ont écrit sa Vie, M. Collombet "Mteavibr., sa vie et ses écrits, M. Ste-Beuve

Chdteau&r. et son groupe lil^, ; M. Danilo, Chdt, et ses critiques; M. Benoit Étude sur Chdteaubr.

CHÂTEAUBRIANT, Brientii castellum, ch.-l.

d'arr. (Loire-Inf.h sur la Chère, à 60 kU. N. de Nantes; 3634 hao. Cuirs ; conserves d'angélique. Cette V. tire son nom d'un chdteau construit vers 1515 par Brient^ comte de Penthièvre, et a donné son nom aux comtes de Chftteaubriant. — Henri II y rendit en 1551 un édit etisâre les Protestants.

CHÂTEAUBRIANT (Françoise , comtesse de) , femme célèbre par sa beauté, née vers 1475, morte en 1 537 , était fille de Jean de Foix et sœur du vicomte de Lautrec et du maréchal de Foix. Mariée très-jeune à Jean de Laval-Montmorency, seigneur de Châteaubriant, oui l'amena à la cour, elle inspira une vive passion a François I ; mais elle fut au bout de peu d'années supplantée par la duchesse d'Ëtampes et resta en butte à la jalousie de son mari, qu'on accuse d'avoir hftté sa mort On raconte sur elle des aventures fort romanesques. Cependant quelques-uns contestent même sa liaison avec François I, et attribuent à Louise de Crèvecœur, épouse de Bonnivet, toute l'histoire qu'on raconte d'elle.

CHÂTEAUBRUN (J. B. viviBN DB), littérateur, membre de l'Académie française, né h Angoulôme en 1686, mort en 1775, fut sous-précepteur , puis maître d'hôtel ordinaire du duc d'Orléans , et composa quelques tragédies: Mahomet II, jouée en 1714 ; tes TroyenneSt jouée en 1754, et restée au théâtre; Phiioetète, 1755; Àstyanax, 1756.

CHÂTEAU-CHALON, bourg de France (Jura) à 12 kil. N. E. de Lons-le-SauJbaier; 650 hab. Ane. abbaye de Bénédictins. Vins blancs excellents.

CELÂTEAU-GHINON. Canieum eastellum, ch.-l. d'arr. (Nièvre), k 59 kil. N. £. de Nevers; 2775 hab. Trib. ae r* inst., biblioth. Commerce de vins, bois, charbon, bestiaux. Autrefois capit. du Morvan.

CHÂTEAU-DAUPHIN ou castex^dblfino . bourg des États Sardes, sur la frontière de France, à 30 k. 0. S. O. de Saluées, sur le versant S. du mont Viso; 1500 hab. Ancien fort qui appartint longtemps à la France: Charles-Emmanuel, duc de Savoie, s'en empara en 1588, mais le rendit bientôt. La France le céda à la Savoie en 1713.

GHÂTEAU-DU-LOm, ch-L de cant (Sarthe) à 35 kil. S. 0. de St-Calais; 3017 hab. Station. Toile à voiles, filature de coton, tanneries; marrons.

GHÂTEAUDUN, CofleZIodunum en latin moderne, ch.-l. d'arr. (Eure-et-Loir), près de lar. g. du Loir, à 44 kU. S. 0. de Chartres; 6776 hab. Trib. de l'* inst., collège, biblioth. Ancien ch&teau des comtes de Dunois. Grains, farine^ tanneries, etc. — Bâtie au X* siècle, presque détruite en 1723 par un incendie, mais bientôt rebâtie sur un pian régulier.

CHÂTEAU-GAUXARD , c.-à-d. Château fort , nom donné en France à plusieurs forteresses. La plus célèbre est le Château -Gaillard d'Andely (Eure), sur \& r. dr. de la Seine, à la porte des Andelys. Il fut construit en 1197 par Richard Cœur de Lion, pris en 1204 par Philippe-Auçuste. servit de prison aux belles-filles de Philippe le Bel (1314) et a Charles le Mauvais (1356); lût pris par les Anglais en 1419, et repris par Charles .Vil en 1449. Il fut démantelé de 1603 à 16 iO; il n'en reste que le donjon, avec quelque tours et des souterrains.

CHÂTEAU-GIRON, ch. -L de c. (Ille-et- Vilaine), à 17 kil. S. £. de Rennes; 2000 hab. Toile à voiles.

CHÂTEAU-GONTHIER, ch. d'arr. (Mayenne) , sur la Mayenne, à 29 kil. S. E. de Laval; 8000 hab. Trib. de 1'* inst., collège diocésain, biblioth.. curieuse église du X* siècle. Serges, étamines, toiles: blanchisseries; tanneries. Bois, vin, fer, graine de trèfle, etc. — Cette ville se forma autour d'un château bâti en 1037 par Foulques Néra, comte d'Anjou, et fut érigée par Louis XIV en marquisat

CHÂTEAU-HAUT-BRION, hameau de la Gironde, arr. de Liboume, cant de Pujols. Vignoble célèbre, l'un des 4 nremiers crus <le vins rouges de Bordeaux

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tSÂTEAB-LÂFFim, blâlieaa et yignioblé tenommé du naut-Hédoô fGironde), commune de Pauillao, nrr. de l'BsMTFe. C'est uii dès 4 paniers crus de Hdè rouges oits de Bordeaux.

GHXTEAU4AinMIK > fitA. de cent (Seine^- Vam^, à de loi. 8. de Vontaînebleaa; 1800 hab. Pierre diffe ttèfr-ertimâè, Uanc d'Espagne. Ane. capitale du Ottînale. Prise par Itt Anglais ta 1436, reprise en 1437.

CHATBA0-LATOim, luoneau die la Girondtt, dans le Haut-Médôc, nrr. de Lesparrei canton de Pawllae; un des 4 premiers crus de yins de Bordeaux.

€HÂT&AU-LA-TALLlfiRE, ch.4.decant (Indreet-Loire), à 38 kil. N. 0. de Tours; 1200 hàb. Sources minérales, forges. Terre érigée en duché «n 1667 par Louis XIY pour Mlle de U Valliftre.

CBATBAULIN, ch.-l. d*arr. (Finistère), tnlr l'Aulne, à 28 kil. N. de Quimper; 3000 h. Petit port. Trib. de 1'* inst. La Tille tire son nom d'un cfcdteou fondé au X* siècle par Alain ^ comte de GomouaiUas.

CHÂTEAU-MAAGAUX, commune de la Gironde, dans i'ano. Haut-Hédoc, à 2t kU. N. 0. de Bordeaux. Vignoble célèbre. Ton des 4 premiers crus de vins rouges de Bordeaux.

C3IATBAU-IIBILLANT» ch.-l. de cant. (Cher), à 29 kil. S. 0. de St-Amaad; 3062 hab. Vieux diftteatt, et tour antique, b&tie, dit-on, par César.

CHÂTEAI7NEUP , cb.-l. de cant. (Hte-Vienne) , sur la Combade, à34 kil. S. E. de Limoges; 1200 n. — Gb.-L de cant. (IlIe-et^Vilaine), sur l'Auzon, à 14 kil. S. E. de St-Malo; 680 bab. Yùti hexagone, élevé en 1777, pour protéger la cftte.

CH&TBAUNBUF (le baron de). F. AUBBSPnfi.

GBÂTBAtmBUF (Renée de risox, dite la belle de) , maltresse de Henri III, née vers 1550 d'une famille noble de Bretagne. Fille d'honneur de Catherine de Môdiofs, elle inspira une vive passion au duc d'Anjou tdepuis Henri lil), qui lui adressa nombre de sonnets galants. Quand ce prince, devenu roi, eut épousé Louise de Vaudemont, elle ne craignit pas de braver la reine et Ait exilée. Elle épousa depuis un Florentin, qu'elle poignarda dans un accès de jalousie, Suis un capitaine des galères, ijue le roi fit comte e Casteliane.

GRÂTBÀUiVBUF (Ftauç. de cnABTAONBa, abbé de), né vers 1645, mort en 1708, était un homme d'esprit, de goût et de savoir, à qui l'on doit d'intéressantes études sur la musigue des anciens; mais il est surtout connu pour avoir été l'ami de Ninon de Lenclos et le parrain de Voltaire. — Son frère aîné, P. Ant, marquis de Ghftteauneui; 1744-1728, fut ambassadeur enTuigoiçen Portugal et enHoImide.

CHÂTEAUHEUF-DE4LAND0N , ch.-L de cant.

(Lozère), à 24 kiL N. E. de Monde; 2200 hab. Jadis

{)tace forte. Dn Guesdin l'assiégeait lorsqu'il mourut : e gouverneur de la place, oui lui avait promis de se rendre, vint déposer ks clefs sur son cercueil (1380).

CnÂTBAUNEUF-DU-FAOU.ch.-l. de c. (Fini^ère), sur l'Aulne, à 19 kil E. de Chàteaulin; 2000 hab.

tattAXEAPlfEUF-KN-THlMKBAIS, Castrum Théodomirenn, ch.-l. de cant. (Eure-et-Loir), à 21 kil. S. 0. de Dreux; 1250 bab. Mine de fer. Cette ville possédait un château fort, qui fut rasé en 1058.

CHÂTEAUNEUF-SUIl-CHAEBNTE . ch.-L de c.

(Charente), h. 27 kU. S. £. de Cognac; 2200 hab. Commerce de vin, tabac, etc. Ane. place forte.

CHÂTBAUinsCF-SUR-CHER» ch.-l. de C. (Cher), à 22 klL N. 0. de St-Amand; 1840 hab. Jadis fortifié. Érigé en marquisat pour CoUbert

CHÂTBAUNKUF-6UE-L0IBB, ch.-l. de 0. (Loiret), à 26 kiL S. d'Orléans; 3075 hab. Raffinerie de sucre de betteravea, tuilerie; lainages» vinaigres.

CHÂTEACIHEDF-SUE-SARTHB, ch.-L de cant.

(Maine-el-Loire), à 29 ka. B. de Segré; 1240 hab. Filatures, tuileries, tanneries. ViUe autrefois fortifiée et importante, tel t* de l'Aujou.

ŒEÂTEAU-PONSAC, ch.-l. de cant. (H.-Vienncù, sur la Gartempe, à 13 kil. £. de SeUacj 3829 hab.

CHAtbau-PORGOSN, eh.-L de cnt (âxtenn), dans une lie de l'Aisne, à 9 kU. 0. de RéÛidÇ 2197 hi^. Château sur un rocher. Serges, étneiDes, casimirs: filatures de laine. Ane seigneurie, érigée «Q comté en 1288 et en principauté en 1561.

CHATBAU-RSNAED, ch.-L de cant. (Loiret), cor l'Ouanne, à 17 kiL S. £. de Montargis; SlOO hab. Drap pour la troupe ; commerce de sairan et dekÛN. Jadis phice forte appartenant aux Calvinistes, démolie en 1627 par Louis XHI. — Gh.4. de cant (Botïches-du-iUiône), près de la Ourance, à 25 kîL N. E. d'Arles; 5500 hab. Ruiftes d'un château de U reine Jeanne de Naptoa. Ane. fief de la Provence, concédé en 1860 cettuee baroaftieà Gabriel de Valois.

OBULTEAU-UafACLT im RB6NA0D. Cmramatftfm, puis Catêtihfm Bfiginaldi; ch.-L de canL (Ladre-et-Loire), à 26 kil. N. E. de Toun, 2O00 h. Draps communs, tapis, bonneterie, etc. — Village des Ardennes, à 30 kil. N. E. de Sedan. GhUeau fondé au ixr siècle. Cette ville avait titre de principauté souveraine ; Louis XIII la racheta.

CHÂTBAU-USNAULT (Fr. L. eousSelbt, comte de), vioe-aairal, maréchal de France^ né en 1637, mort en 1716. Chef d'escadre en 1673, il défit Rayter en 1675, battit les Anglais à Bantry, conduisit us convoi en 1689 en Irlande an secoure de Jacques U. et l'année d'après en ramena les troupes françaises avec 18 000 Irumdais. Dans la ffuerre de la succassioii d'£s|»gne, il conduisit les flottes emgnoles d'Amérique en Europe, et mit en sûreté les tles.de l'Amérique. Il reçut le bâton de maréchal en. 1703.

CHATBACROUX, ch.-L du dép. de llndre, sur l'Indre, à 230 kil. S. 0. de Paria (253 par ia route d'Orléans); station; 16170 hab. Trib., lycée. Vieux château, fondé en 950 par un certain Raoul de DéoLs, qui a donné son nom à la ville (Château-Raoul, et par corruption Châteauroux) ; c'est am. l'hôtel de la préfecture. Chemin de fer. Draps , laines, merceries; manufact. de tabac Grains, bestiaux. Patrie de Placide Percheron, bénédictin, de Guimond Delatouche, du général Bertrand. — Châteauroux devint sous Louis XIII le ch.-L d'un duché-pairie ériffé en faveur d'Henri de Bourbon. Sous Louis XV ce duché fut donné à Marie Anne de Mailly, qui prit de là le titre de duchesse de Châteauroux.

CHÂTEAUROUX (Marie Anne db maolt , duchesse de), de la maison de Nesle, épousa en 1734 le marquis de La Tournée. Veuve à 23 ans, elle inspira h passion la plus vive à Louis XV, que ses deux soeurs Mmes de Vintimille et de Mailly, avaient précédemment captivé. Devenue favorite en titre et eouteoae par le duc de Richelieu, elle fut quelque temps toutepuissante à Versailles ; mais animée de nobles sentimentSv ^^^ sut arracher Louis XV aux délices de k coiur et le conduire à la tête de ses armées en Flandre et en Alsace. Renvoyée honteusement à Pah^ lorsque Louis XV tomba malade à Metz en 1744, ell» retrouva tout son crédit après la guérison du roi. L*. place de surintendante de ut maison de la Dauphine lui était promise , lorsqu*une mort imprévue Penle^a (1744) : on la crut empoisonnée^ mais oe fait est dénué de preuves. Elle s'était fait construire A Chois\ un magnifiquB château. On a publié en 1806 2 vol. de lettres qui lui sont attribuées. Mme Sophie Gay a publié sous le titre de La ducheste de Chdteamroux, 1635, UQ roman plein d'intérêt

GHAteau-SAUNS. ch.4. d'arr. (Meurthe), sur la Petite^eille, â 30 kil. N. E. de Nancy; 2621 l. Sources salines qu'on n'ezpbite plus depuis 18'26. soude; bonneterie. Ane château f qui appartint aui évêques de Metz, puis aux ducs de Lorrauiâ.

CHÂTEAU-THIERRT, ch.-L d'arr. (Aisne), sur la Marne, à 73 kiL S. 0 de Laon; 4761 h.Tribunal. collège, biblioth.: station. Toiles, filatures de coton; commerce ae blé, vin, laines, etc. Patrie de La Fontaine, à oui une statue y a été érigée. — Château-Thierry aoit son origine à un ehdtêom bâti vers 720 pour Thierry IV, et dont on veit (

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di8 roines. En 937 « Herbert II, comte de Verrmandois, 7 amena Chades le Simple, mi'il y retint prisonnier. Charles-Quint s'en^ara ae cette ville en 1S44; le duc de Mayenne la prit en 1591 ; elle se soumit à Henri IV en 1595. Un combat acbam6 s'y s'y livra le 12 février 1814.

CHÂTBAU-TIIXAIN, ch.4. de cant. (U.-Vame), sur TÂujon, à 21 kil. S. 0. de Ghaumont; 1700 n. Forées; chevaux, bestiaux. Ane. comté, érigé en ducné-pairie an 1703 pour le comte de Toulouse.

CHÂTEL ou ŒATEX^Ua-MOSBLLE, c1l-L de C

(Vosges), k 16 kïLN. 0. d'£pinal; 1200 hab.

CHÂTEL (Jean)* fanatique, tenta en 1694 d'assassiner Henri IV : il sMntroduisit dans la diambre du roi, et lui porta un coup de couteau à la lèvre, pendant qu^il se baissait pour relever deux officiers

ri étûent à ses genoux. Arrêté sur-le-champ , fut condamné a être écartelé. Il était fils d'un marchand de draps et n'avait que 19 ans. On accusa les Jésuites^ gui furent à cette occasion bannis du royaume, mais oîentôt n^tpelés, faute de prelives. Les Ligueurs inscrivirent J. Châtel dans leur martyrologe, et Jean Boucher écrivit son Apologie.

CHÂTELAIM (George), CûsUUanut, littérateur flamand, né à Gand en 1404, mort en 1475, tisiU i'Ewagne, la France, l'Italie et l'Angleterre, où il se fit remar(]uer par son adresse et sa bravoure. Le duc de Bourgogne. Philippe le Bon^ l'attacha à sa personne* en qualité de panetier, puis d'écuyer, et le fit membre de son conseil privé. H périt au siése de Neuss» où il accomnagnait le prince. On a ne lui: Chronique dee ducs de Boutyogne (1461-69), publ. en 1827 par Buchon; SéeolUeiion dee merveillée advenues de mon temps, en prose et en vers, ouvrage fort intéressant, mais en grande partie perdu (ce qu'on en possède futpubUéi avec une continuation, par Jean MoUnet, Paris, 1531). et la Chronique de Normandie, pubL à Londres, 1850. On lui a attribué à tort l'ffûtotrtf dtf6ofi c/ievaltsr Jacques de Lalain. Kervynde Lettenhove a publ. à Bruxelles ses OEuvres complètes, 1863 etann. suiv., 8 vol. in-8. CHAT-EL-A&AB, c-à-d. rtv. des AreBbes^ fleuve de la Turquie d'Asie, formé par la jonction du Tigre et de rEuphrate, se jette dans le goUè Persique après un cours d'env. 200 kiL , du N. 0. au S. S.

CHÂTELABD, ch.-l de cant. (Savoie), arr. de Chambéry; 1000 hab. Ruines d'un ch&teau féodal. CHÂTELAUDREN, ch.-l. de cant. (Côtes4u-Nord), à 17 kil. O. de St-Brieuc, 900 hab. Plomb, argenUlère. Ce lieu tire son nom d'un cMleou b&ti au v* s. par Audren^ comte de Bretagne.

CHÂTELDON, ch.-i. de cant (Puy-de-Dôme), à 18 kil. N. de Thiers; 1600 hab. Eaux addules.

GHJlTELET (le), ch.-L de cant. (Seine-et-Marne), à 10 kil. & £. de Melun; 1000 hab. - Ch.-L de c. (Cher), k 49 kU. S. E. de Bourges: 1100 hab.

GHATBUT (le OSANO et lo watu On nommait aiaai deux fbrta de Paris, situés, l'un sur la r. dr. de la Seine, à l'entrée de la rue St-Denis. du côté du Pont-au-Change, l'autre sur la r. g., a l'extrémité du Petit-Pont, près de l'Hôtel-Dieu. Le l** bâti, dit-on, par l'empereur Julien, reoonstruit par Louis le Gros ou Phihppe-Auffuste, devint plus taxtL le siège de la justice prévôtale de Paris; il était en môme temps une célèbre prison. Il fut démoli en 1802; son emplacement est devenu la place du Chdtelet. Le 2*, construit d'abord en bois, fut renversé par un débordement de la Seine en 1296 et rebAti en pierre par Charles Y en 1369 ; il servit alors de prison. Il lut démoli en 1782. —F. DucHÂTBLfiT.

OiÂTEL^UYOX, bourg du Puy-de-Dôme, k5 k. de Hiom; 2000 hab. Eaux thermales purgatives. Ane. château fort, béti en 1185 par Guy, comte d'Auvergne» démoli en 1&92.

CaaÂTELLEEAUT , CasUUum Beraîdi, ch.-l.

i'arr. (Vienne), k 29 kil. I*<. £. de Poitiers, sur la '^iexine; 14210 h. Station. £|^lise gothique de Stean , tour de l'église Notre-Dame, beau pont. Trib.

de 1^ iast et de connnetté, collège, soc. d'agriculture. Coutellerie célèbre, giande QianuTacture d'armes blanches et k Ten; dentelles façon Malines. — Cette y. tire son nom dVn de ses principaux seigneurs , Hérauld pu fiérald, qui y construisit un chdieau vers le tx* siècle» Elle hit érigée en duchê-nairie en U14 pour des princes de Bourbon et cédée en 15âl par Henri II au comte d'Arran (f. ce nom). Elle embrassa de bonne heure la Réforme, fut prise par les Catholignes en 1562 et reprise par les Protestants ^ 1569. C'est de Chfttelleraut qu'Henri de Navarre (R. IV) publia le célèbn manifeste .par lequel il se portait médiateur entre Henn III et la Ligue.

dBtÂTELlTS, Ch.-L de cant. (Creuse), à 15 kil S. 0. de Boussac; 1075 hab.— V, cRastsllcx.

CHÂTENAT, Castanetum^ joli vge de la Seine, ainsi nommé de ses bois de Châtaigniers, k 12 kil. S. de Paris et à 2 S. 0. de Sceani; 600 hab. ttaisons de campagne. On y fait naître Voluire. — Hameau de Seine-etpMame, cant de Nemours, où Henri III signa en 1576 un traité qui accordait aux Calvinistes le libre exercice de leur rèUgion.

CHAtENOY, ch.-L de cant. (Vosges), k 11 kil. S. E. de Neufchâtean; 11 50 hab. Fabriques d'orgues.

CHATHAM. v. et port militaire d'Angleterre (Kent), sur la Medway, k45 kiL S. E. de Londres; 21 000 hab. Elle est contigué k Rochester, dont on la regarde comme un faubourg. Fortifications admirables: magnifique arsenal , chantiers de constructioU) ba&<iins. forges, ronderies , corderies; école de génie militaire et principale station de la marine anglaise. — L'arsenal de Chatham Ait fondé par Henri VIII, agrandi et fortifié par Elisabeth et Charles II. Ruyter détruisit en prtie cette place en 1667. C'est de cette ville que la lamille des Pitt a pris le titre de lord Chatham. V. pitt.

GHÂTILLON, ch.-l. de cant. (Drôme), k 10 kil S.

E. de Die ; 1400 hab. Commerce de chanvre.

CHÂTILLON-OE-MICHAILLE, ch.-l. dO caut. (Ain), k

20 kil. E. deNantua; 1100 hab. Foires.

CBÂTiLLoif-KN-BAzoïs, ch.-l. de csut. (Nièvre), sur l'Aron, à 26 kil. 0. de Château-Chinoa; 860 luu).

CBItILLOM-LÈS-OOMBES ou CHÀTILLON-SUB-CHALl-

RORNB, ch.-l. de cant. (Ain), k 26 kil. N. E. de Trévoux; 2814 hab. Cette ville était près du pays de Dombes, mais n'en faisait pas partie. Patrie de Commerson. S. Vincent de Paul fut curé de Ch&tilion.

CBlTiLLON-sous-BJUMŒUX, vffe du dép. de la Seine, k 8 kiL S. 0. de Paris; 800 nah. Patrie du diacre Paris. Carrières. BeUe vue.

CHlTiLLoK-SDa-iMnRE, ch.4. dé cant. (Indre), k 47 kiL N. 0. de Châteauroux; 3312 hab. Ane. seiflpeurie, possédée sous Philippe-Auguste par Dreux de Mélo. S. Louis la reprit kses descendants en 1251 . Louis XI la donna à Tanneguy du Ch&tel en 1472.

CHÂTiLLON-suR-LomG, ch.-L do cant (Loiret), à 22 kiL S. E. de Montargis^ 2160 hab. Patrie des Coligny, dont le chftteau existe encore.

cHÂtutoN-suB-LoiBB , ch.-L de cant. (Loiret), à 16 kiL S. E. de Gien ; 1800 hab.

CHlTjLLON-sua-UÀBNE, ch.-L de cant. (Marne) à 30 kiL S. O. de Reims; 1000 hab. Patrie du napo Urbain IL Jadis capitale d'un comté particulier.

F. ci-après gbJLtilloic (maison de).

CHiliLLON-ssa-SBiNB, ch.-L d'srr. (C6te-d'0r), à

84 kil. N. 0. de Dijon; 4430 hab. JoU chkteau, cdlége. biblioth. Draps communs; chapeaux, forges, clouteries; haras. Patrie de Mamxmt. ~ Il se tint k k ChâtiUon, en lévrier et mars 1814, entre Napoléon et les alliés qui avaient envahi la France, un congrès célèbre, mais qui n'amena aucun résultat

CHiTiii.oN-suB-aÈVRB, ITofU leofiif, ch.-L de cant (Deux-Sèvres), k 25 kiL N. 0. de Dressuire; 600 h Commerce démontons; fabrigues de siamoises, etc Cette ville a porté le nom de Mauléon jusqu'en 1 737 , époque où elle fut érigée en duché en faveur d'un comte de Chàtillon dont elle prit le nom.

CHÂTILLON (maison de}, illustre famille, dont

CHAU

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l'origine remante ati n* siècle, et oui s'ôteigxût en 1762. tirait son nom d'un comté cnampenou dont CbfttiDon-sur-Mame était le chef-lien, et forma les branches de St-Poh 'Bloit^ Penthièvre^ Chartres^ etc. Elle possédait de vastes domaines et était albée à plusieurs maisons souTeraines. Les comtes de ChAtillon joignaient à leur titre celui de princes de Porcian. Les principaux membres de cette famille sont : Eudee, qui fut pape sous le nom d'Urbain II; Renaud de Ch&tillon, qui prit part à la 2* croisade, administra la principauté d'Antiocbe et fut pris en 1 160 par les Musulmans; Gaucher de Chfttillon, sénéchal de Bourgogne, mort en 1219, qui accompagna Philippe-Auguste à la Terre-Sainte et se distingua au siège d'Acre et à la bat. de Bouvines; un autre Gaucher de ChâtUlon, arrière-petit-fils du préc., né en 1250, m. en 1329, connétable de France sous Philippe le Bel et ministre de Louis X; Charles de Chfttillon

il 300-1 364), dit aussi Charles de Blois, issu d'une tranche collatérale qui possédait les comtés de Blois et de Champagne.

Une maison toute différente, ceUe de Ch&tillonsur-Loing, a produit aussi plusieurs hommes célèbres, entre autres les trois frères Goligny, Dandelot et Odet, cardinal de ChâtiUon. K coligny, etc.

CHATOU, Tge de Seine-et-Oise, à 10 kil. N. de Versailles et à 15 kiL 0. de Paris, sur le chemin de fer de Paris à St-Germain, près de la r. dr. de la Seine, qu'on j passe sur un beau pont de pierre; 1300 nab. Jolies maisons de campagne; monument érigé dans l'église à la mémoire du duc de Berry.

CHÂTRE (La). V. lacbJLtrb.

CHÂTRES, anc. nom d'Arpajon. K ce nom.

CHATTERTON fHiomas) , poète anglais, remarquable par sa précocité et ses malheurs, ne à Bristol en 1752, était fils d'un pauvre maître d'école. Il composa des satires dès l'ftge de 11 ans, fit paraître à 16 ans plusieurs morceaux écrits dans un style antique, qu'A mettait sous le nom d'un Tieux poète nommé Rowley, attira par là quelque attention, et Tint à Londres, croyant y faire fortune; mais n'ayant pas trouvé de moyens suffisants d'existence, il s'empoisonna (1770) , après avoir lutté quelques jours contre la faim: il avait 17 ans et quelques mois. On s'intéressa a lui après sa mort, et l'on recueillit ses œuvres, 1771 et 1803. Elles ont été trad. par Javélin-Pagnon (avec une Vie de ChatterUm, par A. Callet), 1840, 2 vol. in-8. M. A. de Vigny a composé un drame de ChattêrUm.

CHAUCER (Geoffroy), ancien poète anglais, né à Londres en 1328, mort en 1400. fût page d'Edouard m, obtint Tamitié du duc de Lancastie, fils du roi, et fut chargé de plusieurs missions, particulièrement à Gènes et a Hiian, ce qui lui permit de connaître les grands écrivains de l'Italie de cette époque. Ayant embrassé les opinions de Wiclef , il fut persécuté sous Richard II, et forcé pour quelque temps de quitter l'Angleterre; mais lorsqu'une révolution eut placé sur le trône le fils de son protecteur, Henri ae Lancastre (Henri IV), il rentra en fa- Teur a399). Il avait épousé la soeur de Catherine Swyniord, (jni devint la femme de son protecteur, et se trouvait ainsi allié è la famille royale. Chaucer est considéré comme le père de la poésie anglaise; il est am*. difficile à comprendre. Parmi ses poèmes, on remarque la Cour d^4fnùur ; la Maison de la Renommée, imitée par Pope; le Testament de VAmour, imité de la Consolation de Boèce; Troilus et Cresida, imité du Filostrato de Boccace, enfin les Contes de Cantorbéry, le meilleur de tous, imité du Décon meron. On a réuni ses Œuvres k Londres en 1721, in-foL, et 1798, 2 vol. in-4, avec notes par Tyrwhitt. L'éd. la plus complète est celle de R. Bell, 1855.

CHAUCES. Chaud, peuple de la Germanie septentrionale, habitait entre VAlbis (l'Elbe) et le Visurgis fWeseri, dans le pays correspondant aux territoires d'Oldenbourg, de Brème et de Hanovre. Ils entrèrent au m* s. dans la cmfédération des Francs.

CHAUDES- AIOUBS, Calentes AmuCt ch.-L dec. (Cantal), à 33 kiL S. 0. de St-Flour; 2000 bib. Eaux thermales,, qui lui ont valu son nom.

CIIAUDET(Ant. Denis), sculpteur et peintre, né à Paris en 1763, mort en 1810, remporta à Rome le grand prix en 1784, sur le sujet de Joseph vends par ses frères, fut admis à l'Académie en 1805 et nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts. On lui doit le groupe de VÉmulation de la gloire, pour le péristyle du Panthéon, en 1801 ; OEdtpe enfant y un de ses meilleurs ouvrages; le Papillon et la Rose; la statoe àeDugommier, et celle de Napoléon aoi surmoetait avant 1814 la colonne de la place Vendôme. Coquda peintre, il a traité le tableau d*Énée etitficfci«r,etc. il réussissait surtout dans les sujets gracieux.

CHAUDIÈRE . riv. du Bas-Canada , sort du lac Mégartik et se fette dans le St-Laurent, au-dessous de (^ébec ; elle forme à 4 kil. au-dessus de son emb. une cataracte de 40". Cours, 130 kU. — Lac situé entre le Haut et le Bas-Canada, est formé par TOt tawa, au-dessous du lac du Chat, dont le sépare la chute de ce nom; il a 50 kil. sur 7.

CHAUDON (Dom Louis maiedl), biographe, né en Provence en 1737, mort en 1817, entra chei les Bénédictins de Cluny. H est connu par un Nouveau Dictionnaire historique, qu'il publia en 1766, Avignon, 4 voL in-8, et qui fut porté à \3 vol dans une 8* édition, publiée à Lvon en 1804. avec Delandine, et à 21 oans une refonte due à Prudhomme, 1810-12. On a encore deChaudon un Dietionn. antiphilosophique, où il combat Voltaire. — Son frère, Esprit Chaudon, 1738-1800. a donné la Sibliothèffue de rhommede goûty Avignon, 1772, ouvrage utile, refondu depuis par Desessarts et Barbier.

CHAUFFAILLES ch.-L de cant. (Saône-et-Loire), à 29 kil. S. de CharoUes; 3582 h. toiles, calicots.

CHAUFFEPIË (J. Geoi^ges ns) , né à Leuwarden en 1702, mort en 1786, était ministre calviniste, et résida longtemps à Amsterdam. On lui doit un Nouv. Dietumnaire historique et critique pour tervir de supplément à celui de Bayle, Amsterdam. 1750-56, 4 vol. in-fol., ouvrage plein de savantes recherches. Il a traduit plusieurs volumes de VBi^ toire universelle anglaise.

CHAUFFEURS, brigands qui, pendant la Révolution, envahissaient iSs nuiisons isolées et chauffaient les pieds de leurs victimes jusqu'à ce qu'elles déclarassent l'endroit où elles avaient déposé leur argent S'ôUnt mêlés aux Chouans, ils affectèrent un caractère politique, ce qui contribua à les rendra plus fameux. Ils disparurent en 1803.

CHAULIAC (Gui de), médecin, né vers 1320 à Chauliac dans le Gévaudiian, exerça son art à Lyon, puis à Avignon où il fut médecin de trois papes, et composa en 1363 un traité qui (ùt longtemDs regaraé comme classique, Inventarium sive cotleciorium chirurgicalis medieina, impr. à Bergame d^ 1498, in-f.. trad. en fr. par L. Joubert, Lyon, 1592. H se signala par son dévouement dans la peste de 1348.

CHAULIEU (GuilL amfbtb, abbé de), pNDète aimable, né en 1639 à Fontenay dans le Vexin, mort en 1720 à 81 ans, prit le petit collet, obtint par la protection du duc de Vendôme de riches bénéfices, qui lui permirent de se livrer à son goût pour le repos et pour les plaisirs de l'amour et de la table. 11 résidait habituellement au Temple, où se rfiani»sait une société choisie, et mérita par l'élégance de sa poésie épicurienne d'être appelé tAnaerêm du Temple. On remarque surtout son Ode contre VEsprit, ses vers sur la Mort, sur la Retraiu, 9» stances sur la Goutte et sur la Solitude de Fontenay. n fut particulièrement lié avec le marquis de U Fare, poète comme lui. Leurs œuvres ont été plosieurs fois publiées ensemble, notamment en i75fl par St-Marc Des Lettres inédites de Chaulieu ont été publiées en 1850 par le marquis de Bérenger.

CHAULNES. ch.-l. de cant. (Somme) à 80 kiL S. 0. de Pérouno; 1250 hab. ToUes, baptistes; bUn-

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