‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 250 sur 578 · CHEV · texte numérisé non relu

CHEV

êB la viem (1723), sur VOtiéographie (1732): mais il s'est sortout fait un nom pour avoir le premier fait l'opération de la cataracte sur des aveugles-nés. En 17'i8, il rendit la vue par ce procédé à un jeune homme de 14 ans, et donna, dans un mémoire inséré dans les Transaetioru phUatophiques, les plus intéressants détails sur les progrés du nouveau sens qae ce jeane homme venait d'acquérir.

CHESNE-POPCLEUX (le) , ch.-l. de cant. (Ardennes) sur le canal des Ardennes, à 14kil. N. de Voutiers; 1201 h. C'est un des 5 passages de l'Argonne. ŒESTER, Deva ou Cestna, vUle d'Angleterre, '.h.4. da comté de Ghester, sur la Dee, à 270 kil. N. 0. de Londres; 23 OOOhab. fivéché anglican, belle aithédrale. Prisons remarquables, chAteau fort, construit par Guillaume le Conquérant Tabac, plomb à tirer, cénise; chantiers de construction, etc. Grand commerce, 2 ffrandes foires.— Le comté de Ghester est situé sur la mer d'Irlande, au S. du comté de Lincaster, an N. de ceux de Shrop et de Flint; 82 k. sur 48; 384000 hab. Agriculture florissante. Sel gemxDa et houille: fromages de Chester renommés. —Ce pays, habité jadis par les Comovtt, fit, sous les Romains, partie de la Flavia Cœsarieiuù. Guillaume le Conquérant l'érigea en comté palatin en fcTeur de son neveu Hugues, et lui accorda de grands privilèges, que restreignit Henri VIII. Depuis £douard IIl, le fils atné du roi a toujours porté le titre de comte de Chester.

CHE3TERFIELD, v. d'Aiougleterre a)erby), à28k. N. de Derby; 11 000 h. Grande et vieille église , hôtel de fille. Forges, tapis, cotonnades. Titre de comté, appartenant à ime branche de la fiamille Stanhope. CHESTBRFIELD ( Philippe dormbr stanhopb , eomte de) , connu comme homme d'esprit et comme ie modèle du bon ton, né à Londres en 1694, mort n 1773, fut d'abord membre de la Chambre des Goomunes, entra dans celle des Lords à la mort de ■on pèrtt (1726). et se fit remarquer dans toutes les deux par son élocpience insinuante. Il remplit avec noces les fonctions d'ambassadeur en ËoUimde (1728), de vice-roi en Irlande, et de secrétaire d'État (1748). Il lût lié avec les hommes les plus distingués de l'Angleterre et de la France, particulièrement arec Yohaire et Montesquieu. On a de lui des discours, des morceaux détachés et des Letêret à ton fils (enfant naturel, né d'une Française, mort en 1768, à 36 ans), où il lui donne des conseils sur sa conduite daos le monde, et sur ses études pendant un voyage qu'il faisait sur le continent; ces lettres sont écrites avec une élégance remarquable, mais elles contiennent une morale fort relAchée. Elles ont été trad. en français, avec quelques suppressions, Amsterdam, 1777, et Paris^ 1842 (par Am. Renée, 2 voL in-12). Les OEwores divenet de Chesterfield ont été publiées à Londres, 1774, 4 voL in-4, etl853, 5 voL io-8. CHEVAGNE5, ch.-l. de cant. (Allier), à 18 Ul. E. de Moulins; 900 hab.

CHEVALIERS, -Cidre du peuple romain qui tenait le milieu entre les patriciens et les plébéiens. On les îait remonter jusqu'à Rcmuius^ mais ils ne form^ rent un ordre constitué qu'au vi" siècle de Rome. Leur nombre était illimité. Pour entrer dans cet ordre il fallait posséder une certaine fortune, constatée par le cens : c'était, sous Servius Tullius. 100 UOo as (5250 fr.) ; sous les empereurs, 400000 sesterces (107560 fr.^. Les chevaliers avaient le privilège d*avoir un cneval entretenu aux frais de l£tat, de porter un anneau d'or, d'occuper dans les jeux publics les 14 premiers sièges. C. Gracchus leur fit donner l'administration de la justice (122 av. J.-C); Sylla la leur 6U (82); Pompée, qui appartenait à leur ordre, la leur rendit (70) , mais en leur associant les sénateurs. Us eurent aussi la ferme des impôts publics , ce qui les fit appeler p^licaint. M. Belot a donné une Uitt^ dès Chevdlien romains y 1866.

Au moyen â^e le titre de chevalier appartenait de

droit et exclusivement aux personnes nobles de nom st alarmes; mais on n'y parvenait qu'après avoir passé par les rangs de vartet ou damoiseau ^ de page et d'^ cuyer. La réception d'un chevalier était accompagnée de cérémonies religieuses et militaires destinées à rehausser l'éclat et l'importance de ce titre : après la veillée larmes et la messe du St-Esprit, le chevalier recevait Tépée bénite et l'accolaae. Les chevaliers seuls pouvaient porter bannière, paraître dans les tournois et y disputer les prix , revêtir un collier d'or et une armure dorée, placer une girouette sur le haut de leur manoir; ils portaient dans leurs armoiries un sceau particulier; us prenaient le titre demesttre ou de monseigneur, et leurs femmes celui de madame. En échange de ces prérogatives, ilsju< raient de combattre partout l'injustice, d'être les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, et d'obéir sans réserve aux ordres de leur dame et de leur roi. Le chevalier qui manquait à ses devoirs était déclaré fé- Um et perdait ses privilèges. C'est sous les règnes d'Arthur et de Chariemagne qu'on plaçait les plus brillants exploits des preux chevaliers (F. table aonde). Le temps des croisades fut l'époque la plus glorieuse de cette institution, gui finit avec le régime féodal. F. VHigt. de la Chevalerie en France, delJbert, 185G.

Le titre de chevalier était aussi donné aux membres des ordres religieux et militaires (Templiers , Porte-glaive, Hospitaliers, etc.). On a depuis donné par extension le nom de chevalier à toute personne décorée d'un ordre honorifique» tels que ceux de St-Michel, de la Légion d'honneur, etc. (VA' Atlas.) Le titre de chevalier désignait le dernier degré de la noblesse , et venait après ceux de comte et de baron.

CHEVALLBT (AbeL baron de), philologue , né en 1812 à Orpierre (Bautes-Alpes), m. en 1858. On lui doit d^importantes recherches sur V(>rigine et la formation de la langue française, 1857, 3 vol. 8**.

GHEVERT (François de), général f rancis, né en 1695 à Verdun, m. en 1769, entra au service comme simple soldat. Il était lieutenant colonel lors du siège de Prague par le comte de Saxe, en 1741 ; on lui dut la prise de cette place. L'année suivante, il défendit cette même place pendant 18 jours, avec 1800 hommes, contre toute l'armée autrichienne, et ne capitula qu'aux conditions les plus honorables.

CEŒIVERUS (J. LEFÉBURE de), cardinal, né en 1768 à Mayenne, mort en 1836, émigra en 1792, passa en Angleterre, puis aux États-Unis; accomplit de périlleuses missions parmi les sauvages, qu'il convertit en grand nomnre; fut sacré évêoue de Boston en 1808 et fit bénir son nom dans ce diocèse par ses vertus évangéliques. Il fut, malgré sa résistance, porté en 1823 au siège de Montauban, en 1826 à l'archevêché de Bordeaux, et reçut le chapeau de cardinal en 1 836 , peu de mois avant sa mort. Sa Fie. par l'abbé Hamon, son grand vicaire, off^re le modèle de l'èvèque catholique.

CHEVILLON, ch.4. de cant. (Hte-Mame),à 17 k. N. E. de Vassy; 860 hab. Station.

GHEVIOT (monts), chaîne de montagnes qui sépare l'Angleterre de l'Ecosse, s'étend du N. E. au S. 0., depuis les rives du Glen jusqu'à celles du Liddel , sur une longueur de 75 lui. Les plus hautes cimes atteignent 812". Gras pAturages où l'on élève les moutons dits chemots dont la laine est fort estimée.

CHEVREAU (Urbain), écrivain, né à Loudun en 1613,mort en 1701, passa presque toute sa vie envoya ges^ et fit un assez long séjour à hi cour de Suède, où il fût secrétaire des commandements de hi reine Christine. On a de lui : Scanderbeg^ Paris, 1644*^ fiemarquu sur les poésies de Maiherbe^ 1660 ; plusieurs pièces de théAtre, parmi lesquelles on remarque la Suite et le Mariage du Cid, tragi-comédie, 1638; un recueil intitulé ChevrsBona, 1700. Ses OEuvres mêlées ont paru à La Haye, 1717.

CHEVREOSE, ch.-L dec. (Seine-et-Oise), à 13 k. S. 0. de Versailles, et à 18 kU. E. N. K. de Pambouillet, sur l'Yvette; 1700 hab. Près de là. beau

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