CHIA
CBIB
château et paie de Dampierre (appartenant au duo de Luyne», qui Ta récemment restauré). — Ghe- Treuse fut érigée en duché-pairie pour Claude de Lorraine (1578-1657) et passa ensuite par héritage dans la maison de Luynes.
CHEVREUSE (maison de). La seigneurie de Chevreuse^. après atoir appartenu aui ttontmorency et à Claude de Lorraine, passa en lb67, faute d'héritiers, à la maison de Lnynes. et l'usage s'établit dans cette famille de porter alternativement de mÂle en mâle les titres de duc de Luvnea et de duc de Ghevreuse. Parmi ceux qui portèrent ce dernier titre, on remarque : Charles Honoré d'Albeot, mort en 1 712, qui épousa la fiUe aînée de Colbert et fut Pami de Fénelon et de Kaeine; il se distinguait par sa sagesse et son instruction; — Charles Louis d'Albert, lieutenant général sous Louis XV, qui se distingua dans la ffuerre de Sept ans et aida à sauver Farmée après la bataille de Minden, 1759. — Le duo actuel de Luyneft, si célèbre par son goût pour les arts, est petitnfils de ce dernier.
CHsvBEusB (Marie de vohan-montbazon, duchesse de), femme célèbre par son esprit et sa beauté, née en 1600, d'Hercule de Rohàn, duo de Hontbazon, morte en 1679. épousa en 1617 Charles d'Albert, duc de Luynes, connétable de France, et en 2* noces, en 1622, Claude d» Lorraine, ducdeChevreuse. Son attachement pour la reine Anne d'Autriche lui fit haïr le cardinal de Richelieu , qui l'en punit par Texil. Anne d'Autriche étant devenue régente, la duchesse de Chevreuse revint à la cour; elle conserva toujottrs un grand ascendantsurFespritdela reine. M. Y. Cousin a publié des Jbfudef sur Mme de CheifreuMe, 1856.
GHEYLABD (le), eh.-L de e. (Ardèehe), sur la Dorne. ft 36 k. S. 0. deTournon; 2542 h. Soie.
CHEZT (Ant. Léon de), orientaU^td, né en 1773 à Neuiily, enlevé par le choléra en 1832, était fils d'Ant. Cnéty, ingénieur des ponts et chaussées. 11 introduisit le premier l'étude du sanscrit en France, publia la traduction de quelques poèmes écrits dan& cette langue, tela que la Mort ^Tadjnadatta, Sacontalaf Àmarou-Satndkai ainsi que plusieurs autres ouvrages sur les langues et les littératures sanscrite et persane. On créa pour lui, en 1815, une chaire de langue sanscrite au Collège de France. 11 était de l'Académie des inscriptions et fut im des fondateurs de hi Société asiatique.— Sa veuve, Wilhelmine Christine de Chézy , connue dans la littérature allemande sous le nom d'Helmina von Chexy , a rédigé les Mémoires de son mari, et a donné &s romans qui ont étéljprt goûtés, et des drames, entre autres Euryanthef mis es musique par "Weber.
CHIABRERA (Gabriel), poète italien, né en 1552 à Savone, mort en 1637, se distingua dans le genre lyrique et fut surnommé le Pindare de l'Italie. 11 étudia avec ardeur les poètes grecs et latins. Ses poésies lyriques, publiées en 3 parties à Gènes, 1586, 1587, et 1588, ont été souvent réimprimées. Il a aussi composé des tragédies, des comédies, des poèmes épiques, des fables. On a publié eoa 1796 à Gènes des pioésies inédites de ChiaSrera.
CHLANA, Clanis, riv. de l'Italie, est formée par divers ruisseaui dont les eaux se partagent sur la limite de la Toscane et de l'Etat ecclésiastique, et se rendent, au N. dans TArno, au S. dans le Tibre, par deux bras dits, Tun Chiana Toscana, l'antre Chiana PonHficia,
CHIAPA (Ëtat de), un des Stats de la Confédération mexicaine, entre ceux de Tabascoau N., d'Yucatan au N. E., d'Oaxaeaà l'O. j le Guatemala àFE., le Grand Océan an S.; 150 000 h.; ch.-L, Ghiapade-los-Espanoles. Sol fertile. Climat varié. Chevaux, porcs, beaucoup de beaux oiseaux. Cet £tat était )adis une prov. du Guatemala.
CRIAPà-DE-LOS-ESPàNOLES ou CIUnAn-nB-LAS-OASAS,
f, du Mexique, ch.-L de l'Ëtat de Chiapa, à 400 1^. N. 0. de Guatemala; 3800 h. fivèché, dont Las Came a été titulaire
GHiAPA-DB-LOd-iNDios, V. du Mexîque, dans l'Etat de Chiapa, sur le Tabaaco et l'isthme de Tehuantepec;environ4000 familles, presque toutes indiennes. Fondée en 1527 et jadis ch.-l. de la prov. espagnole de Chiapa, dans l'ane. vice-royauté du Mexique.
CHIARAMONTI (Bardabé). Y. pis yU.
CHIARENZA, V. de Grèce. V, clarbncb.
CBIARI, Clarium, t. de Lombacdie, à 22 k. 0. de Brescia: 7000 h. Soie, bestiaux. Le maréchal de Yillefoi y rat défait par le prince Eugène en 1701.
GHiAYARl, ville des Stats sardes, & 31 k. S. E. de Gênes; ch.-l. de la prov. du même nom; 10 000 h. Pèche d'anchois. Toiles, dentelles, linge de taUe. Patrie d'Innocent lY.— La prov. a 100 000 h.
GHIAYBNNA, Claœfina ÔBB anciens, KkBvenm allemand ; v. de Lombardie, à 28 kîL N. O. de Sondrio, sur la Maira, au pied des Alpes Rhétiques; 400û b. Entrepôt du commerce entre l'Allemagne et l'Italie. Grand commerce de vins et de fhiits, ustensiles de cuisine , pierres dites laretxi. -^ Au xu* siècle cette t. était soumise à la république de G6me. Km 1512, les Grisons s'en emparèrent ; ils la conservèrent juaau'en 1797 , époque ou elle fut enclavée dans la r^uhli^e Cisalpine. £n 1815, elle A été donnée à rAntriche.
CHICAGO, V. des Etats-Unis (illinois), nirle lac Michigan, au S. 0., à l'emh. de la rivière deChicago; 5000 h. en 1835: auj. 200000 hab. £vôch6 créé par Grégoire XYI. Cnemins de fer, bateaux à vapeur.
CHICHESTER, v. d'Angleterre, ch.-L du comté de Sussex, à96 k. S. 0. de Londres; 8400 h. Êvèehê anglican. Belle cathédrale, hôtel de viHe, théâtre et autres monuments; chemin de fer; petit port, eommuniquant par on canal avec Portsmouth. Ratrspôt du sel d'Ichnor. Jadis station romsLiné, Jnns résidence des rois saxons de Sussex. Patrie de GoUins.
GBDICHIMÈQUES, anc. nation de l'Amérique du N. A une époque incertaine, que quelques-uns fixent vers l'an 50 de l.-C , elle vint du N. O. de l'Amèriaue s'établir dans le Mexique actuel, dont elle chas» les anciens habitants, appelés Tc^tèques. Elle fut exterminée par les Espagnols.
CHtCLANA, V. d'Espagne (Séville) , à 26 kil. S. E. de Cadix; 7000 h. Maisons de campagne; eaut minérales. Un corps de Français fut battu, près de là, à Borosa, par les Anglais et les Espagnols, 1810.
GUIGOYNBAU (Franc.), médecin, né à Montpellier en 1672, mort en 1752. occupa dès l'âge de 21 ans une oliaire à Montpellier, devint chancelier de l'Université de cette ville, fut nommé en 1731 médecin des enfants de France et associé de l'Acadé mie des sciences en 1732. Lors de la peste de Marseille, il alla donner des soins dévoués aux malades ' il ne croyait pas à la contagion.
CHIEM (lac de) , Chiemsee, lac de Bavière (Isar), a 15 kil. sur 9. et 160" de profondeur. Très-poisson-* neux; bords cnarmants. Ce lac renferme trois Ilots, reçoit l'Achen, et donne naissance à l'Alz.
CHIEN (grotte du) , fameuse grotte située &iu bords du lac d'Apano, près de Naples, & 8 kil. S.O. de cette ville. Elle est remplie de gaz carbonique qui s'exhale du sol; ce gaz délétère ne nouvantgu^re s'élever qu'à un mètre, le.^ animaux de petite laiUe qui y sont plongés y périssent , tandis que l'homme n'y ressent aucun mal. C'est ordinairement sur un chien qu'on en fait l'expérience ' d'où le nom donné à la grotte.
CHIERI ou QtJiBRS, Carea ou Carium^ v. d'Italie (Piémont) , à 10 k. S. E. de Turin ; 12 000 hab. Draps, filatures de coton et de fil. — Cette ville formait au moyen âge une petite république indépendante, qw avait étéf dit-on, fondée au vi* siècle par un Roncain nommé Balbus. Elle fut gouvernée jusqu'au xiv siècle par la famille des Balbes, qui prétendait descendre de ce Romain. En 1347, les habitants de Chien, fatigués de leurs dissensions, reconnurent volontairement la domination d'Amédée VI, comte de Saroie.
CHIERS, riv. qui naît au bourg d'Esch en Belgique, entre en France, baigne Longwy, Longuyoui
CHIF
CUIL
irontiAédy, Carignan, et se perd dan» la Meuse a 7 kil. S. E. de Sedan , après un cours de 88 kil^
CBJSSEï Clusiut, riv. de JLombardie^ prend sft aooree dacs le Tjk^, à 37 k. 0< de Trente, traverse le lac d'Idro, arrose les prov. de Brescia et de Mantoue, et 86 perd dans l'Ogbo a|>rè9 un cours de 130 kil.
GBIEn, TecU$ Mamtcinorum, v« du roy. de Napies, ch.-k de l'Abruzzfe Citérieuie, sur la Pescara, à 64 kil. £. d'Aquila*^ 14000 h. Archev6oké; place de guerte, cour de justice; société d'agriculture, arts et commeroei; draps, étofifesdWerses^ huile, ete. «-Cette fille était une des principales deslfarrumi/ •lie derint, aorès U chute de rempire romain, la proie des Gotos, puis celle des Lombards. Pépin, roi d'Italie, la pnt iur ces derniers et la ravagea. Elle futplus tard relevée par les Normands. Les Fran-> çais s'en emparèrent en 1802. C'est à Chieti {TMte) que fut fooaé J 'ordre des Téatinê ou Théatiru.
GHIÈYBES, Cervia, v. de Belgique (Hainaut), sur le Himel, à 17 k. N. 0. de Mous; 2500 h. Braaseries, distilidries, corroieries, raffinerie de seL
GHKfiVHES (Guill. de grot^ seigneur de} , né en 1 458, d'une anc. maison de Picardie , fit avec distinction les guerres d'Itali» sous Charles VIII et sous Louis XII, cuis passa au service de l'Autriche et fut nomnké gouTemeur et tutetir du Jeune Charles d'Autriche (Charles-Quint). Quand celui-ci devint empereur ^ il oonuDa Ghièvres son premier ministre. Son incapacité et ses déprédations excitèrent une révolte à VaLladolid, 1520. Il mourut à Worms< empoisonné, en 1Ô21. Sa Fie a été écrite narVarillas, 16$4; sous ce titre : La Praligue de feduecUion det Pnnc^j, ou VUistoirt de GuiUaume de Croy; mais cet ouviage trop flatteur est peu exact.
CHIFFA, riv. d'Algérie (prov. d'Aker), naitdans le Petit Atlas « près et au N. de Médéah} s'unit à POued-Ger pour former le Mazafran, et se jette dans Is mer à 8 Kil« de Sidi-Feruch« Il s'est livré sur ses bords plusieurs combats entre les Français et les Arabes. Dans celui du 3) décembre 1839, l'infanterie rigiilière d'Abd-el-Kader fut écrasée.
GHIFFLET, famille de la Franche-Comté, qui« pendant les zvi* et zvn* siècles, a fourni un grana nombre d'èrudits distingués. Les principaux sont : Claude, né à Besançon en 1541 , m« en 1580 ^ professeur de droit à Dôle; il a écrit sur les substitutions. les partages^ les fidéicommis^ et s'est aussi occupé avec succès de numismatique et d'histoire : on fui doit un ouvrage intit. De Ammiani Marçellini vita ttlibrist Louvain, 1627, et une savante dissertation !k Àntiquo numisvMte. ^ Jean Jacques, neveu du précéd., médecin et antiquaire, né à Besançon en 1588, mort en 1660 : il visita Paris, Montpellier, vovar gea en Italie, en Allenuigne^ occupa à son retour les premières places dans sa ville natale, et fut choisi pour médecin par le roi d'Espagne Philippe lY. On a de lui: VesuntiOf histoire de Besançon fort estimée, Lyon, 1618; Portus leciyà» Julii Caeioris (il place ce port à Mardick), 1627 ; le Blcuon det ehevalien de la Toison d'Off 1632, et des écrits politiques où il soutient les droits de l'Espagne et de TÂutriche contre la France. — Il eut deux fils : Jules, jurisconsulte et historien, auteur du Breviarium ordinit vellerie aurei, Anvers, 1652; et Jean, ecclésiastique, auteur de dissertations historiques fort curieuses, dont une sur la papesse Jeanne, Anvers, 1666. —Pierre [François, trùe de Jean Jaooues, jésuite, né en 1692, m. en 1682, avait enseigné avec distinction dans divers coUéges de son ordre, lorsque Colbert l'attira en France, 1676, et lui confia la garde du médaiUier du roi. On lui doit Seriptoret veteree de .Me eatholiea^ Dijon, 1656; Payiinue ilhutratuSf 1622; VietorisViiensùetVigiliiopera, 1664; desIHsteruuiont sur Denys l'Aréopagite, sur S. Martin, etc. — Philippe, savant ecclésiastique, né à Besançon en 1697, mort vers 1663, chanoine de Besançon, était l'ami du célUire Henri Dupuis. Il a publié : (''fmHlii Ttidmtmi eanone», eum fnefattone et
noli^v Anvere, 1640 # estimé, et a donné une nonne édition ainsi qu'une traduction de Vîmitaiion de /.-C. — Laurent, Jésuite, né en 1598^ mort en 1658. Il a écrit de nombreux ouvragés ascétiques, et a composé une Parfaite GrammairB de ta Umifue franr foùe. Anvers, 1659, qui eut de la vogue* 11 pritp«rt à la réaaction du Calepin en huit langues, 2 v(4. la-fol. CHIGI (Fabio), pape. F. AUUCAifDRB vu.
CuutuAHUA, V. du Mexique ; capit. oe l'État de même nom, à 1300 kit N. 0< de Mexico; 14000 h. École militaire. — L'État, situé au centre du Mexique^ compte env. 160000 hab« Une partie de son territoire a été cédée aux États-Unis eo 1854.
CHUiDEBERT h 3" fils de Clovis. eut en partage le roy. de Paris, et commença à réaner en Ô 11. 11 se joignit à ses frères Clodomir et uotaire I contve Sigismond, roi de Bourgogne « te fit périr avec sa famille (624), puis démembra ses États (534). Il eut part à l'assassinat de ses neveux , fils de Clodomir , qui devaient hériter du roy. d'Orléansi et partagea leur héritage avec Clotaire. Il tourna ensuite ses armes contre les Visigoths d'Espagne pour venger sa sœur Clotilde, maluaitée par leur roi Amalaric, qui l'avait épousée : il prit Pampelune, mais échoua devant Saragosse. Il mourut a Paris en 558, sans enifants mâles, laissant son frère Clotaire seul roi des Fratics. C'est lui qui fit bâtir l'église St-Yinoent, nommée depuis St-Germain-des-î'rés^
GHiLDBBERT li, fîû de Sigobert et de Brunehaut, succéda à son père dans le roy, d*Austrasie en 575. A la mort de son oncle Gontran, 593, il réunit à l'Austrasie les roy. de Bourgogne, d'Orléans et une partie de celui de Paris* Il mourut en 596. à Tâse de 26 ans, empoisonné, dit-on, par Frédégonde. Il laissait deux fils, Thierry et Théodebert
GHiLpBBBRT ui. dît U Juste, fils de Thierry ïll et frère de Clovis III, succéda en 695 à ce dernier, à l'âge de 12 ans, et réunit les rov. d'Austrasie^ de Neustrie et de Bourgogne. Il ne re^na que nominalement, sous la domination de Pepin le Gros, maire du palais, qui ne lui laissa prendre aucune part au gouvernement. t\ mourut en 711.
GHILDEBRAND, fils de Pepin je Gros ât frère de Charles Martel, accompagna celui-ci dans sei expéditions contre les Sarrasins et se signala par son courage. Quelques historien^ ont nié l'existence de ce prince, d'autres font de lui la tige des Capétiens. Carel de Sainte-Garde a célébré ses exploits imaginaires dans un mauvais poôme intitulé tes Sarrasins chassés de France, dont Boileau a fait justice.
CHILDÉRIG I, roi des Franes de 458 à 481. succéda à son père Mérovée. Il fut, dit-on , chassé de ses États (Flandre et Picardie) pour son incontinence, et se réfugia dans la Thuringe, chez le roi de ce pays, dont il séduisit la femme, nommée Basine, Ëgidius, maître de la milice romaine, gouverna en son absence; mais ce général s'étant bientôt rendu odieux à sou tour, Ch2déric put rentrer dans ses États; il y amena Basine et répousa; il en eut Clovis. On croit qu'il mourut à tournay, où son tombeau a êié retrouvé en 1654.
GHiLDÉRic II, 2* fils de Clovis II, eut en partage l'Austrasie, et commença à y régner en 656. A Ta mort de Clotaire lll, son frète aîné (6T0), il réunit à sa couronne les royaumes de Bourgogne et de Neustrie, malgré Ébrom, maire du palais de Neustrie, qui voulait donner pour successeur à CIo- Uire III Ttierry, 3« fils de Clovis ïl. Childéric eut pour ministre le vertueux S. Léger, évéque d'Autun, et suivit pendant quelque temps ses sages conseils. Mais bientôt, fatigué de ses remontrances, il le relégua dans le monastère dé Luxeuil, et s'abandonna à son caractère violent et cruel. Bodillon, seigneur qu'il avait fait battre de verges, l'assassina en 673. U laissait un fils, Chilpéric II.
GHILDÉRIC m, dernier roi de France de la l** race, fils de Chilpéric II, fut tiré du clottre en 742 pour étrv placé sur le trône par Pepin le Bref alors maire