‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 256 sur 578 · CIMMI^IEN (BOSPHORE]. F. BOSPHORE · texte numérisé non relu

CIMMI^IEN (BOSPHORE]. F. BOSPHORE

CIMMËRIENS, Cimmeni. anc. peuple barbare de l'Europe orientale. Us habitèrent pendant un temps les environs du Palus Mêotide (mer d'Azof) , entre lister et le Tanals. Chassés par les Scythes d^Asie, ils refluèrent le long des côtes orientales de la mer Noire et jusque dans la Chersonèse Taurique qui prit d'eux le nom de Crimée^ pénétrèrent dans le Pont, la Cappadoce, conquirent même la Lydie et prirent Sardes, vers 680*, Alyatte les en chassa vers 610 av. J.-C. Une partie des Cimmériens, se dirigeant à ro., avait pénétré, à ce qu'on croit, en Germanie et jusqu'en Gaule et en Angleterre. On croit que les Cimmériens sont de la môme famille que les Kymris et que les Cimbres sont issus de ce peuple.

En Mythologie, le pays des Cimmériens passait pour être le séjour du Sommeil : on plaçait ce pays en Campanie, autour du lac Aveme. Les habitants vivaient dans des cavernes où la lumière ne pénétrait jamais.

CIMMEBIENS (monts) , en Crimée» dans la partie mérid. Le Kriou-Uétropon (auj. cap Karadjé-Bauroun) en est la pointe méridionale.

CmOLOS. Ile de la mer Egée, auj. 111e Ximolo ou VArgentiere. F. argentiêre (L').

CIMON, général athénien , fils de Miltiade. H se distingua d'abord à la bataille de Salamine (480), et fut en 471 chargé du commandement de toutes leb forces naines de la Grèce contre les Perses. Il se rendit dans l'Asie- Mineure et remporta sur Jes Perses en un même jour deux victoires, l'une sur mer, l'autre sur terre, à l'embouchure de l'Eurymédon en Pamphylie (470 av. J.-C). Il fut ensuite mis à la tête des affaires de la république, qu'il administra avec une ^ande intégrité. Il eut pour rival et pour adversaire Périclès, qui en 461 le fit exiler par l'ostracisme. Rappelé en 456, il ménagea la paix entre Athènes et Sparte et fit en 450 une expéaition heureuse contre l'Ile de Chypre. Il mourut dans cette expédition en assiégeant uitium (449). Il venait d'imposer aux Perses une paix ignominieuse qui rendait la liberté aux villes grecques de l'Asie-Mineure et fermait la mer Egée aux flottes du grand roi. Cimon jouissait à Atnenes d'une grande popularité : il s'était fait aimer du peuple par ses libéralités et en ouvrant à tous les citoyens ses magnifiques jardins. Plutarque et Cornélius ont écrit sa rie.

QNALOA, V. delà confédération mexicaine, dans l'Etat de Cinaloa , auquel elle donne son nom , à

CINN

ClNï

220 kil. N. 0 de Guliacan; enY. 10000 hab. Jadis ch.4. de la prov. de Cinaloa. — L'fitat , entre ceux de Sonora au N., de Durando à TE., de Xalisco au S. et le golfe de Californie à TO. , compte 160 000 hab. et a pour ^h.-L Culiacan.

CINGA, riv. d^Espagne, sort des Pyrénées, baigne Puertolas, Ainsa, Barbastro, Fraga; et se joint à la Sègre à 4 kiL au-dessus du confluent de celle-ci avec rÈbro; cours, 140 kU.

GINOIOIf (la comtesse de) , dame espagnole , femme d'im Tice-roi du Pérou, apporta en Europe en 1632 le quinquina, et fit connaître la vertu fébrifuge de cette éoorce, à laouelle elle devait ellemême sa gttérison. — On a donné en son honneur le nom de cinehona à la plante et celui de cinchonine à une substance que renferme le quinquina gris.

GINGINIfAIl, V. des États-Unis (Obio), sur TOhio, à 160 kil. S. 0. de Golumbus; 180 000 hab. Evéchés catholique et méthodiste. Etablissements de bienfaisance et d'instruction publique, plusieurs théâtres. Tissus de laine, coton; verreries, chantiers de construction. Cette ville est l'entrepôt des provinces occid. de l'Union; plusieurs chemins de rer y aboutissent Fondée en 1789, die s'est accrue avec une prodigieuse rapidité.

CIIfCINNATUS (L. ouiMCTiDsJ , Romain célèbre par son désintéressement et sa frugalité, fut consul subrogé Fan 460 av. J.-G., lutta contre les tribuns qui soutenaient la loi Térentilius Arsa et chassa le Sabin Herdonius, qui s'était emparé du Capitole. En 458, l'armée romaine s'étant trouvée enfermée par les Ëques et les Yolsques, il fut tiré de la charrue pour être nommé dictateur : il leva à la hâte quelques troupes, délivra les soldats cernés, tailla en pièces l'ennemi, et obtint le triomphe; puis, abdiauant au bout de 16 jours^ il reprit ses travaux rustiques. A l'âge de 80 ans, il tut encore nommé dictateur pour réprimer Sp. Mœlius (438 av. J.-C.) : ayant fait tuer ce conspirateur par C. Serv. Ahala, maître delà cavalerie, il se dépouilla, au bout de 21 jours, de la souveraine puissance et refusa toute récompense.

ciNCiiiNATUS (ordre de), société patriotique formée aux Etats-Unis en 1783, était composée de tous ceux qui s'étaient distingués pendant la guerre de l'indépendance. Ses membres se proposaient pour modèle le vertueux Gincinnatus : ils portaient une médaille où ce grand citoyen était représenté quittant sa charrue pour servir l'Etat. Cette société, admettant l'hérédité, fut considérée comme incompatible avec l'esprit républicain et supprimée.

CINÊAS, ministre et favori de Pyrrhus, roi d'Epire, conseillait le repos à ce conquérant. Après la bat. d'Héraclée, il fut envoyé à Rome pour proposer la paix (279 av. J.-G.), mais ne put l'obtenir. Ginéas avait une mémoire prodigieuse. On a de lui un abrégé d*Énée le tacticien,

CINGALAIS, habitants de Geylan.

CmNA (L. Cornélius), consul l'an 87 av. J.-G., partisan de Marins , voulut faire rappeler d'exil ce général, malgré son collègue Octavius ; mais le sénat le dépouilla de son titre et le chassa de la ville. Furieux, il ramassa une armée, marcha sur Rome accompagné de If anus, de Carbon et de Sertorius, s'empara de la ville, assembla le peuple, fit prononcer solennellement le rappel de Marins et fut le complice de ses cruautés. Il fût tué trois ans après, dans une sédition, par ses propres soldats. Il avait été consul 4 ans de suite (87-84).

cnfNA, fils d'une petite -fille de Pompée, conspira contre Auguste, quoiqu'il eût été comblé de ses bienfaits, et obtint son pardon (4 de J.-G.). Cet acte de clémence , qui est rapporté par Sénèque , mais dont Tacite et Suétone ne parlent pas, a été mis sur la scène par Corneille dans la tragédie de Cinna.

GINNAHOHIFERA RBOio, contrée de l'Ethiopie mérid., ainsi nommée à cause de l'abondance aes cinnamomes (cannelles) qui y croissaient.

CINNAMUS, historien grec, né vers 1143, accom-

pagna comme secrétaire l'empereur Manuel Comnène dans la plupart de ses voyages. On a de lui : Hittoire des règnes de Jean et Manuel Comnàie, imprimée au Louvre en 1670, en grec-latin, avec des notes de Ducange. Cet ouvrage, écrit d'un style clair et élégant, fait partie de la Byzantine.

CINO-DA-PISTOIA, jurisconsulte et poète italien, né à Pistoia en 1270, publia un Commentaire sur la Code qui le fit connaître si avantageusement qiu» plusieurs universités lui offrirent à la fois des chaires de droit 11 professa avec succès à Trévise, à Pérouse, où il eut Barthole pour élève, puisa Florence, et mourut en 1337. La meilleure édition du Con^ mentaire de Gino est celle de Francfort, 157a Ont aussi de lui un recueil de poésies publiées sous ce titre : Rime di messer Cino da PisUAa , Rome , 1559. U est, de tous les poètes italiens qui précédèrent Pétrarque, celui dont les vers ont le f lus d'élégance

CINQ- ARBRES (Jean), en latin Quinquarboreus^

Erofesseur de langues hébraïque et syriaque auCol- ^e de France, né à Aurillac dans le xvi* siècle, mort en 1587, est auteur d'une Grammaire hébrai-

Îue, 1546, in-4, ainsi que d'une traduction latine du argum de Jonathanbel-Uziel, Paris, 1549 et 15S6.

CINQ-CENTS (Conseil des). F. conseil.

GINQ-ÊGUSES, Fûnfkirchen, le Serbinum.ée& anciens? V. de Hongrie, ch.-l. du comitat de Baranya, à 175 k. S. 0. de Bude, par 15<* 55' long E. , 46* 3' lat. N.; 20 000 h. Evèché,' académie, gymnase. Beau palais épiscopal. Riches mines de nouille aux env.; vins et tabacs renommés. Commerce important. — Cette V. était, dit-on. connue des Romains. Les Turcs la prirent en 1543, et l'occupèrent jusqu'en 1686 ; les Autrichiens la prirent en 1665.

CINQ-MARS (H. coiffier db ruzé , marquis de), favori du roi Louis XIII, né en 1620, tirait son nom d'un domaine de la Touraine (à 20 k. G. de Tours). Protégé parle cardinal de Richelieu, qui l'introduisit à la cour desl'â^e de 19 ans, il se concilia bientôt la faveur du roi; mais, irrité de l'obstacle que le cardinal voulait oppioser à son mariage avec Marie de Gonzague (depuis reine de Pologne) , il essaya de renverser, et même, dit-on, défaire assassiner son ancien protecteur. En outre , il excita Gaston, frère du roi, à la révolte, et contribua au traité que ce prince fit avec les Ei^Mgnols contre la France. Richebeu ayant découvert ces complots, Cinq-Mars fut arrêté àNarbonne avec de Thou, son complice, et mis en jugement Gaston, pour sauver sa tète, fournit des preuves à l'accusation, et Cinq-Mars fût condamné à mort et exécuté avec de Thou à Lyon (1642). Cinq- Mars étaitconnu à la cour sous le nom de Jf. le Grand, parce qu'il était grand écuyer de France. A. de Vigny a publié en 1826, sous le titre de Cinq-Mars, on roman historique rempli de détails intéressants.

CINQ-PORTS. On connaît sous ce nom commun plusieurs ports de la côte méridionale de l'Angleterre, qui jouissaient de certains privilèges. Primitivement il n'y en avait effectivement que 5; mais leur nombre fut dans la suite porté à 8. Ce sont : 1* dans le comté de Kent, Douvres, Hythe, Romney, Sandwich: 2* dans celui de Sussex, Hastinçs, Rye, Seaford, wincbelsea. Ils forment une province militaire et administrative à part. Le titre de lord amiral des Cinq-Ports est une des grandes dignités de l'Angleterre.

CINTEGABELLB, ch.-l. de C. (Hte-Garonne), sur l'Ariége, à 23 k. S. E. de Muret; 1999 h.

CINTRA, V. de Portugal (Estramadure), à 20 a. N. 0. de Lisbonne, au pied des monts de Cintra; 4500 h. Gh&teau royal gothique qui servit de prison à Alphonse VI ; couvent de Capucins. Le 22 août 1808. Junot signa à Cintra avec les Anglais une convention pour l'évacuation du PortugaL

GINYPHS, OuedrQuaham. riv. de l'Afrique propre, arrosait une plaine fertile, et tombait dans la Méditerranée au cap Céphalée (auj. Jfemntfa).

GINYRAS, roi de Chypre, eut commerce avec

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