‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 264 sur 578 · CLOU · texte numérisé non relu

CLOU

du parti aristocratique que soutenait Cléomène, roi de Sparte; mais reotra bientôt et devint tout-puissant : U modifia la législation de Solon, crfta 10 nou- \elle$ tribus et augmenta le sénat de 100 membres. On lui attribue l'institution de V ostracisme,

CLITOMAQUE, philosophe carthaginois, vint à Athènes, reçut les leçons de Caméade et dirigea l'Académie après lui, de 140 à 128 av. J.-G. Parvenu à un âge très-avancé, il se donna la mort

CLlTOir. F. GUILLAUME CLITON.

CLITDMNUS, riv. d'Ombrie, tombait dans le Tinias, affluent du Tibre. Ce n'est plus qu'un ruisseau.

CLITUS, générai macédonien, frère d'Hellanice, nourrice d'Aiezandre le Grand, suivit ce prince dans ses expéditions militaires, et lui sauva la vie au passage du Granique. Dans un festin, Alexandre, échauffé Sar le vin et irrité de ce que Clitus mettait les exploits e son père Philippe au-dessus des siens, 1» tua de sa propre main (336). Revenu à lui, il le pleura et lui fit laîre des /ùnêiailles magnifioues.

CLIVE (Robert, lord), pair d'Irlande, gouverneur du Bengale, né en 1725 dans le comté de Shrop. Il éleva au plus haut degré de prospérité la Compagnie des Indes, s'empara d'Arcot en 1Î50, de Calcutta en 1755, chassa les Français des ports du Oange, remporta sur les indigènes une Tictoire décisive à Plassey, 1757, et força tous les nababs du Bahar, du Bengale et l'Orissa à reconnaître la domination anglaise. Malgré ses services, il se vit en 17 73^ à son retour en Angleterre, accusé de concussion: la Chambre des communes le déclara innocent; néanmoins il fut si vivement affecté d'une telle accusation que dans son désespoir il se donna la mort, 1774.

CLODION, dit le Chevelu, passe pour le 2* roi de France. On le fait succéder à Pharamond vers 427. Parti du château de Disparg en Thuringe, il passa le Rhin, prit, dit-on, Tournay et Cambray, fut défait par Aétius, et néanmoins se rendit maître ensuite de l'Artois et d'Amiens. On ajoute qu'après la prise de cette ville, il envoya un de ses fils assiéger Soissons. Ce jeune prince ayant été tué au siège de cette Tille , Clodion en mourut de douleur, 448.

ooDioN (Claude), sculpteur, né à Nancy vers 1745, mort en 1814, a excellé dans le genre gracieux, et ^ exécuté en terre cuite des groupes dans le style Ms XV qui sont encore très-recherchés. Il a aussi exécuté des œuvres de grande proportion, notamment VHereule en repos ^ le Fleuve Scamandre, i6 Déluge, un buste de Tronchet; etc.

CLODIUS (P.), citoyen turbulent, issu de la famille patricienne des Glaudius, dénatura son nom de noble et se fit plébéien afin de briguer le tribunat. Promu en 59 à cette dignité , il fit rendre une foule de lois populaires, persécuta les citoyens les pus estimés, fit exiler Cicéron et éloigner Caton. Il fut tué par les esclaves de Milon, l'an 61 av. J.-C, i la suite d'une querelle qu'il eut avec celui-ci sur une grande route, et qu'il avait lui-môme provoquée. Aussi libertin et impie que séditieux, il se rendit coupable d'inceste et de sacrilège : accusé d'avoir néi^étré déguisé en femme dans )elieu secret où •^célébraient les mystères de la Bonne-Déesse, d'où les hommes étaient exclus, il n'échappa à la con- "^nation qu'en achetant ses juges.

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