CLODOALD. F. CLOUD (S
CLODOMIR, 2* fils de Clovis et de Glotilde, eut en partage le royaume d'Orléans (511), s'unit à ses jrères pour combattre Sigismond, roi de Bourgogne, ^^ prit et le fit mourir en 524, mais périt la même année, dans unf bat. contre Gondemar, successeur ^e Sigismond. il laissa 3 enfants : les deux premrers, wntaire et Théobald, furent massacrés, en 533, par Uiildebert et Clotaire, leurs oncles; le 3% Clodoald (S. aoud), parvint à se sauver.
aOGHER, bourg d'Irlande (Tyrone), à 22 kil. »■ E. d'Omagh. Ane. évôché catholique (transféré à Urrickmacross); évêché anglican. !
CtONMACîTOIS. bourg d'Irlande (ïing's county), |
à 8 kil. 0. de Forbane; 4000 hab. Ane. Svèché; ruines de )a cathédrale, tombeaux de rois irlandais.
(XONMELL, v. d'Irlande, sur le Suir, à 40 kil. N. 0. de Wateiford, ch-1. du comté de Tipperary; 18000 h., la plupart catholiques. Patrie de Sterne.
CLONTARF, v. d'Irlande, à 4 kil. N. E. de Dublin, sur la côte. O'Brien y tailla les Danois en pièces, 1014, et par lÀ rendit nndépendance à l'Irlande.
CLOOTZ (J. B. DU VAL-DB-&RÀGE, baros de), connu sous le nom d'Anacharsis Clootx, noble prussien, d'une famille riche, né à Clèves en 1755, étudia à Paris, adopta avec enthousiasme le» principes de la Révolution, échangea ses prénoms contre celui du philosophe Anacharsis, se mit en tête de réformer les peuples et les États, et prit le titre d* Orateur du aenre humain. Naturalisé Français, il fut député à la Convention par les électeurs de l'Oise, et se signala par son exaltation. Robespierre, se méfiant d'un sans-eulotte qui avait 100000 livres de renie, l'accusa d'être un agent de l'étranger, et le fit monter sur l'échafaud (1794). Il a publié (quelques écrits où il attaque toutes les puissances, Dieu lui-même. Les principaux sont : Certitude des jfreuves du Mahch métisme^ 1780; la République universelle, 1793.
CLOPINEL. F. HBUNG (Jehan de).
CLOSTERGAMP, CLOSTERSEVEN. F. KL....
CLOS V0U6E0T, célèbre vignoble de Bourgogne (Côte-d'Or), à 22 klL N. E. de Beaune et à 6 ae Nuits. C'est un des grands crus de Bourgogne.
CLOTAIRE I, roi de France, fils de Clovis et de Clotilde, né en 497, ne fut d'abord que roi de Soissons ou de Neustrie, 511, et finit par devenir (en 558) maître de la France entière, parla mort successive de ses frères. Il participa en 532 au meurtre des enfants de son frère Clodomir, héritiers du roy. d'Orléans; fit périr en 558 son propre fils Chramne, qui s'était un instant révolté contre lui, et surpassa tous les princes de son temps par ses débauches. Il ne manqua pourtant pas de courage, et entreprit
Suelques expéditions heureuses, notamment au delà es Pyrénées, avec Childebert. Il mourut en 561. OLOTAiRB n, fiU de Chilpéric et de Frédégonde, succéda à son père dans le roy. de Soissons en 584, à l'âge de 4 mois. Il fut défendu par Frédégonde,
d'un affreux supplice. Maître de toute la France, il attaqua les Saxons et tua de sa main Bertoald, leur duc. Après cette victoire il ne s'occupa plus qu'à faire régner dans ses Etats la justice et l'abondance. Il mourut en 628, laissant deux fils , Caribert II et Dagobert I*'. C'est du règne de Clotaire 11 que date l'inamovibilité des maires du palais (614).
CLOTAiRB ui. fils aîné de Clovis II, eut en partage la Neustrie et la Bourgogne, l'an 656, et régna sous la tutelle de sa mère Bathilde et d'Ëbroin, maire dipalais, qui finit par usurper toute l'autorité. Clotaire mourut, à ce que l'on croit, en 670, à 18 ans.
CLOTAIRE IV, roi d'Austrasio en 717, mort en 719, fut mis sur le trône par Charles- Martel, maire du palais, qui régna en son nom.
CLOTHO, Ik plus jeune des trois Parques; elle tient la quenouille et file la destinée des hommes.
CLOTILDE (Ste), fille de Chilpéric, roi des Bourguignons, épousa en 493 Clovis, roi des Francs, et contribua beaucoup à la conversion de son époux. Elle eut de lui Clotaire I, Clodomir et Childeoert. Après la mort de Clovis, en 51 1 , elle vit avec douleu; la guerre s'allumer entre ses enfants; n'ayant pu les accorder, elle se retira à Tours auprès du tombeau de S. Martin, où elle mourut en 545. Clotilde fut canonisée; on la fête le 3 juin. Une église récemment construite à Paris (fbg St-Germain) a été placée sous l'invocation de Ste Clotilde.
CLOTILDB DE 8URVILLB. F. SURVILLB.
GLOtn) (S.), ou cxonoALD, fils de Clodomir et petitiiUde Clovis. Après la mort de son père, il échappa
CLUV
COBL
au meurtre commis sur les deux frères aines par Ghildebert et Clotaire, se consacra à la vie monastique, et mourut (560), près de Paris dans une retraite qui a pris de .lui le nom de St-Cloud (F. 8tcloud).
CLOVIS, roi des Francs, né l'an 465, succéda l'an 481 à son père Ghildéric I. Le roy. qu'il reçut en héritage était resserré entre la mer au N. , l'Escaut à TE. y les diocèses de Thérouane et de Boulogne à 1*0. et le diocèse de Cambrav au S. ; mais il ne tarda pas à l'étendre. Il attaqua d^abord et vainquit Syagrius, qui gouvernait pour les Romains le diocèse de Soissons (486), s'empara de ce diocèse et fit de Soissons sa capitale. Quelques années après f493) , il s'empara aussi de Paris et y transporta sa résidence. En 496 il défit les Allemands à Tolbiac; après cette victoire il embrassa le christianisme, à la sollicitation de son épouse Clotilde. se fit baptiser à Reims avec 3000 des siens, et reçut l'onction sainte des mains de S. Remy. Il envahit en 497 l'Ârmorique et battit en 500 Gondel)aud, roi de Bourgogne. En 507 , il ^agna la bataille de Vouillé sur Alaric, roi des Visigoths , qu'il tua de sa mzùn, et s'em|)ara de l'A^itaine. Il reçut alors de l'empereur Anastase les titres de consul et de patrice. Il souilla la fin de son règne par le meurtre de plusieurs chefs, ses rivaux. Il mourut en 511, laissant ses Etats à ses 4 fils, Thierri, Clodomir, . Ghildebert et Glotaire.
CLOvis II, un des rois fainéants ^ 2* fils de Dagobert, régna après lui sur k Neustrie et la Bourgogne (638-656), et mourut à 22 ou 23 ans.
cLOvis in, un des rois fainéants , fils de Thierri III, lui succéda en 691 , à 9 ans, et mourut en 695.
CLOYEy ch.-l. de c. (Eure-et-Loire) , sur le Loir, à 13 k. S. 0. de Ghâteaudun; 1500 hab.
CLOYNB, V. d'Irlande (Gork), à 26 k. E. deCork; 6000 h. Evèchés catholique et Anglican. Gathédraie. CLUNY , Cluniacum, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire) , à 20 k. N. 0. de Mâcon, sur la Grosne; 3407 h. Gollége. Dépôt d'étalons. Papeterie, poterie, vannerie. Restes d une célèbre abbaye (voir ci-après) où a été établie (1866) V École normale de Venseignement spéfial; belle église gothique.
CLUNY (abbaye de), abb. de Bénédictins, instituée au X* siècl^ par Bemon, abbé de Gigniac, avec les libéralités de Guillaume I, duc d'Aquitaine, était chef d'ordre. Fondé en 910, réformé en 930 par S. Odon, Tordre de Cluny compta parmi ses abbés Pierre le Vénérable et le card. L. de Guise. L'abbé de Gluny s'appela longtemps VAhbé des Abbés; mais un concile de Rome, en 1126, ayant adjugé ce titre à l'abbé du Mont-Cassin, l'abbé de Gluny prit le titre d^archi-ahhé.'Ëiï 1770 plus de 600 bénéfices et 2000 maisons en Europe dépendaient de l'abbaye de Gluny. L'ordre fut dissous en 1 790. F. VHistoire de l'abbaye de Cluny ^ par M. Lorain.
41LUSES, bourg de France (Hte-Savoie), ch.-l. de cant., à 14 k. S. E. de Bonneville; 1625 h.
CLUSIUM, primitivement Camars, auj. C/itim, ?. d'fitrurie, sur le Clanis, fut lacapit. de Porsenna. CLUSIUS, botaniste. F. lëclusb. CLUYIEE ou CLUWBB (Phil.), Cluveritu, savant géographe, né à Dantzick en 1580, possédait presque toutes les langues de l'Europe. 11 voyagea en \ngleterre, en France, en Allemagne, en Italie, nnseigna ayec distinction à Leyde, et y mourut en 1623. Ses ouvrages les plus importants sont : Germania anttqua, Leyde, 1616, 1 vol. in-fol.: lialia antiqua, 1624, 2 vol. in-fol.; Introductio %n universam geographiam, tam veterem qiuim novam, 1629, in-12, trad. en français par le P. Labbe, 1697, avec les notes de Reiskius.
CLYDE, Glota, riv. d' Ecosse, naît près d' Elvanfoot, au S. de Grawford, reçoit la Mouse, le Galder, le Douglas. l'A von; baigne Lanark, Hamilton, Glasgow, Renfrew . et se perd après un cours de 128 kil. flans le FrOk-of-Clydej que les Romains appelaient Ghiûs ânstuarinm. Elle forme plusieurs cataractes.
CLTPEA, ÀhUby V. d'Afrique. F. aspm.
CLYTEMNSSTRB, fille de Tyndare, roi de Sparte, et de Léda, et sœiir d'Hélène, fut mariée à Agamemnon, roi d'Argos. Pendant que ce prince était au siège de Troie, elle s'abandonna à de crimineDa amours avec Ëgisthe; de concert avec lui^ elle assassina son époux à son retour de l'expédition. Ils régnèrent quelques années sur Arços, mais dans la suite ib furent tous les deux mis à mort pai Oreste, fils d'Agamemnon. Alfieri, Lemercier et Soumet, après Eschyle, Sophocle et Euripide, ont mis sur la scène le crime de Glytenmestre et la fin tragique d'Agamemnon.
CNÉmS, montagne et ville des Locriens Epicnémidiens, au S. E. de Scarphe, et en face de l'Eubée. CNIDE, CniduSf v. de Garie, dans la Doride, à l'entrée du golfe Géramique et sur la cète méridionale, était consacrée à Vénus; c'est dans cette Tille qu'était la fameuse Vénus de Praxitèle. Patrie de Ctésias et d'Eudoxe. Gonon y battit la flotte Lacédémonienne en 394.
OrOSSB , Cnossus , auj. Ginossa , capit. de la Crète sous Minos, sur la c6te septentrionale. Patrie d'Epiménide. Aux environs éuit le fameux Labyrinthe. GOADJUTBDR (de co-ad/uvare,' aider), prélat adjoint à un autre^ particulièrement à un évoque, pour l'aider à rempkr les fonctions de sa place. ~ On désigne souvent sous ce nom le cardinal de Retz. COANGO, fleuye d'Afrique. F. zaîrx.
GOANZA, riv. de la Gtiinée-Infér. , sort probablement du pays des Cassants, sépare les roy. d'Aogola et de Benguela et se jette dans l'Océan Atlantique par 12* long. E. et 9* lO'lat. S.; après un cours d'env. 900 kil. Riv. très-large ; fameuse cataracte à 265 kil. de son embouchure.
COBAD , roi persan. F. cabadès.
GOBBETT (Will.) , démagogue anglais» né en 1766, mort en 1835, fils d'un fermier du Surrey, passa plusieurs années aux Etats-Unis (1792-1800), publia divers pamphlets sous le pseudonyme de Pierre le Porc Épie; revint en 1804 en Angleterre, et y rédigea un journal radical qui fut souvent poursuivi. Elu en 1832 membre de la Ghambre des Communes, il appuya chaudement la réforme parlementaire. Il a publié une Histoire de la réforme en Angleterre et en Irlande f 1826, et une bonne grammaire de U langue anglaise, U Maître d^ anglais,
COBDEN (Richard), économiste anglais, né à Midhurst (Sussex) en 1804, m. en 1866; s'adonna de bonne heure à l'industrie, fonda et fit prospérer une manufacture de coton à Manchester ; voyagea en Europe et en Amérique pour étudier les questions d'économie politique (1834-38) ; organisa en 1839 une association pour la liberté du commerce; défendit avec chaleur, à la Ghambre des Communes, ses principes, qui finirent par triompher et par entraîner Robert Peel, d'abord leur ardent adversaire. Il se prononça en toute circonstance pour la politloue de la paix et pour la constitution d'un tribuna. arbitral entre les puissances. Ses plus importants Discours ont ét^ reunis, Londres, 1850.
COBENTZEL (Louis, comte de) , diplomate autrichien, né à Bruxelles en 1753, mort en 1808, fut ambassadeur d'Autriche à la cour de St-Pétersbourg en 1779, conclut en 1795 un traité d'alliance avec l'Angleterre et la Russie, négocia en 1797 avec U France le traité de Gampo-Formio, et signa la paix à Luné ville avec Joseph Bonaparte, 1801.
COBIJA ou PUERTO DE LA MAR, Dort de Bolivio (Potosi), sur le grand Océan, à l'elbb. de Rio Salade. Port franc; consulats étrangers.
GOBLENTZ, Confluentes, v. des Etats prussiens (prov. Rhénane), ch.-l. du gouvtde même nom, au confluentdu Rhin et de la Moselle, A 7 18 k.E. N.B. de Paris; 26000 hab. Place forte (F. ehrenbreiisteik), tribunal d'appel. Assez jolie ville. Beaux quais, églises remarquables, beau palais électoral (bâtienl7<9), salle de speclacle , monument élevé au général Mar-
COCB
COCH
eeau. Gymnase, séminaire, école Tétârinaire. Industrie active. Grand commerce, navigation active (par i» Rhin). Les environs produisent ded vins excellents, les meiuran des bords de la MoseQe. Patrie de Metteroieh.— Goblentz a M une des résidences des empersuis carloviDgiens , et plus tard celle des ôlecteu» de Tïèvee. Dans les premiers temps de la Révolution, Goblentz ftit le rendez-vous des émigrés, qui V fonnèrent l'année de Gondé. et fut le quartier génénl des Prussiens qui marcnaient contre la France. Prise par les Français en 1794 , elle devint le ch A du dép. de Rhin-et-Moselle. — Le gonvt de C. est situé sur les deux rives du Rhin, entre ceux d'Aix-la-Ghapelle , de Trêves et de Cologne ; il a 12& kil sur 60, et compte &00 000 bab.
COBOCRG, Cobwrg^ cb.-L de la principauté de Saxe-Coboarg-Saalfeld, à 84 kil. S. 6. de weimar, età815k.£.N. E. de Paris; 10000 bab. Château ducal, dit Ehnniburg; bôtelde ville, arsenal, 2 bibliothèques; collège, institution de eourds-muets. Lainages, tissus de coton, orfèvrerie, porcelaines, fonderie de cloclies et canons. Fondée au xxx* siècle, assi^ée en 1430 par les Hussites et en 1632 par Wallenstein. EUe n'obtint d'importance qu'à partir de 1485, sous la ligne Emestine, qui y résida. GOBOURG (Principauté de). F. saxe-gobouro. COBOORG (Fréa. Josias, prince de saxb-), général au service d'Autriche, né en 1737. ftit chargé en 1792 du commandement de l'armée autrichienne dans la l'* coalition contre la France, obtint un l" avantage à Aldenboven, gagna en 1 793 la bataille de Nerwinde sur Dumouriez, et l'obligea d'évacuer b Belgique; mais fut battu par Moreau à Tourcoinff, pu Jourdanà Wattignies, àFleurus (1794), et se vit contraint de quitter le commandement. Il se retira dans sa principauté d'Mdenhoven , et y mourut oublié en 1815. Pendant lon^emps, le nom de Cobourg lot associé à celui de Put dans la haine nationale.
GOGAGNE , pays imaginaire où le peuple avait tout en abondance et sans travail. Ce nom vientselon les uns du canton de Cueeagna en Italie, sur la route de Rome à Lorette, où l'on vit en effet à très-bas prix ; selon d'autres, du poète macaronique Folengo, samommé Merlin Cœcaie , qui dans ses vers aurait décrit ce pays délicieux; ou enfin d'une fête instituée à Naples sous un nom analogue^ dans laquelle on distribuait au peuple des comestibles et du vin. GOCCEIUS NERYA, empereur romain. F. nerva. coGCBius (JeancoGK, dit), théologien allemand, né à Brème en 1603, mort en 1669, professa l'hébreu et la théologie à Brème, à Franeker et à Leyde, et imagina un système d'interprétation de la Bible, qui consistait à entendre les mots et les phrases des Écritures dans tous les sens à la fois dont ils sont susceptibles. Ses œuvres forment 8 voL in-foL, Amsterdam, 1673. Ses partisans furent appelés Coeeéient,
GOGHABAMBA, v. importante de la Bolivie, dans le dép. du même nom, a 146 kil. N. 0. de Ghuquisaca; env. 30 000 bab.— Elle donne son nom à une prov. fertile qui compta 250000 bab.* et gui a pour eh.-l. Oropesa. Canne à sucre, coton, quinquina.
GOCHBREL, Village de France (Eure), à 18 kil. C d'Svreuz; 360 h. Ou Guesdin ▼ battit en 1364 le eaptal de Bucb, lieutenant de Charles le Mauvais. GOGHIN, V. de l'Inde anglaise (Madras), autrefois eapitale de l'Eut de Cochin, sur la côte de Malabar, à 130 kiL S. S. £. de GaUcut; 30000 bab. Jadis éfèebé. Fondée en lâ03, à ce qu'on croit, par Albuquerque, prise fMr les Hollandais en 1663; possédée par les Anglais depuis 179&.
COGHIM (Henn), «élèbre avocat, né à Paris en 1687 , mort en 1747, s'attacha au grand conseil du parlement et se plaça dès son début à la tète des avocats de son temps. On le regardait comme le modèle de l'éloquence du banreau. Ce qui reste de lui ne semble pas justifier cette haute repuUtion : c'est que son talent brillait surtout dans rimprovisation. Ses ont été rosoeiUiesfln 1761, 6 vol. in-8, et
SuMiées de nouveau par M. Cochin, avocat à la Cour eoassatlon, t821-24, 8 vol. in-8. Cochin joignait au talent oratoire beaucoup de piété et de modestie. > cocmN (Jacq. Denis), fondateur de l'hospice Cochin, né à Pans en 1726, mort en 1783, était curé de StJacoues-du-Haut-Pas. Il se consacra tout entier au souiaeement de ses paroissiens et fonda pour les pauvres du faubourg SWacques l'hospice qui porte son nom. Cette fondation eut lieu en 1780, au moyen de souscriptions volontaires. Cochin a laissé des Prônes et autres oeuvres spirituelles estimées, imprimées pour la plupart après sa mort
GOcmN, famille de dessinateurs et de graveurs, a fourni plusieurs artistes distingués. Le plus connu est Cb. Nicolas, né à Paris en 1715, mort en 1790, qui fut garde des dessins du Cabinet du Roi, membre et secrétaire de l'Académie de peinture. Son œuvre contient plus de 1500 pièces, parmi lesç^uelles on remarque Lycurgw blesté dans une sédition; la Mort dPHippolgU; Daoidîouant de la hairpe devmnt Soûl; le Ftontispice de VEne^elopédie ; les Figures de la Jérusalem délivrée, ainsi que celles des ouvrages de VArioste; lesSeige grandes hataiUes de la Chine, 11 a aussi laissé quelques écrits sur les arts. COCHIN (J. Denis), maire et député du 12* arrond. de Paris, avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation, né en 1789, mort en 1841, se voua à l'amélioration de l'instruction primaire et à la propagation des salles d'asile, et punlia dans ce but un bon Manuel des salles d^asile^ 1834, souvent réimprimé. GOGHINGHINB, dite aussi Annam méridional, contrée de l'Asie orientale, dans l'empire d'Annam, bornée par le Tonquin au N., le Laos et le Gambodje à ro. et ailleurs par la mer; 1300 kil. sur 120; 2 000 000 d'h., dont 70 000 environ chrétiens. Ch.-l., Hué, qui est en même temps capitale de tout l'empire d'Annam. La reli^on dominante est le Bouddhisme. Climat brûlant; nz, sucre, cannelle très-prisée à Ui Chine , thé de qualité inférieure, vers à soie en immense quantité. — Les Portugais ont donné à ce pays le nom de Gochin-Chine, à cause de la ressemblance qu'ils lui trouvaient avec le pays de Cochin, situé sur la céte du Malabar, et à cause du voisinage de la Chine. La Cochinchine, ^i depuis 147 1 éuit une province du Tonquin , devmt indépendante au XYi* siècle. Au xvm«, elle s'accrut du Gambodje et du Tsiampa, et derint ainsi le noyau de l'empire d'Annam (T. annam).— En 1862, la France conquit la Basse-Cochinchine (Bien-Hoa, Saigon et Mythe), ch.-l., Saigon; et en 1867 les prov. de Vinh-Long, Ghau-doc et Ha-tién. MM. Cortambert et de Rosny ontpublié un Tableau de la Cochinehine, 1863, in-^. COCHON (Charles), comte de Lapparent, né dans le Poitou en 1750, m. en 1825; fut député du tiers eut du Poitou aux Buts généraux (1789), puis à la Convention, vota la mort du roi; fut membre du Comité de salut public, 1794, membre du Conseil des anciens, 1795, et ministre de la police sous le Directoire; fut, au 18 fructidor, relégué à l'île d'Oléron; devintsous le Consulat préfet, et fut nommé sénateur en 1809. Exilé en 1816, il rentra en France en 181.8. GOCHEANE (sir Alex, fobestbh), amiral anglais, né en 1748, mort en 1832. Capitaine en 1782, il sou- • tint un combat fflorieux contre une escadre de cinq vaisseaux français dans la baie de Chesapeak, 1795; a suivit lord Aberoromby dans la Méditerranée, et opéra le débarquement des troupes anglaises en Éxypte, 1799. Contre-amiral en 1804, il contribua ria destruction de la flotte française dans la baie de San-Domingo. Pendant la euerre avec l'Amérique en 1813, il tenta vainement de s'emparer de la ville de Washington, mais ravagea en 1815 la I/>uisiane et la Nouvelle-Orléans. — Thomas Cochrane, son neveu, comte de Dundonald, né en 1775, mort en 1860» s'est rendu célèbre comme marin et comme démocrate. Il se signala d'abord dans les guerres contre l'Empire et faillit incendier la flotte française A Rochefort Rayé des contrôles de la manne an-
COEF
COGE
glûse etk 1814 pour avoir répandu de fausses neu- Telles dans un bat d'agiotage, il passa à Tôiranger commanda en 1618 les forces nayales du Chili con* tre. l'Espagne, en 1822 eelles du Brésil contre le Portugal, alla en 1836 secourir les Grecs contre les Turcs, et acquit une telle popularité qu'il put, en 1830, être létabli sur les cadres de la marine et être promu eu peu d'années au grade d'amiral. >- John-Dundas Coohrane, dit le Vouageuf pédtstn, frère du précédent, traTeisa à pied la France, l'Espagne, le Portugal, puis l'Allemagne, la Russie et l'Asie jusqu'au Kamtchatka, et mourut en 1825 à Valenda en Golomhie, lorsqu'il se disposait à risiter à pied l'Amérique du Sud.
COCKERILL (John) , industriel , né en 1790 à HaslingtOD (Lanoastre), mort en 1840, rint de bonne heure se fixer en Belgique, fonda en 1818 à Seraing
Srès de Liège une Teste usine pour la coustruction es machines à vapeur, forma des établissements semblables à Liège, Verriers, Namur, Aix-la-Chapelle, 8t-PéteiBbouig, etc.. et amassa une fortune immense, qui cependant nit oûmpromiee en 1830 par la réTobition belge et en 1838 par la suspension des payements de la banque de Belgique.
GOGOITAfl (Anoibal, comte de>, Piémontais, favori du duc d'Alençon, entra avec La Mole dans un comidet qui avait pour but de placer œ prinoe sur le trdne aprU la mort de Gharies IZ, au pr^udice de Henri IH, et Ait mis A mort en 16T4.
OOCTTB, CocyfMf , ruisseau d'Ëpire, tombait dans le lac Achérusie; il roulait des eaux noires et bourbeuses, œ qui le fit placer au nombre des fleuTesdes Enfers. Les ombres oe ceux qui étaient privés de sépulture erraient sur ses bords pendant cent ans.
GOD, eap des Btats-Unfs (tfaseaehussets). à 70 k. S. E. de Boston , par 4X* V lat. N.. 72* 27' long. 0.
G0DANU8 8M0S, auj. mer BaUtique,
C0D06N0, V. de Lombardie, à 22 kiL S. tt. de Lodi; 8000 hab. Fromages dits de Farmesan. Les Espaffnols en 1746, et les Français en 1796, j défirent les Autrichiens.
CODRIKGTON (sir Edouard), amiral anglais, né en 1770, mort en 1851, commandait en 1827 la flotte anglaise dans la Méditerranée. U unit ses forces à celles des amiraux français et russe pour mettre un terme aux cruautés exercées par Ibrahim en Morée contre les Grecs, força de concert avec eux le port de Navarin et anéantit en trois heures la flotte ottomane qui en di^utait l'entrée (20 oct.). Cet acte d'énergie, qui rendit son nom po-
Sulaire dans toute l'Europe, l'exposa cependant au lame du cabinet tory qui gouvernait alors : on l'accusa d'avoir outre-passé ses instructions, et il ne tarda pas à être rappelé (1828). H ne rentra en faveur qu à l'avènement de Guillaume lY.
GODB.US, dernier roi d'Athènes (1160-1182), célèbre par son dévouement, éuit fils de Mélanthe. Ayant appris de l'orade que. dans la guerre faite par les Dorions aux Athéniens, l'avantage resterait à ce* lui des deux peuples dont le ohef serait tué, il ee dévoua volontairement pour les siens, en se jetant au milieu de la mèlèe. Les Athéniens, ne trouvant personne digne de régner après lui, abolirent la royauté et confièrent l'autorité a des archontes. Médon, son fils, fut le premier appelé à cette charge.
connus, mauvais poète du temps de Domftien , n'est guère connu que par ce vers de Juvénal (i* eat.):
Vâtcatui totitt raiict' Thenidt Coàrù
COEFFffreAIJ(Nic.), prédicateur et théologien, né en 1574 à St-Galais, mort en 1623, était dominicain, n iouit de la faveur de Henri IV, qui le chargea de réiuter V Avertissement de Jacques au» reit osAholiques^ devint en 1606 vicaire gènèrBi de sa ooogré-
Sition en France, et fut nommé en 1621 évéque de arseille, mais ne put se rendre dans son diocèse. Outre un grand nombre d'écrits polémiques, on a de lui l'Oraison funèbre ée Henri IV (1610), et une
tnductioa de ririftotre rotiia«ii« de Flonis (162p. qui dans son temps était fort estimée, surtout pour le style. Il a aussi trad. VArgmi» de Barday.
GÛBLIU6 HDNS, auj. 5atfil-/ean^de-MNi», use des sept collines de Rome, à l'S* et près du mom Palatin, formait. avec celui-ci un coteau ptrallèleà l'Aventin et séparé de ce mont par VAqua Gm&f«.
COEUns AUEELIANUS, médwin latin, que Ton croit contemporain de GaUen (n* s. de i.-O.), étiit natif de Sicca en Numidie. On a de lui deux ouna- «es : Tordamm poMsùmum IQni F, Bâie, 1529, infol., etiloi^arum yassionum UbH ïll, Paris, 1533. in-8 , réunis par Amman, Amsterdam, 1709, et car HaUer, Lausanne, 1773. Ges ouTrageB,écrits an point de vue de la secte des Méthodiques, paraissent n'être que des résumés d'ouvrages grecs.
GOELLO (Sanchez), peintre portugais, élève de Rapbaèl et d'Antonio Moro, né en 1515, m. ai 1590. Son talent distingué le fit appeler U fiHen porteaaù, Philippe II le nomma son peintre, et le combla de ses oienûtits. Ses principaux ouvrages sont : U Martftre de 8. Sébataen, le portrait de S. Ignace. — Glande a, peintre espagnol, 1621-03. Il s'eflbres de réunir le aeasin de Cane, ia couleur de Moiiflo et les brillants effets de Yelasauez, et produisit de beaux ouvreges qui lui valurent le titre de peintre du roi. L. Giordano ayant été appelé d'Italie pour Cure à l'Escurial des travaux sur lesquels Claude OoeUo avait compté pour lui*m6me, il en mourut et chagrin.
GOESLIN, V. des Etats prussiene (PoméraDis), ch.4. de régence, à 160 luL S. 0. de Dantrick, à 8 kil. S. de la Baltique; 7000 hab. Rues laiges et bien bâties. Drap, lamages, tabac, etc. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre de 1756. — La régence, entre la mer Baltique au N., la Prusse eccid. à PE. et au S. B., et la régence de StettinA l'0.,a225 k. sur 180 et compte 420000 hab.
G0Ë1BEN, capit. du duché d'Anhalt-Goèthen, sur la Ziethe, à 20 kiL S. O. de Dessau; 6000 hab. Chemin de fer. ChAtsau ducal. Eaux minérales.
COEUR (Jacques), célèbre commerçant français, né vers 1400 à Bourges, envoya ses vaisseaux dans presque toutes les parties du monde alors eonnu, et acquit en peu de temps la fbrtune la plus considérable de rEurope. Chuies VII le nomma son argentier (trésorier de son épargne), l'ennoblit, lui confia plusieurs mîssioDs diplomatiques, et eut {dus d'une fois recours à sa bourse : en 1448, Jacques GcBur lui prêta 200000 éeus d'or. Mais ses ennemis et ses envieux parvinrent à le perdre, et, après la mort d'Agnès Sorel. qui le prolégeaitj Charies, oubliant ses services, rapandonna A l'aviAtédes eou^ tisans, qui se partagèrent ses dépouilles. Accusé de crimes ima^naires , U fut jeté en prison (1463), nais il parvmt à sf éâiapper et se sauva à Rome. Le pape Galixte III hii donna le oomraandement d'une partie de la flotte aull avait aimée oontn les Turcs. J. Coeur tomba msilade pendant la campagne, et m. à Chio, en 1456. Sa mémoire fut réaabilitée psr Louis XI. M. P. dément a écrit sa fes, Paris, 1853.
C0BI7VRES, bourg de l'Aisne, à 12 kiL O. de Soissons t 500 hab. l>oflume de la ftmille d'Estrèes, dont une branche portait le nom de seigneurs de Cœuvres.
CCMWUf (Charlesl, né en 1676, mort en 1749. enseigna les be]les4etties à Buis au collège dit de Beauwsis, puis remplaça AoUin comme principal de ce collège (1712), fdt élu en 1718 recteur de 1*»»versité. et fit ètsiiUr en 1719 la gmtuitéde l'instnntion. ées csuwcs (puU. en 1755, 2 vol. in-12)se composent de discours latins et ftançais et ds poésies uttines. Parmi oelles-d on remarque les Bynnes qu'il composa pour le bréviaire de Paris, et une charmante Ode sur te «tu ds Ctonpogne.
OOQSE , professeur d'éloquence au collège de Masarin, |Musrsctear de l'université de finie ^ né à Paris en 1723, mort en 1780, a donné un SMomen de VÉlege du Dauphinper Thomas, 1766, et d» BéUsaire de Marmontel , 1767. Ayant dans ce dentier ou*