‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 269 sur 578 · COLL · texte numérisé non relu

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libataire, 1792. comédies en vers qui eurent on grand succès; la dernière est son chef-d'œuTre. Depuis, il ne fit que décliner. H a aussi laissé des P|0&ies fùntiyes. On trouve dans ses pièces une TSrsiflcation fticile, des sentiments aimables et honnêtes, des ilétails charmants, mais peu de génie et de force comique. Coliin d*UarleTllle était du oaractère le plus aunahie; il fût fort lié avec Heaid et Andrieuz. Ce dernier a publié son Théâtre et ses Poéstet, 1805, 4 v. in-8, avec une excellente notlee.

COLUNÊE. ch.-l. de c. (Gdte8-du*Nord) , à 22 k. N. E. de Loudéac: 650 h.

COLLINOWOOD (iord ccthbebt), marin anglais, né en 1748 àNewcastle-on-Tyne, mort en 1810, prit part aux blocus de Toulon et de Brest et au comnat au cap St- Vincent, fut noxnmé vice-amiral en 1804, enferma dans le port de Cadix l'amiral Villeneuve, contribua puissamment en 180& à la victoire de Trafalgar et remplaça Neslon tué dans le combat Kn 1809, il occupa les lies Ioniennes. En récompense de ses services, il avait été nommé pair d'Angleterre, avec une pension de 2000 liv. sterling.

GOLLINS (John), géomètre anglab. de la Société royale de Londres, né en 1624 près a*Oxford, mort en 1683, était premier commis du bureau de Texoise. Jl fut en relation avec la plupart des savants de son temps et mérita d'être surnommé le Mersenne amglats, 11 alaissô quelques ouvrages de mathématiques, mais il est surtout connu nar le recueil intitulé : Commercium eT^istolicum Z>. John Collint et aitorum de analyst vromota^ que hi Société royale fit imprimer (17 17) a l'occasion de la querelle élevée entre Newton et Leibnitz sur hnvention du calcul difTérentiel'^ il attribuait la priorité à Newton. Ce document important a été réimprimé en France avec des additions, par MM. Lefbit et Blot, 1856.

GOLUNs (Ant.), libre penseur, né en 1676, à Heston près de Londres, mort en 1729^ ftit Télève et Tami de Locke. Il professa sur plusieurs points de la religion et de la métaphysique des opinions hardies, et passa sa vie dans de perpétuelle controverses: il fut même plusieurs fois obligé de se réfugier en Ôollande. II exerça néanmoins dtes fonctions importantes dans la magistrature et fût digne d'estime malgré 30n incrédulité. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur t%usage de {a raison^ 1707; lenre à Dodwell sur Vimmortalité de Vàme^ 1708; Discours sur la liberté de penser ^ 1713; Becherehes sur la liberté de l'homme, Ï717 (elle n'est, selon hii, que l'exemption de la contrainte physique): Discours sur les bases et Us preuves de la rehgùm chrétienne, 1723; Examen des prophéties, 1724. Il eut pour adversaires Glarke, Whiston, Sherlock, Hoadley, etc. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français (la Liberté de penser, par Scheurler, 1714; Du Principe des actions humaines, jpar LiBfebvre de Beauvray, 1754). On en trouve dVmples extraits dans VEncydopédie méffiodique {Philosophie ane. et moderne, art. CoUins),

G0U.U4S (Williams), poète, né en 1720, à Chichester, débuta par des poésies qui ne reçurent pas d'abord du public l'accueil qu^slles méritaient, vécut dans un état voisin de la misère, perdit la raison dans ses dernières années et mourut en 1756, dans une maison d'aliénés. On a de lui des Églogues orier^ taies, 1742^ et des Odes descriptives et allégoriques, qui le placent au rang des premiers poâtes lyriques de l'Angleterre; on estime surtout l'Ode sur tes vaS' sions. Une bonne édition de ses oeuvres a été aonnôe par Alex. Dyce. avec notes^ Londres, 1827.

GOLLIOUBES, çaucoliberis ou Caueoliberum„ Gh.-1. de c. (Pyrénées-Orientales), à 27 k. E. de Géret. sur la Méditerranée; 3274 h. Petit port, château fort au sommet d'un rocher, école d'hydrographie. Fabriques de liège: commerce de âiine, de sardines, de thons. Excellents vins fins, dont quelques-uns connus sous les noms de Grenache et ïîe Rancio. —Prise par Louis XIII er 1642.

GOLLO, CkuU ea CoUopt ehes les anc., t. ei port d'Algérie (prov. de Constantine), sur la Méditerranée, à90sil.N de Gonstantine; 2000 hab. Corail, faïence. Cest dans cette ville que Bocchus lim JiMfurtba. Florissante sous les Romains et les Vandales, indépendante au moyen ftge, eUa ftxt prise pu les Turcs en 1620. Occupée en 1843 par les Français qui ne s^ sont définitivem«nt établis qu'en 18S3.

OOLLOBRIËBBS, 6b.4. de eant (Yar)» à 33 klL B. de Toulon; 1350 hab.

G0IX0N6ES, èh.*L de e«nton (Ain), à 28 k. S. 0. de Gex. Station du ehemiii de fsr de Paris à Lyon.

COIXON6UB ou anoARB. F. amuNK.

QDLLOQVBS, du latin eolloquium^ oonférenoes religieuses tenues dans le but de discuter un point de aoctrine en de concilier des opinions divenes. Parmi las principaux colloques., en cite, dans les première temps au Christianisme, oelui de Cascar «n Mésopotamie, entre l'évoque Axohéiafks el Manàs; celui de Cartaage, entre S. Auffustin et les Lonatisr tes: ceux de Marbourg (1U9), aeRatisbonae (1641), de Montbéliaid (1&86), de Berne (1588), entre ki Catholiques et les Réformés, et surtoiit odiii de Poissy en 1561, sous Charles IX. Ce dernier tnit , pour bOl de réunir à TSglise catholique les Calvinistes de Genève : le cardinal de liOtraine d'us côté et Théodore de Bèse de l'autre y jeuènot le principal rôle; mais ee eolloque n'amena aucua r6sultat et ne fit qu'aigrir les esprits.

GOIXOHEDO. ane. fiuniUe autriohienne mi tire son nom du château de GoUortde, dans le Frioul. On oonnah surtout Jérôme, qui eooimanda les Im- | périaux en Bohême, où il iUt battu par les Saxons, | 1634, puis en Lorraine, eu il fat pne par les Français, 1636;-*- Rodolphe, eui sesiRnalai kla bataille de Lutsen, 1632, lenisa d^entrer dans le oomploide Walstein , 1684. et défendit Taillamaoent Fxfo» contre les Suédob, 1648; — Redotohe Joseph, vioechancelier de l'Empira, ftdt en 1768 prince du SU , Empire; —Joseph, fils du préoéd., 1735-1818, directeur général de l'artillerie, qui fit flûre degxands ' pas à l'artillerie autrichienne; — Jérôme de C-Mansleld , 1 7 75-1 822, qui fit avec bravoure piusieon campaffnes contre les Français, tint tMe à Masséna ea Italie, el eut one grande part à la riotoire ren^wrtée Vanda

par lés Autrichiens sur Vandamme à Gnlm en 1813. GOLLOT lysODIBOlS (J. Hariel, o(«veDtionnel, né en 1751, était comédien ambulant lorsqu'édata la Révolution. Il vint à Paris, publia YAlmanûOi ds pire Gérard^ qui le rendit populaire, se fit remarquer dans les clubs par sa forte voix atitant que pnr son andaoe, fot un de ceux qui eréparèrent la jonnée du 10 août (1792), ftit nomme membre de la municipalité de Paris, et quelques jours après dtemé à la Convention, et devint en 1793 membre au Comité de salut publie. Envoyé en nûssioB à Lyon, il y exerça les plus borribies oreautés^ employant toui à tour contre cette malheureuse viUe k main du bourreau, la fusillade et le canon. Néanmoins fl fiit, au 9 thermidor, un des premier» à dénooeer Robes-

Sierra, dont les hautenrs l'avaient blessé. la chute u tyran ne lui profita pas : va mois après il fiitaccusé, et déporté a la Guyane. U y mourut, en 1796, d'une fièvre chaude. Coliot d'HeiMs avait compesé une quinxaine de pièces, comédies on drames, qui ftarent représentées avant et pendant la RévolutiOB. COLMAN (George), poète comique anglais, né en 1733 à norenee, était fils du lésident entais à la cour du grand-duede Toscane, el mouxutà Londres en 1794. Après avoir dauié ptesiews nèoes qai eurent beaucoup de succès, il devist u ms entrepreneurs da théâtre de Cevent-Gaidea ; il veedit peu de temps après sa part d'intérêt et acheta l'entreprise du théfttre de Hay-Kariwt, qu'il conserva jusoif à sa mort, n derint fou à la fin de sa vie. Sea meilleurs comédies sent : Polly-Honêyemkby 1760, la Femme jalouse (imitée par Desforg^ U Mariaçi demdBstin, avec Garrick. Il a traduit en anglais i^*

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rence et Part poétique d'Horace. Il aTSlt publié pendant quelque temps le Connaisseur^ recueil périodique. SoiiMutres ont été réunies en 1777 et 1787.— Son flis, nommé aussi George, 1762-1830 , trtTailla Paiement pour le théfttre et composa entre autres pièces John Sully 1805, Tune des meilleures comédies de rAngleterre. George lY l'admettait dans sa familiarité, ainsi que Sheridan.

baria^ Rhin,

de Paris (468 par Lunéville) , 568 par chemin de fer; 22629 bah. Ville forte. Cour impériale, lycée (1856). On remarque Thdtel de Yille, la préfecture, la btbliothèqucL l'église des Dominicains (où furent rédigées les célèbres Annales de Colmar), la statue du Général R&pjp. Fabriques d'indiennes, de chftles, de foulards recherchés. Commerce de grains et de vins du Rhin. Séiour du graveur Schœn; patrie des deux Pfefiel, duairecteur RewheO et du général Rapp. — Cohnar, bâtie près de Tanc. Argentuaria, n'était aocore du temps des Francs qu'une manse ou tn'lto royale: sous l'empereur Frédéric II, en 12Î0, elle était devenue une ville; au ziv* siècle, elle figure comme ville impériale, et hientdt après comme oa- Ditale de la Haute-Alsace. En 1 632 , pendant la guerre de Trente ans, les Suédois s'en emparèrent. Louis XIY la prit et la rasa en 1675. Elle fut réunie à la France parle traité de Ryswick en 1697, et devint la rési* oence du conseil souverain de rAlsace.

COLMAKS, CollùMartis, ch.-l. de cent. (Basses- Alpes). àeOkiL N. de Castellane, sur leVerdon; 960 bah. Fortifié. Fontaine intermittente (qui tarit M 7 en 7 minutes).

COUrET de RAVXL (Ch.). né en 1761 à Mondrepais (Aisne), m. en 1832, fût à la fois poète, Journaliste et libraire. Homme d'esprit et d'humeur in- (iépepdante, il réussit surtout dans la satire: il a pnbUé dans ce genre, en 1799 et 1800 : la Ftn du ^fii^ «., Jf on apoîoffle, la Guerre des petits dieux. On a aussi de lui un poème en 4 chants sur VArt dedtner en ville, où Ton rencontre quelques vers plaisants. Né noble, il fit sans cesse de Popposition i la République et à l'Empire et écrivit dans la Gaxette de France sous la Restauration. H a recueilli l^usieurs de ses articles de journaux sous le titre de iBemiite du faubourg St-Germain, 1825.

COLOCOTROKIS (Théod.), un des régénérateurs de la Grèce, né dans la Messénie en 1770, mort en 1843. était fils de Constantin Colocotronis, gui périt en combattant les Turcs, et fut dès Tftge de 30 ans chef à'Àrmatoles, Obligé en 1802 de quitter la Morée, parce que sa tète y était mise à prix par les Turcs, il se rérugia à Zante, d'où il revint en 1821, au premier signal de l'insurrection grecque, combattit en béros, défit en Morée Méhémet-Pacha (1822), mais compromit le succès des Grecs par sa rivalité avec Havrocordato; se rallia cependant au président Capo d'istria, qui le nomma général en chef de la Uorée, etfut. après le meurtre du président, un des membres du gouvernement provisoire (1831). 11 conspira eu 1834 contre la régence qui gouvernait pendant la minorité d'Othon, et fut condamné à mort; mais il obtint sa ffrftce du jeune roi. Il a laissé des JTtfnôtres, publiés en 1852.

COLOGNE, ColoniaAgripptna des anciens, Kaln en allemand^ ▼. forte des É&ts prussiens, ch.-l. de wprov. Rhénane et de la régence de Cologne, sur 1& rive gauche du Rhin, à 450 klL N. E. de Paris, 480 lUL S. O. de Berlin; 100 000 h., presque tous catholiques. Archevêché, dont relèvent ceux de Trêves, de Munster, de Paderbom et d'Hildesheim ; ooar d'appel, nombreux établissements d'instruction pubUôûe, bibliothèque. La ville, bâtie en demi-cerde et défendue par 83 tours , est liée par un pont à la petite ^ede Beutz, sur la rive opposée du Rnin. Pont fixe, constnnt en 1862 pour remplacer le pont de bateaux ; nnemin de fer. On ren^irque la cathédrale, commen-

cée par rareiMvêque Sngelbert en 1248, interrompue pendant plusieurs siècles et achevée seulement en 1861 (on en adhiire surtout le chœur) ; un nombre infini d'églises, dont les principales sont ceDes de Ste- Ursule, des Apôtres, des Machabées; l'hètel de ville, le musée, le cabinet d'histoire naturelle, le Jardhi botanique, la bibliothèque des Jésuites. Au moyen âge, on venait de toutes paris adorer dans cette ville les nombreuses reliques qu'elle possède. ceUes des trois Mages, de Ste Ursule et des prétendues onze mille vierges. Industrie : hunages, bonneteries, étoffes de coton et de velours, ohapeUerias, raffineries de su* ore, distilleries, etc. Goiognea acquis une renommée européenne par son eau spiritueuse si connue sous le nom d'eau de Cologne, qui y fUt inventée par Jean Mane Farina i^ la fin au dernier siècle. Par trie d'Agrippine, de S. Bruno, de Corneille Agrippa, du poète Vondel; séjour de Rubens. Marie de Médiois y mourut. ^ Cologne fut fondée par les Ublens,

pina; elle devint ott>itale de la Germanie 2*, pws rat comprise dans k monarchie des Flranc^. 475. EQle eut dès Tan 3]4un évéché, érigé en archevêché au vm* siècle. En 957, Cologne fut déclarée par l'empereur Othon le Grand viUe libre et impériale. Du zii* au xf siècle, elle tint un rang considérable dans la ligue banséatique et fit un grand commerce avec le Noid. Prise en 1795 par les Français, Cologne ftxt de 1801 à 1814 ch.4. d'arr. dana le dép. de la Roèr. Depuis 1814 elle appartient à la Prusse. La régence de CokMne, une des 6 de la province Rhénane, comprend une partie de l'ano. electorat de Cologne, des duohés de Bera et de JuUers, et se divise en 11 oerdes; 450000 hab.

GOtoem (électoral de) , Stat de l'empire d'Allemagne et Pun des trois électerato ecdésiastiques, faisait partie du oerole du Bas-Rhin, et se composait des éléments suivants : 1* Haut-Eleotorat (sur le Rhin, entre les duchés de Juliers et de Berg); 2* Bas-Électorat (entre les fitatsde Juliers et de Ti«ves); 3* duché oe Reeklinnhausen; 4* duohé de Westphalie : et avait pour Tules principales : Bonn (ch.-l. fféneral), Andernaeh, Zulpieh, BrQhl, Duitz, Rheinsoerg, Reeklingshausen, Geseoke, Arenaberg. Par une singulière bizarrerie.la ville même de Cologne ne faisait pas partie de l'éleotorat ; elle était ville Ohreet se trouvait comprise dans le cercle de Westphalie. L'éleotorat de Cologne date de l'an 1357 ; il fût constitué en faveur des archevêques de Cologne. Au XVI* siècle Gebhard Truehsess de Waldbourg, archevêque-électeur de Cologne, embrassa la Réforme et épousa Agnès de Mansfeld, tout en conservant l'épiscopat. U tût chassé par les Bavarois. Louis XIV s'empara un instantde réleetorat, que possédait alors l'archevêque Joseph-Clément, duc de Bavière. Le dernier électeur, mort en 1801, Maximilien-Françoi»-Xavier, frère de Marie-Antoinette» était en même temps duc de Bavière. L'électeur de Cologne portait le titre de gmnd électeur, L'éleetorat est avû. compris dans les Ëtats prussiens.

COLOGNE, ch.-l. de cent. (Gers)^ à 32 kil. de Lombez, sur le Sarrampion ; 900 hab.

GOLOMAK, roi de Hongrie de 1095 à 1114 afouta la Dalmatie à ses fiuts (1103).

COLOMB (Christophe) , célèbre navigateur , né vers 1436 à Gênes ou dans les environs, était fils d'un fabricant de draps de Gênes. Après avoir étudié la géométrie, l'astronomie, la géographie et la cosmographie, et avoir parcouru sur mer presque toutes les parties du monde connu, il oonjectura qu'il devait T avoir des terres à l'O. de l'Europe, au delà de l'Atlantique, ou que du moins on pourrait arriver aux Indes par cette route. Il proposa, d'abord aux Génois, puis au roi de Portugal, de lui donner les moyens de faire cette recherche; mais il fut refusé durement et traité de visionnaire. Il sfadressa alors

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à TEspagne, où régnaient Ferdinand et Isabelle, et obtint, après 8 ans de sollicitations, trois vaisseanz aTOC lesouels il s'embarqua au port de Palos, en Andalousie, le 3 août 1492. Au boat de 65 jours de navigation, pendant lesquels il eut souvent à lutter contre les terreurs et l'insubordination de son équipage, il découvrit la terre, le 8 octobre 1492 : il croyait être parvenu aux extrémités E. de l'Asie, ce qui fit donner à ces nouvelles contrées le nom d'Indei orientales. Il aborda d'abord dans une des Lucayes, qu'il appela San-Salvador, découvrit ensuite Cuba et Haïti, àl&guelle il donna le nom d*Hisp<miola^ et revint en âpagne en mars 1493. Il Ait nommé viceroi des pays qu'il avait découverts. En sept 1493, il entreprit un 2* voyage, découvrit la plupart des Petites-Antilles, soumit Haïti et y fonda la ville de Saint-Domingue. Dans un 3* voyage , exécuté en 1498, il découvrit le continent et parcourut la c6te de l'Amérique méridionale depuis l'emboucbure de rorénoque jusqu'à Caracas; enfin, dans une 4* et dernière expédition, en 1502, il poussa jusqu'au^olfe de Darien. Colomb eut plusieurs fois à réprimer des révoltes parmi ses compagnons; il eut aussi cruellement à souffrir de l'envie. Accusé après son premier voyage par ceux qu'il avait chAtiés , il >es confondit aisément; mais nendant sa 3* erpédition, il devint la victime de la calomnie, fut dépouillé de son commandement, et remplacé par Bovadilla . qui le renvoya en Espagne cbargé de fers. H obtint facilement sa liberté, mais il ne put recouvrer son crédit, et après son 4* Toyage, il se vit négligé

5ar le roi Ferdinand. II mourut en 1506, accablé 'infirmités et de chagrins. U n'eut paa môme la âloire de donner son nom au continent qu'il avait écouvert; cet honneur lui fut enlevé par Amène Vespuce, pilote, qui avait accompagné un de ses lieutenants en 1499, et à qui bientôt on attribua la découverte de la terre ferme. Outre ses découvertes, Colomb a fait faire de grands progrès à la navigation : il se servit le premier del'astrobibe et sut déterminer exactement a l'aide de cet instrument la position des vaisseaux par la longitude et la latitude. 11 ne reste de Colomb que quelques lettres (publ. par Mayor, Londres, 1847). Sa Fie a été écrite par son fils, Fernand Colomb (trad. en français par cotolendy, 1 681 j ; par Bossi (trad. par Urano, 1824), et par Roselly de Lorgues (1856). Washington Irving a donné une histoire estimée des Voyages et aïoetUures de Colofanb^ trad. par M. P.Memiau, Paris, 1838. Ses travaux ont été chantés par Kme Dubocage et par Barlow. Ses restes, qui avaient été portés à St-Domingue en 1&36, ont été transférés à la Havane en 1795. Gênes lui a tout récemment élevé une statue. — Colomb fut accompagné dans ses expéditions par son frère, Barthélémy Colomb, qui lui rendit de grands services: c'est lui qui conquit la plus grancfe partie de 111e d'Haïti et oirigeala fondation de St-Domingue.

COLOMB (Michel), sculpteur français, né à Tours vers 1430, mort vers 1513. On lui doit le magnifique tombeau du duc de Bretagne, François II, dans la cathédrale de Nantes (1507), et le mausolée de Philibert de Savoie, A Notre-Dame de Brou : cet ouvrage est son chef-d'œuvre. Le nom de cet artiste a été donné à une salle du rez-de-chaussée du Louvre.

COLOMBA (S.), apôtre des Pietés, né en Irlande en 521, mort en 597, avait déià fondé dans ce pays plusieors monastères quand u fut obligé de le quitter pour avoir censuré les vices du roi. 11 alla en Ecosse prêcher les Pietés (565), lesconverUt, et reçut d'eux 111e d'ITy ou lona (une des Hébrides), où il fonda le célèbre monastère d*T-Colm- Kill (Cellule de Colomba). On l'honore le 9 juin.

OOLOMBAM (S.), moine, né en Irlande vers 540 , mort en 615, parcourut la France pour y réformer les mœurs et fonda le monastère de Luxeuil (590), d'où sortirent tant d'hommes célèbres par leur sainteté et leur science. Ayant osé blâmer les désordres 4e Brunehftut et de Thierry II, roi de Bourgogne,

il fût chassé de Luxeuil: il alUen Lombazdie etv fonda le couvent de Bonbie, où U mourut. On a m ce saint une BègU, dans le Codex R^Uunm, ?»• ris, 1663, et plusieurs écrits recueillis par Thomas Sirin, Louvain, 1667. Onl'hon. le 21 nov.

COLOMBE (Ste), vierge qui subit le martyre ï Sens, sous Dioclétien, vers 273. On Thon, le 31 déc. COLOMBEL (Nie.) , peintre, né en 1646 à Sotteville, faubourg de Rouen, mort en 1717, était Télère le plus distingué de Lesueur. U fut admis en 1694 à l'Académie de peinture et fut chaxgé de décorer plusieurs des appartements de Versailles. Ses principaux tableaux sont : Mars et Bhea Sylvia, au L(h<vre ; Moïse sauvé des eaux; MoUse défendant lesfiila de Jéthro; Jésus guétissant Us aneugles à Jérièù. Ses ouvrages sont d'un goût excellent, mais froidi

COLOMBES, vge du dép. de la Seine, à 7 kil. N. 0. de Paris; 1663 hab. Ane. château royal où m. eo 1669 Henriette de France, reine d'Angleterre. Station.

COLOMBEY, ch.-L de cant. (Meurthe), à 21 kiL S. de Toul; 990 hab. Belles fermes.

COLOMBIE (République de), £tat fédéral de l'Amérique du Sud, ainsi nommé en l'honneur de Christophe Colomb, était composé de la vice-royaolé espagnole de la Nouv.- Grenade et de l'anc. capitainerie générale de Caracas et de Venezuela. Il avait pour bornes : au N. la mer des Antilles ; à l'E. , la Guyane, au S. E. l'empire du Brésil; au S. 0., l'empire da Pérou; àl'O., le Grand Océan et l'État de Costa-Rica. U était partagé en 12 dép. : Cundinamarca, Gauca, l'Isthme ou Panama, Magdalena, Boyaca. l'Equateur, Guayaquily Assuay, Venezuela, Zulia, Orenoco et Haturin. et avait pour capit. générale Bogota.— La Colombie, composée de provinces enlevées à l'Espagne, dut principalement son indépendance aux efforts de Bohvar ; la république se constitua au congrès d'Angostura le 17 décembre 1819; mais dès l'année 1831, les 12 dép. qui La formaient se séparèrent pour former trois républiques indépendantes. Les cinq premiers formèrent la républiaue de la Nouv-Grenade ; les trois suivants, celle de VÉquateur; les quatre derniers, celle de Vénéxuela,

COLOMBIE, territoire des fitats-Unis. F. columbu.

GOLOMBINO, fondât des Jésuates. F. j«8uates.

COLOMBO, capit de 111e de Ceylan, sur la céte S. 0. ; 32000 nab. Siéffe du gouverneur anglais, Mché anglican. Belle raoe, place forte. Cannelle, bétel, poivre, ivoire, perles. Occupée par les Portugais en 1517; prise par les Hollandab en 1603, et enlevée à ces derniers par les Anglais en 1796.

COLONE, Colonos, auj. Église de Ste-Euphémie, bourg près d'Athènes, célèbre par un bois consacré aux Euménides. C'est là que se retira Œdipe aveugle. Sophocle, qui était né dans ce bourg, y place la scène dOEaipe à Colone,

GOLONIA AGRIPPINA, ai^. Cologne,

COLONIES, COLONIES MILITAIRES, ctc. V. ces mots au Dict. univ, des Sciences, F. aussi dans selui-ci les art. Angleterre, frange, espagne, etc.

COLONNA, famille illustre d'Italie, originaire do bourg de Colonna, près de Rome, et fameuse par sa lutte contre les Orsmi, a fourni plusieurs personnages célèbres, entre autres un pape, Martin V (Othon Colonna). Les plus connus sont :

GOLONNA (iEgidius), ou GILLES DE ROME, sumommé doctor fundatissimus et theologorum vrinceps, né à Rome en 1247, mort en 1316. Disciple de S. Thomas, U enseigna avec éclat dans runiversité de Paris, devint général des Augustins et archevêque de Bourges en 1295. II fut chargé en 1278 de l'éducation de Philippe le Bel, et composa pour ce prince le tra * té De regimvne ^'nct'pum, Rome, 1492. 11 ne s'en montra pas moins attaché au St-Siége dansia querelle du roi et de Boniface vm ; c'est môme à lui qu'on attribue la rédaction de labiùle Unamsanctam, ainsi qu'un traité De ecclesiastica potestate. encore inédit II a laissé plusieurs ouvrages de philosophie et de théologie. Il était zélé thomiste et réaliste.

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