‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 270 sur 578 · COMA · texte numérisé non relu

COMA

ooLOifNA (Jacques), créé cardinal par Nicolas III, | toi comblé ae fareurs par Nicolas I Y , proscrit avec | toute sa famille par Boniface VIII, à l'élection du- 1 quel il s'était (mposé, et réintégré dans ses dignités en 1305par Clément Y, à Tintercession de Philippe le B9I n mourut en 1318. — Son frère, Sciarra Colonne, qui commandait à Palestrina, fut comme lui proscrit par Boniface YIII, et ne dut également son salut qu^ Philippe le BeL Celui-ci l'associa à Guillaume de Nogaret pour aller enlever le pontife, dont Sciarra avait eu lui-même à se plaindre : c'est lui qui souffleta Boniface YIII de son gantelet de fer dansAnagni, 1303.

coLONNA (StieDue), frère des préc., créé comte de Romagne par Nicolas lY en 1290, se rattacha au parti des Guelfes, qu'avait combattu sa famille, et en fut le chef à Rome jusqu'en 1347, époque à laouelle il fut chassé de cette ville par Rienzi. — Son nls, Jacques Colonna, évêque de Lombez, fut l'ami et le protecteur de Pétrarque.

coLOWNA (Prosper), arrière-neveu du pape Martin y (Othon Colonna), s'acquit une réputation de grand général dans la guerre contre Cluirles YIII, roi de France, qui avait envahi le roy. de Naples, 1495, et seconda Gonsalve. Entré depuis au service du duc de Milan, il fut battu et pris par les Français à Yillafranca en Piémont, 1515; mais il les battit à son tour à la Bicoque et prit Gènes, 1522.

COLONNA (Marc Antoine), duc de Palliano, commandait 12 galères pontificales à la bataille de Lépante (1571), où TÉspagne, Yenise et Rome luttèrent contre les Musulmans. Il fût depuis vice-roi de Sicile pour Philippe II. Il mourut en 1584.

COLONNA (Yictoria), marquise de Pescaire, fille de Fabrice Colonna, grand connétable de Naples, née en 1490, morte en 1547, épousa François d'A- 'ïlos, marquis de Pescaire, général de Charles- Quint. Elle cultiva la poésie avec succès et se plaça au rang des plus heureux imitateurs de Pétrarque. Elfe ne se rendit pas moins célèbre par son amour conjugal : devenue veuve, elle déplora dans ses vers la mort de son époux. Ses œuvres ont été réunies à Panne, 1538, et à Rome, 1840 (par P. E. Yisconti),

COLONNE f cap), 5umum, promontoire de Grèce, U5 k. S. E. d* Athènes. Son nom lui vient de plusieurs colonnes de marbre blanc, restes du temple de Minerve Suniade. — F. colonb.

COLONNES D'HERCULE. F. hercule, calpé et ABTu.— Pour les Colonnes monumentales. V. Tart. COLONNE au Dict. universel des Sciences.

COLOPHON, V. de Lydie (lonie), surTHalèse, pr^ de la mer, au N. 0. d'Ëphèse. Patrie de Mim- ^fnne, Nicandre, Xénophane; elle prétendait aussi we la patrie d'Homère. Détruite par Lysimaque. — I* territoire de cette ville produisait une résine fort ■Perchée, qui a pris delà le nom de Colophane.

COLORADO (RIO). F. Rio Colorado.

COLOSSE, statue de grandeur extraordinaire. y- ce mot au Dict. univ. des Sciences.

COLOSSE nE RHODES. F. RHODES.

COLOSSÉE. F. COLISÉE.

COLOSSES, Colossœ^y. dePhrygie, au S. 0., sur leLycus, près de sa jonction avec le Méandre, fut renversée en 65 par un tremblement de terre. C*est ];ne des premières villes qui se soient converties -au Christianisme. S. Paul adressa une Évitre à ses ha-

lÏ^^ Colosses est encore auj. le titre d*un archevêché in partibus.

COLOT, famille de chirurgiens qui se sont distingues pendant plus d'un siècle et demi par TopéraîiSîi ^ ^^®' ^ ^ pratiquaient suivant une méthode dont ils faisaient un secret (la méthode du noue appareil). François Cobt, mort en 1706, livra J* «ecretde sa famille dans un ouvrage estimé, i«- ^ : Traité de Popération de la taille, publié ■ï^ » mort, Paris, 1727.

COLOUBI, Salami, île du roy. de Grèce, dans '* Roué Saxonique entre Athènes et Ëgine. Oli-

viers, résine, blé, coton, amandes. — Goloun. dont le nom veut dire, en grec moderne, fer à cheval, couronne, doit à sa forme le nom qu'elle porte.

COLUMB, GOLUBfBA. F. colomb, colouba.

GOLUMBLA, district fédéral des Ëtats-Unis , enUe * la Yirginie et le Maryland, sur les deux rives du Potomac, a 256 kil. carrés eteuv. 50000 hab. Ch.-I. Washington. Il est sous la direction immédiate du gouvt général de l'Union. Ce terrain fut cédé en 1791 par les fitats de Yirginie et de Maryland. Le siège du ffouvt fédéral y fut établi en 1800.— Le nom de Columoia avait été d'abord donné à l'Orégon et au territ. que baigne ce fleuve. F. orégon.

COLUMBIA, capit. de la Caroline du Sud, sur le Congarée, à 150 kil. N. 0. de Charleston ; 6000 hab. Université. La v. fut fondée en 1787.

GOLUMBUS, V. des ÊUts-Unis, ch.-l. de TOhio depuis 1834, sur le Scioto; 20 000 h. Capitole. La ville fut fondée en 1812.

COLUHELLE. I. Junius Moderatus Columella, savant agronome, né à Gades dans le i*' s. de J.-C., possédait des terres considérables qu'il fit valoir luimême, n voyaffea dans diverses parties de l'empire romain j afin d'en connaître toutes les productions et de s'instruire de tout ce qui concerne Téconomie rurale. S'étant fixé à Rome vers l'an 42 de J.-C, il y composa le traité De Re rustica, en 12 livres (le X*. cqnsacré aux jardins, est en vers); on a aussi ae lui un traité De Arhoribus, que quelquesuns joi^ent au précédent. Ces deux traités ne sont pas moins remarquables par la pureté du style qu'ils sont précieux pour les observations. Ils ont été imprimes en 1543 à Strasbourg, en 1735 à Leipsick (éd. Gessner) et se trouvent dans les recueils d'ouvrages sur l'agriculture. Ils ont été traduits en français par Claude Cotereau. Paris, 1552, par Saboureux de la Bonneterie, 1771 (réimpr. dans la collection Nisard), et par L. Dubois, 1846 (collection Panckoucke). M.Bonafous a mis en vers le livre des Jardins, 1859.

COLUTHUS, poète grec, né à Lycopolis, dans la Thébalde, vers la fin du v* s. de J.-C, avait composé plusieurs poèmes auj. perdus. On lui attribue un petit poème de l'Enlèvement d'Hélène , retrouvé au XV* s. par Bessarion, et imprimé pour la 1'* fois chez les Aides, vera 1505, avec Quintus Calaber, ei édité depuis par Lennep. 1747, Bekker, 1816, Schaefer, 1823, et dans la Bibliotheca grœca de Didot. 11 a été traduit en français par Dumolard, 1742. Stanislas Juliien a donne en 1822 une édition de ce poème, avec traductions latine et française. Coluthus est un faible imitateur d'Homère; sa poésie ne manque cependant pas d'élégance.

COMACCHIO, Comacula, v. forte d'Italie, à 4 k. de l'Adriatique et à 44 kil. S. E. de Ferrare; 5500 h. Évôché. Cette ville fut longtemps occupée par les Autrichiens. On pèche quantité de poissons, surtout d'anguilles , dans les lagunes qui l'avoisinent.

COMAGENE, partie des pachaliks de Marach et d'Alep, petite contrée de la Syrie, au N. E., entre la Cyrrhestique etl'Euphrate: ch.-l., Samosate. Elle forma, de 65 av. J.-C jusqu^à Domitien, un petit roy. vassal de l'empire romain et gouverné par des rois particulière. Elle fut convertie en province romaine sous Domitien et reçut alors le nom d'£uphratésie.

GOMANA, auj. El Bostan , v. de Cappadoce , sur le Sarus, affluent du Mêlas. Elle était régie par un prêtre souverain qui demeurait dans un temple desservi par 6000 prêtres. Ce chef des prêtres était choisi d'ordinaire dans la famille royale de Cappadoce. La divinité du temple était Bellone. — fl y avait dans le Pont mérid., non loin de l'Iris, une autre Comana {Tokat?), où l'on place aussi un temple de Bellone.

COMANCHES, tribus d'Indiens , sur les frontières du Mexique «t du Texas, à l'E. du Rio-Grande.

COMARQUE (pour Comté). On appelle ainn dant

GOMË

COMH

les Étais romains, au Portugal et au Brisil, les subdivisions des proTinces.

COBIATAGUA ou valladouo, capit. de l'État de Honduras (Amérique centrale), pomft autrefois le 'nom de Nostra-Senora-de-la-Concepcion. Êvêché.

COMBEAU-FONTAINE, ch.-L de cant. (Haute- SaOne), à 25 kil. N. 0. de Vesoul; 500 hab,

COMBfiflS (François), savant dominicain, ne à Marmande en 1605, mort en 1679, enseigna la philosophie et la théologie à Bordeaux. H a publié des suppléments à la Bibliothèque des Pères, 1648 et !G72; une collection des prédicateurs,. Biblioiheca Patrum condonatoria^ 1662, 8 vol. in-fol.: une édition complète de S. Basile, 1679> et les Historiens Byxantins depuis Théophane jusqu'àlficéphofe PhocaSf grec-latm (1685), posthume.

COMBES-BOUNOUS (J. J.), né à Hontauban en 1758, mort en 1820. fut membre du Conseil des Cinq-Cents, occupa plusieurs places dans la magistrature et cultiva en même temps les lettres. On a de lui : Introduction à ïa philosophie de Platon, trad. du grec d'AlcinoQs, 1800; Dissertations de Maximede Tyr, trad. du grec, 1803 ; Histoire des guerres civiles de la république romaine^ trad. d'Appleu, 1808; ^ssai historique sur Platon, 1809.

COMBLES, ch..l. de cant. (Somme), à 12 kU. N. 0. de Péronne; 1600 hab.

COMBOURG, eh.-l. de cant. (Ille-et-Yilalne) , à 38 kil. S. E. de St-Malo: 4707 hab. Vieux château, où naquit Chfiteaubriand. Aux env., grand étang et ruines de l'abbaye de St-Héen.

COMBRAILLÉS (baronie de), pays de la B.-Auvergne, au N. 0. ; ch.-l., Evaux. Autres places : Lespau, Auzance. Chaxnbou, Sermur, Montaigu. II est auj. compris dans les dép. de la Creuse et du Puy-de-Ddme.

GOHBRONDE, ch.-L de cant. (Puy-de-Dôme)» & 10 kil. N. de Riom; 1800 hab. Ane. baronnie.

COME, Comum, v. deLombardie, ch.-l. de délégation, sur la branche S. 0. du lac de Gdme, à 40 k. N. Q. de Milan; 20000 hab. Evêché, magnifique cathédrale, toute en marbre, théâtre. Velours, soieries; instruments de physioue. Conmierce d*expédition pour la Suisse. Les 2 Pline, Paul Jove, Innocent XI, Volta, sont nés à Côme. Républioue gibeline aux XI* et XII* siècles; réunie au duché ae Milan en 1335. — La délégation, située sur la frontière du canton suisse du Tessin, compte 380 000 hab.

cous (lac de), Larius lacus, lac de Lombardie, au pied des Alpes, se partage au S. en 2 bras dits, Pun lac de Come, et l'autre lac de Lecco. Bords charmants, sur lesçjuels s'élèvent de nombreuses villoi ; eaux très-poissonneuses, couvertes d'oiseaux aquatiques.

COme, nom d'homme. T. gosmb.

COMÊNIUS (Jean amos), grammairien, né en 1592 à Comna en Moravie ((Toù son nom), de la secte des Frères Moraves, s'occupa toute sa vie de perfectionner les méthodes d'instruction. Persécuté pour sa religion et chassé de sa patrie par les guerres qui la désolaient^ il fut sans cesse obligé de changer de lieu. Il dirigea avec le plus grand succès des écoles en Moravie, en Bohême, en Pologne, en Transylvanie, et se fit bientôt une telle réputation que d'un bout de l'Europe à l'autre, en Angleterre, en Suède, en Hollanae, on l'appelait pour réformer les études. Il finit par se fixer à Amsterdam, et y mourut en 1671. Pendant ses dernières années, u tomba dans l'Uluminisme. Coménius est surtout connu par le petit ouvrage intitulé : Janua Unguarum reserata ou la Porte des langues (Lesna, 1631) : il T a rassemblé en 1000 phrases tous les mots usuels, de manièce à donner à la fois, en un temps très-court , la connaissance des mots et celle des choses. Cet ouvrage eut un succès prodigieux : il a été souvent réimprimé et est traduit dans presque toutes les langues. Coménius a complété cet ouvrage en donnant Orbis sensuàlium pictus, Nuremberg, 1658, sorte d'encyclopédie où les mots sont accom-

pagnés d'images qui les expliquent; Crommatica janualis; lestcon januale, recueil ou tous les radicaux sont réunis en phrases suivies. 11 a en outre écrit sur l'histoire, la religion, la philosophie. Quelques-uns de ses ouvrages sont écrits en langue bohémienne. On a réuni ses traités les plus importants sous le titre d* Opéra didactica, Amsterdam, I657.

COMESTOR (Pierre), c.-à-d. te Mangeur, ainsi appelé parce qu'il avait dêûoré un grand nombre de livres , naquit à Troyes au xn« siècle, fut doyen de Péglise de cette ville, dirigea l'école de théologie de Paris pendant cinq ans, puis se retira à l'abbaye de St-Victor , où il mourut en 1 178 ou 1 185. On a de lui : Historia scholastioa super Nowim TSutonKntvn, Utrecht. 1473, abrégé des Écritures, avec des gloses tirées aes auteurs ecclésiastiques et profanes. Cet ouvrage, longtemps classique, fut trad. en fnmçais par Guyart des Moulins, Paris, 1494.

COMICES, assemblée du peuple romain pour Télection des magistrats et la confection des lois. On assemblait les comices, tantôt par curies, tantôt par centuries^ tantôt par tribus. Dans les premières, on votait par têtes; oans les deux autres, ronpren^t les suffrages à la pluralité des centuries ou aes tribus. Les comices par curies ne s'assemblaient guère que pour l'élection du grand curion et des flamlnes; les tribus rendaient les plébiscites et nommaient les magistrats secondaires: les consuls, censeurs, préteurs, un tiers des tribuns militaires, étaient nommés parles centuries.

GOHUŒS, COUINGES. F. GOiaONES} GOMMINGES.

GOMITAT, nom donné aux divisions civiles et administratives de la Hongrie, dont le gouTerDefflent était confié à un comte.

COMITÉ DS SALUT PUBLIC. Gô comltê, le plus célèbre de tous ceux que la Révolution vit se former, fat créé le 6 avril 1793 par un décret de laConventioD sur la proposition du parti montagnard, et eut pendant plus a'une année toute l'autorité en France. Haiiit sous ses ordres le tribunal révolutionnaire, chargé de poursuivre les suspects; les comités réwlutm natres , établis dans toutes les communes de la France pour recevoir les dénonciations, et le Comité de sûreté gérérale, ch^iKé de la police. Il se composa de neui membres, choisis dans le sein de la Convention, et dont les principaux furent Dantoa, Barrère et Cambon. Le 10 juin 1793 on leur adjoH gnit StpJust, Jean-Bon-St-André et Gouthon. Robespierre et Carnot, CoUot-d'Herbois et Billaud-Yareanes y entrèrent après eux. Ce comité établit le règne de la Terreur et couvrit la France d'écbafcuas; après s'être défait des ennemis du gouvememeat révolutionnaire, il s'attaqua à ses propres partisans et môme à ses propres membres, et l'on vit succe^vement tomber les tètes d'Hébert, de Chaumetle, de Danton, etc. La scission qui s'opéra entre Robespierre, St-Just, Gouthon, et les autres membres, i'arr^tion et le supplice des trois premiers au 9 thermidor an n (27 juilfet 1794) mirent un terme à la tjrnnoie du comité. Toutefois il ne disparut tout à oit qu^ lors de l'établissement du Directoire (1795).

GOMSiANDERIE. Dans l'ordre de Malte, on appelait ainsi certains bénéfices attribués aux Cc^BViMnr deurs. Ils ne portaient ce nom que depuis la refonne de l'ordre en 1267; auparavant on les nommait pwceptoreriês. — U y avait aussi des commandene dans les ordres de St-Lazare, de Calatrava, a Alcaotara, deSt-Bemard et deSt-Antoine. . .

COMMANDEUR. On nomma d'abord ainsi un chevalier de l'ordre de Malte pourvu d'imQCom» derie: mais souvent aussi on prenait cette qualité sam titre légal. Les cadets de haute noblesse, les ec&^ siastiques agrégés à Perdre de Malte, lessupéneiw des Mathurinset les religieux de laMercypren^' le titre de commandeurs. — Grand commanm^ l-* dignité de l'ordre de Malte après celle ^onM mattre. Il était président du commua trésor ei de la chambre des comptes. Il résidait au cooTen

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