CONFESSION D'EMDEN. F. EMDEN
CON^NS MILITAIRES (Gouvt des), nom donné à presque toute la partie des États autrichiens qui est limitrophe de la Turquie, s'étendant le long de l'Adriatique, à l'extrémité E. de l'empire. Elle compte env. 1 100 000 h. et a pour ch.-l. général Carlstadt. Elle est divisée en 4 régions appelées généralats : le gécéralat réuni de Carlstadt-Varasdin et du banat de Croatie (ch.-l., Agram); celui de Slavonie (Petervaradin) ; celui du banat de Hongrie (Temesvar) ; celui de Transylvanie (Hermannstadt). Ces quatre généralats, qui forment de véritables colonies militaires, fournissent ensemble 18 régiments.
CONFLANS (du mot confluent), bourg du dép. <le la Seine, entre Paris et Charenton, au confluent
de la Seine et de la Marne. Gh&teau des archevâques de Paris, auxquels il fut légué par l'archevêque Franc, de Harlay. Louis XI signa en 1465 à Conflans un traité qui mit fin à la Guerre du Bien pudlie. CONFLANS, bourg de France (Sayoie), au confluent de l'Arly et de l'Isère, a été réuni à l'Hôpital pour former Albertville. F. ce mot.
TNFLANS-EN-JARNIZT, ch.-l. de c (Moselle), arr. 10 k. S. deBriey;394h.
GONFLANS-STB-MONORiNE, vgo du dép. de Seine^- Oise. à 22 k. N. de Versailles; 2000 h. Station do cb. de fer de Paris au Havre. Fonderie de bronze et de laiton, affinerie de cuivre et d'étain. Aux env. , grotte où l'on voit de belles congélations.
CONFLUENUSS. F. goblbntz et gonfolbrs.
GONFOLENS, Confluentes, ch.-1.d'arT. (Charente), sur la Vienne et la Goire, à 57 k. N. E. d'Anffoalême; 2766 h. Tribunal de 1** instance, oolléee; société d'affriculture, bibliothèque. Curieuse égu^ de StrBarthélemy. Commerce de bois, merrai& bœufs gras, etc. Mines de zinc et de ploxnb.
CONFORMISTES, ceux qui, en Angleterre, soiyent la doctrine de l'Église anglicane. Ceux qui ne l'admettent pas, comme les Presbytériens, les Anabaptistes , les Calvinistes, sontdits Non-confonmsies.
CONFRÉRIES. F. ce mot au Dict. des Scienea.
GONFUGins, dont le vrai nom est Kong-fnt-tseu ou Kong-tsée, célèbre philosophe chinois, né vers l'an 551 av. J.-C., dans une ville de la princi]pautè de Lou, dont son père était gouverneur, descendait, dit-on, de Hoang-ti^ législateur de la Chme. Q remplit dès sa première jeunesse, et avec le^Ins grand succès, des fonctions administratives; mais à Page de 24 ans, après la mort de sa mère . il renonça à tout emploi pour se livrer à la mémtation , et forma le projet de réformer les mœurs de son pays. II parcourut dans ce but plusieurs provinces et se vit bientôt entouré d'un grand nombre de disciples. Sur sa réputation de sagesse, le roi de Lou l'appela à sa cour et le nomma son premier ministre. Gonfucius corrigea les mœurs, réforma la justice et fit prospérer l'agriculture et le commerce; mais le roi s'étant bientôt fati^ô des sages avis du philosophe, il fut forcé de s'éloigner. Rentré dans la vie privée, il se remit à parcourir les provinces pour prêcher la morale, puis il écrivit les ouvrages qui 1 ont immortalisé. Il mourut vers 479 ay. J.-C, entouré de ses disciples qui lui rendirent une sorte de culte. Ses descendants subsistent encore à La Chine et y jouissent de plusieurs privilèges. Confucius enseigna une philosophie toute pratique. 11 s'occupa surtout de faire revivre les règles de conduite et les usages des anciens. Il révisa dans ce but les f tfM.t, livres sacrés des Chinois, réorganisa le culte et de^ vint ainsi le chef ou le restaurateur de la religion qui domine encore auj. en Chine (F. ce mot). 11 composa aussi quelques ouvrîmes nouyeaux: ceux qu'on lui attribue sont le Chou-king, traité de morale et de politique en exemples, où l'auteur parcourt l'histoire des temps anciens pour en extraire les règles de conduite qu'avaient laissées les empereurs, les ministres et les sages de l'antiquité; le Tchun-sieou {U Printemps et V Automne)^ histoire du roy. de Lou de 722 à 480 av. J.-C. ; le Hiao-king (dialogue sur la piété filiale); le Ta-hio [la grande Science), et Tchonq-^fong {l'Invariable milieu) , traités de morale et de politique. Tous ses livres moraux ont été mis en latin et paraphrasés par les PP. Intorcetta, Herdrich, Rougemont et Couplet, sous le titre de Confucius Sinarum phtlosophus, Paris, 1687, in-fol. Le Chou-king a été trad. en franc, par le P. Gaubil, 1770; le Tchongyong a été publié en chinois, avec trad. lat. et fr.; par Ab. Rémusat, 1811, in-4; le Ta-ftio, par Pau; thier(chin., lat. etfr.), 1837, in-8. On trouve aussi plusieurs des ouvrages de Confucius dans les SinensisimperiilibHclassici F/ du P. Fr. Noël, Prague. 1711, collection trad. en fr. par l'abbé Pluquet, 1784. 7 vol. in-18. La Vie de Confucius a été écrite par le