‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 278 sur 578 · CONG · texte numérisé non relu

CONG

CONO

p. Amiot (dans les Mémoires sur les Chinois, t. XII). On a publié la Morale de Confucius, Amsterdam, 16^8, 1 voL in-8.

GOITGO, région de l'Afrique, bornée à l'O. par l'Océan Atlaniiqne, au N. par le Loango, au S. par l'AnffOla. Cest Tassemblage d'une foule d'Stats indé-

Sendants, parmi lesquels on distingue, outre celui e Congo proprement dit, ceux de Bamba^ Sandi, Pango, Batta, Pemba, Sogno, et la farouche tnbu montagnarde des Giagas. La ▼. la plus importante est Àtnbassie (le San-Salyador des Portugais). Ce pays, fort peu connu, est encore barbare et pauvre. Le sol est très-fertile : il produit du sucre, du poivre, de la cassa ve, etc. Le climat est brûlant et malsain sur les côtes et dans les plaines; à TE. s'élèvent des montagnes d'où sortent beaucoup de rivières dont la principale est le Congo ou Zaïre. L'agriculture, la civilisation y sont presque nulles. —Le Congo a été découvert par le Portugais Diego Cam en 1487. Les Portugais y formèrent quelques établissements, oui prospérèrent peu. Les Jésuites y envoyèrent des missionnaires en 1539 et 1619. Tukey a visité ce pays en 1816; M. Douville l'a exploré en 1828-30. CONGO, fleuve d'Afrique. V. Zaïre.

CONGRÉGATION. On désigne sous ce nom : 1* des associations d'ecclésiastiques qui ne sont ni séculiers ni reliçieux, mais qui tiennent le milieu entre les uns et les autres : tels sont les congrégations de l'Oratoire, de la Doctrine chrétienne, de St-Sulpice, de St-Lazare, des Eudistes (on étendait ce nom aux couvents des Bénédictins qui cependant étaient des religieux) ; 2* des commissions de cardinaux chargés par le pape de traiter de matières religieuses ou de s'occuper de matières du gouvernement : telles sont les congrégations du St-Office, de l'Index, de la Propagande, des Rites ; 3* enfin certaines réunions qui se formaient naguère sous les auspices des Jésuites. pour pratiquer sous leur direction des œuvres de piété ou de charité : les membres de ces réunions étaient appelés vulgairement Congréganistes,

CONGRÉGATIONALISTES, nom donné en Angleterre et aux £tats-Unis à une secte de Puritains. CONGRÈS, réunions diplomatiques formées, soit rie souverains, soit de leurs plénipotentiaires, et •iaos lesquelles on s'occupe à concilier les différends •|ui ont pu s'élever entre deux ou plusieurs nations, "u à prévenir les ruptures. Les conffrès les plus (onnussont ceux de Munster et d'OsnabrQciE(1646- •»8). des Pyrénées (1659), d'Aix-la-Chapelle (1668, )748etl818), de Nimègue (1676-78), de Ryswick 0697), d'Utrecht (1713), de Rastadt (1797-99), de Tilsitt (1807), d'Erfurt (1808), de ChâtiUon (1814), de Vienne (1814-15), de Carlsbad et de Troppau (18-20), deLaybach(1821),deVérone(1822), de Paris (1856).— On donne aussi le nom de Congrès à l'ensemble du système représentatif des Ëtats-Unis.

CONGRE VE (William), poète comique, surnommé le Térenee anglais ^ né en 1672, dans le Staffordshire, mort en 1729, fit jouer sa 1" pièce à 20 ans, quitta le théâtre au bout de peu d'années pour remplir des places lucratives et jouir de sa fortune, et ne comp<)sa plus depuis que des pièces fugitives. On a de lui : le vieux Garçon {The old Bachelor)^ 1693; le Fourbe {The double Dealer) ^ 1694; Amour pour Amour {Love for Love), 1695, son chefd'œuvre; l'Épouse en deuil {The Mouming Bride), 1695 ; le Tratn du monde, 1700. On trouve dans ses pièces, généralement bien écrites, du comique, de l'intrigue et de l'intérêt, mais en même temps une licence excessive. Ses œuvres, publiées à Birmingham, 1761, forment 3 voL in-8. Ses comédies ont ététr. dans les Chefs-d^aeuvre desThédtres étrangers, CONGRÂVB (sir William), officier d'artillerie, né en 1772, dans le Middlesex, mort à Toulouse en 1828, quitta le service en 1820 avec le grade de lieutenant-colonel. Il est célèbre par l'invention des fusées qui portent son nom (F. l'art Fusis, dans notre iHct. des Sciences). On les employa pour la

l'* fois en 1806 contre la flotte de Boulogne: elles furent d'un grand effet à la bat. de Leipsick, a Waterloo et dans le bombardement d'Aleer par lord Exmouth (1816). Outre les fusées, on ofoit à Congrève

{)lusieurs inventions mécaniques et des écrits sur 'artillerie (trad. en 1838). Il se ruina dans une entreprise de mines et vint finir ses jours en France. Malgré les services qu'il avait rendus à son pays, il mourut dans la misère.

CONI. Cuneo en italien, ▼. des fitats sardes, ch.-l. d'intendance, sur la Stura, à 75 kil. S. de Turin; 20 000 hab. Ëvêché, école de droit. Filatures de soie; fabriques de draps; grains. Jadis fortifiée ; prise par les Franc, en 1744, 1796 et 1801. Elle fut sous l'Empire ch.-l. du dép. de la Stura. — L'intend., entre celles de Turin et de Gênes, compte env. 600 000 h.

CONIMBRIGA, v. de Lusitanie, auj. Coimbre.

CONLIE-LA-CHAPELLE, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 25 kil. N. 0. du Mans; 1450 hab. Station.

CONLIÊGE, ch.-l. de cant. (Jura), à 5 kil. S. E. de Lons-le-Saulnier; 1300 hab.

CONNAUGHT, une des 4 grandes divisions anc. de l'Irlande, au N. 0., forme 5 comtés: Galway, Mayo, Sligo, Leitrim, Roscommon.

CONNECnCUT, riv. des États-Unis, prend ^ source au N. du New-Hampshire, traverse les Etats de Massachussets,. de Connecticut, et se jette dans l'Océan Atlantique entre New-Haven et New-London. Elle forme plusieurs cataractes.

coNNBCTicuT, iu dos fitats de l'Union, borné au N. par le Massachussets, à TE. parle Rhode-Island, à l'O. par l'Etat de New-Tork, au S. par le détroit de Long-Island; 140 kiL sur 93; 380000 hab. Ch.-l.. Hartford et New-Haven. Climat tempéré et sain, sol généralement fertile; forêts immenses; riches pâturages. Le Connecticut nourrit une quantité innombrable de pigeons. Mines de fer, de cuivre et de plomb. Industrie et commerce florissants; 14 chemins de fer. — Les peuplades indiennes qui habitaient jadis cette contrée portaient le nom de Mohicans. ^s Anglais s'y établirent en 1635 ; ils reçurent en 1662 du roi d'Angleterre Charles II une charte qui resta en vigueur jusqu'en 1818. Le Connecticut prit une part active à la guerre de l'indépendance, et eut rang d'Etat dès 1776.

CONNÉTABLE, de eomes stabuli, comte-surveil lant de la maison. Avant la 3* race, le connétabi n'était qu'un officier du palais, présidant tantôt au service des tables, tantôt à celui des meubles. Depuis le règne de Henri I, au xi* siècle, jusqu'au règne de Louis XIII, le connétable fut le premier dignitaire de la monarchie française. En temps de guerre il commandait en chef, et avec un pouvoir absolu, toutes les armées; le roi lui-même, lorsqu'il se trouvait au milieu des troupes, ne pouvait arrêter aucune mesure importante sans avoir pris l'avis du connétable. Kn temps de paix, le connétable était aussi le premier conseiller du roi pour toutes les matières de guerre et était juge suprême de tous les démêlés qui s'élevaient entre les gens de sa maison. 11 avait droit à la table du roi. Les plus célèbres connétables furent Ch&tillon, Du Guesclin, Ciisson, Bourbon , Montmorency , Lesdiguières. Abolie en 1627, cette dignité fut rétablie nominalement en en 1804 par Napoléon I pour son frère Louis.

CONON, général athénien, se laissa bloquer dans Mitylène par les Lacédémoniens . 406 av. J.-C, fut délivré par la victoire des Arginuses: réussit, après le désastre d'JSgos-Potamos (405), à sauver 8 vaisseaux avec lesquels il se réfugia en Chypre; suscita les Perses contre les Lacédémoniens, fut mis à la tête de leur flotte, remporta sur les Lacédémoniens,

{)Tèsde Cnide, une victoire décisive, 394, fit rentrer es Cyclades sous le joug de sa patrie, puis rentra dans Athènes dont il releva les murs. Accusé plus tard auprès d'Artaxerce d'aVoir voulu soulever l'Ionie etTËobe, il fut attiré par le satrape Téribaze à une entrevue dans laquelle il fut arrêté: mais il

CONR

CONS

fat rel&chô bientôt après, n se retira en Chypre^ où il mourut vers 390. Selon d'autres, il aurait été tuÔ dans sa prison par Téribaze dès 393. Conon eut pour fils Timothée. Corn. Nepos a écrit sa Vie.

CONON . géomètre et astronome de Samos, qui vi* vail & Alexandrie de 300 à 260 av. J.-C. , est cité avec honneur par Ârchimède, Virgile, Catulle, etc« C'est lui, dit-on, qui découvrit la constellation nommée Chêvelur9-de-Bérénice, et qui lui donna par flatterie le nom de la reine d'Ë^ypte.

CONON, mythographe grec, qui vivait en Cappadoce au i*' s.av. Ï.-G., avait compusé &0 Récits^ dont Photius fit un abrégé, publié daAsles Mythographi àQ Wattermann, Leipsick, 1^43.

CONQUERUEU. oucoNousaBux, bourg de la Loire- Inf. , à 4 kil. £. de Guôméné, sur le Don$ 900 hab. Geonroy, comte d*Ânjou, ]r fut battu en 981 par Conan , comte de Rennes, qui lui-même y txxl vaincu et tué en 992 par Foulques Nerra.

CONQUES, ch.-l. de caïit. (Aude), à 7 kil. N. E. de Carcassonne ; 1600 hab. ~ Cb.-!. de eant.{Aveyren), à 32 kil. N. O. de Rhodez; 13&0 bab. Vins.

CONQUET (lb), V. du Finistère, eur l'Océan, à ]9 kU. 0. de Brest; 1300 hab. Petit port. Entre, cette ville et Brest, s'élève le fort Berthaume.

CONRAD I. due de Franconie, fut élu roi de Germanie en 912; fit k guerre à Henri, ûle d'Othon, duc de Saxe, puis au duc de Bavière, qui refusait de le reconnaître , et mourut en 918, d'une blessure qu'il reçut en combattant les Hongrois. Il désigna

Sour son successeur Henri, fils de ce môme Otnon e Saxe qui avait été son ennemi.

coNEAD 11, kS4Uiqy£, fils de Henri, duc de Franoonie, fut élu roi de Germanie en 1024. après la mort de Henri 11^ eut une longue guerre a soutenir contre les priûûes àe la maoon de Saxe, pacifia la Bohême, la Uonarie et la Pole«^ne, acquit le rov. d'Arles en vertu ne la donation de Rodolphe III , nt en 102d une expédition heureuse en Italie, se fit couronner empereur à Rome en 1027, défit en 1037 Eudes, comte de Ci^ampagne, et mourut à Otrecht en 1039. li avait rendu en 1037 une célèbre constitution qui établissait l'hérédité des anciens fiefs.

CONRAD m, empereur d'Allemagne, fils de Frédéric, duo de Souabe, et d'Agnès, sœur de l'emp. Henri V, né en 1093, disputa^ mais sans succès, la couronne à Lothaire II (1127), fut élu après la mort de ce prince, en 1138, eut pour compétiteur Henri le Superbe, auc de Saxe et de Bavière, soutint contre lui une longue guerre, le dépouilla de tous ses biens, et resta maître du tréne après la victoire de Weinsberg (1140) : c'est de cette guerre que datent les partis des Guelfes et des Gihelins, £n 1147, il partit pour la Terre-^Sainte avec Louis VU : il assiégea vainement Damas, et revint dès 1149 en Allemagne sans avok obtenu aucun résultat U mourut en 1 1&2.

CONRAD sv, élu empereur en 1260, était duo de Souabe et fils de l'emp. Frédéric II. Le pape Innocent IV combattit son élection, lui opposa Guillaume de Hollande, et fit prêcher une croisade contre lui. (Conrad passa «n Italie poar se faire reconnaître roi des Deux-Siciles : U prit Naples, Capoue, Aquiuo; mais il mourut au milieu de ses conquêtes, 1254. On accusa son frère naturel Mainfroi, qui convoitait sa succession, de l'avoir empoisonné. Cet empereur fût père de linfortunè Conradia.

CONRAD V, ou GOMftADIN. V. CONRAD».

CONRAD, roi d'Arles ou de ia Bouigogne Transjurane <937-993), fils de Rodolphe II, fit le bonheur de ses peuples et fut sumommi le Pacifique. Les Sarrasins «t les Hongrois ayant envahi ses âtato à la fois, il les fit battre les uns contre les autres; puis, se jetant sur eux pendant le combat, il les extermina. C'est la seule guerre qu'il eut à soutenir.

CONRAD , dit le Ma/rquiide TÛr^ filsde GuiUaume IV , marquis de Montlerrai, prit la croix en 1186, s'arrêta auelque temps à Constantinopie, cù il défendît Isaac l'Ange contre ses sujets révoltés-, puis alla au

secours de Tyr. qu'assiégait Saladin; força les Sarrasins à lever le siège, et fut proclamé souverain ds Tyr. Il comptait, avec l'açpui de Richard Cœur de Lion, se Ihire nommer roi de Jérusalem, lorsqu'il fut tué par deux émissaires du Vieux dd la fiontagne (1192).

CONRAD (S.), étéque de Coûstatice de 934 à 976, était issu de l'illustre maison des Guelfes. Il bâUt 3 églises à Constance, et visita 3 fois les Ueux saints. On Thon, le 26 novembre.

CONRAD DE wuRtzBouRG, minnesinçer du xm« s., séjourna longtemps à Wurlzbourg (d'où son nom), et mourut en 1287 àFribourg en Brisgaû. On a de lui la Guerre de TVom, et quelques autres poèmes estimés. Us ont été imprimés plusieurs fois, notamment à Leipsick en 1858.

COSfBABiN, fils de l'empereur Conrad IV, et dernier rejeton de la famille de Hohenstaufen, né e» V2h2j perdit son x>ère à 3 ans, et hérita de ses droits aux couronnes de Germanie, de Naplesetde Sicile; mais fut dépouillé de ses États par Mainfroi, son tuteur. Ayant voulu, après la mort de Mainfroi, disputer le roy. de Naples à Charles d'Anjou, que le pape en avait investi, il fut vaincu par ce çriuce à Tagliacozzo, 1268, pris et mis à mort après un simulacre de jugement. Il avait à peine 16 ans.

GONtLABT (Valentin), né en 1603 à Paris, mort eu 1Ô75, conseiller et secrétaire du roi, éuitami des lettres et réunissait chez lui, vers 1630, ^^ société de gens d'esprit qui fut le berceau de l'Académie française. Conrart fut nommé dès 1635 secrétaire de cette Compagnie. U n'a publié aucun écrit notable; ce qui a iait dire à Boileau :

rimite de Gonrart le lileacè pniëeat.

Cependant il a laissé des Mss. qui forment une collection curieuse, conservée à la biblioth. de l'Arsenal, et d'où M. ce Monmerqué a extrait les Mémoires de Conrairi, pubL dans la coUect. Petitot^l826.

CONRING (herMan) Coringiut, savant amversel, né en 1606 à Narden (Ost>Frise> , mort en 1681^ professa la philosophie naturelle, puis la médecine à Helmstœdt, et jouit d'une grande considération auprès du duc de Brunswick et de plusieurs princes, oui le consultèrent souvent et lui donnèrent le titre de conseiller, avec des pansions. U a écrit sur le droit, lapoliLque, l'histoire, la physique, la médecine et la théologie. Ses principaux ouvrages sont : De origine juris ^ermamet' 1643; />« imperio Gertnanorum RomanOy 1644 y DefitUbus imperii Germantà, 1654; Introductio tn univeream artem medicam, 1654; De hermetica Sgyptiorum et Paracelsicorum medicina^ 1648 et 1669; Thésaurus rerum pubUairum totius orWr, etc. Il a en outre laissé une foule de dissertations particulières et de lettres. Ses OKuvree, publiées à Brunswick en 1780, foraient 7 vol. in-fol. Plusieurs sont à l'Index à Rome.

CONSALVl (Hercule), homme d'£ut,né à Rome en 1757, mort en 1824, fut constamment Tennemi de la Révolution française. Après avoir été auditeur de la Rote, juge au tribunal de la signature, il revint ministre de la guerre sous Pie Vï (1789), lot créé cardinal par Pie VII, vint à Paris en 1801 ei y signa le fameux oonoordat. Napoléon le fit éloigner des aifairas pendant quelques années et le retint naôme en France; mais en 1814, il retourna en Italie, et y devint de nouveau ministre. Envoyé au congrès de Vienne, comme nonce du pape (181b), il ^tint qu'on restituât au St^Siéçe les Uarcbes. Bénévent et Ponte-Gorvo. U a laisse des MénunT^-

GONSABBRUGK, vge de la Prusse rhénane, i 7 1. S. 0. de Trêves, presqu'au confluent de la Sarre et de la Moselle, prend son nom de sa position sur u Sarre et d'un ancien pont (briicke) sur cette nviôre. Il s'y livra en 1675 une bat. où le duc de Lonau»» Charles lll, défit le maréchal de Créqui.

CONSEIL AUIJQCE, c.-à-d. conseil de la cou^< On appelait ainsi daus l'empire germanique un Con-

JONS

COiNS

5oil particulier que présidait l'empereur, et qui était CON SORRANI , peuple de la Novempopulanie , chargé d'exercer en son nom les droits impériaux. I au pied des Pyrénées, entre lee Convenas et les

" * ' VolcsK Tec$oiage$, Leur ch.-l. était Coruûrramofum

oppidum, anj. Saint^isier, V. coNSiRaNS.

GONSTABLBS. On nomme ainsi en Anolcftirro des officiers municipaux chargea de l'eaécatton des lois et du maintien de l'ordre; ils sont placés sont l'autorilé du juge de paix et ont pour insignes un bâton d'un mètre environ de loogaeiir, ewaonté des armes royides, et «ne petite terge de eutrre de 30 à 40 centimètres, avec laquelle ils touchent ceux qu'ils doivent arrêter. Ce serrioe, Institué sous Bdouird lU» a été longtemps gratuit, comme l'estohes nous celui de la garae nationale. Depuis t8S9, les anciens constables ont été remplacés par des officiers de police (voUee eoiufoble}) qui sont rétribués. Le mot MfUfitoiécomme estai de ionnétahlêy dont il était synonyme dans l'origine, vient decotuM stabuU,

OONSTANCB, Ctmtt&ntia^ ▼. eu grand-duché de Bade, ch.-l. du cerclé du Lao> sur le Rhin et sur le lac de Constance, à lb6 kil. S. S. E. de GarlsrahC) à 146 l(iU S. E. de Strasbourg; 6600 hab. £véché. Jolie ville, belle cathédrale, palais épisoopal, anciens couvents des Franciscains, des Dominicains <oâ se tint le concile) et des Jésuites, établissements d'instruction. Draps, toiles, horiogerie, etc.»— Fondée par les Romains auiv* siècle, elle était grande et importante au moyen ftae (en y comptait 40000 h.); elle fut longtemps ville mipériale, et eut un évéehé souverain, qui fut sécularisé en 1802. Frédéric Barberousse y signa en 1183 la Paix de ConstaiMe, qtii reconnaissait l'indépendance des vUles lombardes. U s'y tint de 1414 a 1418 un célèbre concile oecuménique qui mit fin au grand schisme d'Occident en déposai;! les papes Jean XXIII et Benoît XIII , et en nommant Martin V. C'est dans ce même concile que furent

Il donnait l'investiture aux comtes et aux barons du St- Empire: il jugeait en dernier ressort toutes les causes féodales qui avaient pour ob|et un fief> ainsi que celles gui concernaient les affaires d'Italie» Les Etats n'avaient droit de recours à la diète que quand l'arrêt du Conseil pouvait produire un grief eomman à tout l'empire. Le droit de surveillance sur ce tribunal apoartenait à l'électeur de Mayenee. Ce Ck>nseil, établi en 1501 par l'empereur Maximilien^ empiéta peu à peu sur les droits des Rtata ; à l'époque du traité ne Westphalie il était devenu un pouvoir redoutable entre tes mains des empereurs. Le Conseil aulique a été conservé dans l'empire d'Autriche, mais il a'a plus son importance première.

CONSEIL DES A.NciEN3> asscmolêe créée en France par la constitution de l'an lu (t23 septembre 1795), ])artageait le pouvoir avec le Directoire exécutif « et concourait, avec le Conseil des Ginq-Cetits, à U confection des lois. Elle avait 250 membres, qui se renouve- Jaicnt par tiers tous les ans; ils devaient avoir 40 ans au moins, être mariés ou veufs, et domiciliés depuis 15 ans sur le territoire de la République. Us approuTaient ou rejetaient les résolutions prises par le Conseil des Cinq-Cents, et élisaient les directeurs (lu pouvoir exécutif. La révolution du 16 brumaire an vin (1799) mit fin à l'existence de ce Conseil. Il siégeait aux Tuileries.

coNSBiL DB8 GiNQ-CKNTS) assemUéc quf , d'après la constitution de l'an m (1795^, formait, avec le Conseil des Anciens, le Corps législatif. Elle se composait de 600 memores, 6us pour 8 ans. Ils devaient être Agés de plus de 30 ans et domiciliés depuis 10 ans sur le territoire de la Républiqtie. Cette assemblée proposait les lois. Le Conseil des Cina- Cents siégeait dans la salle du Manège (rue actuelle de Rivoli). Dans la journée du 18 fructidor an v, les Directeurs expulsèrent 42 de ses membres, cpi tendaient à la contre-révolution* Le 18 brumaire an vin, ce Conseil, transféré à St-Cloud, fut violemment dissous, en même temps que le Conseil des Anciens, par le général Bonaparte.

CONSEIL nae dix, tribunal secret de la république de Venise, composé de 10 membres pris dans le Grand Conseil. Il était cbarsé de veiller à la sûreté de l'Ëtat, de poursuivre et ofe punir les ennemis secrets de la république. Pour cela, il était armé de pouvoirs illimités, avait droit sur toutes les tètes et ^^tait affranchi de toute responsabilité. Ce Conseil fut créé en 1310, après la conjuration de Boémond Tiépolo; il ne devait exister d'abord au' un court espace de temps; mais, prorogé d'année en année, il Unit par être déclaré perpétuel en 1325. Depuis lurs, cette terrible magistrature domina la république de Venise; elle ne tomba qu'avec la république.

CONSEIL DE SANG, uom douné par les Brabançons i un Conseil établi dans les Pays-Bas car le duc d'Albe, et que les Espagnols appelaient Conseil des ^vhles, n dut le !•» nom aux exécutions sanglantes qu'il ordonna ( K. albb) ; les comtes d*Dgmont et de Hom furent au nombre des victimes.

Pour les Conseils administratifs et judiciaires^ V, le mot conseil au Diet, univ. des Sciences.

CONSENTES (Dii), nom sous leouel on désirait a Home les 12 principales dirinitès qui formaient, avec Jupiter, le conseu suprême de TCHympe, et présidaient chacune à un mois de l'année. C'étaient Jupiter, Neptune, Mars, Apollon, Mercure, Vulcain; Junon, Vesta, Minerve, Vénus, Diane et Cérès. CONSENTIA, V. du Brutium, auj. Cosenxa.

CONSEBANS OU cousEaAMS, Consorranif petite piOT. de la Gascogne, au S. E. , entre le Comminges et le gouvernement de Foix. Ch.-i. , St-Girons.

j^utres places, St-Lizier, Massât. Ane. évôché. Le

Conserans fait auj. partie du dép. de l'Ariége. CONSERVATOOK, \ /oy. ces môU

CONSISTOIRE, (au Dict. univ. des Sciences.

jugés et condamnés Jean Huss et Jéiiôme de Prague. Le clergé français y était représenté par Piette d'Ailly. archevêque de Cambray, et par i. Gerson, chancelier de l'université de Paris. Constance fut mise au ban de l'empire par Charles-Quint en 1 548 pour avoir refusé d'accepter Vintetim, Elle fut cédée en 1805 par l'Autriche au grand-duc de Bade.

Le ÎAC de Constance, Briffantinns lacns, entre la Suisse septentr. et plusieurs États de l'Allemagne, a 65 k. sur 13, et se partage vv. deux bras, dits le lac supérieur et le lac inférieur ou de Keller. Le Rhin le traverse; la Bregenz, l'Argen, le Stokach, viennent s'y jeter. Bords riants, eaux poissonneuses. Ce lac éprouve souvent, sans aucune cause apj)arente, une hausse subite, qui est suivie d'une baisse pareille : ce phénomène est appelé rithsf.

CONSTANCE, V. dow colonic du Caç, à 22 kil. B. du cap de Bonne-Espérance. Vins déUcieux : le rouge est dit grandrC(ynstance, le hlmc petiP^onstamoe.

CONSTANCE I, surnommé Chlore ^ c-à-d. paie, empereur romain, ftit adopté et nommé césar en 2^2 par Maximîen, et eut à gouverner les Gaules, l'Espagne et laGrande-Bretaipe : il réduisit les Bretons qiii s'étaient révoltés à l'instigation de Carausius et cPAÏlectus (2W), réleva la ville d'Autun, détruite par les Bagauaes, et repoussa les Francs. Devenu auguste en 305, avec Gaférius, il gouverna avec sagesse et avec bonté, et fit cesser dans ses Etats les rirsëcutions contre les Chrétiens. Il mourut en 306, Eboracum (York), an moment ùt il allait faire la guerre au PlCtes et aux Calédoniens. Il avait d'abord épousé Hélène; quand il eut été fait césar, U fut obligé de la répudier pour épouser Théodora. fille de la femme de Maximien. Il avaU eu d'Hélène , Constantin, qu'il nomma césar en mourant. ïi eut de Théodora Jules Constance, père de l'emp. Julien.

coNSTAifCB n, 2* fils de Constantin. A la mort de son père (337), fl partagea l'empire avec ses frères, Constantin II et Constant, et eut en jpartage l'Orient et la Grèce. Ses frères ayant péri en Occident, il attaqua et battit Magnence et Vétranion qui avaient usurpé la pourpre , et resta ainsi seul maître do

OONS

CONS

l'empire (350). U exerça toutes sortes de vengeances, et se rendit tellement odieux que les troupes proclamèrent Julien à sa place; il marchait contre celui-ci lorsqu'il mourut en route, àHopsucrène, au pied du Taurus, Tan 361. Le réflpae de ce prince faible et incapable fut rempli par les guerres avec les Perses, peuple qu'il ne put soumettre, et par des querelles religieuses entre les Ariens et les orthodoxes; il favorisa les Ariens et persécuta S. Athanase.

GONSTAiicE, général d'Honorius» réduisit en 411 l'usurpateur Constantin qui s'était enfermé dans Arles, et chassa des Gaules Ataulçhe. roi des Visi» goths; l'empereur lui donna la main de sa sœur Placidie et lui conféra le titre d'auguste (421), ce qui lui fait donner quelquefois le nom de Constance III. 11 m. peu de mois après. Il fut père de Valentinien III.

CONSTANCE, reine de France, fille de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, épousa en 998 le roi Robert et fit le malheur de ce prince par son caractère impérieux. Elle fit de vains efforts pour assurer la couronne à son 3* fils, Robert, au préjudice de l'atné, Henri, qui régna sous le nom de Henri I. Elle m. en 1U32, après avoir fondé le couvent de Poissy.

CONSTANCE, reine des Deux-Sicllos, fille post)^ume de Roger II, eut à disputer son hériuge à Tancrède, son neveu, et ne fut reconnue qu'en 1 194. Elle avait épousé l'empereur Henri VI, qui se rendit odieux aux Siciliens, et contre lequel die fut forcée de prendre elle-même leur défense. Elle mourut en 1198, après avoir conféré au pape Innocent III la tutelle de son fils Frédéric IL

CONSTANCE, reine de Sicile, fille de Mainfroi,. épousa Pierre d'Aragon (1261 ). Avec le secours de son mari, elle enleva la Sicile à Charles d'Anjou après les Vêpres siciliennes, et régna à Païenne de 1283 à 1297 au nom de ses fils, Jayme et Frédéric.

CONSTANT I, empereur romain, 3* fils de Constantin le Grand, lui succéda en 337 avec ses deux frères, Constantin et Constance, et eut en partage l'Italie et l'Afrique. Peu d'années après , il devint maître de tout TOccident par la mort de son frère Constantin, qui lui avait déclaré la ffuerre et qui périt devant Aquilée (340). Il se rendit odieux par sa fierté, son faste et ses débauches, et fut détrôné et tué par Magnence à Helena (Ëlne), 3S0.

CONSTANT u, empereur d'Orient, fils d'Héraclius II, fut placé sur le trône à 12 ans, l'an 641. 11 se laissa enlever plusieurs provinces par le calife Moaviah, abandonna le séjour de Constantinople et alla se réfugier en Sicile. S'étant rendu odieux dans cette île par ses rapines,il fut tué à Syracuse, dans son bain, par un de ses officiers, après 27 ans de règne (668).

CONSTANT DE RBBEGQUE (Benjamin), pubuciste français, né en 1767, à Lausanne, d'une famille protestante réfugiée, mort en 1830, fut un des plus zélés défenseurs des libertés publiques. Elu trioun après le 18 brumaire, il fut bientôt éliminé à cause de son opposition, quitta la France sous l'Empire, se retira en Allemagne, et ne revint dans son pays qu'en 1814. Pendant les Cent-Jours, il se rallia à Napoléon et prit part à la rédaction de VActê CLddiiionnel. Sous la Restauration, il fit partie de la Chambre des Députés, et combattit avec éloquence, soit à la tribune, soit dans les journaux, surtout dans la Mifierve^ les mesures rétrogades proposées par le gouvernement. Il fut nommé, à la révolution de 1830, président du Conseil d'Etat; mais il mourut peu de mois après. On a de lui un ffrand nombre d'écrits politiques qu'il a réunis sous le titre de Court de politique eonttitutionnêllef 1817-20; des discours prononcés à la trihune; un roman, Adolphe; un traité De la Religion considérée dans sa source et ses formes ^ 1824-30, ouvrage bien écrit, mais déiste, qui tut mis à l'Index à Rome; Du polythéisme romain, ouvrage posthume, publié par M. Matter en 1833. B. Constant était fort lié avec Mme de Staël et partageait son goût pour lalittérature allemande. Sa Correspondante a été oubliée en 1844.

CONSTANTLA, v. de Gaule, est auj. Couianca.

CONSTANTIA, V. d'Helvétic, est auj. ConstanK.

CONSTANTIN I, surnommé le Grand, C. Flatnus Valerius Aurelius Claudius Constantimu , empereur romain, fils de Constance Chlore et d'Hélène, né en 274 à Naisse dans la Dardanie, se concilia là faveur de Dioclétien et de l'armée, épousa la fille de l'empereur Maximien, et fut proclamé césar par les légions de la Grande-Bretagne à la mort de son père, en 306. Après avoir pacifié les Gaules, il se vit dans la nécessité d'ordonner la mort de son beaupère-, qui avait voulu l'assassiner (310), puis marcha contre le tyran Maxence , fils de Maximien , sous le joug duquel gémissaient l'Italie et l'Afrique. Pendant cette marche, il vit, assure-t-on, apparaître dans les airs une croix entourée de ces mots tracés en lettres de feu : Tu vaincras par ce signe {Hoctigno vinces); frappé de cet avertissement, il adopta ce signe pour étendard, sous le nom de labaxum. et s'avança avec confiance contre les troupes de son ennemi. Elles furent successivement défaites dan^ les plaines de l^irin et sous les murs de Rome, et Maxence lui-même périt dans les eaux du Tibreiao pont Milvius (312). Maître de l'Italie et de l'Â/rigue après ces victoires, Constantin rétablit l'ordre et la justice , fit cesser la persécution contre les Chrétiens, embrassa leur religion et la déclara légion de l'empire par un célèbre édit rendu à Milan en 313. En 315 il eut à combattre Licinius, empereur d'Orient, persécuteur des Chrétiens, le battit à Cibale en Pannonie, puisa Mardie en Thrace, et lui enlen la Pannonie, la Dacie, l'iUyrie et la Grèce; en 323 il s'empara du reste des États de son rival, après atoir remporté sur lui les victoires d'AndrinopIe et de Chrysopolis. Seul maître alors de l'empire, il rendu de sages ordonnances, tout empreintes de l'espjii du Christianisme : il supprima le supplice de la crou, les* combats de gladiateurs , favorisa l'affranchissement des esclaves; en même temps, il s'occupait de rétablir dans l'Église l'unité, la paix, qui étaient troublées par des hérésies sans cesse renaissanle^; il fit frapper d'anathème Arius au concile de Nicee en 325, et exila ses secUteurs. Mais il flétrit sa gloire en faisant mourir son fils Crispus, injustement accusé par sa belle-mère Fausta, qui paya bientôt elle-même de sa tète cette fausse accusation. En 330, Constantin transporta le siège de l'empire i Byzance, qui prit de lui le nom de Constantinople Dans ses dernières années, il favorisa et persécuta tour à tour l'hérésiarque Arius et l'orthodoxe Athanase, patriarche d'Alexandrie ; mais avant sa mort, il reconnut l'innocence de ce dernier et ordonna de le rappeler. Il mourut en 337, après s'être fait baptiser. U laissa ses vastes Ëtats à ses trois fils, Constantin, Constance et Constant, et à deux de ses neveux, Delmace et Annibalien.

CONSTANTIN II, dit le Jeune j fils aîné du préc., né à Arles en 316, reçut en jpartage, à la mort de son père en 337, les Gaules, l'Espagne et la Grande Bretagne; mais ayant voulu s'emparer des Etats de son frère Constant, et étant entré dans ce but en Italie avec une armée, il fût défait, et pént dans une embuscade près d'Aquiiée en 340.

CONSTANTIN Ul. F. EfiRACUDS CONSTANTIN.

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